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Aïe phone par El-Guellil

20 novembre 2012

El-Guellil

Il est discret, il ne l’exhibe pas. Généralement, il en a deux. Le premier qu’il utilise pour toutes les relations, l’autre pour un cercle restreint. Il ne donne pas son second numéro limène ouala.  C’est le rapport qu’a le notable avec le portable. 

Le cadre, il en fait un outil de travail; étant souvent en déplacement, il se voit obligé d’être en contact avec la maison mère. Astreint, il doit être joignable à tout moment. Le temps, c’est de l’argent et l’ère est à la compétition. C’est généralement sa boîte qui lui a fourni le bigophone mobile. Et dès qu’il est en repos et que la sonnerie retentit, c’est «khir in cha’ Allah! J’espère que ce n’est pas encore une tuile». C’est le rapport des gens «potables» avec le portable.

Mais il y a une faune mobile, un danger public, ce sont les jetables et leurs portables. Ceux-là qui dégainent plus vite que leur ombre à la moindre sonnerie, la moindre connerie, et des sonneries, ça n’arrête pas. Ça va de «allô, bonjour omri! Comment que tu as su que j’étais là ?», oubliant qu’il n’était pas accroché au combiné d’un fixe, au style, «tu lui dis de décharger deux conteneurs au dépôt du centre, et les autres dans l’autre, pour les camions, qu’ils attendent ou alors si tu disposes de liquidités, tu les règles». Même que, quelquefois, on a droit à «non oualou, j’en ai marre de la bastella, tu envoies le chauffeur chez notre boucher, il te commande une épaule farcie, et tu ajoutes en appoint une ou deux pièces de poisson, c’est plus léger. Non, les fruits, ne t’inquiète pas, n’jib moi-même». On n’a rien contre, bon appétit, mais quand c’est dit à haute voix, dans le hall bondé de monde d’une quelconque administration, cela frise l’indécence et le ridicule. Ce sont généralement ces jetables et leurs portables qui causent, sur les routes, l’irréparable. Au volant de leurs voitures, ils ne savent choisir entre: «n’soug, nekmi, ouella n’tiliphouni».

Voyez-vous, le portable, c’est le nouvel animal de compagnie. Le non-voyant s’offre un chien pour le guider, on prend un berger allemand pour aider au gardiennage, le chien de chasse, c’est connu. Mais dans tous ces cas, quand le maître sonne, l’animal répond présent. Dans le cas du portable quand il trine-trine, c’est le maître qui dresse l’oreille.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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