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	<title>Bouillon de culture</title>
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	<description>Les hommes doués d&#039;intelligence ont une soif d&#039;éducation semblable à la soif de pluie qu&#039;éprouve un champ de culture.</description>
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		<title>Printemps : un concerto inachevé par Mohamed Sahbi*</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Feb 2012 22:05:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Artisans de l'ombre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le printemps n&#8217;est pas seulement la première saison de l&#8217;année, comme le précisent les dictionnaires ou encore «l&#8217;année de jeunesse», mais il est aussi la floraison des plantes, le réveil des animaux hibernants, comme l&#8217;escargot par exemple, qui, pour se protéger de la neige et du gel, se retire au fond de sa coquille, après [...]]]></description>
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<div align="left">Le printemps n&#8217;est pas seulement la première saison de l&#8217;année, comme le précisent les dictionnaires ou encore «l&#8217;année de jeunesse», mais il est aussi la floraison des plantes, le réveil des animaux hibernants, comme l&#8217;escargot par exemple, qui, pour se protéger de la neige et du gel, se retire au fond de sa coquille, après l&#8217;avoir fermée avec un opercule calcaire. Mais, dés la fin du mois de mars, aux heures fraîches et pluvieuses, il sort de sa léthargie hivernale.</div>
</div>
<div align="justify">
<div><span id="more-27098"></span></p>
<p>Et c&#8217;est dans ce sens là que les historiens du dix-neuvième siècle qualifièrent les contestations et insurrections révolutionnaires qu&#8217;a connues la France puis presque toute l&#8217;Europe durant l&#8217;hiver 1848. Ils l&#8217;employèrent d&#8217;abord pour son côté métaphorique : éclosion, réveil de la nature, bourgeonnement des plantes, symboles de renaissance des consciences et d&#8217;espoirs après un long hiver.</p>
<p>Donc, L&#8217;expression de «Printemps arabe» est une vraie référence historique au «Printemps des peuples» de 1848 auquel il a été comparé. Ce dernier commença aussi en hiver à Paris puis s&#8217;étendit sur tout le territoire français et gagna tout le continent. Les barricades comme celles de «Tahrir» au Caire se dressèrent contre les fusils. La contestation exigea le changement du régime. La similitude des deux «printemps» ne s&#8217;arrête pas là : les contestataires ou «révolutionnaires» des deux printemps, hommes, femmes, enfants, étudiants, ayant subis la dictature et le despotisme, sortirent avant quelques décennies d&#8217;une révolution prometteuse de beaucoup d&#8217;espoir : la révolution de 1789 avec ses idéaux d&#8217;égalité et de liberté en France ; mouvement national et révolution en Egypte et en Algérie par exemple.</p>
<p>Ce n&#8217;est pas la première fois que l&#8217;expression éclot dans l&#8217;espace public. En automne 1956, le peuple hongrois, sous l&#8217;impulsion des écrivains, des étudiants se soulevèrent contre le despotisme.</p>
<p>Pendant quelques jours, un vent de liberté souffle sur toute la Hongrie ; les ouvriers forment notamment des conseils qui ont pris en main la gestion des entreprises revendiquant entre autres : un socialisme modéré, l&#8217;abolition de police secrète, le retrait des soviétiques du territoire, les libertés politique et syndicale, la gestion ouvrière des usines et l&#8217;amnistie.</p>
<p>Mais l&#8217;insurrection hongroise est rapidement écrasée par les chars soviétiques sans que la réprobation internationale n&#8217;aille plus loin que le seul discours indigné. Les gouvernements occidentaux avaient la tête ailleurs, car au même moment des faits, les troupes d&#8217;élites françaises, britanniques et israéliennes envahissaient le canal de Suez en Egypte, en réponse à la nationalisation du Canal par le président égyptien Nasser, et à son soutien infaillible à la révolution algérienne, semant ainsi un grand désarroi et une destruction presque totale des villes surplombant le canal. Jean Paul Sartre résumait ainsi la situation «les communistes sont déshonorés, les socialistes se plongent dans la boue.Oui la droite aujourd&#8217;hui jouit, grâce à Guy Mollet, d&#8217;une espèce de pureté, ce n&#8217;est pas elle qui torture en Algérie, ce sont les socialistes qui ont débarqué à Suez.»</p>
<p>Le bilan de l&#8217;intervention soviétique à Budapest, selon quelques estimations était de 720 morts et 200 000 réfugiés, fuyant l&#8217;arrestation ou la déportation. Quant au bilan de la deuxième intervention, il se chiffrait à des milliers de morts et une crise qui perdure encore.</p>
<p>De même, l&#8217;année 1968, de février à août, les Tchécoslovaques, en grande partie des jeunes patriotes, manifestent à Prague sur la place Wenceslas pour réclamer la démocratisation du pays : c&#8217;est ce qu&#8217;on appelle aujourd&#8217;hui le Printemps de Prague. Prônant un socialisme à visage humain, et des libertés individuelles, ces révoltes furent écrasées par l&#8217;intervention armée de cinq pays membres du pacte de Varsovie.</p>
<p>Puis suivirent encore d&#8217;autres «printemps».La république populaire de Chine en connut deux : Le premier eut lieu en 1979 juste après la disparition de Mao. Les contestataires de 1979 réclamaient la cinquième modernisation : l&#8217;avènement de la démocratie. La place Tian&#8217;anmen, qui était l&#8217;épicentre de la révolte, en plein cœur de Pékin, occupée par des milliers d&#8217;étudiants durant près d&#8217;un mois, fut encerclée par l&#8217;armée et ses occupants exterminés. Le résultat de ce tragique épisode n&#8217;est pas connu avec précision mais pourrait monter à plusieurs milliers de victimes.</p>
<p>Le second «printemps de Pékin» qui a secoué pendant près de deux mois la Chine, de la période allant du 15 avril au 4 juin 1989, fut appelé le «massacre de la place Tian&#8217;anmen». Massacres qui se sont conclus par une violente répression et la mort de milliers de personnes. Selon les sources, le nombre de victimes se situait autour de 2000. Plusieurs dirigeants politiques propices au mouvement étaient démis de leurs fonctions et placés en résidence surveillée, notamment le secrétaire général du Parti communiste chinois, Zhao Ziyang.</p>
<p>Les pays occidentaux n&#8217;étaient pas à l&#8217;abri des contestations populaires ou estudiantines. Bien au contraire, un pays comme la France, a renoué avec les contestations et les barricades au mois de mai 1968. Contestations qui avaient des causes enracinées profondément dans la société française de l&#8217;époque.</p>
<p>Et bien qu&#8217;elles ne soient pas  appelées «printemps» de Paris, ces manifestations d&#8217;étudiants parisiens avaient les mêmes indications que les révoltes qu&#8217;a connues Budapest ou Prague par exemple. Exaspérés par une société autoritaire et paternaliste, ces jeunes, quadrillés par les intellectuels de gauche et quelques hommes de Lettres tels Sartre, dénonçaient le capitalisme, l&#8217;austérité morale gaulliste, et surtout la domination américaine montante.</p>
<p>En Algérie, excédés par des conditions sociales et économiques difficiles et l&#8217;absence de démocratie, les Algériens eurent eux aussi en 1988 leur «printemps». Ils investirent le 8 octobre les rues. Les troubles s&#8217;étendirent à tout le pays, les émeutiers de presque toutes les villes et villages s&#8217;attaquèrent à tout ce qui portait l&#8217;enseigne de l&#8217;Etat et le parti FLN comme les postes de police, ministères ou mairies etc. Tel un séisme, Octobre 88, marqua la fin d&#8217;une époque.</p>
<p>Il est une évidence que dans tout événement qui se produit dans la vie, quelle que soit sa nature, il y a toujours des causes endogènes et des causes exogènes. De ce fait, les vagues de contestation et les exigences du changement des peuples, depuis 1848 jusqu&#8217;à 2011 n&#8217;ont pas été tout à fait identiques, mais elles s&#8217;entrecroisèrent dans certains points :</p>
<p>- Absence de démocratie et alternance du pouvoir, vieillesse des dirigeants, corruption des hommes d&#8217;Etat sont les points cardinaux qui ont alimentées les contestations et les révoltes des peuples depuis au moins 1848, date de premier printemps. Dans L&#8217;Europe de cette fatidique date, rares étaient les régimes démocratiques : régimes autoritaires et oligarchiques. L&#8217;État policier : l&#8217;Empire d&#8217;Autriche, le royaume Prusse, et cela, malgré le vent propice de la révolution de 1789 qui n&#8217;était pas assez loin.</p>
<p>- Discrédit à l&#8217;encontre du Pouvoir et les régimes totalitaires, soit en Europe occidentale du dix-neuvième siècle soit en Europe des partis communistes du vingtième siècle.</p>
<p>En France, par exemple, là où la boule de neige connut son ébauche, la colère était forte contre le roi Louis-Philippe , Roi de France à cette époque, âgé de 74 ans et au pouvoir depuis 18 ans.</p>
<p>En 1847, une année avant le réveil des contestataires, une affaire de corruption accentue la colère des Français, l&#8217;ancien ministre des travaux publics est reconnu coupable d&#8217;avoir reçu des pots de vin en 1842 pour faciliter l&#8217;attribution d&#8217;une concession de mines.</p>
<p>La crise économique et sociale de 1846-1848 causée par de mauvaises récoltes : chômage, famine etc. donna lieu à une grande campagne de l&#8217;opposition contre le roi. Une grande Révolution des ouvriers conduit à la chute de Louis-Philippe. Louis-Philippe se réfugia en Angleterre. Le prince Louis napoléon est élu président avec une immense popularité. Trois année plus tard, Le 2 décembre 1851, il fait un coup d&#8217;état et instaure un régime politique dictatorial qui s&#8217;est transformé en Empire : la révolte échoue(!?).</p>
<p>- Quant aux «printemps» de la seconde moitié du vingtième siècle, le constat fut presque le même. Autoritarisme et corruption étaient monnaies courantes. Loin derrière le rideau de fer, et sans aucune couverture médiatique, les révoltés parmi le petit peuple et quelques intellectuels farouches subissaient les pires sévices des polices secrètes et cela jusqu&#8217;à la chute du mur de Berlin.</p>
<p>Après avoir subi les aléas du colonialisme : crimes, enfumages des tribus entières, famines, despotisme, les peuples du monde arabe de la seconde moitié du vingtième siècle virent enfin le bout du tunnel avec les indépendances, mais ne croyaient jamais qu&#8217;ils seront mis au pied du mur par leurs propres «frères». Leurs libertés tant espérées, achetées par le prix fort de leur sang et souffrances, volaient en éclat. A défaut d&#8217;un pays «en voie de développement» et de chances égales pour toutes et tous, ces peuples furent «guidés» par des pouvoirs paternalistes, et virent leurs richesses «contrôlées» par leurs élites. Le regard de ces mêmes peuples, tant au Machrek qu&#8217;au Maghreb, après plus d&#8217;un siècle d&#8217;incarcération à ciel ouvert, privations, humiliations, était braqué vers la justice, l&#8217;égalité, et les valeurs de l&#8217;Etat de droit. Mais au lieu de cela, ils furent instruits par une armada de théoriciens de tout bord, à voir les présidences à vie, les républiques héréditaires, le trucage des élections, comme des fatalités.</p>
<p>Comme l&#8217;escargot les jeunes révoltés du printemps arabe se retirent de leurs coquilles et sortent leurs griffes pour décrier la «Hogra», ce terme purement algérien qui désigne un mélange de mépris et d&#8217;abaissement en raison du caractère corrompu des régimes.</p>
<p>Avec ou par les outils que fournit l&#8217;ère de l&#8217;information, la génération «y» a fracassé, brisé les bulles de verre que les régimes ont érigées pour la contrôler, cadrer, tantôt au nom des «légitimités révolutionnaires», tantôt pour défendre la patrie contre les ennemis de «l&#8217;intérieur» et de «l&#8217;extérieur».</p>
<p>Le contrôle de l&#8217;information qui fut auparavant l&#8217;une des conditions de la survie des régimes n&#8217;a plus aucun sens maintenant. La génération «y» de Tahrir au Caire, ou dans n&#8217;importe quel épicentre de nos nombreuses villes et villages, sait presque tout de la vie politique et économique de «son» pays.Mieux encore, ces jeunes qui prononcent à tout moment les «why» à travers le net, connaissent en détail la vie mondaine de tel responsable local ou telle «autorité», Ils savent par exemple la réponse «vraie ou fausse», le pourquoi de la longévité de tel responsable dans son poste et la source de richesse de l&#8217;autre.</p>
<p>Ces jeunes dont la participation était active aux contestations du Caire, de Tunis ou encore de Homs, savent pertinemment que leurs sacrifices ne leurs donnent pas le droit d&#8217;être les nouveaux «guides» de leurs sociétés.</p>
<p>Au fait, ne dit-on pas que les révolutions ne profitent qu&#8217;aux autres ?</p>
<p>*Université d&#8217;Oran</p></div>
</div>
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		<title>Une peine syrienne par Akram Belkaid: Paris</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Feb 2012 22:04:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Artisans de l'ombre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il y a quelques semaines, j&#8217;ai publié une chronique pour tenter de décrire le sentiment d&#8217;impuissance éprouvé vis-à-vis du drame du peuple syrien (1). Ce sentiment est loin d&#8217;avoir disparu. Bien au contraire, il s&#8217;est aggravé et j&#8217;en suis réduis à reconnaître mon incapacité à formuler la moindre once d&#8217;optimisme quant à cette guerre civile [...]]]></description>
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<div align="left">Il y a quelques semaines, j&#8217;ai publié une chronique pour tenter de décrire le sentiment d&#8217;impuissance éprouvé vis-à-vis du drame du peuple syrien (1). Ce sentiment est loin d&#8217;avoir disparu. Bien au contraire, il s&#8217;est aggravé et j&#8217;en suis réduis à reconnaître mon incapacité à formuler la moindre once d&#8217;optimisme quant à cette guerre civile et confessionnelle qui commence à peine à dire son nom. Il faut aussi relever qu&#8217;il est très difficile de s&#8217;exprimer à propos de la Syrie.</div>
</div>
<div align="justify">
<div><span id="more-27095"></span>Alors que chaque jour, des civils meurent par dizaines, on en est encore, du moins dans le monde arabo-berbère, à subir les habituels mais ô combien fréquents délires conspirationnistes. Jour après jour, via internet, via des blogs, des Syriens racontent leur terrible sort mais cela ne semble pas suffire à convaincre celles et ceux qui parlent de complot et qui nous expliquent que les tueries de civils sont des machinations ourdies par des agents provocateurs à la solde de l&#8217;Occident et de l&#8217;entité sioniste (une phrase digne des années 1970 et qui retrouve actuellement une nouvelle jeunesse).</p>
<p>Voilà donc Bachar al-Assad et son régime parés de toutes les vertus. Ils seraient le dernier rempart, la dernière digue face aux appétits d&#8217;un Occident décidé à prendre, ou à reprendre, le contrôle de tout le monde arabe. Etrange renversement de situation où l&#8217;anti-impérialisme pousse à une indulgence coupable vis-à-vis d&#8217;une dictature sanguinaire qui n&#8217;a jamais épargné ses opposants et dont on se demande de quoi elle peut bien se prévaloir en matière de résistance et de victoires face aux « ennemis » de la nation arabo-musulmane. De quoi Assad père et fils sont-ils le nom ? Hors propagande, de quels combats réels, de quels succès leur régime -- cette djoumloukiya ou république monarchique -- peut-il se prévaloir ? Bachar al-Assad, héros du monde arabe ? Si c&#8217;est le cas, alors peut-être vaut-il mieux faire partie du camp des traîtres</p>
<p>Au-delà de l&#8217;horreur et de l&#8217;indignation que peut susciter ce qui se passe à Homs, Hama ou ailleurs, il est évident que la thèse du complot en dit long sur l&#8217;état de désarroi actuel du monde arabe. Certes oui, les révolutions se grippent ou tournent mal. Certes, les urnes ont offert le pouvoir à des islamistes qui commencent à montrer les crocs. Mais est-ce une raison pour sombrer dans le complotisme ? Il faut reconnaître que l&#8217;une des questions que nous pose la situation syrienne n&#8217;est pas simple. Est-ce parce qu&#8217;elle est défendue par des acteurs peu recommandables ou qui ont prouvé par le passé que l&#8217;on ne pouvait leur faire confiance qu&#8217;une victime a moins de droits ? Pour être plus précis, le fait que le Qatar soit à la pointe de l&#8217;action diplomatique contre le régime d&#8217;Assad (n&#8217;oublions pas l&#8217;Arabie Saoudite) justifie-t-il que l&#8217;on puisse se détourner de la souffrance des Syriens ou, plus grave encore, que l&#8217;on puisse en douter ? Il est évident que l&#8217;émirat a son propre agenda et que la subite affection de son souverain et maître pour la démocratie (à condition que cela ne soit pas chez lui ou dans le Golfe) doit beaucoup aux conseils amicaux et calculs de ses parrains étasuniens. Mais il n&#8217;empêche : dans cette affaire, le camp occidental et ses alliés (arabes et turc) sont, qu&#8217;on le veuille ou non, du côté des victimes. Faut-il donc se jeter dans les bras d&#8217;Assad parce que la France et les Etats-Unis tentent d&#8217;obtenir son départ ?</p>
<p>Bien entendu, il est impossible de ne pas tenir compte de l&#8217;histoire récente. L&#8217;Irak depuis 2003, la Libye depuis l&#8217;automne dernier nous montrent à quel point la chute d&#8217;une dictature peut générer le chaos et une régression dramatique qui remet en cause les fondements même du pays concerné. C&#8217;est ce qui rend la situation actuelle compliquée cela d&#8217;autant que nous semblons revivre une résurgence de guerre froide, la Russie et la Chine ayant décidé de ne pas abandonner le régime syrien ne serait-ce que parce qu&#8217;il est l&#8217;un de leur meilleur client en matière d&#8217;armement. Et là aussi, comme pour la chronique mentionnée précédemment, il ne faut pas oublier de dire que les pays occidentaux qui ont tordu le coup à la résolution 1973 de l&#8217;ONU (protection des civils libyens) en la transformant en blanc-seing pour organiser la chute de Kadhafi, portent aujourd&#8217;hui une énorme responsabilité dans ce qui arrive au peuple syrien. Car c&#8217;est bel et bien le souvenir de ce tripatouillage peu glorieux qui incite Moscou et Pékin à opposer leur veto à toute résolution condamnant le régime de Damas.</p>
<p>On peut reconnaître sa propre impuissance. On peut déplorer l&#8217;incapacité de la communauté internationale à obliger Damas à respecter l&#8217;intégrité physique de son peuple. On peut même critiquer l&#8217;opposition syrienne pour ses divisions et certaines de ses accointances. Mais on n&#8217;a pas le droit de renvoyer dos-à-dos la victime et le bourreau. On n&#8217;a pas le droit de trouver des excuses au régime de Bachar al-Assad et encore moins de le disculper. C&#8217;est bien pour cela qu&#8217;il faut abandonner la théorie du complot à celles et ceux qui n&#8217;ont ni les moyens ni l&#8217;envie de réfléchir autrement</p>
<p>Note:</p>
<p>(1)   Les enseignements du drame syrien, jeudi 1er décembre 2011.</p></div>
</div>
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		<title>Vive la Russie syrienne par El Yazid Dib</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Feb 2012 22:04:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Artisans de l'ombre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le veto par définition est une perversion diplomatique. Il s&#8217;assimile sans ambages à une effraction dans l&#8217;équilibre censé contenir la justice internationale. Il ne s&#8217;offre dans un partage bigarré que dans l&#8217;inélégance des Etats qui se le sont offert sans égards aux autres. Ce conseil dit de sécurité où les membres comme des quindécemvirs veillent [...]]]></description>
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<div align="left">Le veto par définition est une perversion diplomatique. Il s&#8217;assimile sans ambages à une effraction dans l&#8217;équilibre censé contenir la justice internationale. Il ne s&#8217;offre dans un partage bigarré que dans l&#8217;inélégance des Etats qui se le sont offert sans égards aux autres.</div>
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<div align="justify">
<div>
Ce conseil dit de sécurité où les membres comme des quindécemvirs veillent à garder «les livres sibyllins» n&#8217;est plus une aubaine pour la paix ni pour son maintien. Il n&#8217;est en fait qu&#8217;un accord vétilleux par lequel toutes les guerres passent. Le monde depuis la conférence de Yalta vit dans une torsion de totale différence, perclus et en eternel quête d&#8217;un aplomb juste et durable. <span id="more-27093"></span></p>
<p>La Russie syrienne n&#8217;est pas uniquement une contrariété face au désir hégémonique américain. Elle est aussi l&#8217;autre mesure que depuis 1945 les Etats unis refusent d&#8217;admettre au profit d&#8217;une justice internationale. Le veto longtemps usité par l&#8217;oncle Sam est vite perçu comme un bris de glace dans l&#8217;harmonie façadière qui sévit au sein du conseil de Manhattan. A ce même moment, c&#8217;est à dire à celui où la puissance sino-américaine marque son entêtement à ratifier une condamnation inégale châtiant unilatéralement le régime pourri de Damas, l&#8217;entité sioniste met dans l&#8217;embarras du choix Abbas Mahmoud. Ou moi ou Hamas. Drôle de diplomatie, qu&#8217;encourage Obama. Au conseil de sécurité, la Syrie devait être à l&#8217;instar des palestiniens, propriétaires de droits seulement à bafouer. Ici la parole est certes une équation de force économique mais s&#8217;enracine également dans les méandres d&#8217;une idéologie que l&#8217;on dit disparue. L&#8217;on y voit que le pilonnage, les images facebook, les ruines de Homs, les bouches vitupérant le régime Susan Rice, la copie clownée du président américain devient prophétique en sermonnant les deux puissances sur leur prochain regret. Elle les blâme d&#8217;avoir utilisé un droit inique qu&#8217;elle-même n&#8217;a cessé de brandir à chaque fois que Tel-Aviv est sommée de comparaitre au banc des coupables. Ce veto est jugé par ceux qui en sont dérangés dans leurs desseins, comme étant un alignement frontal sur la démarche d&#8217;un dictateur qui veut chaque jour tuer son peuple. Ainsi les arguments à court de raisonnement vont dans tous les sens. On leur dit qu&#8217;il ne fallait pas s&#8217;inscrire dans une telle dynamique qui n&#8217;ira qu&#8217;en stimulant les exactions contre la population civile et enhardit la persévérance de la force locale. L&#8217;on n&#8217;insinue jamais l&#8217;autre partie, antagoniste au régime. Croyez-vous que l&#8217;entièreté du peuple syrien est dans la rue pour gommer ses dirigeants ? L&#8217;autre partie, ce sont eux. Les services, l&#8217;intelligence et la subversion. Les régimes post révolutionnaires tunisien, libyen ou égyptien nous donnent l&#8217;exemple, une année après de quoi ca retourne. L&#8217;autre partie est selon les promoteurs de l&#8217;obligation à faire mourir le régime syrien, personnalisée exclusivement dans la diversité du peuple. Ainsi dans les rues de villes l&#8217;armée tire sur le peuple. Débile jugement. Un peuple qui se soulève peut en moins de 18 jours mettre en fuite ou en prison son dictateur. Un « peuple » qui depuis une année est cité dans tous les JT comme victime n&#8217;a pas le droit de vivre, si cela en est le cas.</p>
<p>L&#8217;autre partie est celle que dirigent le département américain et ses appendices installés dans les coulisses d&#8217;une ligue arabe liguées corps et âme à l&#8217;injonction à la mode d&#8217;une politique prônant la libération de l&#8217;élément humain arabe. Un consortium de renégats mous à l&#8217;action mais prompts à la rescousse. Ils viennent des métropoles étrangères moissonner ce que spontanément l&#8217;enfant, le caricaturiste, le poète syrien a voulu entamer pour se faire laisser voir un avenir libre et radieux. Applaudis, quand ils ne sont pas procréés par Doha et autres intérêts occultes ; ces nouveaux opposants, touts prêts à bien parler sont volontiers reçus sur les perrons de l&#8217;Elysée ou ceux de la maison blanche. Antoine Basbous dans son dernier livre « le tsunami arabe » nous donne aléatoirement le contre exemple de la facilité qu&#8217;ont les éventuels futurs et probables maitres de la scène arabe à être reçus avec toute l&#8217;aisance par les dirigeants du monde au moment où un président en exercice est contraint de faire une longue chaine d&#8217;attente en vue de franchir les mêmes perrons. Ils sont une pure création des officines de la haute déstabilisation. Certains ne cachent plus leur embarras. Ainsi le ministre français des affaires étrangères Alain Juppé s&#8217;est vite dévoilé en disant « nous allons aider l&#8217;opposition syrienne à se structurer. Le régime doit constater qu&#8217;il est totalement isolé, il va y avoir des sanctions économiques ». sans commentaires.</p>
<p>Au début du soulèvement l&#8217;innocence était de la partie. Les chasseurs de révolutions se sont vite réveillés et prenant leurs cors, commençaient à vociférer les pires atrocités du parti unique, du régime familial, du système fermé, de la rente particulière. Ainsi nous disons, que le président de la Syrie doit légèrement partir. Son ère est à jamais révolue nonobstant la nostalgie qu&#8217;il put recréer dans le cœur des nationalistes.</p>
<p>Ce veto vient à la faveur d&#8217;une possibilité de pouvoir enfin contredire les Etas unis. L&#8217;on montre ainsi que ce moyen exorbitant dans l&#8217;usage du droit universel n&#8217;est toujours pas saint d&#8217;esprit. Il suscite de la réprobation selon l&#8217;arrangement des uns et des autres. L&#8217;histoire parfois devient risible. Cette histoire nous a enseigné que c&#8217;est par essence, philosophie ou idéologie que l&#8217;on fait des révolutions et l&#8217;on mène des politiques. Elles ne peuvent été faites que contre des puissances coloniales et des forces étrangères. On ne le fait pas avec ces forces et en leur compagnie contre son propre peuple. Ceci ne sera donc qu&#8217;une contre-révolution. En Syrie la situation demeure fort complexe. Comme chez nous. L&#8217;affaire palestinienne, la guerre contre l&#8217;Irak, l&#8217;Afghanistan, les révolutions arabes surtout de la Libye ; ont bien démontré le fossé qui sépare la rue et le peuple des palais royaux, des cabinets présidentiels mais aussi du conseil de securité où aucun Etat arabe n&#8217;est entendu avec un semblant de droit de veto. Celui-ci est une chasse gardée pour les seigneurs. Les uns s&#8217;essayent à manœuvrer de la manière la plus mesquine tentant de ne pas lorgner sur le mal que font les nouveaux libérateurs des peuples, les autres s&#8217;échinent à la démonstration du contraire par l&#8217;indéfectible soutien nonobstant la matraque ou l&#8217;interdiction de marcher. Le veto sino-russe n&#8217;est que la bonne réponse pour un peu débarbouiller la domination exercée sur les peuples via leurs dirigeants que l&#8217;on peut qualifier au gré des intimités comme saumâtres et indésirables. Il est aussi venu réconforter l&#8217;avis des mécréants quant à la religiosité de ce droit qui n&#8217;a plus raison d&#8217;être. L&#8217;on voit l&#8217;indignation de l&#8217;autre coté prendre de l&#8217;ampleur. Les procédures esseulées comme bon usage de la diplomatie réciproque d&#8217;antan prennent le relais. Les Etats unis ferment leur ambassade, le Royaume unis également. La machine à convaincre les autres commence à fonctionner. Ils gueulent à faire peur à tout le monde. Oui pour le veto, s&#8217;il est brandi contre Israël pour les séculaires bestialités commises contre un peuple encore non-membre reconnu par l&#8217;ensemble e la communauté internationale. Oui pour le veto s&#8217;il s&#8217;instaure comme mondanité dans la résurgence de l&#8217;équité universelle. Oui pour ce veto s&#8217;il arrive à réduire l&#8217;effet de serre et à abolir la fabrication des armes de guerre. C&#8217;est ainsi que l&#8217;on voit dans l&#8217;acte sino-russe une certaine distanciation stratégique dans l&#8217;unicité sécuritaire qui a émaillé ces derniers temps la sphère politique mondiale. Que le peuple syrien soir rassuré la paix ne peut provenir de Paris ou de Londres. Elle ne sera pas pour eux une offrande à octroyer par les mains atrophiées d&#8217;un Obama prévendu ou d&#8217;un Sarkozy en ultime sautillement électoral. Cette paix, cette liberté, ce recouvrement de droits humains, seront manufacturés par eux-mêmes, chez eux. Sans conseil de quiconque, ni conseil d&#8217;aucune securit. Non justement à ces vétos qui fragmentent l&#8217;unité des peuples, qui attisent les douleurs et qui aggravent les situations. Que dire de ces multiples vetos qui ont eu à bloquer non seulement l&#8217;indépendance, premier droit des peuples ; mais obstruent encore la voie de la liberté et du droit de vivre en autodétermination. Les Palestiniens, les sahraouis, les personnes affamées, les sans abris, les chômeurs, les femmes maltraitées, les harraga, les sidaïques, ceux sont eux qui méritent de se lever en veto aux titulaires eternels du veto.</p></div>
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		<title>La maison de Bakhta par Mimi Massiva</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Feb 2012 22:02:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Artisans de l'ombre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[«En attendant l&#8217;introduction du pluralisme sous n&#8217;importe quelle forme qui leur convienne, les masses arabes resteront incapables d&#8217;influencer leur propre sort, incapables d&#8217;exercer l&#8217;élément de choix sans lequel il n&#8217;y a ni créativité, ni réelle indépendance, ni même une vraie nation. Les Arabes sont les vrais perdants, un danger pour eux-mêmes, situés en dehors de [...]]]></description>
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<div align="left">«En attendant l&#8217;introduction du pluralisme sous n&#8217;importe quelle forme qui leur convienne, les masses arabes resteront incapables d&#8217;influencer leur propre sort, incapables d&#8217;exercer l&#8217;élément de choix sans lequel il n&#8217;y a ni créativité, ni réelle indépendance, ni même une vraie nation. Les Arabes sont les vrais perdants, un danger pour eux-mêmes, situés en dehors de l&#8217;histoire universelle en élaboration, de sorte que le monde se trouve privé de ce qui aurait pu être leur appréciable contribution.» (1)</div>
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<div align="justify">
<div><span id="more-27092"></span></p>
<p>Dans la maison de Bakhta, le vrai séisme ne vient pas des entrailles du sol mais de la tête de la propriétaire. La vérité, quand elle existe, se traduit toujours en névrose mensongère, le lait en nœud coulant autour du cou fripé du bébé. Que peut faire ce printemps arabe, prompt à montrer ses épines sans réussir une seule rose, face à cet héritage génétique défectueux ? Les dictateurs déchus, encore vivants, doivent se frotter les mains de satisfaction. Pourtant il aurait suffit d&#8217;un peu de bonne volonté pour que ceux qui ont versé leur sang ceux qui se sont immolés ne meurent pas pour rien. L&#8217;histoire a bien retenu le nom du «petit» homme frêle à moitié nu et affamé vainqueur sans violence du plus grand empire colonial de l&#8217;époque : Gandhi. Il ne suffit pas d&#8217;envahir les rues il faut en sortir avec le bon résultat ou mourir en martyr. Mai 68 en France c&#8217;était des jeunes en colère sans idéologie ni guide ni gourou, juste une soif de liberté. Et c&#8217;est des adultes responsables qui ont relayé leurs doléances. Imaginons l&#8217;Europe d&#8217;aujourd&#8217;hui si des salopards avaient pris la relève. C&#8217;est ça qui pose problème maintenant dans le monde arabe : qui peut remplacer le tyran ? La foule ne connait que deux spécimens : le zaîm et le cheikh, l&#8217;homme au «fauteuil» et l&#8217;homme au «chapelet». Déjà aux funérailles de Nasser, la foule en délire chantait : «Il n&#8217;y a d&#8217;autre Dieu qu&#8217;Allah et Nasser est l&#8217;amour d&#8217;Allah (Habiballah).(2)» Lucide, Nasser a écrit dans son livre autobiographique : «Une révolution nous oblige à nous unir et à nous aimer les uns les autres ; une autre nous plonge dans la dissension, contrairement à nos désirs, et nous pousse à nous haïr les unes les autres.» Comme ces jeunes de la place Tahrir (sous la dictature) et ceux qui se sont entretués dans le stade de Port Saïd (après un vote libre et transparent). De nos jours, grâce aux médias, cette anomalie de la psyché arabe est mise à nu et sommer de trouver une autre excuse que celle de la manipulation. Et répondre à la question : Pourquoi nos jeunes sont plus manipulables que les autres ?</p>
<p>Le monde arabe ressemble à un père qui a longtemps maltraité ses enfants puis le jour où il commence à vieillir, sa progéniture qui n&#8217;a connu aucune éducation que celle de la jungle perpétue la tradition. Les psys connaissent ça : la violence appelle la violence. Les tueurs en série, les délinquants, les dictateurs ont été généralement des enfants maltraités. Il y a aussi des grands hommes qui ont passé par cet enfer mais ils ont eu la chance de rencontrer une ou plusieurs personnes pour panser leurs blessures. On peut remonter l&#8217;histoire des Arabes d&#8217;avant l&#8217;Islam, l&#8217;épée est présente même dans la poésie. On ne peut verser du sang sans être fasciné par lui, envouté, détruit. On le voit chez les soldats américains qui reviennent dépressifs suicidaires. On le voit aussi dans la confession des grands criminels : «Le plus difficile c&#8217;est la première fois après on ne peut s&#8217;empêcher». Mais les vraies victimes de ces barbares sont celles qui restent en vie : la société. On ne tue jamais son traumatisme. Une enquête faite par des sociologues américains dans les années 50 auprès des classes populaires et moyennes arabes a donné ces réponses du genre : «La seule façon d&#8217;accomplir quelque chose de positif est de devenir dictateur et de s&#8217;appuyer sur l&#8217;armée pour se faire obéir.» (Un avocat syrien). «Si j&#8217;étais à la tête du pays, j&#8217;exécuterais tous ces effendis assis dans les grands fauteuils du gouvernement actuel et j&#8217;instituerais une dictature des plus sévères.» (Un frère musulman égyptien). Plus d&#8217;un demi-siècle d&#8217;indépendance ces idées sont plus que jamais d&#8217;actualité. A qui la faute ? Si on considère que toutes les races se valent pourquoi sommes-nous l&#8217;exception qui refuse de confirmer la règle : la normalité. Au moment où l&#8217;Occident entrait dans le siècle des Lumières, que faisait le tout puissant empire ottoman qui nous gouvernait ? Il n&#8217;a pas été fasciné par les découvertes scientifiques, ni par la peinture des grands maitres, ni par les idées humanistes mais par l&#8217;art de mieux tuer. Il importait des armes comme tous les pays arabes actuellement. C&#8217;est toujours les guerres qui nous fournissent nos grands hommes, nos héros, nos seuls exemples à suivre. Les martyrs officiels de la guerre de Libération continuent à donner leur nom à toutes nos rues nos écoles alors que des millions d&#8217;Algériens sont français que la France demeure notre premier partenaire sans parler du rêve d&#8217;émigration de nos jeunes et de nos chefs. On maintient dans les programmes scolaires cette haine latente comme une bombe à retardement sans maitriser sa direction et son fonctionnement. Dans ce climat de non-paix perpétuelle, on se console en se saluant : salam ! Paix à toi, mon frère ! Les traditions la politique la police l&#8217;armée la mosquée l&#8217;école la famille, tous veillent pour que l&#8217;enfant rentre dans le moule des ancêtres forçant le temps à se détourner de l&#8217;avenir pour enlacer le passé, le perpétuel «retour aux hiers». Celui qui ne s&#8217;adapte pas crève ou émigre. Dans la maltraitance il y a le souci de maintenir les gens dans l&#8217;ignorance. Le coupable est pluriel : ce n&#8217;est pas un homme mais tout un clan. On le voit avec l&#8217;Irak après Saddam Hossein.</p>
<p>Pourquoi ces jeunes sunnites chiites posent des bombes pour tuer le maximum de civils dont le seul tort est d&#8217;avoir été au mauvais endroit. Quand les Anglais sont rentrés en Afghanistan, ils se sont enfuis en perdant leur légendaire sang-froid. Pour décourager les troupes de sa gracieuse majesté, les Afghans de l&#8217;époque ont massacré après d&#8217;horribles tortures tout un village avec ses femmes ses enfants et ses hommes. Epouvantés, les Anglais se sont dit que des gens qui font subir aux leurs de telles horreurs ne méritent pas d&#8217;être colonisés. On voit dans quel état se trouve ce beau pays montagneux et quelle leçon nos jeunes désœuvrés ont en tirée pour revenir l&#8217;expérimenter sur nous</p>
<p>Rousseau dans son Contrat Social affirme que dans les commencements de la république, on recourt très souvent à la dictature parce que l&#8217;Etat n&#8217;est pas assez solide pour tenir par la seule force de sa constitution. «et, passé le besoin pressant, la dictature devient tyrannique ou vaine. A Rome, les dictateurs ne l&#8217;étant pas pour 6 mois, la plupart abdiquèrent avant ce terme.» Dans les pays arabes là où il n&#8217;y a pas de constitution forte ni juste, les commencements de la république ne peuvent générer que des dictatures durables pour la simple raison qu&#8217;ils ne sont que fictifs. Un vote libre et transparent n&#8217;est rien de plus qu&#8217;un saut vers l&#8217;inconnu si les électeurs ne sont qu&#8217;une boite à voix au lieu d&#8217;être des esprits éclairés. Un bureau de vote n&#8217;est pas un sésame ouvre-toi. L&#8217;euphorie alliée à l&#8217;ignorance est mauvaise conseillère. L&#8217;Iran est à ce titre un exemple type. Les mollahs ont enfoncé le clou jusqu&#8217;à l&#8217;os et les déloger n&#8217;est pas chose aisée. Aux dernières manifestations, la jeunesse iranienne n&#8217;a pas remis en question le régime théocratique qui la ligote et en a fait l&#8217;une des plus droguée au monde (+ de 30%). En Turquie, le PKK, installé depuis 10 ans, montre de la modération question charia mais manque de souplesse vis-à-vis de ses opposants, on estime à plus de 100 le nombre de journalistes derrière les barreaux pour avoir eu l&#8217;honneur de lui déplaire.</p>
<p>Pour satisfaire la rue arabe qui réclame la «modernité», il faut suivre l&#8217;expérience du genre humain si on n&#8217;est pas des extraterrestres. Les historiens affirment qu&#8217;il faudra réunir trois caractères : l&#8217;exaltation de l&#8217;individu, l&#8217;esprit critique et du changement. Dans la maison de Bakhta, il n&#8217;y a d&#8217;exalté que Bakhta et les islamistes qu&#8217;elle enfante qui n&#8217;ont aucun esprit critique et sont contre tout changement. Ce n&#8217;est pas eux qui sauveront le monde arabe ni ne lui redonneront son Age d&#8217;Or. On oublie souvent de préciser que la civilisation musulmane n&#8217;est pas l&#8217;œuvre de religieux mais de savants souvent considérés par les premiers comme des mécréants. Sans la civilisation grecque comment concevoir un Ibn Roch : «Ibn Rochd avait été, pour la pensée spéculative gréco-arabe, comme le bouquet d&#8217;un brillant feu d&#8217;artifice.»(3) Ce grand philosophe comme Ibn Khaldoun a été déterré de la «fosse commune arabe» par les Occidentaux et consacré au panthéon des génies de l&#8217;humanité. Dans la maison de Bakhta si on ne tue pas les enfants les plus méritants on les chasse pour grossir les forces de l&#8217;adversaire. «Paradoxalement, la chute de Constantinople déclencha ce qu&#8217;on appelle la «Renaissance».»(4)En faisant le siège de Constantinople, l&#8217;armée ottomane a fait fuir l&#8217;élite grecque vers l&#8217;Italie. On affirme que ces intellectuels ont provoqué une vraie révolution en Occident. L&#8217;histoire se répète sans aucune originalité : l&#8217;hémorragie de nos cerveaux sous la pression conjuguée des despotes et des intégristes fait le bonheur de l&#8217;Europe et des USA. Que reste-il de la Grèce antique qu&#8217;un boulet européen, un pays ruiné et prés à se vendre à n&#8217;importe qui. Si le pétrole a donné un sursis au monde arabe, les turbulences qui le traversent aujourd&#8217;hui sont du «quitte ou double». Curieusement c&#8217;est les monarchies comme le Maroc, la Jordanie, l&#8217;Arabie Saoudite qui semblent offrir plus d&#8217;espérance. Cette dernière ambitionne même de se passer du pétrole d&#8217;ici 20 ans en investissant sans complexe dans le bisness du tourisme religieux. Dans 20 ans dans quel état sera l&#8217;Algérie ? Il faut un voyant extra-lucide pour répondre&#8230;</p>
<p>Le vote n&#8217;est pas une mince affaire. Humilié, marginalisé, violenté, affamé l&#8217;homme a tendance à se comporter en chien de Pavlov enragé : remplacer un maitre par un autre. Dans son livre Neige, le prix Nobel turc, Orhan Pamuk, contraint par les islamistes à l&#8217;exil, a écrit : «Il y a, dans chaque bourgade des centaines de milliers, des millions de perdants, de désespérés, d&#8217;apathiques et de pauvres hères. Ces hommes, mes frères, ils ne sont plus en état de mettre un peu d&#8217;ordre dans leur apparence, ni la faculté suffisante pour écouter une histoire jusqu&#8217;au bout n&#8217;arrivaient pas à dormir, prenaient plaisir à fumer en se disant que ça les tueraitne regardaient la télé que parce qu&#8217;ils ne supportaient pas la mélancolie de ceux qui les entouraient, qu&#8217;en fait ils souhaitaient mourir mais qu&#8217;ils ne s&#8217;estimaient pas dignes du suicideaux élections ils votaient pour les candidats les plus nuls des partis les plus lamentables, en se disant qu&#8217;ils leur infligeraient la peine qu&#8217;ils méritaient, et qu&#8217;ils préféraient les putschistes qui menacent en permanence de les châtier aux politiciens qui font en permanence des promesses.»</p>
<p>Comme un corps affaibli par une longue maladie exigeant une bonne convalescence pour ne pas rechuter, le monde arabe a besoin en urgence d&#8217;inventer ses sages. Si Ben Ali, Moubarak, Kaddahfi avaient tendu des mains réconfortantes au lieu d&#8217;aboyer des menaces et de faire siffler des balles, ils seraient en ce moment acclamer partout comme des messies et que de morts on aurait évité. On a donné au monde le spectacle d&#8217;un asile à ciel ouvert. On n&#8217;a pas le choix on est obligés de déblinder nos portes d&#8217;ouvrir nos fenêtres sinon c&#8217;est notre progéniture qui mettra le feu à la maison. Inspirons- nous de cette sagesse asiatique. En 1962, deux ans avant sa mort, on posa cette question à Nehru : «Monsieur le Premier ministre, que faites-vous dans votre pays pour sauvegarder votre culture plusieurs fois millénaire ?» Réponse : «Ce que nous faisons pour préserver notre culture ? Rien de particulier. Seulement, nous en étudions soigneusement tous les éléments afin de voir lesquels sont nocifs à notre développement !»</p>
<p>Note :</p>
<p>(1) Pryce-Jones</p>
<p>(2) Que Veulent les Arabes ? (Fereydoun Hoveyda)</p>
<p>(3)L.Gauthier (Les maitres Penseurs d&#8217;Ali El-Kenz)</p>
<p>(4)Toute l&#8217;Histoire du Monde (Jean-Claude Barreau et Guillaume Bigot)</p></div>
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		<title>Le wahhabisme : entre conservatisme et modernisme par Amezrar Redha</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Feb 2012 22:01:41 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le wahhabisme est un mouvement politique et religieux, à tendance puritaine des musulmans d&#8217;Arabie Saoudite. Institué par Mohammad ibn Abd al-Wahhab [1703 - 1792], puis écrasé par les Ottomans, il a été restauré à partir de 1902. La fin du XVIIIème siècle et le début du XIXème siècle marquent pour le monde musulman l&#8217;époque de [...]]]></description>
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<div align="left">Le wahhabisme est un mouvement politique et religieux, à tendance puritaine des musulmans d&#8217;Arabie Saoudite. Institué par Mohammad ibn Abd al-Wahhab [1703 - 1792], puis écrasé par les Ottomans, il a été restauré à partir de 1902.</div>
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La fin du XVIIIème siècle et le début du XIXème siècle marquent pour le monde musulman l&#8217;époque de sa plus grande déchéance. L&#8217;empire Ottoman, la Perse, l&#8217;Empire mogol de l&#8217;Inde, jadis Etats puissants, sont en décomposition et s&#8217;en vont en lambeaux sous la pression de la Russie et des grandes puissances coloniales de l&#8217;Occident. A la décrépitude politique, à la stagnation économique, à l&#8217;appauvrissement des masses correspond le lamentable état des mœurs des classes dirigeantes et le marasme intellectuel des élites. <span id="more-27088"></span></p>
<p>La religion, elle-même surchargée de superstitions dégradantes, n&#8217;a plus que des rapports lointains avec le monothéisme austère du Prophète Mohammed (QLSSSL). Un mysticisme puéril, un culte des saints et des tombeaux habilement utilisé par les mollahs ignares, distributeurs souvent intéressés d&#8217;amulettes et de charmes, l&#8217;avait remplacé. Les villes saintes de la Mecque et de Médine offraient un spectacle désolant de vice et de désordre lors du pèlerinage annuel. Il semblait que ce rite.        Institué par le Prophète (QLSSSL) pour perpétuer et affermir les liens spirituels entre les croyants, n&#8217;était plus qu&#8217;une occasion pour mettre à sac des pèlerins venus des contrées lointaines. C&#8217;est dans ces circonstances, si pénibles pour l&#8217;Islam, où son âme paraissait l&#8217;abandonner, qu&#8217;une réaction salutaire se produisit. Elle partit de cette terre même d&#8217;Arabie qui vit naître le Prophète (QLSSSL) et fut le berceau de la religion.</p>
<p>Mohammed Ibn Abdûl-Wahhab en fut le héraut. L&#8217;enseignement de cet homme au cœur ardent, au caractère inflexible, que l&#8217;on a parfois comparé à Calvin, fit tressaillir les âmes de ses compatriotes et leur insuffla l&#8217;enthousiasme des premiers jours de l&#8217;Hégire. Son appel au retour à la pureté première de l&#8217;Islam retentit jusque dans les coins les plus reculés du monde musulman et fut le levain puissant qui anima tous les mouvements de réforme qui se produisirent depuis. Les « néo-Mu&#8217;tazilites » eux-mêmes, ces libéraux modernes de l&#8217;Islam, qui sont par leur tempérament à cent lieues de la fougue révolutionnaire et de l&#8217;intolérance dogmatique des iconoclastes du Nedjd, ont fortement subi l&#8217;influence de la puissante personnalité d&#8217;IbnAbdûl-Wahhab.</p>
<p>Le fondateur de la secte que l&#8217;on désigne improprement de son nom, les « Wahhabites », naquit à Ayinab dans le Nedjd, au centre de l&#8217;Arabie. Dès son jeune âge il montra du goût pour les études et une intense religiosité. Après avoir fait ses études à Damas et à Médine, il fit le pèlerinage de la Mecque, parcourut la péninsule arabique en long et en large et poussa jusqu&#8217;en Perse. Au cours de ses voyages, il put se rendre compte de l&#8217;étendue du mal qui rongeait l&#8217;Islam et rentra dans le Nedjd résolu à mettre un terme aux superstitions grossières et aux pratiques dégradantes qui avilissaient la vraie religion du Prophète (QLSSSL).     Il entreprit donc de catéchiser ses compatriotes et écrivit un livre, le « Kitabat Tawhid » (Livre de l&#8217;unité), où il exposa sa doctrine. Elle se réduisit en somme à peu de chose. Au point de vue théologique, elle ne renferme rien de nouveau. Ce n&#8217;est qu&#8217;un appel passionné au retour pur et simple à la doctrine première de l&#8217;Islam, telle qu&#8217;elle fut livrée dans le saint Coran et pratiquée par les « quatre bienheureux compagnons du Prophète (QLSSSL) ». Elle s&#8217;élevait avec véhémence contre toutes les déformations et innovations qui avaient dénaturé et corrompu le caractère absolu et rigide du monothéisme de l&#8217;Islam. En pratique, elle se traduisait par une lutte impitoyable contre le culte des saints, la vénération de leurs tombeaux, devenus de véritables sanctuaires, contre l&#8217;emploi des amulettes, des rosaires, contre toutes les pratiques enfin susceptibles de dégénérer en fétichisme.</p>
<p>Tout en vouant un respect profond au Prophète (QLSSSL), Mohammed Ibn Abdûl-Wahhab refusait de lui accorder un hommage teinté d&#8217;idolâtrie. D&#8217;accord avec la plupart des docteurs musulmans, il estimait que chaque fidèle capable de lire et de comprendre le Coran et la Sunna était apte à juger en matière de doctrine. Il repoussait avec la plus grande énergie toute idée d&#8217;intercession quelconque entre le croyant et Dieu.</p>
<p>Né d&#8217;un mouvement de révolte contre les abus et les superstitions, le Wahhabisme se présente donc comme une tentative de réforme puritaine extrêmement simple. Il condamne tous les apports postérieurs au IIIème siècle de l&#8217;Hégire.</p>
<p>Il rejette les écrits et les interprétations de tous grands docteurs de l&#8217;Islam du Moyen Age et ne reconnaît que l&#8217;autorité des quatre écoles de droit sunnites. Les Wahhabites se disent rattachés au rite d&#8217;Ibn Hanbal mais, en réalité, ils ont renforcé encore davantage les prescriptions rigoureuses de cet imam, le plus strict des quatre. Par exemple, ils ne se contentent pas de la simple récitation du credo de l&#8217;Islam pour considérer quelqu&#8217;un comme appartenant à la communauté musulmane, mais demandent une enquête sur son comportement religieux et moral, et considèrent comme obligatoire la présence à la prière commune.</p>
<p>La simplification de la doctrine de l&#8217;Islam, ramenée à son essence monothéiste, est doublée chez les Wahhabites d&#8217;un code moral d&#8217;une rigidité extrême. L&#8217;inobservation de la prière, du jeûne, de l&#8217;aumône rituelle, l&#8217;usage du vin, de l&#8217;opium entraînent des pénalités sévères.</p>
<p>La prédication d&#8217;Ibn Abdûl-Wahhab eut la bonne fortune de trouver l&#8217;adhésion de Mohammed Ibn Saoud, chef héréditaire d&#8217;une des plus importantes communautés du Nedjd, qui régnait alors sur les villes de Darya et de Riad. Le prince se révéla homme de grand talent administratif et militaire. Son appui sans réserve assura au fondateur de la secte la puissance matérielle qui manquait à son autorité morale. Lorsque Abdûl-Wahhab mourut en 1787, l&#8217;Etat wahhabite, reproduction en miniature du Khalifat de Médine, était en voie de progression rapide et possédait une force militaire considérable. Une administration ferme et capable avait assuré à la population la sécurité jusqu&#8217;alors inconnue. Les rapines et les vols étaient quasi inconnus.</p>
<p>La justice fonctionnait d&#8217;une façon impeccable, chaque oasis possédait son école et des instituteurs étaient envoyés dans toutes les tribus bédouines. Au début du XIXème siècle, le Nedjd était définitivement organisé. Abd-ûl-Aziz, qui avait succédé à Mohammed Ibn Saoud, se sentit prêt à entreprendre l&#8217;immense tâche, purifier le monde de l&#8217;Islam et lui rendre sa gloire d&#8217;antan.</p>
<p>L&#8217;étonnante aventure, qui faillit bouleverser le cours de l&#8217;histoire de l&#8217;orient allait commencer. Elle débuta par la prise foudroyante de la Mecque et une incursion à Kerbala, ville sainte des chiites en Mésopotamie. Les troupes turques, qui tentèrent de résister furent balayées. Rien ne pouvait résister à l&#8217;élan des troupes du Nedjd, enflammées par la prédication wahhabite.</p>
<p>En 1812, le successeur d&#8217;Abd ûl-Aziz, Saoud, s&#8217;empara de Médine et les farouches partisans ôtèrent du tombeau du Prophète (QLSSSL) toutes les offrandes et dispersèrent au vent les reliques comme ils l&#8217;avaient déjà fait à la Mecque et à Kerbala. L&#8217;épopée continue triomphale. Le Hedjaz est conquis, le Yémen et l&#8217;Iraq entamés, c&#8217;est la Syrie qui est maintenant menacée.</p>
<p>Les Wahhabites assiègent Alep, et attaquent les faubourgs de Damas.         Le Khalif de Constantinople, s&#8217;émeut, fait appel aux troupes modernes de son puissant vice-roi d&#8217;Egypte Ibrahim Pacha, après une longue campagne, réussit à réduire les troupes Wahhabites. Leur vaillant chef Abdallah Ibn Saoud, fut capturé et décapité.</p>
<p>L&#8217;Etat Wahhabite paraissait s&#8217;évanouir à jamais. Ce n&#8217;était qu&#8217;une illusion. Il lui était réservé de renaître à notre époque sous une forme nouvelle, plus puissant que jamais.</p>
<p>On a reproché au mouvement Wahhabite une grande étroitesse d&#8217;esprit et un fanatisme excessif. Cela peut s&#8217;expliquer par le fait que la première phase de toute réforme religieuse passe par le retour pur et simple au culte primitif.      La réforme protestante, par exemple, ne doit son salut qu&#8217;au rejet de toutes les innovations subséquentes quel que soit leur caractère. En réalité, la renaissance musulmane, puritaine à ses débuts, entra bientôt dans une voie plus constructive et manifesta même un indiscutable libéralisme. La confirmation de cette observation se trouve non seulement dans les écrits des libéraux musulmans, mais dans l&#8217;évolution même du Wahhabisme, tel qu&#8217;il se manifesta avec éclat en l&#8217;Arabie Saoudite de nos jours.</p>
<p>L&#8217;écart entre le Wahhabisme des débuts héroïques d&#8217;Ibn Saoud 1er et celui de ses successeurs contemporains saute aux yeux. Cet écart n&#8217;est certes pas dans la doctrine. La différence réside dans la manière de procéder. Pour que le lecteur puisse se faire une idée des méthodes qui ont prévalu dans la conception moderne du mouvement, un passage de la brillante biographie d&#8217;Ibn Saoud écrite par H.C Armstrong en est éloquente. « Ibn Saoud décida qu&#8217;il n&#8217;emprunterait aux Européens que ce qu&#8217;ils avaient de mieux à lui offrir. Il ne voulait faire siennes que les réalisations pratiques et scientifiques, et il rejetait leurs conceptions. Il aiguillerait ses sujets sur la bonne voie, mais ne les bousculerait point » Pour conclure, l&#8217;œuvre intelligente et patiente du regretté Ibn Saoud a fait de l&#8217;Arabie Saoudite non seulement un membre influent de la confédération arabe, mais un élément important de la politique internationale au Moyen Orient. Ses successeurs tentent d&#8217;adapter le Wahhabisme aux exigences des temps modernes afin de conférer à l&#8217;Arabie Saoudite une place et un rôle clé dans la région notamment après l&#8217;émergence, certes de petits pays, mais dont l&#8217;influence va crescendo tels les Emirats ou le Qatar. Tiraillé entre conservatisme et modernisme, le Wahhabisme parviendra a-t-il à concilier les deux ?</p></div>
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		<title>Le monde selon Guéant par Brahim Senouci</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Feb 2012 22:00:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Artisans de l'ombre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le ministre de l&#8217;Intérieur français vient de déclarer que toutes les civilisations ne se valent pas. J&#8217;ai été choqué comme beaucoup de gens par cette sortie mais, à bien y réfléchir, je l&#8217;ai trouvée opportune. D&#8217;abord, j&#8217;abonde dans le sens de M. Guéant. La civilisation occidentale est incontestablement supérieure à toutes les autres. A celles [...]]]></description>
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<div align="left">Le ministre de l&#8217;Intérieur français vient de déclarer que toutes les civilisations ne se valent pas.</div>
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J&#8217;ai été choqué comme beaucoup de gens par cette sortie mais, à bien y réfléchir, je l&#8217;ai trouvée opportune.</p>
<p>D&#8217;abord, j&#8217;abonde dans le sens de M. Guéant. La civilisation occidentale est incontestablement supérieure à toutes les autres. A celles et ceux qui n&#8217;en sont pas convaincus, demandez aux peuples qui ont bénéficié de ses bienfaits ce qu&#8217;ils en pensent. Demandez aux Algériens, enfumés par Saint-Arnaud, emmurés par Canrobert, suppliciés par Bigeard, massacrés à Skikda, jetés par grappes dans les ravins de Guelma et Sétif ce qu&#8217;ils en pensent. Demandez aux Malgaches, aux Vietnamiens, aux Congolais, aux esclaves dont les têtes ornent les frontons de bien des hôtels particuliers de Bordeaux et de Nantes. Demandez aux peuples originels d&#8217;Amérique du Sud ce qu&#8217;ils pensent de la Renaissance occidentale et de l&#8217;Eglise très chrétienne s&#8217;interrogeant sur leur humanité. Demandez aux Amérindiens Non, pas les Amérindiens. Il n&#8217;y en a plus. <span id="more-27087"></span></p>
<p>Oui, la civilisation occidentale est supérieure aux autres. Elle a inventé l&#8217;industrie de l&#8217;automobile, l&#8217;industrie électrique, l&#8217;industrie de l&#8217;acier, l&#8217;industrie de la mort.     C&#8217;est avec la même précision, le même souci du détail qui ont présidé à la fabrication de voitures ou d&#8217;avions qu&#8217;elle a conduit l&#8217;œuvre de destruction des juifs, des tziganes, des communistes dans les camps de la mort. Les propos de Guéant sont-ils surprenants ? Non, assurément.</p>
<p>Pour permettre la mainmise coloniale sur les pays du Sud, il a fallu construire une image de l&#8217;ennemi de nature à donner à l&#8217;entreprise une justification rationnelle. Cette image fait partie de la psyché occidentale. Le doux Victor Hugo s&#8217;était ému des massacres commis en Algérie et en Afrique. Il les avait dénoncés dans une déclaration fameuse dans laquelle il disait notamment : La barbarie est en Afrique, je le sais, mais [] nous ne devons pas l&#8217;y prendre, nous devons l&#8217;y détruire ; nous ne sommes pas venus l&#8217;y chercher, mais l&#8217;en chasser. Nous ne sommes pas venus [] inoculer la barbarie à notre armée, mais notre civilisation à tout un peuple. Le bon poète se contentait de réprouver les méthodes de la colonisation sans remettre en cause son bien-fondé, eu égard au caractère barbare des populations qu&#8217;elle devait soumettre.</p>
<p>Cette prémisse est encore présente aujourd&#8217;hui. C&#8217;est ce qu&#8217;exprime Guéant ainsi que ses soutiens. Même dans les rangs de ceux qui s&#8217;offusquent de sa déclaration, on n&#8217;en trouve guère pour remettre en cause de manière radicale la prémisse en question. La plupart d&#8217;entre eux sont, au mieux, sur la même ligne que Victor Hugo, le talent en moins</p>
<p>En fait, cette déclaration n&#8217;agit que comme le révélateur du maintien dans l&#8217;inconscient collectif occidental de la grille de lecture du monde qui prévalait au 19ème siècle. Nous et les autres</p>
<p>En Algérie, un certain discours habille la période coloniale d&#8217;un certain charme. Au temps de la France, soupirent le chauffeur de taxi, le marchand des quatre saisons, le biznessman, on était si bien. C&#8217;est que la mémoire est courte quand elle charrie humiliations, frustrations, tragédies. Et puis, il faut bien échapper à la morosité bien réelle d&#8217;aujourd&#8217;hui en se réfugiant dans un paradis artificiel. Il faut espérer que la sortie du Guéant serve au moins à faire œuvre pédagogique, en particulier pour les jeunes générations qui n&#8217;ont jamais vu un soldat français sur la terre d&#8217;Algérie. Il les éclairera sans doute sur la réalité de la présence française en Algérie et sur la persistance de la matrice du mépris et de la haine qui a accouché d&#8217;une colonisation barbare. C&#8217;est au nom de ce même mépris que le député apparenté socialiste de la Martinique, Serge Letchimy, descendant d&#8217;esclaves, a été sommé de s&#8217;excuser après avoir reproché au ministre de l&#8217;intérieur de conduire la même politique que celle qui a mené naguère aux camps de concentration</p>
<p>Reste que la déclaration de Guéant est inquiétante, d&#8217;autant plus que la crise actuelle, qui menace le leadership occidental, est de nature à faire ressurgir les vieux fantômes et la tentation d&#8217;une solution qui découle de la fameuse prémisse. Si les Barbares sont les autres, cela signifie, aux yeux de l&#8217;Occident, qu&#8217;ils n&#8217;ont aucun droit à participer à la marche du monde, encore moins à contester l&#8217;ordre existant. L&#8217;Occident peut être tenté d&#8217;appliquer à grande échelle les techniques utilisées au 19ème siècle pour maintenir sa prééminence. Se prémunir contre le danger de la guerre commande qu&#8217;on en finisse avec des stéréotypes aussi stupides que meurtriers.        Seule, cette remise en cause radicale nous épargnera des conflits dévastateurs en permettant une négociation saine sur la mise sur pied d&#8217;un monde égalitaire et solidaire.</p></div>
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		<title>Sejnane, premier khalifat de Tunisie par Abdelkader Leklek</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Feb 2012 22:00:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Artisans de l'ombre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Sejnane sortie de l&#8217;anonymat à la faveur d&#8217;une information relatant l&#8217;endommagement de la caméra d&#8217;une équipe de journalistes venus à la découverte de ce qui était annoncé comme étant le premier khalifat, ou émirat salafiste de la Tunisie post révolte.  Sejnane est une petite ville du nord de la Tunisie située dans le gouvernorat de [...]]]></description>
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<div align="left">Sejnane sortie de l&#8217;anonymat à la faveur d&#8217;une information relatant l&#8217;endommagement de la caméra d&#8217;une équipe de journalistes venus</div>
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à la découverte de ce qui était annoncé comme étant le premier khalifat, ou émirat salafiste de la Tunisie post révolte. <span id="more-27084"></span></p>
<p>Sejnane est une petite ville du nord de la Tunisie située dans le gouvernorat de Bizerte, dont elle constitue une délégation -daïra chez nous. C&#8217;est un paysage des vertes collines qu&#8217;arrosent les embruns de la méditerranée toute proche. C&#8217;est surtout le réservoir d&#8217;eau de la république tunisienne avec la région de Zaghouane, cet autre bassin aquifère connu depuis les romains, qui y avaient construit un aqueduc, pour acheminer l&#8217;eau jusqu&#8217;à Carthage. D&#8217;ailleurs des vestiges du Temple de l&#8217;eau subsistent jusqu&#8217;à nos jours, et se visitent sur les hauteurs de la ville. Sejnane, ce sont les 40 % des besoins en eau du pays, qui proviennent des quatre barrages situés dans sa région. Mais c&#8217;est aussi l&#8217;hinterland bizertois laissé pour compte de cette riche région côtière. Le 07 janvier 2012, dans cette petite ville, havre d&#8217;hibernation et de sédentarisation des cigognes blanches, des salafistes, avaient attaqué des journalistes tunisiens et français, sans que la police présente sur les lieux n&#8217;intervienne. La Tunisie nouvelle doute et tergiverse, elle connaît les périodes de flottement d&#8217;après révolte. Mais sur place, de nombreuses personnes commencent à sentir et comprendre, que depuis un certain temps, elles vivent dans des espaces de non droit. Perdant certains de leurs repères, elles se sentent fragilisés. Après l&#8217;espoir, elles découvrent la peur et les incertitudes. Et ainsi, naissent les plus folles rumeurs. Elles sont admises et elles sont crues, les plus grandes manipulations deviennent facilement réalisables. Quelques jours après l&#8217;affaire de l&#8217;émirat salafiste, les habitants de cette petite ville sont sortis manifester, en criant : « sejnane veut des projets de développement, non un émirat salafiste». Scandé en arabe, ce slogan rime. Il y a certainement des salafistes au pays de la cigogne blanche, comme dans la presque totalité de territoire tunisien. Dans l&#8217;histoire du Maghreb la Tunisie est le premier pays à avoir eu son mouvement islamiste, version frères musulmans. Des exactions, il y en a sûrement eu, et les témoignages vérifiables existent à Sejnane. Comme partout ailleurs, et aussi en Tunisie d&#8217;après révolte, il y a une période d&#8217;instabilité. Les institutions et les structures, qui faisaient l&#8217;Etat sous le régime de Ben Ali, face aux changements se cherchent. Les services de polices demeurent tétanisés.</p>
<p>Le lourd passé liberticide de cette institution confine ses agents à l&#8217;inhibition. Les policiers tunisiens, sont intimidés notamment dans les gouvernorats de l&#8217;intérieur du pays, par le moindre mouvement de foules, ou bien, le plus petit rassemblement de gens. Et l&#8217;intervention musclée des islamistes contre des journalistes à Sejnane en est une parfaite illustration. Selon ce que nous est parvenu de cette affaire, par le biais du Net. Les salafistes de Sejnane sévissent parce que la police d&#8217;Etat est quasiment absente, ou bien laisse faire, faisant semblant de n&#8217;avoir rien vu. Effectivement des témoignages d&#8217;habitants de cette ville, attestent cela, et même des syndicalistes de l&#8217;Union des Travailleurs Tunisiens, nouvellement crée, par un ancien secrétaire général de l&#8217;historique UGTT, sous l&#8217;ancien régime, de 1989 à 2000, Smaïl Sahbani. Des travailleurs syndiqués à l&#8217;UTT du centre de la culture du tabac, cette agriculture fortement pratiquée à Sejnane, reconnaissent que les salafistes font un travail de protection des espaces et de l&#8217;ordre publics, longtemps désertés, par ceux auxquels la loi confie ces missions. Combien même cette nouvelle organisation syndicale, créée le premier mai 2011, à la faveur de la révolte du 14 janvier 2011, serait dissidente de la corporation mère, classée à gauche, on ne pourrait, sauf grossière erreur du chroniqueur, la soupçonner de sympathie islamiste salafiste. Donc les salafistes de Sejnane ne sont visibles, que parce que les services de l&#8217;Etat sont absents. Et ce qui se déroule dans cette banlieue de Bizerte, ne constitue pas un cas isolé. Dernière invention, et chose inimaginable en Tunisie, il y a quelques temps. L&#8217;autoroute A1 Tunis-Hammamet, la plus importante de Tunisie, puisqu&#8217;elle arrive jusqu&#8217;à Sfax avait été bloquée, dans la nuit du jeudi 2, au vendredi 3 février 2012 par de grosses pierres. Plusieurs véhicules ont subi des dégâts, mais il n&#8217;y a pas eu de blessés, cependant, la psychose s&#8217;est installée. Et pour avoir souvent emprunté cette voie rapide, il existe un imposant poste de la garde nationale tunisienne, gendarmerie, bien équipé pour intervenir à Turki, à égale distance entre la capitale et la plus chic des stations balnéaires de Tunisie, Hammamet. Cette autoroute avait déjà été bloquée par des habitants, entre Sousse et Tunis, pour protester contre les poussières dégagées par la cimenterie d&#8217;Enfidha, nuisant à leur santé et polluant l&#8217;air qu&#8217;ils respirent. Tous ces évènements se passent au même moment où des factions d&#8217;islamistes, héritiers du groupuscule salafiste armé, connu sous le nom du groupe terroriste de Soliman, petite ville dans la banlieue sud de Tunis, proche de hammam lenf, dont les éléments, avaient le 03 janvier 2007, ouvert le feu sur les forces de sécurité. Refont surface, et font parler d&#8217;eux. Leur dernière opération a eu lieu, à Bir Ali Benkhlifa, dans la région de Sfax, le mercredi 10 février 2012. A cinq heures du matin les forces de sécurité combinées, avaient accroché trois individus armés. L&#8217;opération s&#8217;est soldée par la mise hors d&#8217;état de nuire de deux des trois individus armés, et par la capture du troisième gravement blessé. Les forces armées ont, elles, enregistré, quatre blessés dans leurs rangs, dont un grièvement. Les militaires ont reçu la visite du président de la république à l&#8217;hôpital de Sfax. Donc cette période d&#8217;instabilité que connaît le pays depuis la fuite de Ben Ali, perdure. Et de l&#8217;avis de personnes bien au fait de la chose politique en Tunisie, les officiels nouvellement aux commandes du pays, les nommés d&#8217;entre eux, aussi bien que les élus, s&#8217;occupent du superficiel au détriment de l&#8217;essentiel. L&#8217;opinion publique avisée, évoque à ce propos la question, de l&#8217;opportunité de la vente des palais présidentiels, comme si tous ces immeubles appartenaient au président fuyard, à sa famille ou bien à celle de sa fugitive épouse. L&#8217;effet d&#8217;annonce y est, mais la pertinence de cette opération immobilière, fait vraiment défaut. Par ailleurs plusieurs autres maladresses jalonnent le parcours de la révolte des jasmins. Quelqu&#8217;un s&#8217;est essayé à sérier quelques-unes unes des ces billevesées, dont je rapporterais des échantillons, sans juger, ni préjuger, mais pour seulement éclairer le lecteur.</p>
<p>Une semaine après les élections à la constituante, cela se passe au théâtre de plein air de Sousse, à Sidi Dhaher. Le dimanche 13 novembre 2011, et alors que les résultats définitifs n&#8217;étaient pas encore publiés. Le secrétaire général du parti, et Premier ministre autoproclamé, Hamadi Jebali d&#8217;En-Nahdha a fait une déclaration incroyable à ses sympathisants affirmant, notamment que : «la présence de Houda Naïm, membre du mouvement islamique palestinien Hamas, conviée à ce meeting était un signe de dieu». Pour ce qui le concerne, il attestait droit dans son costume mal coupé, qu&#8217;il avait reçu des signaux divins et qu&#8217;il allait instaurer le 6e califat ! En fait il avait alors déclarait ceci :»il s&#8217;agit là d&#8217;un moment divin, dans un nouvel Etat, dans un 6ème Califat, inchallah». À la fin de son intervention, il dira : « certains diront que c&#8217;est un discours religieux, nous ne faisons pas de différence. C&#8217;est un discours divin». Pour ceux intéressés, ce discours est consultable sur la toile. Alors, delà, à ce que des journalistes occidentaux, en mal de scoop, et qui plus est, sur ce qu&#8217;ils avaient d&#8217;eux-mêmes, sans consulter personne, baptisé, le printemps arabe, montent un scénario. Le rapprochement raccourci est vite fait. Y aurait-il un appel d&#8217;air plus attractif que ce discours quasi officiel, pour faire débarquer en conquérants à Sejnane, ceux qui auront détecté, ce qu&#8217;ils s&#8217;imaginent être le premier émirat en Tunisie, et en avoir informé le monde. Enfin, chacun ses référentiels.</p>
<p>Dans un autre domaine et pas des moindres, le gouvernement Jebali tente de mettre la main sur les médias publics à travers la nomination de directeurs et de rédacteurs en chef sympathisants du parti En-Nahdha. Pire, certains de ses nominés sont des anciens Zabatistes, c&#8217;est-à-dire, des journalistes qui étaient inféodés au système ZABA, Zine Al abidine Ben Ali. Bien que l&#8217;allusion au révolutionnaire mexicain Emiliano Zapata, soit à peine voilée, elle n&#8217;est ici que, ironie et amusement. Indice interpellant, s&#8217;il en est, le président de république par intérim, Moncef Marzouki n&#8217;a pas réagi à l&#8217;annonce de ces nominations, pour le moins anachroniques. Egalement dans l&#8217;affaire des étudiantes de la faculté des sciences sociales, de Manouba, qui s&#8217;étaient présentées aux examens en niqab. Les autorités avaient laissé le recteur de cette institution seul face à des barbus, qui voulaient le contraindre à enfreindre les règlements universitaires, et à autoriser ces étudiantes à composer le visage caché. Et par la même, ils voulaient interdire la mixité à la faculté. Les services de sécurité ne sont intervenus que tardivement, mais le recteur avait tenu à ce que la légalité soit respectée. Par ailleurs et dans un secteur névralgique et pas secondaire, qui fournit les outils pour commander et organiser l&#8217;économie du pays. Le gouvernement Jebali, après un premier échec pour prendre le contrôle, de la Banque Centrale de Tunisie, à travers une loi supportée par les députés d&#8217;En-Nahdha à l&#8217;assemblée constituante. Le gouvernement est revenu à la charge, et d&#8217;une façon détournée, néanmoins brutale. Il avait envoyé des éléments de son parti, organiser une manifestation devant de cette institution nodale, pour la dynamique économique et financière du pays, afin d&#8217;exiger le départ de son gouverneur. La gestion de la politique internationale de Tunisie, n&#8217;est pas en reste. Depuis la nomination du gouvernement Jebali, l&#8217;exécutif est bicéphale. Et l&#8217;affaire de l&#8217;invitation en Tunisie du chef du Hamas palestinien, met en relief cette dualité. Le parti Ennahdha avait osé cette initiative, prenant le risque de froisser les autorités légitimes palestiniennes. Effectivement à l&#8217;accueil du chef du Hamas, aucun représentant de l&#8217;ambassade de Palestine en Tunisie, n&#8217;avait pris part. Dans le même registre, et suite à la décision des autorités tunisiennes d&#8217;expulser l&#8217;ambassadeur de Syrie. L&#8217;UGTT, dans un communiqué daté du 06 février 2012, avait appelé le gouvernement à revoir sa décision, qu&#8217;elle jugeait précipitée, et avait demandé à l&#8217;assemblée constituante de trouver des solutions réfléchies afin de ne pas compromettre la diplomatie tunisienne et ses relations arabes et internationales. Ceci dévoile, des empiètements des uns sur les prérogatives des autres, exprime des malentendus et signale l&#8217;existence d&#8217;autres méprises. Tous ces agissements, procédés et manœuvres conduisent inévitablement à des amalgames, à des confusions et à des quiproquos, qui risquent d&#8217;être lourds de conséquences. Il y a une politique étrangère de la présidence et une autre conduite par le chef du gouvernement. D&#8217;un autre côté, il y a ce qui se décide au gouvernement et de l&#8217;autre ce que décident les chefs du parti En-Nahdha, dans leurs hermétiques conclaves, et qui forcément détient sur l&#8217;action du gouvernement et de celle de la présidence. Et pareilles façons de faire débouchent sur des antagonismes, de la concurrence, des heurts et des conflits, qui fatalement nuisent aux acquis de la révolte. Dans le milieu politique tunisien averti, il se dit de plus en plus, que le parti En-Nahda a chargé un collège de ses doctrinaires pour élaborer un projet de constitution, qui serait d&#8217;une manière ou d&#8217;une autre proposé, adopté et entériné par l&#8217;assemblée constituante. En somme la politique du fait accompli. Un article de ce projet focalise sur lui tous les regards, et aiguise la curiosité de tous les spécialistes du droit constitutionnel et celle des fouineurs de la chose publique. L&#8217;article 10 de l&#8217;officieux projet énonce entre autres, que «la chariâa islamique est une source essentielle pour l&#8217;élaboration des lois». Bien qu&#8217;aux termes de l&#8217;article premier de la constitution tunisienne de 1959, qui énonce que :» La Tunisie est un État libre, indépendant et souverain : sa religion est l&#8217;islam, sa langue l&#8217;arabe et son régime la république». Ce sera une innovation pour tout le système d&#8217;élaboration de la législation tunisienne. Car au-delà de l&#8217;aveu même des rédacteurs de cet article premier de 1959, qui témoignent que, parce que, Bourguiba avait intentionnellement voulu une rédaction ambiguë de l&#8217;article. Les sources de la loi en Tunisie républicaine, c&#8217;est-à-dire depuis le 25 juillet 1957, n&#8217;ont jamais fait référence à la chariâa islamique. En Algérie au contraire, ce n&#8217;est pas la loi fondamentale qui précise les sources de la loi algérienne, mais le code civil en son article premier, qui dispose : « La loi régit toutes les matières auxquelles se rapporte la lettre ou l&#8217;esprit de l&#8217;une de ses dispositions. En l&#8217;absence d&#8217;une disposition légale, le juge se prononce selon les principes du droit musulman et, à défaut, selon la coutume». Dans la version arabe de l&#8217;article, l&#8217;expression droit musulman est traduite par : chariâa islamique. Ce qui accentue l&#8217;équivocité. Puisque le mot fikh est selon les spécialistes de la sémantique, plus approprié est adéquat, pour fidèlement restituer en arabe, le concept de droit musulman.</p>
<p>Cette révolution juridique en Tunisie, si tant elle se réalise, n&#8217;est somme toute pas une surprise. Le credo d&#8217;En-Nahdha, comme toutes ses sœurs d&#8217;école philosophique, étant l&#8217;idéologie islamiste, le contraire aurait été surprenant. Devant tant de disfonctionnements cumulés par ce qui dirigent en Tunisie. Accentués par les hésitations, les ajournements et les différés, notamment sur les réponses apportées aux nécessités et aux attentes impérieuses et urgentes, en matière d&#8217;emploi, et d&#8217;autres besoins premiers. Face aux échecs, aux ratages et aux bides, qui ont déçu les fols espoirs suscités par la révolte du 14 janvier, et devant les désillusions de ceux qui avaient cru. La parade est vite trouvée. C&#8217;est l&#8217;héritage des 50 ans de gouvernance dictatoriale, qu&#8217;a connus le pays qui ont laissé tant de casses, de dommages de dégâts et de dévastations. Cela va de soi, puisque ceux qui on pris le relais pour diriger le pays, étaient tous opposants, soit à Bourguiba, soit à Ben Ali. Mais est ce que ceci justifie-t-il, ou bien absout-il cela ? Toutes ces pierres d&#8217;achoppement, qu&#8217;elles soient dues à l&#8217;amateurisme des uns, sinon aux calculs tortueux, fourbes et astucieux des autres, autorisent t-elles de gâcher cette victoire chèrement acquise, sur les asservissements, sur toutes les formes de contraintes, sur les interdits, sur le poids des carcans et sur la panoplie des multiples servitudes ?</p>
<p>Vu d&#8217;Algérie ce qui se passe et déroule actuellement en Tunisie, rappelle du déjà vécu. J&#8217;espère, pour le moins que je puisse faire. Que tous ceux qui se battent encore aujourd&#8217;hui, pour que les acquis de la révolte se réalisent. A travers la société civile, les syndicats, les associations, les penseurs, les artistes et tous les animateurs d&#8217;une vie cadrée, par le triptyque, liberté, ordre et justice, qui forment la devise nationale de la Tunisie, ne connaîtront pas le même sors, qu&#8217;avaient connu avant eux, leurs homologues algériens. La violence commence quand s&#8217;arrête le débat. Mais est ce que tous les protagonistes sur place de Tunis, sont-ils prêts à débattre ?</p></div>
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		<title>Des coûts jusqu&#8217;au cou par Ali Brahimi</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Feb 2012 21:59:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Artisans de l'ombre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Chez nous, les coûts des produits alimentaires, entre autres besoins sociaux, ont atteint des sommets que peu de gens peuvent atteindre de nos jours. En effet, beaucoup de ménages des villes et villages arrivent difficilement à joindre les deux bouts y compris en se serrant la ceinture A titre de comparaison, au Maroc et la [...]]]></description>
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<div align="left">Chez nous, les coûts des produits alimentaires, entre autres besoins sociaux, ont atteint des sommets que peu de gens peuvent atteindre de nos jours.</div>
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En effet, beaucoup de ménages des villes et villages arrivent difficilement à joindre les deux bouts y compris en se serrant la ceinture A titre de comparaison, au Maroc et la Tunisie, les produits végétaux et animaux ne sont pas tellement onéreux du fait que la répartition de la population est relativement moins concentrée, comme chez nous, dans les métropoles départementales et locales tentaculaires. <span id="more-27083"></span></p>
<p>Au Maroc et la Tunisie, selon la situation décrite par des medias, quelques grandes villes seraient difficiles d&#8217;y habiter et de supporter les coûts de l&#8217;eau, électricité, gaz. Malgré ces désagréments causés par l&#8217;isolement des hameaux peuplés et le peu de moyens financiers dont disposent ces deux Etats, ci-dessus mentionnés, le niveau de vie demeure dans l&#8217;ensemble correct et acceptable par une importante couche moyenne de la population</p>
<p>Ajouter à cela, les performances perceptibles de la production agricole en général et vivrière, en particulier, encore vivaces dans leurs terroirs jalousement conservés et intelligemment valorisés du point de vue diversification des cultures maraîchères, a l&#8217;exemple du Maroc en train de concurrencer l&#8217;Espagne dans la production des tomates, entre autres, exportées pendant la saison hivernale en Europe et ailleurs, ainsi que l&#8217;efficacité des petits élevages liés a la cuisine rupestre aux effets nutritionnels et attraits touristiques.</p>
<p>En milieu de cette semaine, l&#8217;Algérie a proposé la création d&#8217;un organisme régional qui aurait pour but de coordonner, dans le cadre de la coopération liée notamment à l&#8217;autosuffisance alimentaire, les efforts des groupes 5 + 5 pays de la méditerranée occidentale Un défi nos partagé par tous ces pays En revanche, une communauté économique, de l&#8217;ensemble des peuples arabes, s&#8217;inscrit dans le sens logique de l&#8217;évolution des intérêts régionaux et internationaux. A part quelques puissances mondiales</p>
<p>SE NOURRIR EXAGEREMENT AU FAST-FOOD SERAIT-IL VRAIMENT NUTRITIONNEL ?</p>
<p>Chez-nous, beaucoup de jeunes gens, issus du baby-boom et de la culture rentière, ont adopté des habitudes culinaires importées de partout : Hamburger,(1) Chaouarma, etc. ; Moukassarate (pistaches, noix de cajou, grains saumâtres de citrouilles, etc.) Halaouiates (friandises de toutes sortes avec tous les risques de diabète et d&#8217;intoxications) Pourquoi ces tendances aux empaquetages ?</p>
<p>En généralisant ces dispositions, au prêt à porter et à manger, nous découvrons que cela s&#8217;est amplifié presque partout. Ce qui est d&#8217;autant affligeant et incompréhensible, en même temps, c&#8217;est que malgré les moyens financiers en hausse chaque année, mis en oeuvre au profit des grands secteurs stratégiques, habitat, hydraulique, agriculture, les gens ressentent peu ou prou leurs impacts</p>
<p>Ajouter à cela, l&#8217;insuffisance des institutions et organismes qui planifient et mettent en œuvre les plans du développement agricole et rural, a titre d&#8217;exemple, afin d&#8217;atteindre les principaux objectifs de l&#8217;autosuffisance alimentaire liée aux traditions et le bien-être social, de la population, qui est l&#8217;un des indicateurs le plus déterminant notamment dans les pays développés et démocratiques.</p>
<p>A l&#8217;évidence, le modèle du développement en cours chez quelques pays du monde arabe, adopté par les pouvoirs dictatoriaux lesquels déroutent constamment les peuples, y compris en fomentant des inquiétudes existentielles au sein des foyers, s&#8217;apparenterait en quelque sorte à l&#8217;aphorisme ci-après.</p>
<p>Un jeune garçon questionnât son aïeul forestier. Pourquoi le chacal ne cesse de hurler si fort au crépuscule et toute la nuit ? L&#8217;aïeul lui répondit. Mon petit enfant, c&#8217;est comme il est en train de calculer : « il vaut mieux les inquiéter et les énerver au lieu de les laisser dormir et rêver comment me chasser le lendemain». Ainsi, en «s&#8217;amusant», par le son et la musique chacalienne, ils se fatiguent !</p>
<p>Le bon sens et la sagesse des ruraux d&#8217;antan, seraient non seulement allégoriques mais davantage source d&#8217;inspiration afin de comprendre réellement les enjeux et défis actuels et de réagir pertinemment face aux mystifications de la part de quelques gouvernants, ainsi que les élites arabes d&#8217;aujourd&#8217;hui, en panne d&#8217;imaginations et de maîtrise des immenses potentialités naturelles et humaines dont ces pays recèlent lesquels, malheureusement, ne possèdent pas d&#8217;élites pertinentes et soucieuses autour du bien-être des gens.</p>
<p>A propos du niveau de vie, par rapport aux salaires et les coûts d&#8217;achat, notamment des produits alimentaires, chez les pays d&#8217;Europe occidentale, il serait utile de remarquer que leurs gouvernants suivent scrupuleusement l&#8217;évolution de ces deux critères, parmi d&#8217;autres, liés au bien-être global des gens, à savoir : la qualité sanitaire et nutritive de l&#8217;alimentation, l&#8217;état de santé des populations, et tant d&#8217;autres indicateurs liés a la maîtrise de la sécurité y compris en cas d&#8217;intempéries exceptionnelles.</p>
<p>Par contre, les gouvernants du monde arabe, en compagnie de ces soi-disant « élites politiques et économiques», ne cessent de réfléchir, jour et nuit, comment garder le plus longtemps possible leurs siéges et les privilèges et, donc, n&#8217;hésitent nullement de casser le cou aux opposants, et faire dérouter la population par divers subterfuges dont le plus machiavélique est : faire occuper les gens autour des tracas quotidiens et les diviser afin de s&#8217;imposer sans coup férir.</p>
<p>Durant les périodes sombres de l&#8217;Histoire du monde arabe, au nom de la croyance des gens, des sicaires font sectionner carrément la tête aux opposants osant éclairer l&#8217;opinion publique et défier les despotes lesquels paradoxalement se retrouvent, a leur tour, sous la lame des mêmes coupeurs de têtes dirigés par d&#8217;autres dictateurs offrant de meilleurs salaires aux tueurs a gages. Et ainsi de suite !</p>
<p>A propos, de la passion maladive du pouvoir politique sans partage, notamment en Irak et Syrie (Baathistes) et l&#8217;Egypte nassérienne (les deux socles du panarabisme tiers-mondiste d&#8217;antan) des personnalités maghrébines se sont inspirées, depuis les années 1960, de ces deux courants d&#8217;obédience nationaliste puis, ces derniers temps, islamiste nostalgique, contrecarrant le courant en faveur de la Démocratie et l&#8217;universalisme, forment les trois tendances au sein de la ligue des Etats arabes ainsi nommée. Non celle des peuples ! Une sémantique que les peuples arabes, ainsi divisés, sont en train de payer au prix fort. Et ce champ sémantique ne cesse de faire l&#8217;objet de blablablas interminables</p>
<p>Depuis le début de l&#8217;année 2011, ce sont les peuples qui affichent leurs options et au cas où ils auraient la volonté de payer le coût de la facture en termes de révolutions, ils briseraient le cou des dictateurs endurcis ne pensant qu&#8217;a leur seul intérêt. Les déchus durant l&#8217;année 2011 (Tunisie, Egypte, Libye, Yemen) ont tous promis monts et merveilles, en termes de reformes tous azimuts : pas de mandats à vie, liberté totale d&#8217;expression a tous les niveaux, démocratisation de la succession au pouvoir politique, investissements etc. La dictature a un visage de bois. A ce propos, le sommet de la dictature considère les peuples, qui revendiquent leurs droits, comme&#8230; des terroristes qu&#8217;il faut tuer à n&#8217;importe quel prix. Ce qui s&#8217;est passé en Libye, et actuellement en Syrie, dénote cette schizophrénie.</p>
<p>En ce qui concerne le régime syrien, il s&#8217;embourbe de plus en plus dans la mélasse et crimes abjects notamment cette semaine, dont quelques régimes arabes refusent ouvertement de condamner, voilés par des puissances mondiales, ayants le droit du veto, dont la Chine, de moins en moins rigide, et la Russie, en colère depuis l&#8217;affaire libyenne, qui s&#8217;est déterminée d&#8217;envoyer une délégation, de l&#8217;ultime chance, aux bons offices, a Damas, en vue de proposer un ancien/nouveau compromis, mort-né, arrangeant ses visées, en termes électoraux, avec cette fois-ci la collaboration plus prononcée des services du régime iranien En vain, puisque à l&#8217;avenir, ce sont les peuples qui garantiraient ces rapports de force et les intérêts stratégiques, géopolitiques et économiques. Non les régimes.</p>
<p>A la lumière de la succession rapide des événements, dans le monde arabe, beaucoup de gens espèrent que les impacts des révolutions réussies, chez quelques pays arabes, mettraient un terme à cette situation vaseuse(2) et intenable, en Syrie et ailleurs, par le biais d&#8217;une relève générationnelle, inscrite dans un cadre démocratique, assurant au mieux l&#8217;amélioration des relations politiques, économiques, régionales et internationales Et capable d&#8217;expurger tous les comptes, actifs et passifs, ainsi que l&#8217;ensemble des malentendus du passé. Un rêve ? Non, c&#8217;est l&#8217;Histoire des peuples en marche !</p>
<p>NOTES :</p>
<p>1- Un Agriculteur, me racontât qu&#8217;un jour, il entendit crier dans un fast-food : Hamburger. Et, alors, me disait-il, il voyait des jeunes manger, avec délectation, du pain ayant la forme d&#8217;une Mouguerguer (Grenouille), à des prix exorbitants. Sans commentaires !</p>
<p>2- En plein hiver, un vagabond dans une région d&#8217;Algérie, se met soudain à hurler : Venez, venez, gens de la ville, me voir si je suis installé à la hauteur de votre fontaine (assez haute). Les villageois accourraient de partout et se mettent devant lui. Ecoutez, la mélasse a atteint mon cou Et il désigne, avec la main, son menton. En d&#8217;autres termes, ceux qui l&#8217;écoutaient font de la plongée sous-marine dans la boue !</p>
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		<title>Un demi-siècle d&#8217;invocation pour un meilleur aménagement urbain par Meziane Abdellah *</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Feb 2012 21:58:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Artisans de l'ombre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
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		<description><![CDATA[Un demi-siècle déjà que l&#8217;Algérie a retrouvé son indépendance et beaucoup de communes ne disposent toujours pas d&#8217;une amélioration urbaine adéquate pour répondre aux attentes de la population locale. A cinquante ans depuis l&#8217;indépendance, l&#8217;Algérie, qui reste toujours dans le cadre des pays en voie de régression urbaine, est-elle à l&#8217;heure des aménagements urbains avec [...]]]></description>
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<div align="left">Un demi-siècle déjà que l&#8217;Algérie a retrouvé son indépendance et beaucoup de communes ne disposent toujours pas d&#8217;une amélioration urbaine adéquate pour répondre aux attentes de la population locale.</div>
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A cinquante ans depuis l&#8217;indépendance, l&#8217;Algérie, qui reste toujours dans le cadre des pays en voie de régression urbaine, est-elle à l&#8217;heure des aménagements urbains avec un paysage et des espaces verts adéquats? <span id="more-27080"></span></p>
<p>La dotation de la commune de Boudouaou, l&#8217;une des plus peuplées de la wilaya de Boumerdès, en équipements publics ne suit malheureusement pas la courbe démographique, qui a connu une hausse importante depuis l&#8217;indépendance. D&#8217;une commune de quelques milliers d&#8217;habitants, Boudouaou est passée à plus de 60 000 résidants. Mais les écoles, collèges, CEM, centres de santé et autres, manquent cruellement. En effet, du côté du Plateau, qui était une surface agricole, les bâtiments poussent comme des champignons et les cités se multiplient sans qu&#8217;aucune infrastructure publique, hormis l&#8217;université, n&#8217;y soit réalisée. Des constructions éternellement en chantier ; routes non goudronnées ; absence de téléphone, de gaz et même d&#8217;assainissement; inexistence d&#8217;espaces verts et de terrains pour la pratique sportive; absence d&#8217;espaces culturels sont autant de problèmes que les habitants n&#8217;ont eu cesse de soulever, comme s&#8217;il n&#8217;y avait pas d&#8217;Etat.</p>
<p>Dire qu&#8217;en Algérie, à la veille de l&#8217;indépendance, les responsables pensaient à faire accompagner les aménagements des milieux urbains avec des espaces verts de bonne qualité et adaptés aux grandes lignes de l&#8217;architecture du paysage, c&#8217;était comme croire à une réalité chimérique car malgré les différents discours des nos responsables concernés par les aménagements urbains, jusqu&#8217;au début du XXIème, seuls les grands projets d&#8217;aménagement de bases de vie aux fins fonds du Sahara, étaient souvent dotés d&#8217;un programme bien ficelé, avec l&#8217;exigence de la présence d&#8217;un architecte paysagiste, parce qu&#8217;ils étaient souvent exigés par les investisseurs pétroliers étrangers.</p>
<p>Jusqu&#8217;à l&#8217;adoption de la loi relative à la gestion, à la protection et au développement des espaces verts en 2007. Pour nos responsables, donner une part raisonnable du budget d&#8217;investissement urbain à l&#8217;amélioration du cadre de vie du citoyen, avec la mise en place d&#8217;une politique d&#8217;aménagements d&#8217;espaces verts dans un cadre paysager, soit au niveau des équipements (universités, CHU, etc.) ou des nouvelles villes ainsi qu&#8217;au sein des grands projets de promotions immobilières, s&#8217;avérait comme un gaspillage, parce que pour certains responsables, le citadin était considéré comme un nomade, donc il n&#8217;avait nul besoin d&#8217;un cadre de vie agréable sédentaire avec des espaces verts adéquats dans la logique des aménagements paysagers.</p>
<p>Puisque aujourd&#8217;hui à travers le monde moderne, il est devenu primordial pour la réussite d&#8217;un aménagement de meilleure qualité au sein des milieux urbains de faire appel aux architectes paysagistes car les espaces verts et les projets paysagers doivent être conçus selon les normes internationales de l&#8217;architecture du paysage et où le projet doit être adapté au site d&#8217;aménagement, en pensant l&#8217;environnement en termes culturels, plastiques, sociaux et écologiques et en lui accordant un entretien permanent réalisé par des jardiniers paysagistes spécialisés. Aujourd&#8217;hui en Algérie, que la population a plus que doublé en cinquante ans d&#8217;indépendance et malgré que cinq années se sont écoulées depuis la mise en place de loi relative à la gestion, à la protection et au développement des espaces verts, par faute d&#8217;adoption des décrets d&#8217;application de cette loi par le ministère de l&#8217;environnement, on constate que malgré l&#8217;effort de certains responsables locaux, qui se sont donné à fond pour faire appliquer cette nouvelle loi, les espaces verts existants, au sein de nos milieux urbains depuis le temps de la colonisation, sont souvent abandonnés et que les nouveaux projets réalisés, durant la période indépendante de l&#8217;Algérie, sont souvent dépourvus d&#8217;aménagement paysager, au point que les budgets de gestion et d&#8217;aménagement urbain et des espaces verts, sont détournés pour d&#8217;autres nécessités, s&#8217;ils ne sont pas alloués à des entreprises sans compétences dans l&#8217;aménagement des espaces verts et gérés par des architectes de bâtiment qui ne connaissent de l&#8217;architecture du paysage et des aménagements paysagers que les distances de plantation ainsi que les noms de quelques arbres et arbustes.</p>
<p>Si en matière d&#8217;aménagement des espaces verts, jusqu&#8217;à l&#8217;adoption de loi relative à la gestion, à la protection et au développement des espaces verts en 2007, la société algérienne marchait à l&#8217;envers, ce n&#8217;est que parce qu&#8217;il y avait une absence de législation adéquate pour la gestion des aménagements des espaces verts au sein des milieux urbains et que souvent les responsables concernés pensaient selon leurs propres techniques et leurs économies, peu importe que leurs agglomérations urbaines se rompaient et se fragmentaient. En réalité, c&#8217;est suite à l&#8217;adoption de la loi d&#8217;orientation de la ville en février 2006, qu&#8217;une volonté du ministère de l&#8217;Aménagement du territoire et de l&#8217;environnement qui s&#8217;est avérée fructueuse grâce aux combats quotidiens de quelques architectes paysagistes algériens diplômés de la prestigieuse école de Versailles, que l&#8217;Algérie aujourd&#8217;hui possède une nouvelle loi qui a pour objet de définir le cadre général, les règles de gestion, de protection et de développement des espaces verts dans le cadre du développement durable de ses milieux urbains et a pour objectifs d&#8217;améliorer le cadre de vie urbain, d&#8217;entretenir et d&#8217;améliorer la qualité des aménagements d&#8217;espaces verts urbains existants et de promouvoir la création d&#8217;espaces verts de toute nature grâce à l&#8217;introduction des espaces verts dans tout projet de construction avec une obligation de prise en charge par les études urbanistiques et architecturales publiques et privées, parce que c&#8217;est dans cette logique que l&#8217;aménagement paysager du milieu urbain, avec des espaces verts adéquats, s&#8217;avérait comme un facteur primordial pour la réussite de l&#8217;amélioration du cadre de vie des citoyens algériens dans leurs milieux urbains, pourquoi il s&#8217;avère primordial de faire une application accentue à cette nouvelle loi des espaces verts car avec le temps, elle va embrayer chez les teneurs de décisions la perception d&#8217;une vie meilleure au sein du milieu urbain avec des espaces verts, tout en déclenchant la sensibilité et l&#8217;attention du citadin par rapport à son paysage urbain car la motivation paysagère au sein des aménagements urbains est avant tout une construction historique, sociale, culturelle et géographique agrémenté par un amour de la nature.</p>
<p>Ce n&#8217;est pas parce que l&#8217;Algérie d&#8217;aujourd&#8217;hui possède une loi d&#8217;orientation de la ville et une autre de la gestion des espaces verts, que cela veut dire que les problèmes existants au sein de ses milieux urbains vont arriver à leur fin et que les citoyens algériens puissent enfin jouir d&#8217;un cadre de vie de meilleure qualité avec des espaces verts adéquats au sein de leurs agglomérations car si à l&#8217;instar des grandes cités européennes de la fin du XIXème siècle, les élites doivent admettre que le développement des milieux urbains ne peut être laissé au hasard et que pour parer aux conséquences parfois désastreuses de ce développement, il faut savoir contrôler l&#8217;aspect paysager du milieu urbain car s&#8217;il était longtemps considéré comme un point de vue sur la nature qui s&#8217;offre à l&#8217;observateur, le paysage urbain doit devenir le point sensible des milieux urbains en Algérie puisque toute beauté est fondée sur les lois des formes naturelles et que l&#8217;architecture d&#8217;un milieu urbain est d&#8217;émouvoir et non d&#8217;offrir un simple service au corps de l&#8217;homme, pourquoi afin d&#8217;aboutir à ce pari, il faut que chaque intervenant dans le domaine de l&#8217;amélioration urbaine reste dans le domaine de sa spécialité et que l&#8217;urbaniste, l&#8217;architecte ou le forestier ne se mêlent pas du travail des architectes paysagistes, qui sont formés pour intervenir dans les processus de programmation, d&#8217;élaboration et de réalisation des projets d&#8217;aménagement des espaces verts au sein des milieux urbains, sont à la fois concepteurs maître d&#8217;œuvres et médiateurs ainsi que les seuls partenaires et les interlocuteurs des décideurs des aménagements des espaces verts paysagers au sein des milieux urbains.</p>
<p>Si l&#8217;architecte paysagiste algérien doit pouvoir reprendre sa place de maître de bord des aménagements paysagers au sein des agglomérations urbaines et cela grâce à la volonté de l&#8217;Etat, en lui offrant une école de formation des architectes paysagistes, de meilleurs garanties de travail, ainsi que des lois adéquates qui détermineront son rôle et ses interventions dans la logique de la politique d&#8217;amélioration urbaine dans la collaboration avec les urbanistes et les architectes, ce n&#8217;est que parce que malgré cinquante ans de gestion de nos milieux urbains par des algériens, il s&#8217;avère qu&#8217; il n&#8217;y a pas de solution unique et miraculeuse pour la réussite des aménagements des paysagers au sein des milieux urbains sans la présence de l&#8217;architecte paysagiste en qualité de médiateur car jusqu&#8217;à preuve du contraire, il est le seul qui saura réintégrer la ville et le village algérien dans son histoire et sa géographie et de donner une meilleure perspective à l&#8217;élan tant engagé ces dernières années à travers les différentes wilayas du pays à des milliards de Dinars, dans le cadre des programmes présidentiels, afin de donner une meilleure qualité de cadre de vie aux citoyens algériens et que le renouveau urbain actuel en Algérie soit le fruit des ambulanciers de l&#8217;urbanisme moderne, qui ont déjà su donner leurs preuves à travers les plus beaux milieux urbains du monde contemporain et même des plus petits villages des pays de la civilisation urbaine.</p>
<p>Vivre cinquante ans après l&#8217;indépendance dans une embellie financière et avec une rhétorique de la politique d&#8217;amélioration urbaine, tout en étant dans un paysage urbain en déliquescence permanente, au point de transformer l&#8217;agglomération urbaine algérienne en un théâtre de régression paysagère en continu et loin d&#8217;enchanter pour répondre au désir de l&#8217;œil et de l&#8217;âme du citoyen algérien, ce qui signifie que l&#8217;Algérie d&#8217;aujourd&#8217;hui, sans la présence d&#8217;architectes paysagistes décideurs au sein des services des autorités locales, est loin de savoir appréhender les décisions adéquates qui lui permettront de réussir l&#8217;aménagement urbain de demain, avec des espaces verts aménagés selon les normes modernes de l&#8217;architecture du paysage et de les mettre au service du cadre de vie de ses citadins car tout en faisant des projets improvisés loin de la conscience d&#8217;agir dans la logique du développement du projet paysage urbain et de la compréhension de la maitrise du temps et de l&#8217;espace, avec une ignorance de prendre les fonctionnements nécessaires, la logique d&#8217;y arriver à des dimensions urbaines munies d&#8217;échelles de lecture et de représentation du paysage urbain adéquats, ne sera jamais une réalité à chacun de nos milieux urbains.</p>
<p>*Architecte paysagiste diplômé de Versailles, membre de l&#8217;A.S.L.A, de la C.S.L.A et de la F.F.P, Lakhdaria, Algérie.</p></div>
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		<title>Député à tout prix ! par Mohammed Beghdad</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Feb 2012 21:58:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Artisans de l'ombre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Depuis l&#8217;annonce des agréments accordés à des nouveaux partis, une fièvre s&#8217;est emparée du personnel mis au parfum des affaires locales et en quête d&#8217;une promotion sociale. Un engouement particulier a trouvé refuge au sein de ces groupes champions du monde du nomadisme en politique et spécialistes à profusion des retournements de vestes. Peu importe [...]]]></description>
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<div align="left">Depuis l&#8217;annonce des agréments accordés à des nouveaux partis, une fièvre s&#8217;est emparée du personnel mis au parfum des affaires locales et en quête d&#8217;une promotion sociale.</div>
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Un engouement particulier a trouvé refuge au sein de ces groupes champions du monde du nomadisme en politique et spécialistes à profusion des retournements de vestes. Peu importe si la méthode n&#8217;est pas catholique, le but est d&#8217;arriver coûte que coûte sur la dernière marche du podium quoiqu&#8217;on raconte d&#8217;inimaginables choses sur vous. Vous vous en foutez éperdument de ce que l&#8217;on dirait à votre compte, au bout du chemin, c&#8217;est la vie en or qui vous ouvrerait admirablement tous les bras. Ça vaudrait, quand-même, la chandelle de tenter sa chance par ces temps de sécheresse politique. <span id="more-27078"></span></p>
<p>ET VLAN : 73 DE PLUS !</p>
<p>De plus, la probabilité vient subitement d&#8217;être revue superbement à la hausse en passant de 389 à 462 unités. 73 unités de plus, c&#8217;est 73x30x12x5 millions comme le notait un internaute ou 131,4 milliards de plus dans le trou du trésor public. Ce qui va encore chauffer l&#8217;atmosphère dans les chaumières politiques en satisfaisant les demandes. Heureusement que le pétrole est là pour parer à toute mauvaise éventualité. A lire les commentaires des facebookiens, tu n&#8217;as point l&#8217;envie de se présenter même s&#8217;il se trouve des candidats sérieux qui veulent du bien à leur pays mais la répugnance est grande à cause de la souillure faite à ce noble mandat qui demande une présence permanente dans l&#8217;hémicycle au lieu de cet absentéisme notable.</p>
<p>Allez demander à n&#8217;importe quel citoyen rencontré hasardement dans la rue et lui poser la question de savoir à quoi sert un député, il vous répondrait sans aucune hésitation, c&#8217;est pour s&#8217;enrichir, être à l&#8217;abri et fructifier ses affaires. Même les candidats à la députation le pensent en leur for intérieur. Sur une quarantaine de commentaires trouvés sur Facebook, je n&#8217;ai pas trouvé une seule bonne évocation en leur faveur. C&#8217;est pour vous montrer le large fossé qui sépare ces « élus » du peuple. C&#8217;est une réalité très amère à lire mais le mal est flagrant.</p>
<p>VITE ! VITE ! À LA CHASSE !</p>
<p>Dès qu&#8217;une grappe de partis est agréée, on s&#8217;agite en bas pour allonger ses tentacules en tentant d&#8217;accéder au poste de représentant exclusif local du parti qui vous ouvre tout droit l&#8217;occasion d&#8217;être en tête dans la liste de promus avec le poste de député en ligne de mire. Il faut bien viser afin de porter convenablement son coup fatal au moment propice et recueillir le fruit attendu.</p>
<p>Il faut connaitre les rouages nécessaires et les bonnes ficelles pour accéder au sésame poste qui te propulserait vers l&#8217;avant, vers le haut sans un retour vers le désagréable. Cela fait très longtemps qu&#8217;on guète ces types d&#8217;opportunités qui ne peuvent pas se présenter deux fois dans la vie où il faut en profiter au maximum tant que la rente puisse le permette pour l&#8217;instant.</p>
<p>Il faut faire vite, courir à droite, à gauche, sillonner le pays de bas en haut, chercher des alliances pour décrocher sa place dans la liste du nouveau parti avant qu&#8217;il ne soit trop tard. C&#8217;est une course poursuite sans fin vers le fantasme. Plus on serait premiers à taper aux bonnes portes et plus on serait mieux servi et à volonté. Puisque le nouveau parti ne cherche qu&#8217;à attirer les convoitises, au vu des empressements et des ultimes échéances de la vie politique, c&#8217;est une aubaine qui lui tombe sur la tête alors qu&#8217;il n&#8217;existe qu&#8217;à peine deux heures. Il est célèbre dans la galerie des experts en la matière avant de commencer à apprendre à marcher ou à faire ses premiers pas. Le programme n&#8217;a aucune importance.</p>
<p>D&#8217;ailleurs il n&#8217;y croit même pas, l&#8217;essentiel est d&#8217;atterrir sans embûches là-haut, bien au chaud. L&#8217;objectif, c&#8217;est l&#8217;agrément. Une loterie politique de plus.</p>
<p>Après avoir été militants, pardon adhérents, dans un parti politique, les voilà en un part d&#8217;heure et en un quart de tour au devant de la scène, prêts à ne plus quitter leurs starting-blocks. Qui l&#8217;eut cru une heure avant !</p>
<p>En ce moment donc, les déçus des autres partis ou ceux qui n&#8217;ont aucune chance de figurer sur les listes électorales pour les législatives dans leurs partis, claqueraient désespérément la porte au moment opportun pour aller chercher un parrainage dans les nouveaux partis. Pour cela, il faut disposer de connaissances solides pour être introduit chez le chef du nouveau parti qui déjà avant le commencement fait la pluie et le beau temps. Un parti se résume aussi au charisme de son chef. Il n&#8217;est pas chef n&#8217;importe qui le désire ! On nait chef et on le restera toujours pour toute la vie et tout le monde à son écoute de ses moindres désirs.</p>
<p>DES SIGLES EN TROIS MOTS ET DU COPIE-COLLE A OUTRANCE</p>
<p>Déjà, rares sont ceux qui connaissent les sigles des partis sauf vraiment pour les initiés. L&#8217;électeur risque de se perdre dans cette panoplie de noms qui ressemblent les uns aux autres. Et à la fin, le jour du scrutin, il cocherait au hasard les listes et les jetterait à la va-vite dans l&#8217;urne pour uniquement se sentir l&#8217;air du devoir accompli. On risque même de les confondre avec ceux existant hors de nos frontières sauf si on irait vers les symboles comme dans une société analphabète. On trouve presque tous les mêmes qualificatifs dans le désordre qui peuvent captiver l&#8217;attention : justice, développement, forces, front, démocratique, union, libre, liberté, société, paix, mouvement, parti, changement, espérance, rassemblement, jeunes, social, nouveau, renouveau, national, nationaliste, Algérie, algérien, république, génération, avenir, citoyen, générosité, etc</p>
<p>Il suffit de mettre tous ses mots dans un chapeau, tirer ensuite au sort deux ou trois de ces précieux termes, et voilà la trouvaille et un beau slogan en perspective qui ne vous quitterait sauf qu&#8217;en cas de dissidence des vôtres comme il est devenu de coutume dans nos traditions. Un parti se résume donc à un beau sigle qui se prononce facilement, avec une belle connotation et un bon enchaînement. Le programme, s&#8217;il en trouve un, viendrait par la suite. Qui s&#8217;en soucie au sein de la plèbe, le parti a beaucoup plus besoin d&#8217;aller à la pêche des visages locaux qui peuvent rabattre les électeurs vers le piège tendu.</p>
<p>Si on lit leur programme, on aurait bêtement que du copié-collé, du plagiat et de l&#8217;impression du déjà vu et revu. Pourquoi tous ces partis ? Alors que les unions de partis qui se ressemblent feraient beaucoup plus de bien au pays au détriment du leadership de leur chef qui par saute d&#8217;humeur est allé créer le sien. Ce qui fait sourire, c&#8217;est de voir certains appeler à l&#8217;union avant de se voir attribuer l&#8217;agrément. Pourquoi donc tout ce remue-ménage pour naître divisés pour ensuite inviter à la réunification !</p>
<p>POINT DE BAGUETTE MAGIQUE</p>
<p>Par ailleurs, un nouveau parti politique ne dispose point de baquette magique pour créer ses structures, faire son congrès constitutif, élaborer son programme, ses statuts en un laps de temps, ensuite recruter des adhérents pour en faire des militants puis aller hâtivement vers une élection législative qui risque d&#8217;hypothéquer immanquablement le pays durant un quinquennat. Si on va ainsi vite, on irait tout droit vers le bricolage dont le pays ne serait pas épargné par une nouvelle débâcle qui s&#8217;ajouterait aux précédentes. Un vrai parti, ce sont des années de réflexion et de construction pour ensuite prétendre assumer ses responsabilités d&#8217;élus. On ne va pas aux élections comme on va à une promenade de plaisance.</p>
<p>ADHERENTS, DEJA CANDIDATS !</p>
<p>Dans ces circonstances, un parti se retrouverait dans l&#8217;obligation de proposer des candidats novices qui n&#8217;auraient même pas 4 mois d&#8217;adhésion à leur actif pour ne pas dire de militantisme pour être ensuite ses représentants dans le cas où ils seraient élus à la chambre basse. Une telle dérisoire présence dans les rangs d&#8217;un parti ne peut, en principe, leur permettre de briguer même pas de futiles mandants d&#8217;élus dans les structures internes de leur formation. Comment pourraient-ils l&#8217;être en dehors si on suit rigoureusement les statuts de leur parti qui exige généralement au moins une année probatoire pour passer au statut d&#8217;éligible. Comment pourrait-on alors confier une législature de 5 années à des stagiaires en politique sauf si on pense uniquement au remplissage et à en faire de la figuration et où les dés ont été déjà jetés ? On ne peut quand même pas adhérer le matin pour se retrouver au sommet le soir du même jour ! Au final, c&#8217;est juste une signature signée ou soutirée par un ami sous le coup de l&#8217;accélération des évènements pour se voir lancé dans une aventure dont on ne rêvait pas la nuit précédente. Une telle précipitation ne peut déboucher que sur une assemblée non pas pluraliste où l&#8217;électeur aurait l&#8217;embarras du choix mais une assemblée fade à défaut d&#8217;être à connotation colorée. Où on changerait de place comme on changerait de chemise. Ça deviendrait même un jeu en perspective. On chercherait le parti où on vous laisserait la liberté de faire tout ce qui vous passerait par la tête et où l&#8217;appartenance à un parti n&#8217;aurait aucun sens et où la discipline du groupe serait à mettre aux oubliettes. C&#8217;est le monde à l&#8217;envers. Un probable élu qui imposerait ses choix à tout un parti. On ne voterait pas en groupe après des discussions internes mais partir éparpillés en vagabonds avec au final l&#8217;affaiblissement du parti qui perdrait alors toutes ses plumes. Il serait laminé par les siens avant de l&#8217;être par les opposants.</p>
<p>FEMMES MILITANTES OU FEMMES AU PLURIEL ?</p>
<p>Le comble dans tout cela, dans la nouvelle loi, c&#8217;est comment trouver des femmes mais en plus convaincues par le parti pour figurer dans les listes des candidats ? Le système des quotas n&#8217;a pas l&#8217;air de nous lâcher. Ce serait sans aucun doute la chasse à l&#8217;oiseau rare par tous les moyens de séduction, l&#8217;essentiel est de dénicher la femme non pas celle qui serait appâtée par le programme mais pour être exposée dans la vitrine. Encore, le facteur temps jouerait en leur défaveur. On ne pourrait pas d&#8217;un revers de la main changer la sociologie de tout un pays en pondant une loi qui menacerait de fausser toutes les données en jouant les trouble-fêtes.</p>
<p>A QUAND LA FIN DU MIRAGE !</p>
<p>Si les élections seraient libres et transparentes, les citoyens songeraient autrement et ces arrière-pensées seraient peut-être chassées un jour de leurs esprits. Tant que l&#8217;on serait éloigné de la légitimité du parlement, cette colle serait toujours indélébile. Un député est fait pour réfléchir, travailler ses méninges, proposer ou amender des lois mais non pas seulement lever éternellement les mains pour approuver quelque chose que lui-même n&#8217;y a jamais cru. Il faut être le digne représentant de sa circonscription, pas un lourd fardeau budgétaire pour le trésor public et la société. Déjà les partis existant officiellement, on les a oubliés vu qu&#8217;ils ne surgissent qu&#8217;aux moments des échéances électorales. On ne sait s&#8217;ils le font naturellement ou tout simplement pour chauffer la galerie et jouer leurs rôles de lièvres. On en a marre de ce scénario. Nous sommes épuisés, lessivés par ce schéma qui ne veut pas nous séparer comme une misère qui nous colle à la peau. A chaque fois, on nous promet sur tous les toits des élections on ne peut plus démocratiques et à la fin, c&#8217;est la même déception et le désespoir continue son bonhomme de chemin. On regarde les autres évoluer dans le bon sens tandis que chez nous, on nous sort des histoires à dormir debout. A quand la fin de ce mirage !</p></div>
</div>
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