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Samarcande

4 octobre 2013

LITTERATURE

Jean-Claude Lattès, 2006
- 376 pages
Samarcande, c’est la Perse d’Omar Khayyam, poète du vin, libre-penseur, astronome de génie, mais aussi celle de Hassan Sabbah, fondateur de l’ordre des Assassins, la secte la plus redoutable de l’Histoire. Samarcande, c’est l’Orient du XIXe siècle et du début du XXe, le voyage dans un univers où les rêves de liberté ont toujours su défier les fanatismes. Samarcande, c’est l’aventure d’un manuscrit qui, né au XIe siècle, égaré lors des invasions mongoles, est retrouvé des siècles plus tard. Une fois encore, nous conduisant sur la route de la soie à travers les plus envoûtantes cités d’Asie, Amin Maalouf nous ravit par son extraordinaire talent de conteur. A la suite d’Edgar Ellan Poe, il nous dit :  » Et maintenant, promène on regard sur Samarcande ! N’est-elle pas reine de la Terre ? Fière, au-dessus de toutes les villes, et dans ses mains leurs destinées ? « 

Au début du XXe siècle, Ernest Renan a dit : « Omar Khayyam est peut-être l’homme le plus curieux à étudier pour comprendre ce qu’a pu devenir le libre génie de la Perse dans l’étreinte du dogmatisme musulman. » Mais qui est cet Omar Khayyam ? C’est le récit de cette vie extraordinaire auquel s’est attaqué le grand écrivain voyageur et académicien franco-libanais Amin Maalouf, nous transportant au cœur de l’Orient du XIe siècle, dans la capitale persaneSamarcande, aujourd’hui en Ouzbékistan.

 

Le roman historique se compose de deux parties : dans la première, la vie d’Omar et la manière dont il est venu à rédiger ses poèmes les plus connus dans un magnifique manuscrit qui s’est perdu pendant des siècles. La seconde partie retrace l’histoire de ce manuscrit à partir de sa redécouverte à la fin du XIXe – début XXe siècle, et l’engouement que ces poèmes vont susciter dans le monde entier.

Grand mathématicien, poète, philosophe, savant complet comme seul le siècle d’or musulman savait les faire à cette époque, on ne connaît pourtant que peu de choses sur Khayyam : né à Nichapur, il vécut à Samarcande puis à Ispahan, côtoyant les cadi et sultans de l’époque, mais restant toujours à l’écart d’un quelconque pouvoir. C’est son aura de grand savant qui l’a sauvegardé des complots de palais, toujours très nombreux ..

Un roman très intéressant sur la culture persane, les luttes de pouvoir, mais également sur l’histoire plus récente de ce qui est désormais l’Iran. Amin Maalouf a un réel talent de conteur, et l’on voit qu’il a été lui-même très influencé par Khayyam, à travers sa langue extrêmement poétique et un style très agréable.

Ce fut la traduction anglaise d’Edward FitzGerald qui fit connaître au grand public, en 1859, l’œuvre poétique de Khayyam et qui servit de référence aux traductions dans beaucoup d’autres langues.

Pour le plaisir, quelques vers venus du XIe siècle :

« Tu peux sonder la nuit qui nous entoure.
Tu peux foncer sur cette nuit… Tu n’en sortiras pas.
Adam et Ève, qu’il a dû être atroce, votre premier baiser,
puisque vous nous avez créés désespérés ! »

« Au printemps, je vais quelques fois m’asseoir à la lisière d’un champ fleuri.
Lorsqu’une belle jeune fille m’apporte une coupe de vin, je ne pense guère à mon salut.
Si j’avais cette préoccupation, je vaudrais moins qu’un chien. »

« Luths, parfums et coupes,
lèvres, chevelures et longs yeux,
jouets que le Temps détruit, jouets !
Austérité, solitude et labeur,
méditation, prière et renoncement,
cendres que le Temps écrase, cendres ! »

 

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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23 Réponses à “Samarcande”

  1. Artisans de l'ombre Dit :

    Samarcande c’ est une ville d’Ouzbékistan, à la limite des mondes turcs et persans. le poète persan Omar Khayyam, scientifique et poète y a vécu une partie de sa vie. Dans la première partie de son livre, Amin Maalouf nous fait découvrir la vie de ce poète et l’origine de la création d’un volume mythique de poèmes que Omar a rédigé tout au long de sa vie. On y découvre aussi l’histoire mouvementée de cette contrée au XIe siècle.
    Dans la seconde partie c’est la redécouverte de ce manuscrit de la fin du XIXe au début du XX e siècle avec de la même façon l’histoire extrêmement troublée de toute la région.
    L’écriture d’Amin Maalouf est toute en délicatesse et en poésie, il sait nous faire découvrir l’âme des personnages de son livre et nous promener dans l’histoire d’une région qui ne nous est en général pas très familière. Et si l’on se prend à réfléchir aux similitudes dans les troubles politiques entre les deux périodes décrites dans ce livre et notre époque qui est toujours aussi mouvementée dans toute cette région, on se dit que la poésie est réellement plus que nécessaire pour tenter d’aider les hommes à surmonter ces épreuves. Pour moi, ce livre y participe car au delà de l’histoire, l’auteur arrive à nous emmener dans une réflexion assez fine sur les hommes, leurs cultures et leur soif de pouvoir. Un très beau livre que je relirai à coup sur.

    Dernière publication sur 1.Bonjour de Sougueur : Les 7 profils d’apprentissage

  2. Artisans de l'ombre Dit :

    Samarcande est avant tout un hommage au poète perse du 11ème siècle Omar Khayyam, dont les célèbres Robâiyât chantent le vin et la contemplation.

    La première partie du roman concerne la vie du poète lui-même, et la rédaction de ses Quatrains. Bien qu’étant l’un des hommes les plus érudits de son temps, il se tient éloigné des conflits politiques. Il ne peut cependant pas s’en couper complètement : pas toujours très bien vu parmi le peuple à cause de sa conception très personnelle de la religion, il lui faudra toujours un puissant protecteur qui lui permettra de réaliser ses travaux au calme. La vie de Khayyam est également liée aux Assassins, fanatiques religieux qui bouleversent l’équilibre politique de la région en ôtant la vie à plusieurs dirigeants pas assez souples à leur goût.

    La seconde partie du livre nous emmène dans l’Iran du 19ème siècle, à la recherche du manuscrit de Khayyam. Pillée à la fois par la Russie et par l’Angleterre, le pays connaît une grande période de trouble, et est déstabilisé à chaque fois qu’il tente de s’émanciper de ses deux « protecteurs ».

    Maalouf a toujours le don de nous faire vivre les événements de l’intérieur, quelles que soient la période et la région concernées, expérience d’autant plus intéressante pour un européen qui ne connaît pas grand chose de l’histoire de l’Orient. Agréable à lire, instructif : n’hésitez pas à vous y plonger !

    Dernière publication sur 1.Bonjour de Sougueur : Les 7 profils d’apprentissage

  3. Artisans de l'ombre Dit :

    Quel magnifique roman ! J’ai l’impression que je reviens de loin, en refermant ce bijou. Je connais cet auteur depuis des années, sans jamais être attirée par ses romans ni essais. Ce n’était peut-être pas le bon moment…

    Samarcande est une biographie romancée d’Omar El Khayyam, grand philosophe perse du XIème siècle, très célèbre pour Les Quatrains qu’il a écrit tout au long de sa vie.

    « Quel homme n’a jamais
    transgressé Ta Loi, dis ? Une vie
    sans péché, quel goût a-t-elle, dis ?
    Si Tu punis le mal que j’ai fait par
    le mal. Quelle est la différence entre
    Toi et moi, dis ? »

    Ses Quatrains sont restés secrets pendant près de 9 siècles, et entre temps plusieurs poètes ont écrit des Quatrains blasphématoires et qui de peur d’être jugés, les ont associés à ceux de Khayyam, ce qui fait qu’aujourd’hui nous ne sommes pas sûrs que tous Les Quatrains que l’on retrouve dans le recueil de Khayyam soient réellement écrits par lui…

    J’ai toujours été très attirée voire fascinée, par la zone géographique Iran-Afghanistan-Pakistan-Inde, et dans Samarcande j’ai été servie ! Ce roman est une réelle encyclopédie sur l’Histoire de la Perse au XIème siècle et au début du XXème.

    Le roman est divisé en deux partie, la première se déroule au XIème siècle et nous raconte la biographie de Khayyam, puis la seconde se déroule au début des années 1900, où l’auteur nous raconte l’évolution politique de la Perse, mais surtout l’évolution des idées de son peuple… Ce livre regorge de réelles leçons sur la politique et sur la Perse, il m’a fascinée et m’a beaucoup appris.

    Un de mes meilleurs livres lus cette année, certainement.

    Dernière publication sur 1.Bonjour de Sougueur : Les 7 profils d’apprentissage

  4. Artisans de l'ombre Dit :

    Quel magnifique roman ! J’ai l’impression que je reviens de loin, en refermant ce bijou. Je connais cet auteur depuis des années, sans jamais être attirée par ses romans ni essais. Ce n’était peut-être pas le bon moment…

    Samarcande est une biographie romancée d’Omar El Khayyam, grand philosophe perse du XIème siècle, très célèbre pour les quatrains qu’il a écrit tout au long de sa vie.

    « Quel homme n’a jamais
    transgressé Ta Loi, dis ? Une vie
    sans péché, quel goût a-t-elle, dis ?
    Si Tu punis le mal que j’ai fait par
    le mal. Quelle est la différence entre
    Toi et moi, dis ? »
    Ses quatrains sont restés secrets pendant près de 9 siècles, et entre temps plusieurs poètes ont écrit des quatrains blasphématoires et qui de peur d’être jugés, les ont associés à ceux de Khayyam, ce qui fait qu’aujourd’hui nous ne sommes pas sûrs que tous les quatrains que l’on retrouve dans le recueil de Khayyam soient réellement écrits par lui…

    J’ai toujours été très attirée voire fascinée, par la zone géographique Iran-Afghanistan-Pakistan-Inde, et dans Samarcande j’ai été servie ! Ce roman est une réelle encyclopédie sur l’Histoire de la Perse au XIème siècle et au début du XXème.

    Le roman est divisé en deux partie, la première se déroule au XIème siècle et nous raconte la biographie de Khayyam, puis la seconde se déroule au début des années 1900, où l’auteur nous raconte l’évolution politique de la Perse, mais surtout l’évolution des idées de son peuple… Ce livre regorge de réelles leçons sur la politique et sur la Perse, il m’a fascinée et m’a beaucoup appris.

    Un de mes meilleurs livres lus cette année, certainement.

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  5. Artisans de l'ombre Dit :

    Samarcande est un roman historique, réel et fictionnel d’Amine Maalouf. L’auteur nous embarque dans une odyssée qui s’étend du 18 mai 1048 jusqu’au 18 avril 1912, trois jours après le naufrage du Titanic, là où le narrateur benjamin Omar Lesage perd le manuscrit d’Omar el Khayyâm.
    L’auteur y décrit la vie du persan Omar Khayyâm et le périple de son manuscrit, ce fameux mathématicien qui a révolutionné l’algèbre avec ces travaux sur les équations cubiques, il suffit de rappeler qu’il est le premier qui a introduit le X symbole international de l’inconnu en math, astronome, poète et libre penseur! L’auteur des Robaites(Quatrains) incluses dans le manuscrit.
    Contre vents et marées, le manuscrit tombe entre les mains de Djemâl ad-Dîn al-Afghâni . Un philosophe réformiste et libre penseur ! Et finit entre celles de benjamin O Lesage.
    Dans le fond Amine Maalouf y décrit les étapes politico-historiques de la perse et de l’orient.
    L’absolutisme religieux, les traditions séculaires, la main mise des puissances étrangères y favorisant le despotisme et la corruption pour en tirer profil et qui reste toujours monnaie courante, la lutte pour le trône, le pouvoir corrompu et d’autres facteurs qui font que la démocratie et la bonne gouvernance ne s’y concrétise pas.
    Quel en est le rapport entre Omar Khayyâm et Djemâl ad-Dîn al-Afghâni ?
    L’auteur fait une passerelle entre les deux philosophes pour démontrer que le changement y vient de cette catégorie de gens !
    Il est à noter que tous les personnages du roman entre autres :
    Omar Khayyam, Nizam al-Mulk, Nizam al-Mulk, Alp Arslan, Malik Shah Ier, Hassan ibn al-Sabbah, Henri Rochefort, Nasseredin Shah, Djemâl ad-Dîn al-Afghâni , Mirza Reza Kermani, Mirza Reza Kermani, Howard Baskerville, Morgan Shuster ont bel et bien existé sauf jahane et chirine qui y sont employé pour assaisonner le coté passionnel du roman.
    Bien-que l’ouvrage m’ait saisi, j’y trouve quelques passages un peu languissants ! Mais dans l’ensemble,le livre est une grande réflexion sur la démocratie , la liberté et les valeurs humaines.

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  6. Artisans de l'ombre Dit :

    Samarcande, un livre que l’on lit, un jour, quand les critiques explosent, et que l’on reprend quelques années plus tard. La lecture en est différente (les âges aussi). le merveilleux reste et se découvre encore plus merveilleux. La poésie, on ne peut s’empêcher de noter la traduction des poèmes de Omar Khayam, de les apprendre et de découvrir leur rythme et leur mélodie. Amin Maalouf, tel un conteur oriental nous transporte sur un tapis volant. Mais il nous fait atterrir dans la réalité historique parmi les conflits, à des époques différentes pour des enjeux différents d’un Orient divisé selon les intérêts politiques ou religieux, que les puissances occidentales d’Est en Ouest, convoitent au nom de la « démocratie » en lorgnant sur quelques « richesses enfouies »…
    A côté de la beauté du conte, du roman de légende, on ne peut faire l’économie de l’Histoire, l’histoire des peuples, l’histoire des gouvernants, l’histoire d’un Orient convoité, et ignoré, aimé pour son originalité, mais qui peut sombrer à tout moment, dans l’intransigeance, le despotisme, l’obscurantisme…. Il y a bien des raisons à cette « répétition » des faits, et des méfaits ???

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  7. Artisans de l'ombre Dit :

    Au début du XXe siècle, Ernest Renan a dit : « Omar Khayyam est peut-être l’homme le plus curieux à étudier pour comprendre ce qu’a pu devenir le libre génie de la Perse dans l’étreinte du dogmatisme musulman. » Mais qui est cet Omar Khayyam ? C’est le récit de cette vie extraordinaire auquel s’est attaqué le grand écrivain voyageur et académicien franco-libanais Amin Maalouf, nous transportant au cœur de l’Orient du XIe siècle, dans la capitale persane Samarcande, aujourd’hui en Ouzbékistan.

    Le roman historique se compose de deux parties : dans la première, la vie d’Omar et la manière dont il est venu à rédiger ses poèmes les plus connus dans un magnifique manuscrit qui s’est perdu pendant des siècles. La seconde partie retrace l’histoire de ce manuscrit à partir de sa redécouverte à la fin du XIXe – début XXe siècle, et l’engouement que ces poèmes vont susciter dans le monde entier.

    Grand mathématicien, poète, philosophe, savant complet comme seul le siècle d’or musulman savait les faire à cette époque, on ne connaît pourtant que peu de choses sur Khayyam : né à Nichapur, il vécut à Samarcande puis à Ispahan, côtoyant les cadi et sultans de l’époque, mais restant toujours à l’écart d’un quelconque pouvoir. C’est son aura de grand savant qui l’a sauvegardé des complots de palais, toujours très nombreux ..

    Un roman très intéressant sur la culture persane, les luttes de pouvoir, mais également sur l’histoire plus récente de ce qui est désormais l’Iran. Amin Maalouf a un réel talent de conteur, et l’on voit qu’il a été lui-même très influencé par Khayyam, à travers sa langue extrêmement poétique et un style très agréable.

    Ce fut la traduction anglaise d’Edward FitzGerald qui fit connaître au grand public, en 1859, l’œuvre poétique de Khayyam et qui servit de référence aux traductions dans beaucoup d’autres langues.

    Pour le plaisir, quelques vers venus du XIe siècle :

    « Tu peux sonder la nuit qui nous entoure.
    Tu peux foncer sur cette nuit… Tu n’en sortiras pas.
    Adam et Ève, qu’il a dû être atroce, votre premier baiser,
    puisque vous nous avez créés désespérés ! »

    « Au printemps, je vais quelques fois m’asseoir à la lisière d’un champ fleuri.
    Lorsqu’une belle jeune fille m’apporte une coupe de vin, je ne pense guère à mon salut.
    Si j’avais cette préoccupation, je vaudrais moins qu’un chien. »

    « Luths, parfums et coupes,
    lèvres, chevelures et longs yeux,
    jouets que le Temps détruit, jouets !
    Austérité, solitude et labeur,
    méditation, prière et renoncement,
    cendres que le Temps écrase, cendres ! »

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  8. Artisans de l'ombre Dit :

    Je viens de relire le merveilleux roman d’Amin Maalouf « Samarcande » écrit en 1988, grâce à Soleil23 qui l’a dans ses livres préférés. Je n’ai pas été déçu et je l’ai même sûrement mieux apprécié. Autour des Robaiyat d’Omar Khayyam, l’auteur nous raconte deux histoires celle du poète, Omar, fils d’Ibrahim de Nichapour, génie de La Perse, prince des philosophes (1048-1131) et les évènements qui ont conduits les Persans au début du XXème à se battre pour avoir une Constitution.

    Ayant lu Alamut de Vladimir Bartol l‘année dernière, j’ai retrouvé avec intérêt le destin croisé du poète, homme de science , aimant la vie , émerveillée de ses splendeurs, et celui d’Hassan Sabbah, l’effroyable chef de l’ordre des Assassins, qui fit du rocher d’Alamout ou Alamut , le siège de son pouvoir de terreur.
    Entre Intrigues de cour et de pouvoir, Amin Maalouf nous fait voyager dans cet Orient en nous en rappelant l’histoire lointaine ou presque contemporaine quand la Perse, irritée de l’emprise exercée par la Russie du Tsar, ou des européens, cherche à retrouver sa fierté et sa liberté.

    Je ne peux que vous encourager à découvrir ce roman qui vous enrichit de culture sur ce pays troublant et troublé appelé aujourd’hui Iran.

    Est-ce la pauvreté qui m’a conduit vers toi ?
    Nul n’est pauvre s’il sait garder ses désirs simples.
    Je n’attends rien de toi, sinon d’être honoré,
    Si tu sais honorer un homme droit et libre.

    Omar Khayyam

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  9. Artisans de l'ombre Dit :

    Un roman comme je les adore, une histoire sublime qui en plus nous apprend l’Histoire, qui elle est souvent beaucoup plus sombre. Ici c’est d’abord l’Orient du XIème siècle avant celui du XIXème, et plus particulièrement la Perse, avec sa poésie, son fanatisme et ses luttes de pouvoir, le tout servi par une plume superbe qui nous fait baigner dans cet univers envoutant.

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  10. Artisans de l'ombre Dit :

    L’intrigue de ce roman, signé par l’écrivain franco-libanais Amin Maalouf, se situe, d’un point de vue spatial, en majeure partie en Perse (plus ou moins l’actuel Iran). D’un point de vue temporel, on distingue deux époques : celle du XIe siècle et qui s’intéresse à Omar Khayyam, poète et érudit connu principalement pour ses Quatrains (Rubayïat*) ; et celle qui est à cheval entre le XIXe et le XXe siècle. On notera que le roman est assez symétrique : il est divisé en deux parties d’égale longueur, chacune correspondant à l’une des époques susmentionnées.

    Si le roman est symétrique il est par contre inégal. La première partie est de loin la plus intéressante : Amin Maalouf y déploie son talent de chroniqueur pour peindre une biographie romancée de Khayyam sur fond d’intrigues et de complots politiques. D’autres personnages (eux aussi ayant réellement existé) sont présents : Nizam al-Mulk (vizir et grand politicien) ainsi que Hassan Sabbah, le redoutable occupant de la forteresse d’Alamut et le fondateur de l’ordre des Assassins.

    La seconde partie est un peu décevante : l’intrigue est faible et on a l’impression de tourner en rond en suivant les péripéties du protagoniste et ses tribulations lors de la révolution constitutionnelle persane.

    Concernant le style, il faut reconnaître que l’auteur a une belle plume : une langue poétique et évocatrice qui est – c’est une constante dans les romans de cet écrivain – mise au service de la réconciliation entre l’Orient et l’Occident.

    En terminant la lecture de ce livre, je me suis posé la question suivante : pourquoi avoir intitulé ce récit Samarcande alors que le personnage principal n’est pas la ville éponyme mais bien le manuscrit des Rubayïat de Khayyam ? Si vous avez la réponse, je suis preneur.

    *Un exemple de ces fameuses Rubayïat :

    Le Ciel est le joueur, et nous, rien que des pions.
    C’est la réalité, non un effet de style.
    Sur l’échiquier du monde Il nous place et déplace
    Puis nous lâche soudain dans le puits du néant.

    Conclusion : Très bon livre. Ainsi, il n’est pas étonnant d’apprendre que cet écrivain est le lauréat du prix Goncourt 1993 (pour « Le Rocher de Tanios ») et qu’il est récemment devenu un immortel.

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  11. Artisans de l'ombre Dit :

    Samarcande est le premier (et seul) roman d’Amin Maalouf que j’ai lu, et ça a été pour moi une très grosse déception !

    Autant j’ai été transportée par l’ambiance enflammée, subtile et délicate façon Mille et Une Nuits qu’il y avait dans les livre un et deux, autant dans les deux suivants il ne m’est resté que de l’ennui et une absence totale d’intérêt !!

    Je suis pourtant allée au bout en espérant avoir une opinion qui aurait reflétée mon enthousiasme des « premières » pages, mais sans succès. La seule réelle motivation pour le finir aura été l’idée de ne plus le voir sur ma table de chevet.
    Dommage…

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  12. Artisans de l'ombre Dit :

    Lu depuis longtemps (15 ans) j’en garde un souvenir de delicieux moments de lecture ! Ce roman se lit comme une poesie en savourant chaque phrase !
    Samarcande m’a fait decouvrir un ecrivain que je trouve genial de par son ecriture  »chaude » comme le sable du desert et son style poetique comme les contes feeriques des mille et une nuits.

    Un recit passionnant !
    A lire absolument !!!!!!!!!

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  13. Artisans de l'ombre Dit :

    Ce roman se divise en deux partie. Dans la première partie, on découvre la Perse du XIème siècle aux côtés d’Omar Khayyam, scientifique et poète célèbre de cette époque. Avec lui, on va cotoyer des personnages tel que Nizam-al-Mulk, grand homme politique et tel que Hassan Sabbah, fondateur de la secte des assassins. Dans la seconde partie, on se retrouve dans l’Iran de la fin XIXème siècle / début XXième, sur les pas de Benjamin Omar Lesage qui part à la découverte du manuscrit laissé par Omar Khayyam.
    Ce roman a été une très belle découverte. Rien que le titre fait rêver et nous transporte dans la Perse des califes. Grâce à ce livre, j’ai découvert un pan de l’histoire d’un pays que l’on connaît assez mal en Occident. A la suite d’Omar et de Benjamin, on côtoie des personnalités historiques fascinantes. Amin Maalouf arrive à rendre avec beaucoup de finesse la personnalité de ces hommes qui ont marqué leur époque. Les rares femmes du récit ne sont pas oubliées. Malgré le fait qu’elles sont principalement cantonnées à jouer un rôle dans l’ombre des hommes, l’auteur sait souligner leur importance.
    Mais ce qui m’a le plus séduit dans ce roman, c’est l’écriture d’Amin Maalouf. J’ai été happé par la poésie et la délicatesse de son style. Sous sa plume, renaît la Perse des Califes, des poètes, de la douceur de vivre… mais aussi la Perse de la violence, de la guerre et de l’instabilité politique.
    L’auteur réussit le tour de force de rendre accessible à des novices l’histoire mouvementée d’un pays rythmé par de fréquents troubles politiques.

    Coup de coeur

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  14. Artisans de l'ombre Dit :

    Comme toujours, les livres d’Amin Maalouf passionnent. Samarcande ne fait pas exception.
    L’histoire des l’ordre des assassins nous est une nouvelle fois contée. Et on apprend l’histoire d’Omar Khayyam. Un excellent moment de lecture

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  15. Artisans de l'ombre Dit :

    Du cadi de la ville de Samarcande, Omar Khayyam reçoit un livre aux pages blanches. Charge à lui de le remplir avec ses robaï, ses Quatrains jugés hérétiques par les religieux. Ainsi est né le Robaïyat, manuscrit fabuleux et légendaire. Il traversera les siècles et les guerres. Nous le retrouverons au début du 20è siècle, alors que la Perse s’éveille à la démocratie.
    Samarcande est aussi l’occasion d’un voyage dans un Orient mystérieux, entouré de légendes. Une terre de guerres parfois terribles, côtoyant luxe et raffinement ; de la pauvreté et des accueils toujours chaleureux ; un islam moderniste et un islam rétrograde.
    Un voyage érudit dans une terre de contrastes, le long de la plume d’un conteur hors paire.

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  16. Artisans de l'ombre Dit :

    de tous les livres de Maalouf , c’est celui qui m’a fait le plus partir à l’aventure intérieure.l’écriture est simple précise et non dénuée d’humour et faire la connaissance de Kahhyam , pour un amateur d’histoire et de vin fût vraiment un moment agréable.

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  17. Artisans de l'ombre Dit :

    Un livre sur l’ivresse de l’Orient, à la fois fascinant et dangereux, si mystérieux. Je dois avouer que j’ai mis un certain temps avant de vraiment « accrocher », et que la deuxième partie du roman m’a davantage plu que tout la partie sur Khayyam… qui est pourtant indispensable pour comprendre tout le reste. Un livre qui a l’air extrêmement bien renseigné historiquement (une impression tout du moins, n’ayant pour ma part aucune espèce de notion historique sur ces époques) tant la foule de détails historiques est précise. Sinon, il s’agit dans l’ensemble d’un livre que j’ai plutôt apprécié, s’équilibrant entre la première partie davantage paisible, et la deuxième plus aventureuse. D’ailleurs, j’ai découvert dans le fond de la bibliothèque familiale un recueil de Quatrains de Omar Khayyam que je me suis empressée de placer dans ma PAL…pour une prochaine fois !

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  18. Artisans de l'ombre Dit :

    Samarcande se divise en quatre livres, les deux premiers traitent de la vie d’Omar Khayyam, grand poète du Moyen-Orient au XIè siècle. Les deux dernières parties abordent la quête du narrateur, Benjamin, au début du XXè siècle pour retrouver le manuscrit d’Omar Khayyam.
    Le livre est agréable à lire et écrit avec beaucoup de finesse. Les livres 1 et 2 nous font voyager avec délectation. Mais les livres 3 et 4 sont terriblement ennuyeux voire sans intérêt d’où ma note. Je suis partagé entre l’amour et la décéption pour ce livre trop inégal.

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  19. Artisans de l'ombre Dit :

    Un magnifique récit qui saisit le prétexte d’un manuscrit perse du XIème siècle pour nous plonger dans l’Orient profond.
    Amin Maalouf, avec talent et habilité nous conte l’histoire de la Perse où les luttes vont bon train quelles que soient les époques.
    Mais Samarcande, un nom évocateur, c’est aussi un décor de mille et une nuits, des saveurs, des odeurs, de la suavité, de l’amour …

    Un très beau récit à savourer.

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  20. Artisans de l'ombre Dit :

    Ce roman s’étale sur deux époques importantes de l’histoire de la Perse séparées par huit siècles. le XIème d’Omar Khayyam, génie de la culture persane de l’époque et le XIXème siècle d’Omar Lesage, personnage purement romanesque n’ayant pas existé réellement.
    Les 4 « livres » de cet ouvrage ont été répartis équitablement entre ces 2 époques. Ce qui ne saurait se défendre vu l’écart de qualité qui existe entre les 2 premiers chapitres et les 2 derniers ( en faveur des premiers).
    En effet, les personnages de la deuxième partie ne sont que les ombres de ceux de la premiere partie. Omar le persan est forcement plus séduisnat qu’Omar l’américain. le comble, et c’est mon humble avis, on cesse d’être impliqué dès que l’intrigue devient un peu « policière » et non moins absurde quand « la porte s’ouvrit » au milieu des ruelles « iraniennes »..et que le sort du « manuscrit », file conducteur de l’intrigue, se voit associé au drame du..Titanic!
    Ceci dit, le pari d’instruire le lecteur sur un sujet aussi passionnant que l’histoire de la Perse est réussi. Peut-être, fallait-i l-seulement- écrire 2 romans!

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  21. Artisans de l'ombre Dit :

    Maalouf, m’as fait découvrir le plaisir d’errer dans les labyrinthes de l’Histoire. Son style captif, ses phrases méticuleuses, ont changé ma façon d’apprécier cette discipline. le mélange d’amour, Histoire, guère, et suspens nous drogue, et nous emporte dans le monde de Khayyâm.
    J’ai passé quelques semaines aux onzième siècle.

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  22. Artisans de l'ombre Dit :

    un poète emblématique de l’Orient; à la recherche d’un livre disparu du XIe siècle au XXe siècle.L’orient, la mumière de l’orient sa poésie, tout est ici dépeint avec un beau regard, une langue lumineuse… une partie de l’histoire aussi. Une belle oeuvre à découvrir sans modération, un superbe auteur.

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  23. Artisans de l'ombre Dit :

    Un grand plaisir de lecture grâce au talent de conteur d’Amin Maalouf, au dépaysement ,dans le temps,dans l’espace ,dans les moeurs.
    L’ensemble,sur fond historique, baigne dans la poésie.

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