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Dans le don par El-Guellil

8 septembre 2013

El-Guellil

On «donne» la parole à quelqu’un, et puis on la reprend, non sans avoir dit «pardon», «merci», «gracias», «choukrène», «thanks». Pour pouvoir commercer, il faut instaurer avec l’autre une confiance minimale, qui implique généralement qu’on «donne sa parole» et qu’on ne peut la «reprendre» sans raison grave. La parole donnée suffisait pour les transactions. L’hypothèque, le chèque de garantie, l’ont remplacée aujourd’hui. A la différence de celui du marché, l’univers du don requiert l’implicite et le non-dit. La magie du don n’est susceptible d’opérer que si ses règles demeurent informulées. Sitôt qu’elles sont énoncées, le carrosse redevient citrouille, le roi se révèle nu, et le don équivalence. Le don est, non pas une chose, mais un rapport social. Il constitue même le rapport social par excellence, rapport d’autant plus redoutable qu’il est désirable.

L’idée centrale est que le désir de donner est aussi important pour comprendre l’espèce humaine que celui de recevoir. Que donner, transmettre, rendre, que la compassion et la générosité sont aussi essentielles que prendre, s’approprier ou conserver, que l’envie ou l’égoïsme. Ou encore que «l’appât du don» est aussi puissant ou plus que l’appât du gain, et qu’il est donc tout aussi essentiel d’en élucider ses règles que de connaître les lois du marché ou de la bureaucratie pour comprendre la société moderne.

On envisagera ici la société comme composée d’ensembles d’individus qui tentent perpétuellement de se séduire et de s’apprivoiser les uns les autres en rompant et en renouant des liens. S’apprivoiser, «c’est créer des liens». C’est rendre quelqu’un unique. Rien n’est plus banal assurément. Mais en passe de raréfaction. Car le temps manque, et apprivoiser prend du temps. C’est pourquoi les hommes achètent des choses toutes faites chez le marchand, des signes d’apprivoisement qui sont eux-mêmes apprivoisés, et confient leur quête d’une «solution unique» à la solidarité du grand nombre, à l’Etat-providence… aux psychanalystes.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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