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Histoires vraies Parricide Lounès Benredjal

6 septembre 2013

Lounès Benredjal

Publié dans Info Soir le 14 – 08 – 2003

Traîtrise

À pas de loup, il s’avance vers son père endormi.
Il est presque minuit dans ce village du Sud algérien. Tout semble endormi, c’est ce moment précis que choisit Abdelghafour, un jeune homme âgé de 22 ans, pour monter à la terrasse de la demeure de son père. Il fait très chaud, et tous les Sudistes, qui ne peuvent pas s’offrir un climatiseur, hors de prix pour leurs bourses, dorment sur les terrasses pour fuir la chaleur de la maison. Nu-pieds, pour éviter tout bruit, et tel un félin en quête d’une proie, Abdelghafour distingue la tête de son père.

Il s’avance et sans la moindre hésitation, lui écrabouille le crâne à l’aide d’un gros parpaing. Le pauvre vieillard, âgé de 82 ans, meurt sur le coup dans son sommeil.

Abdelghafour descend de la terrasse et se dirige vers la demeure de sa grand-mère maternelle, pour y passer le reste de la nuit.

Ce n’est que le lendemain, vers 10 h, en revenant de chez ses parents où elle avait passé la nuit avec ses six enfants, que la seconde épouse du père de Abdelghafour trouve le corps inanimé de son mari, d’où se dégage déjà, sous l’effet de la chaleur, l’odeur fétide de la chair en décomposition.

La pauvre femme, répondant au nom de Hizia, telle une louve blessée, se met à hurler à pleins poumons du haut de la terrasse.
En quelques minutes, c’est le branle-bas de combat, tout le quartier est ameuté. Hommes, femmes et enfants accourent pour constater de visu l’horreur.
Dans l’assistance, comme cela arrive souvent, en cas de meurtre, le fils meurtrier de son père est présent et verse même des larmes de crocodile sur la dépouille du défunt. Des personnes compatissantes le soutiennent et le réconfortent.
Les gendarmes sont alertés et une enquête est déclenchée. Comme le vieillard était seul cette nuit-là, il n’ y avait aucun témoin oculaire, les voisins immédiats n’ont rien vu, rien entendu. L’enquête piétine jusqu’au moment où les langues commencent à se délier pour cerner le personnage de Abdelghafour, le fils.

Abdelghafour est né d’un premier lit. Il est le benjamin de cinq filles toutes mariées. Après la mort de sa mère, survenue il y a une quinzaine d’années, son père s’est remarié à une jeune femme, sa cadette de 30 ans.

Dès la première année, elle donne naissance à un garçon, suivi quelques années plus tard de trois autres garçons et de deux filles. Après la perte de sa mère, Abdelghafour vit chez sa grand-mère maternelle et ne se rend qu’épisodiquement chez son père.

Oisif à longueur d’année, Abdelghafour décide un jour de voir son père à l’effet de prendre épouse.

La réponse de son père est sèche : «Le mariage coûte cher, je suis dans l’impossibilité de financer le tien. L’argent que j’ai c?est pour mes petits-enfants, pas pour toi. Retrousse tes manches, travaille, gagne de l’argent et marie-toi !».
Depuis, Abdelghafour voue à son père une haine sans limite et afin d’hériter immédiatement, il le tue.
Après des aveux complets, Abdelghafour est arrêté et écroué.

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À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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Une réponse à “Histoires vraies Parricide Lounès Benredjal”

  1. Artisans de l'ombre Dit :

    Des larmes de crocodile »

    Signification

    Pleurer pour obtenir quelque chose.

    Origine

    Cette expression date du XVIe siècle, elle fait allusion à une légende de l’Antiquité où les crocodiles charmaient leurs proies par des gémissements. Une fois attirées, elles se faisaient prendre. Aujourd’hui lorsque l’on pleure pour obtenir quelque chose, cela s’appelle des larmes de crocodile.

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