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Qui va être le SG du FLN ? par El Yazid Dib

30 août 2013

El Yazid Dib

Coincé entre deux bornes personnelles non dénuées d’intérêts et loin d’un combat idéologique, le FLN est encore une fois confronté aux désirs des uns et aux délires des autres. 

C’est depuis janvier que l’intérim retenu initialement pour un mois s’est contenté de séjourner dans une éternité de 08 mois. Sans les remous d’ici et d’ailleurs le provisoire dans la coordination aurait duré un mandat entier. C’est aussi durant cette période transitoire que la formation a connu des soubresauts et des écarts. Allant jusqu’aux rangs de l’hémicycle, les attributions organiques se sont vues, comme çà, par mirage étendues. Le passage par les urnes ou le plébiscite sont des outils stratégiques. Quand ça nous arrange de designer le président du groupe parlementaire par acte d’autorité, on brandit les pouvoirs statutaires, quand il s’agit de plébisciter un SG on sort l’obligation démocratique de l’urne. Drôle de vision politique d’un avenir à qui l’on ne pourra éternellement survivre. Au même moment où la base est dans l’expectative, attendant ce qui se trame au sommet, pour enfin se repositionner, se conforter ou changer de camp, la direction attise le spectacle. Plus qu’un parti, moins qu’un Etat, le FLN était un mythe. Il peut être un producteur de noms mais il est surtout un chariot-élévateur d’hommes. Congrès contre congrès, on n’y efface pas. L’on recommence et on continue. Ce jeudi n’est en fait qu’une autre réunion avec toute la ressemblance avec celles précédentes. Les coulisses et le travail cachotier vont faire, c’est déjà dans l’air du temps beaucoup d’émules. On n’est pas aussi loin des avant-goûts du coup d’état scientifique ou des méandres de la justice nocturne. Même cette fois-ci, le secours judicaire n’a pu faire changer de sort.

Quelle différence y a-t-il entre l’Aurassi et Riadh ? Confort ou précarité ? Punch ou popularité ? Proximité ou éloignement ? Sécurité ou débandade ? L’un est près d’un palais, l’autre d’une résidence. Le cout d’hébergement n’a jamais été une affaire de parti. La facture au montant quelconque trouve toujours un bon bienfaiteur. Alors ? Certains diront que les « baltagias » craignent l’Aurassi. Bref, l’essentiel ainsi n’est plus dans le lieu. A l’origine, Ifri dans la Soummam n’était pas un hôtel x étoiles. Chacun avait ses étoiles dans le cœur. Comme cet essentiel n’est pas dans le temps. Qu’a-t-on fait depuis 08 mois ?

Le « coordonateur » affirmait il y a quelques jours qu’il est impossible de pouvoir réunir tout le monde en moins de 48 heures, et que ceci ne cadrait pas avec le règlement intérieur qui, selon ses dires exige un délai d’au moins 15 jours avant la tenue de la réunion du Comité central. Voilà que le conclave va avoir lieu dans moins de 3 jours et certainement à l’Aurassi. Il s’est passé assurément quelques choses dans cette volte-face. Cet essentiel est par contre dans le parachèvement du processus de « désignation » par suffrage ou par cooptation celui et pourquoi pas celle – une femme SG du FLN serait le symbole le plus expressif de l’ouverture du parti envers la société- qui présidera le destin politique du parti.

Avec ou sans Belkhadem, le FLN est condamné à ne plus tergiverser pour des broutilles de personnes, à assurer sa propre survie. Fort de ses référentiels et surtout de ses jeunes cadres qui ne sont pas tous hélas membre de ce fameux comité, il est obligé de dépasser cette énième crise. Que tous ceux qui ont eu à exacerber les débats, à exciter davantage la fitna tirent leur révérence.

Avec un personnel des années du parti unique le FLN n’ira pas vers le fond philosophique de la démarche qu’il semble préconiser. Il demeurera otage des caciques et de groupes corporatistes fort jaloux envers toute « pénétration » étrangère, entendre étrangère au parti, même étant fortement nationaliste et profondément algérienne. Un article du RI du parti aléatoirement respecté préconiserait pour l’accès à une candidature de joutes électorales l’obligation d’avoir plus de 07 ans d’ancienneté. Cet article est comme une épée de Damoclès à ne brandir qu’en des circonstances données. Il est utilisé aussi selon les connivences. Soit une fois on ferme l’œil, une autre on l’ouvre grandement. Les exemples sont légions.

Faisant dans une nébuleuse volonté, sa propension de changement, le parti semble n’arborer qu’une démocratie de bavardage dépourvue de toute logique propre à un parti où le centralisme démocratique est une règle d’or.

Développant un double discours, il tressaute tel un appareil en manque d’énergie et apporte jusqu’aux fonds du ridicule la preuve de la contradiction et de la discorde. L’on a l’impression que chez ce parti tout fonctionne comme avant, avec une certitude en bout qu’il ne faut pas le dire ou l’écrire quoique que maintenant certaines langues des diluent et font de la confrontation, épisodiquement une affaire personnelle.

Le FLN, si l’on en parle ainsi avec souvent moins de contrariété et plus d’écœurement ; c’est qu’il n’est pas n’importe quel parti. Mais par mésaventure il entreprend à contenir en son sein n’importe qui. L’élite étant à la base ou en knock-out, la masse s’individualise et s’accroche pêle-mêle aux sommets.

L’on sait que de nouvelles énergies, jeunes et vigoureuses épaulent dans son soubassement ce vieux parti. Mais hélas le commandement semble bien leur échapper, pour cause, que le reflexe d’appropriation subsiste encore dans la moelle sèche d’os poliomyélitiques. Encore que, à la faveur des printemps arabes, des NTIC, du facebook, de l’handicap managérial des tenants et aboutissants ; ces jeunes militants auront à penser dés à présent à initier un novembre-bis la réappropriation politiquement partisane n’est-elle pas une revendication légitime ?

Toutes les tentatives de vouloir ramener le parti à la borne de la modernité et de la démocratie interne ont échoué. Le redressement répétitif et redondant opéré à grands coups n’avait abouti en fait qu’à chasser les uns pour faire installer les autres. En somme les mêmes, quoi ? « Les vieux réflexes » « les caciques » « les apparatchiks » et autres diagrammes avilissant leurs porteurs n’auront pas radicalement disparu avec la tenue toutefois du congrès réunificateur, des rencontres de réconciliation, encore par ces CC fréquentatifs. Alors l’inversement de rôles dans un changement de personnes se devait de s’accompagner par un renforcement de neurones. La réunification ne suffit plus pour un corps déjà moribond. Il fallait un traitement de choc. Un renouvellement révolutionnaire. Il aura à emporter dans son élan rénovateur l’exclusivité, le régionalisme et la micro-famille. Ils se sont reconvertis en de vrais mouleurs de futures figurines partisanes. Le grand problème qui a tout le temps menacé le FLN se cotonnait et le demeure toujours s’articule viscéralement dans l’échéance électorale. A l’approche d’élections la furie prend le dessus. Les clans se forment. Les hystéries s’aiguisent et surtout le parrainage s’installe comme mode de gestion. Alors que dans les états-majors qui se respectent, une liste est échafaudée sur des études. Une analyse postélectorale pour la détermination des écarts dans la justesse du choix de la décision centralement dictée, du risque pris pour cela en rapport avec les supputations et scores pronostiquées et la catastrophe réalisée dans certaines communes. Le parti restera toujours malade du germe qui moisit la formulation de ses listes électorales. Il existe des communes perdues de mains en 1990 et qui continuent depuis à l’être encore dans le défaut de représentativité de leurs citadins dans ces législatives de 2012. Il faudrait aussi savoir que dans les listes du parti ; l’union des colistiers n’existe pas. Si regard approfondi et écouté était plongé dedans, sans l’œil de Moscou, la vision ne serait que vent, tempête et artifice. Chaque candidat semble-t-il est une liste à part. L’unanimité listière, n’y est point. L’embarras managérial et tactique est également dans les entrailles de ces listes. Le premier classé est en nette désaccord avec les suivants, pour le second c’est pareil. Il n’y a pas d’entente entre les éléments d’une même liste, tout simplement.

Il est aussi vrai que « la confection des listes provoque dans tous les partis des colères et des insatisfactions ». L’ordre se rétablira au fur et à mesure du temps qui sépare le dépôt des listes et la date de l’examen final. Le poids du pouvoir parrain au sein du parti est très agissant. Il vacille, selon les conjonctures d’une affinité personnelle à un lien étroitement intime. Sa puissance s’exerce aussi par la qualité impliquée et adhésivement collée au système que possèdent les détenteurs influents dans l’organe central et ses divers démembrements dans l’exécutif gouvernemental. Ce poids qui se pratiquait à un moment à leur profit s’est vu, démocratie rajeunissante oblige ; orienté vers leurs protégés. Le piston dans la démocratie est ainsi devenu un autre phénomène de la société politique. Basé sur l’instinct d’intérêt, il tend à remodeler le paysage partisan en une perpétuité parentale. Seule la résonnance phonique et graphique de l’homonyme, la lignée familiale ou de belle-famille, renseigne un peu du tissage opéré.

A l’analyse des dernières données, cette session doit impérativement clôturer ses travaux avec un nom comme Secrétaire général. Parmi beaucoup de noms judicieusement qui ont fait leur candidature par presse interposée, il y en a ceux qui préfigurent depuis longtemps dans l’agenda politique tracé dans les plans A et B tenant lieu de sauvegarde du plus vieux et grand parti national. Ce secrétaire général, en toute certitude n’aura pas moins de 40 ans d’âge. Il ne sera pas à conjuguer au genre féminin. Ne capitalisera pas moins de 07 ans de militantisme. Ne viendra pas en dehors des hauteurs d’Alger. Ne s’embrouillera jamais, à force de les connaître par habitude et quotidienneté, dans embouteillages algérois. Ne se fera pas accompagné d’un guide pour lui indiquer tel ministère, tel bureau ou tel auberge discrète. Ce Secrétaire général habite Alger même en résidence secondaire. Il en fait, cependant de son patelin d’origine qu’un mièvre souvenir d’une députation mal-achevée. Cet élu par désignation ou désigné par élections, ne sera pas candidat aux prochaines présidentielles. Il n’a pas exercé en tant que premier ministre ou chef du gouvernement. Il occupera le poste en fonction de l’esprit de la lettre de fonction l’ayant porté à ce poste. Il aura à diriger un appareil de pouvoir. Quant au bureau politique, à recomposer suite à la longue recréation il ne connaitra aucunement un rétrécissement de ses membres, bien au contraire il se verra contenant en son sein peu ou prou les mêmes noms, en plus d’autres juste pour argumenter la réconciliation des frères ennemis. Les anneaux liés ou grav

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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