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Il était une fois le sport par Farid Talbi

22 août 2013

Farid Talbi

Il était une fois le sport par Farid Talbi  dans Farid Talbi crb

Un jour ou l’autre   et à l’esbroufe,  des emplacements essentiels d’activités organisées  de société, indispensables,  sont  l’objet d’un accaparement inapproprié sans aucun rapport d’utile à l’agréable,  ni intérêt  rendu à l’objet fondamental concerné.
Tiens justement, il était une fois le sport…
Plus facilement  donc , à procéder au  coup monté dans le domaine socio culturel publique bien vaste , à perte de vue,  domaine  déjà sérieusement abîmé .  Car apparemment  implanté  en  trompe l’œil  dans le  paysage dépenaillé de toutes les facéties  et frimes politiques ,  faisant illusion   de bienfaits de société !
Aujourd’hui , stupéfiants  en effet tous ces investissements faramineux, pataquès du diable, cinéma publicitaire grotesque, télévision qui bégaie des boniments régurgités pour nous dire mordicus  que le sport renaîtrait de ses cendres, à condition de lui édifier d’avance  des arcs de triomphes  surdimensionnés , sur un chemin de parades éblouissantes de figurants « bling-bling » surgis de nulle part   et de décorums officiels aux effluves de naphtaline  . Et ainsi de suite à chaque nouveau jeu de chaises musicales ministérielles. Beaucoup de bruit inutile, des flonflons. Mais,  en réalité  on ne relèvera  aucune amélioration  tangible  sur les fronts sportifs, un tant soit peu réputés officiels de la confrontation continentale ou mondiale et  de renom. Innombrables  disciplines  majeures se retrouvent aujourd’hui   à la traîne des compétitions de notoriété, sérieuses.
Alors il faut stimuler la prouesse  par le  verbe et du verbiage,  lors de   n’importe quel  événement de préparation  de la sélection en vue , ce qui  n’engage en rien. Et l’appareil s’emballera dans le superlatif.  Pourvu que comblant le manque d’optimisme populaire mal barré ,  le défoulement festif bricolé  précédât le résultat  du  terrain ou arène   ! Bruitage, chahut, emballage attrayant , presse écrite ou télévisée en transes placebo  mais,  boitier-cadeau vide, du vent !
On peut comprendre « vendant la peau de l’ours ….. »  cet impératif  social   de faire illusion d’activités et réalisations publiques sportives à succès, afin essentiellement de justifier la création considérable de structures  supérieures organiques et fonctionnelles budgétivores. Et par là même, surtout  la mise en place d’une pléthore d’emplois aux exigences floues, souvent  dépourvus d’obligations de résultats. De  la gonflette !  
Sans doute qu’il aurait pu s’agir par là aussi,  du pendant  plus large  aux questions de travail et  paix sociale, dans un contexte de difficultés  économiques qui n’épargnent aujourd’hui aucun pays. De ce côté-là,  s’agissant de  combler  le « trou » social du chômage sectoriel , la  cote part de remplissage imputable à ce qu’on appelle encore  l’édification  du  «  mouvement sportif national » aura été totalement accomplie .Qu’on le dise ! Bravo, de quoi faire et refaire  pleins d’organigrammes bidons , d’agitations de petits  bonshommes  ,  entre  le développement de structures centrales et décentralisées de tutelle . Suivant  les notions et nuances fonctionnelles et hiérarchiques en altitude , développer les fédérations ficelées , comités, commissions, ligues,  missions, experts, consultants, instituts du sport et la pierre philosophale , colloques en cloaques , symposiums, réunions ad-hoc,  jobs de techniciens de terrain  de foot  (entraîneurs ? ) , conseillers conseillés  , bonimenteurs branchés ventriloques sur  amplificateurs médiatiques  ,  directeurs techniques , académies figues-mi-raisins …..Sans parler des emplois induits administratifs, équipementiers, entretien,  médias  lourds et du papier mâché , chantiers de tout et de rien , feuilles de routes etc.….Voilà donc survenue  la  création de  véritables  superstructures  hors normes  des sports  et de pratiques quasi inexistantes . Enorme machine  institutionnalisée,  édifiée en soi et qui se nourrit essentiellement   d’activisme  insipide, renouvelable à la source  de l’illusoire, gesticulations,  fantasmes… .Tant que des moyens le permettraient  !
Et que la foultitude le croirait……
Mais voilà il  faut assumer.
 Or, le truc bidouillé dans le puzzle politique d’ensemble pour bien faire amarrage dans la confusion,   çà pèse lourd  à tous points de vue, çà freine des quatre fers, çà se confronte et s’égratigne pour la moindre parcelle en litige personnel et plus d’acharnements si pas affinités alimentaires partagées. Cà  délivre le mauvais exemple,  l’exemple de ces mains mises  autoritaires extérieures  au sport,  les dénis de toute démocratie interne échappant au clientélisme direct ou téléguidé des tireurs de ficelles  chasseurs de postes privilégiés, et oisifs maraudeurs. Cela produit des corporatismes revendicatifs  néfastes contagieux, qui n’épargnent  ni les pratiquants pensionnaires inoxydables de l’ancienneté gratifiante,   ni  les florilèges d’emplois de complaisance et du racontar de l’événementiel,  à la parade. Ça délivre l’aberration : par  la négation absolue  de la constante associative,  d’essence populaire. Celle là normalement libre et  dominante l’association, incontournable à l’idée d’entretenir une culture enracinée, régénératrice,  éducative et précoce du sport dans le respect des principes de l’association citoyenne,  matériellement  localisée.
Voilà pour encore, et on l’aura compris pourquoi  les tenants   de ce système auront pour longtemps encore la vie longue. Car s’agissant  dans tout çà d’une énorme machine   d’emplois d’aubaines , à large spectre  d’intéressement social  et opportunités  , à la responsabilité équivoque , démunis de contrôle rigoureux , dilués dans une hiérarchie fonctionnelle  nébuleuse et impunité,   corporatiste réagissant ardemment, puissamment et belliqueusement à la moindre tentative de remise en cause des acquis . Les  dès sont pipés, car  effectivement  certains secteurs essentiels de la vie publique restent parties prenantes  de cette manne que représente la monstruosité de l’édifice d’emplois fourre-tout   du sport.  La fameuse stratégie   de  l’envahissement du terrain et du fait accompli, le « j’y suis, j’ reste » du de l’indu occupant   .Et le bon peuple trouvera à s’en accommoder, lui aussi dans les travers  . Bien sûr  !
Soyons positifs , les échecs et descentes aux enfers du foot se sont succédé. En cours de route ,toute la dérive aurait  pu être  à la longue reconsidérée et ré- exploitée peut être  à bon escient  si le terrain,  sur lequel croit naturellement  le sport, où se développe les productions juvéniles indispensables , le seul  où se régénèrent les exploitations devenues  intéressantes,   si depuis  le champ associatif populaire libre avait été  un tant soit peu reconnu  comme  matrice du phénomène sportif,  et rendu à sa destination socioculturelle naturelle,  première ,exclusivement à  la population localisée concernée .  Se posent par ce constat la nature principalement  sociologique et urbaine  du phénomène sportif algérien, la profonde implication populaire de l’association sportive , l’ exploitation ordonnée et rationnelle des infrastructures ( du peu  vraiment utiles ) dans un bon ordre d’utilisation  , les interactions  de l’environnement (scolaire, intergénérationnel, associatif autre) , la détermination des spécialisations  de pratiques selon traditions sportives  des centres géographiques concernés .
Pas de place pour développer, retenons en résumé  que le terrain de production en question  (les villes de hautes traditions   préparées pour)  avait été détruit par un surpeuplement incontrôlé, une occupation anarchique  des espaces, une scolarisation désordonnée  de tout son contexte socioculturel .  Et achevé par  le coup de force « technico-socialo-rédempteur-et-trampoline   de 1977″  des révolutionnaires du convoi des laissés pour compte de 1962 , !  Tout aussi grave, l’association sportive pilote mobilisatrice (devenue ASP) , a été soustraite de son milieu de rayonnement humain  pour être livrée  à des entreprises économiques publiques  en faillite  morale et économique ,  totalement ineptes   en matière d’utilité sociale. De cette expérience foireuse, après les derniers naufrages des sociétés nationales,  l’association sportive une deuxième fois orpheline  et dépouillée de ses capacités humaines,   a été   confiée cette fois au « petit bonheur la chance »  à une entité fantôme  (professionnelle ?) .En orbite quelque- part-n’importe- où,  livrée à une  composite humaine d’un sauve- qui- peut -de -l’instant et  messies autoproclamés ,  comme il y en a tant dans les périodes de disettes  et crises entretenues et fructueuses ….
Cette  énorme machine «  machinée» , ses structures pléthoriques monstrueuses , un  tout bricolé mais  puissant agissant  hors réalité ,  a œuvré uniquement pour événementiel bidouillé,  mobilisateur  d’une foultitude d’employés moribonds , en somme irresponsables mais redevables  , le clientélisme dans toute ses horreurs ! .
Impossible, pour   tant de gens  bien en place, solidaires s’agitant  par  spasmes fortuits de mieux être , composés  d’intervenants organiques ou fonctionnels irascibles  à tous les étages, impossible de se rendre à l’évidence. Comme renoncer à la manne indue, en remettant le sport à la place sociale incontournable  qui est la sienne  pour prétendre exister,  croître, resplendir, durer  :   le sport algérien populaire associatif  à reconstruire de fonds en combles  .
Si cela devrait se réaliser , le bilan de la catastrophe actuelle  éclaterait    comme un ballon de baudruche à la figure du souffleur,   guignol enfermé  sous la scène, dans son trou  de souris, en se la racontant grave son histoire de société fictive et désopilante  , pourvu  de se nourrir sur la bête   !
Sans doute devenu aveugle, sourd et muet  le souffleur  de vent , depuis toujours   !
Farid Talbi
(A quelque  vieux amis du CRB  )

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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