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Samo, La spéciale vacances 2013 /

18 août 2013

Farid Talbi

Samo l’émigrée n’a pas manqué  de rééditer de  petits coups tordus , lors des récentes vacances , au bled  .
Mais  de plus en plus difficile la roulade des cousins dans la farine en 2013 ,  car les  proches de l’ ADN apprennent vite, en pire et nettement plus  doués , le mondialisme aidant.
Faut jouer serré mon frère ! Mais Samo , une timide  partie de la base, s’est révélée une manipulatrice géniale et sans scrupules , pourtant à l’étranger  , dans le milieu de la « cour des miracles » cosmopolite où un nouveau mariage l’avait menée   . Douée.
Voilà qui rappelle au passage  Toufki , un  bahloul non photogénique, crétin  que sa mère voulait caser en France au cours du jour , à tout prix , même au taux de à 10 contre 1 . La mère faisait les marchés couverts  d’Alger l’été pour repérer des vieilles émigrées, prises d’insolation, fragilisées , affreusement clinquantes et leur raconter les qualités exceptionnelles de Toufki diplômé , le bon parti, exceptionnellement libre à trente cinq ans , au cas où ….
 Une mère illettrée absolue , bourourou, mais  sidérante de culot  . Qui évoquait , prouesse numéro une,  par cœur et  références administratives à dix numéros spécifiques, les notes en braille de procédures françaises de régularisation de séjour , les prescriptions préfectorales, de police, avec dates ,  nom des signataires, format du papier , émises depuis 1940 , non parues  aux J.O . Parfaitement ! Et qui récitait d’un trait, avec l’accent emphatique parisien, le contenu de  la moindre directive du maquis de la jurisprudence en rapport.
 L’autre prouesse,  la mère à Toufki   n’avait  jamais  mis le pied  hors d’Alger, mais te donnait au centime près le prix de la jupe culotte en coton de Java,  de chez Tati , depuis deux ans   . Ou de la robe de mariée des puces de Clignancourt . Ou l’itinéraire métro, entre la Chapelle et Bourellet-à-Fons ( 78) en évitant les derniers travaux de voiries !
« On peut leur  faire confiance » à nos matrones,  comme on le  disait de Sonatrach,  avant  l’évaporation de l’oil dans les pipes de nos invités,   d’une nuit qui n’en finit plus. Et qui ent  nombreux sous l’arc de triomphe mondial de la farce politique internationale, à la mémoire des cocus du volucompteur  .
Chocolats  , tous chocolats !
Plus sérieux ,  revenons au séjour  de Samo,  en compagnie de son fils  Zitouche  vingt ans , chaperonné par le  papa –époux, familièrement hélé  « papanou–cheikh ». En fait,  le prononcé  du pareil au même que « papanou–chèque » ( à blanc lorsque dans le qamis  cintré). Ce dernier de  paternel  ( pas vraiment  ) ,  représente pour Samo  selon la latitude,  soit le mari  hallal  à Alger, par fat’ha consacrée – vance-toute, sous imper britannique taille unique , comme le nom le suggère . Ou  soit autrement  encore,  « papanou » le joint-con (en verlan) , l’ex homme divorcé à Paris. Et  donc en parfaite entente  du couple acolyte , le  miracle de l’union  se refait ou se  défait par l’intervention inopinée de l’inespéré mektoub ,  celui là accommodé  à toutes sauces transgressant allégrement tabou social ou légal .  Samo  se transforme alors en  pauvre  femme désespérée de jour,  aux heures ouvrables du guichets des allocs’ de Paname . Mais le soir venu , l’isolée de la ghorba te  lâche les effluves de la pêche au chalut  ,  dans la pénombre , quand  tous les poissons-chats de nuit,  affamés,  sont gris. Et que le vioque rêvasse à fond la caisse , comateux , là bas , chez lui, tout seul avec lui-même  !
Là, comme çà à vu d’œil , çà te fait déjà deux cousins qui ont réussi, sauvés  .  
Et même dans certain cas en Europe,  il te faudra être  peut-être inculte  mais   au parfum des lois tortueuses tacites, juste celles  qui défient toute loi fondamentale moralisant  la vie publique. Ou le  bien vivre ensemble  tout court.
L’école  à Toufki y conduit  à cette marge du savoir vicelard , sur une partie du trajet des études imparties , professées en quelques sacrés raccourcis menant aux voies prétendues impénétrables, mais pénétrées par l’arrière  .
Revenons à notre sujet, résumons .
Comme les vacances 2013  s’entremêlaient les pinceaux avec le ramadan et les petites gâteries culinaires, Samo a vite repéré la bonne affaire. Papanou la rejoignant plus tard , elle lui demanda de rapporter  pas moins que du….foie de mouton .
Ce qui se réalisa  à 4 euros le kilo Barbès , fourgué à 2600 dinars , avec un sacré bénéf pour un plein de glacière familiale  !
Vives les vacances  !
A l’année prochaine .
Farid Talbi

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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