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Manifestation à deux

15 août 2013

Non classé

Une ville, une histoire

Nostalgie - Un jour, mû par un impérieux désir d’exister et de sortir de l’anonymat, il acheta un drapeau algérien et alla le brandir seul sur une place publique en scandant le nom de son pays.

Il est né en Kabylie dans une famille nombreuse et même en France où il a émigré juste au lendemain de l’indépendance, il a toujours gardé au fond de son cœur, l’image de sa mère, de ses frères et de son village.
Pour des raisons professionnelles, il s’installera, dans les années 70, en Amérique du Nord, plus précisément à New York. Rien à voir avec Paris où, la au moins, il pouvait voir des compatriotes tous les jours, il lui suffisait d’aller à Barbès ou de se mêler aux clients du marché de Château rouge pour se croire au pays. Tout y était, l’ambiance des souks, leurs odeurs, leurs parfums et même quelques produits du terroir. Il pouvait, par exemple, acheter de la limonade Hamoud Boualem, des «m’hajebs» et même des crêpes à la mode de chez nous. Mais à New York, les choses étaient différentes et les Algériens n’étaient pas des masses. Il y en avait quelques-uns, mais ils étaient dispersés et noyés dans une mégapole qui comptait plus de 10 millions d’habitants.
Les nouvelles du village étaient rares et les communications étaient hors de prix. En plus, à cette époque, l’Internet n’existait pas.
Il passera dix ans confiné entre son travail et son domicile et les séances de jogging à Central Park pour évacuer. Et puis, de temps à autre, il trouvait une petite surprise dans sa boîte aux lettres, du courrier de ses amis ou une longue missive de sa famille qu’il lisait et relisait pendant une semaine pour se pénétrer des événements qui se passaient au pays.
Et puis un jour, mû par un impérieux désir d’exister et de sortir de l’anonymat, il acheta un drapeau algérien et alla le brandir seul sur une place publique en scandant le nom de son pays. Des dizaines de curieux s’agglutinèrent aussitôt autour de lui.
Un homme se fraya un chemin parmi la foule, s’approcha de lui et lui murmura quelques mots à l’oreille. Il n’en fallait pas plus pour que les deux hommes tombent dans les bras l’un de l’autre et éclatent en sanglots.
C’était un compatriote, un Algérien qui passait par là. Les New-Yorkais émus par cette scène insolite, applaudirent à tout rompre et quelques journaux en parlèrent même en première page.

Abdenour Fayçal

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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