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Fable / le bourricot , la route , le leurre et l’argent du beurre !

5 août 2013

Farid Talbi

Encore une fable toute bête de bourricot,  sans lequel les chemins complexes qui conduisent sûrement  aux grandes œuvres humaines , ou s’en extirpent  à bon compte , n’existeraient pas !
 Au bas de la montagne dépourvue de végétation,  mais terrassée de partout  en caveaux  familiaux affirmant l’avènement d’une vie réussie de mort- vivant  retraité ,   des hommes investissent  bruyamment le paysage . Apparemment pour édifier une route de plus  sur le piémont  :  s’agitent des ingénieurs, topographes, techniciens, architectes , télévision, journalistes,à pied d’œuvre, chargés  donc de déterminer l’itinéraire, bâtir la route, couvrir l’évènement . Beaucoup de monde, des équipements énormes et bizarres, du jamais vu dans le paysage et de mémoire des plus vieux des habitants,  s’y connaissant pourtant en matière d’intrusions civilisatrices à travers les âges  et de mauvais présages qui leurs collent comme une daâoussou  aux basques .
Intrigué , l’autochtone  du douar Da Meziane l’émigré , interrogea un oiseau chauve,  de la bande de mauvaise augure à l’œuvre  , un  nimbus,  ventru, moustache taillée à la morveux ,  cravaté tergal ,  assis sur un baril plombé  d’oïl , soufflant dans un mezoued un air du folklore, le fameux   «  ma nich menna…aa…aa! » , poursuivant  méprisant   : «  ghir el malou li djabni … »  .
Puis répondant enfin à Da Meziane ,  le cravaté en chef  parla en gesticulant large :  « mon brave nous allons édifier une route qui vous facilitera le loisir  et la vie  !  Surtout la nôtre d’existence, car  la route en  vous rapprochant d’avantage les uns des autres,  vous en aurez du grain à moudre, pain sur la planche à maudire  !  Et nous la paix  »
Da Meziane s’étonna notamment d’un tel déménagement et déploiement de bizarreries pour le tracé d’une simple route de montagne,  ne servant d’ailleurs plus à rien, vu la désertification, faute de nature nourricière  détruite par le béton, vu le nombre impressionnants de jeunes habitants nés  handicapés tétra , vu  la fermeture de l’usine  d’Etat fabriquant jadis d’huile de coude à l’import-export ,  vu l’autodestruction  des ateliers artisanaux familiaux  délivrant parcimonieusement du bon sens en vrac .
Da Meziane piqué au vif, répliqua :  «  Nous, on fait autrement le tracé d’une route  !  On prend un âne bâté et  surtout non castré , on le pique sur le derrière , çà emballe  l’électricité des coucougnettes,  et là où passe  affolé l’animal nous traçons notre voie ! Sans jamais avoir  eu à rencontrer de problèmes !  Depuis la nuit des temps ».
Et le ventru moustachu officiel ,  tentant de chambrer Da Meziane : -«  Et quand vous n’avez pas de bourricot,  hein ! comment faites-vous ? »
Réplique sèche de Da Meziane,-«  Alors, on fait appel à des gens comme vous !!! »
Depuis le temps, une paie ,  la nouvelle route n’est toujours pas prête d’être utilisable, la montagne pelée ne cesse de se dépeupler,  lesentreprises de constructions se substituant aux ânes de se multiplier, la réserve d’huile de coude à s’évaporer , les bourricots heureux  à se la couler douce .
Farid Talbi ……………

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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Une réponse à “Fable / le bourricot , la route , le leurre et l’argent du beurre !”

  1. Nazef Mohand Amokrane Dit :

    Bonjour monsieur le bourricot qui vous arrive t’il ?

    Bonjour l’humain je ne sais qui je suis, est-ce que vous répondre cela me sera utile ?
    Car je pense que votre comportement compliqué est devenu une affaire bien subtile,
    Je ne vois pas pourquoi serais-je en vers vous quelqu’un qui serait un interlocuteur crédible,
    La différence entre vous et moi, au mal, vous les êtres humains êtes vraiment fort insensible.

    Monsieur le bourricot, ne vous fâchez pas je suis à votre disposition si vous pensez que suis tangible,
    Si je peux vous être utile, ne vous inquiétez pas, je vous porterais comme un animal bien portant et habile,
    Je serais en vers vous, comme vous étiez en vers moi toutes ces années, qui furent sans doutes très pénibles,
    Voyez-vous Monsieur le bourricot, si je vous porte c’est pour que l’Humanité, vois la misère de ses enfants accablé.

    Monsieur, humain la misère ce n’est pas le faite que vous me portiez ou de tirer la charrette à ma place,
    Mes doutes sont dans le rétroviseur qui se trouve à droite de l’image lequel me trouble est m’inquiète hélas.

    La morale ?

    Mokrane Ait Lounes

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