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Tafratte par El-Guellil

25 juillet 2013

El-Guellil

Paradoxe sur paradoxe. Voilà l’Homme. Il vit. Il se plaint de vivre. Il meurt et se refuse à quitter le monde où il a évolué avec pour seul but: lui-même. Nefsi, nefsi. Là, il se penche sur son destin. Il geint. Il creuse en son âme et se cherche une conscience qui lui a fait si souvent défaut. Il offre alors ses dernières parcelles d’existence non à se repentir et à se comprendre mais à se lamenter et exiger un pardon pour ses fautes au lieu de les expier. Son corps se démène pour résister au trépas. Se racheter ? Il le tente en se payant une conduite. La médecine moderne lui propose de faire don de ses abats et de ses biens à la société experte dans le racket moral et il s’adonne enfin au dernier soupir, le plus long, le plus éternel. 

De temps en temps, l’Homme se souvient qu’il n’est pas seul. Son âme tente alors de s’extirper du marasme du quotidien. Il cherche à pousser le cri d’un besoin d’union. Il se veut charitable. Soucieux d’aimer. Il tente de renouer des liens avec ceux qu’il a si simplement mis de côté. Ya tafratt. Le regard embué des larmes de remords, il enlace la petite dernière. Embrasse la belle-sœur qu’il a toujours taxée, pourtant, de bêtise. Pauvre de moi, se lamente-t-il. Ya tafratte ! Joyeuzaniversaiiiire… Lui n’a d’yeux que pour el magana. Qu’elle est cruelle la pendule au milieu des tintements de verres et de cognements de l’inox sur la céramique des assiettes, quand jeune, tu n’as pas préparé ton départ. Lui, il n’entend que le cliquètement de l’horloge fixée au mur. Ya tafratte ! Il surveille la trotteuse si pressée de parvenir à son châtiment. Ce moment où la nuit bascule d’une date à une autre ? Où l’âge te rappelle que personne n’est à l’abri des périodes difficiles. Qu’il faut demeurer modeste quand votre vie traverse une période géniale et paisible. Qu’il fallait fuir l’envie de juger les autres et se sauver de ceux et celles qui vous jugent car, lorsque l’on crache en l’air, ça nous retombe tôt ou tard dans le visage. Il arrive que le vent tourne. Et quand il tourne… taffratte !

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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