C’est comme l’histoire de ce fermier qui trouve son cheval malade, il fait venir le vétérinaire. Ce dernier lui dit qu’il serait infecté par un virus et qu’il va prescrire un remède. Si le remède n’a pas agi dans trois jours, il faudra le transférer dans une clinique spécialisée pour éviter d’infecter les autres animaux.
Le seul mouton de la ferme, qui a tout entendu, derrière grounou, va trouver le cheval et lui dit «fais un effort, lève-toi, khoud rayi» Mais le cheval est trop malade. Le deuxième jour, même chose, le mouton dit au cheval : «Je ne te pensais pas aussi khchine, le travail t’attend et tu nous mènes la vie dure». «Mais laisse-moi donc me reposer. J’ai trimé moi, je n’ai pas arrêté toute l’année à tirer, transporter, au moment où toute la ferme se la coulait douce. Et même en jours de repos, c’est le patron qui me prend pour l’accompagner en ville faire la fête. Tant que j’y suis, je vais faire le malade, le plus longtemps possible, pour me reposer».
Le troisième jour, le kabachoune le rebranche avec malice et insistance: Barka mel vice. Sois honnête, fais un effort, lève-toi, sinon ils vont t’abattre aujourd’hui. Le remède ne semble pas fonctionner, mais dans un dernier sursaut de rojla animale, sur insistance du mouton, le cheval se lève et ceci devant le fermier et le vétérinaire qui était revenu pour s’enquérir de la santé du cheval. Le fermier est fou de joie, content et réjoui, dit : «Ça se fête, mon cheval est sur pied! Comment vous remercier docteur Tenez, je vous paye doublement votre dérangement et vous invite à un méchoui, aujourd’hui nous égorgerons le mouton !».

































25 juillet 2013
El-Guellil