RSS

Ferme la porte par El-Guellil

24 juillet 2013

El-Guellil

On n’arrête pas de dire que le temps c’est de l’argent, à se demander, quelle est la richesse d’un inactif. Pourquoi un tel est fauché alors qu’il n’a même pas de blé ? Pourquoi laisser se développer un bidonville, le brancher à un réseau électrique, lui installer l’eau potable et… quelques années après, vouloir le raser et tenter de trouver une solution pour recaser les occupants ? Opération qui fatalement fera des mécontents et mène à l’émeute. Réponse: c’est la gestion par le pourrissement. 

Un premier s’installe. Une toile cirée étalée à même le sol, quelques articles divers et il commerce. Pour sa sécurité, il fait appel à son voisin pour le voisiner à droite et un autre à sa gauche. Seule condition, ils ne doivent pas proposer les mêmes marchandises sur la toile cirée. Ca marche, ils arrivent à gagner leur masrouf. D’autres, pile en face, font la même chose. La nature a horreur du vide. Et c’est toute une population de «farracha» qui envahit cet espace public. Le marchand de casse-croûte leur vient à la rescousse, des boissons fraîches sont proposées, on trouve tout sur place, il ne manque que la garderie d’enfants au sein de ce qui est devenu un souk informel et… un beau jour, des années après, on s’aperçoit que c’est une plaie… il faut les délocaliser. Il faut leur trouver des espaces en dur et qui durent. Ça devient un droit, une revendication incontournable. Parce qu’on a fermé les yeux pendant des années, on les a légitimés. On ouvre les yeux sur une plaie qui s’est gangrenée. Encore une fois, on est face à la gestion par le pourrissement. Jusqu’à quand des gardiens, autoproclamés, de voitures continueront à imposer leur diktat aux automobilistes qui n’ont d’autre choix que d’accepter ce racket qui ne dit pas son nom ? C’est une gestion sans nom où l’Etat semble dire «oui, laissons faire, ce n’est pas le moment, le printemps fait peur». Mais les ans passent, le printemps il y en aura toujours. Il s’agit de lui rendre son sourire… Et ce n’est pas la corruption indirecte par des prêts non productifs pour jeunes qui va lui rendre ses couleurs. Comme ce n’est pas en obligeant une équipe nationale de foot à apprendre par cœur l’hymne national qu’on en fera une équipe compétitive. «Ferme la porte, il fait froid dehors». Comme si en fermant la porte, il ne fera plus froid dehors.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

Voir tous les articles de Artisan de l'ombre

S'abonner

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les mises à jour par e-mail.

Les commentaires sont fermés.

Académie Renée Vivien |
faffoo |
little voice |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | alacroiseedesarts
| Sud
| éditer livre, agent littéra...