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Ammi el haj par El-Guellil

7 juillet 2013

El-Guellil

Se vider la tête parfois, cela fait un bien fou. C’est dire que le bien peut être, lui aussi, fou. Mais pas facile d’y parvenir vraiment quand le quotidien vous submerge.

C’est ce que j’ai tout de même décidé de faire, ce matin, afin de pouvoir tenir le coup et bien démarrer la journée. J’ai donc fait le plein de vitamines «C pagrav» pour ne pas être trop atteint par la sombre luminosité qui m’entoure.

J’ai donc pris le temps de flâner sur la toile tissée par le tramway et me suis surpris à sourire et même à rire ! Comme quoi, il ne faut pas grand-chose pour se vider la tête quand elle est pleine. 

Dans la vie, il faut savoir faire des choix et avoir le sens des priorités, cela fait longtemps que j’ai bien conscience que j’ai besoin de sourire et rire même si le gris m’entoure. C’est de ce gris que je ris. Bekri, nous faisait rire celui qui, grisonnant, commençait à se teinter les cheveux refusant les traces de l’âge. Alors khouna, celui qui ne cesse de se bagarrer avec les premiers plis sur le front…, obsédé par son apparence à peine s’il ne prenait pas un fer à repasser pour remettre la peau en ordre.           Coûte que coûte, paraître jeune, figer l’âge, et demeurer le plus longtemps possible jeune est devenu une des obsessions du nouvel homme. Lifting… ting, ting. Au point où l’industrie du cosmétique et de la parapharmacie commence à développer des fards masculins. C’est que le chibani refuse sa chibanité.    Le regard qu’il porte sur son corps a évolué, autant avant il le dissimulait et l’effaçait, autant aujourd’hui il l’exhibe et le sacralise au point de l’intégrer dans sa vie comme une valeur essentielle. L’homme des temps modernes accepte mal et réfute l’idée de vieillir face à une société du paraître où la beauté et la jeunesse sont constamment mises en avant. Vieillir est synonyme d’expulsion à cause de cette pression du jeunisme. Un sexagénaire en pantalon serré taille basse, une chemise qui lui colle à la peau et des cheveux gominés, baskets dernier cri et démarche défiant toutes les articulations chibanisantes. Mais il est rappelé à l’ordre quand un jeunot vient lui céder le siège: «Asseyez-vous ammi el haj, moi je descends au prochain arrêt».

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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