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D’acheter la rumeur, et de vendre la nouvelle ! par El-Houari Dilmi

5 juillet 2013

El-Houari Dilmi

D’acheter la rumeur, et de vendre la nouvelle !

par El-Houari Dilmi

« Qui croit devoir fermer les yeux sur quelque chose se voit bientôt forcé de les fermer sur tout», disait je ne sais quel caboche bien née. Parce qu’ici, comme partout ailleurs, il est connu que les potins peuvent faire partie des néo-techniques d’influence – dans le cadre de stratégie de diversion et/ou de propagande – travaillées de nuit dans des officines sans lumière du jour. Parce qu’aussi, l’histoire de la communication est aussi ancienne que celle de l’humanité, il existe aussi une communication dite «virale»: celle qui consiste à développer des programmes de communication qui puissent se transmettre non pas par la voie de la raison ou des organes sensitifs, comme la bouche et l’oreille par exemple, mais par celle du sang, un peu comme un virus qui fait mauvaise œuvre dans un corps malade. Insoluble théorie comme celle de la poule et des oeufs, la question, posée à la cantonade, consiste à savoir où se situe exactement la ligne de démarcation, si ténue soit-elle, entre la communication dite «officielle» et la langue officielle de communication. Parce qu’un problème de communication veut d’abord dire un problème de transparence, cela est d’autant plus vrai que le vide a toujours été l’ennemi originel de la nature. A rebours de l’ère dite «numérique», sous nos latitudes toujours aussi particulières, communiquer, c’est un peu comme les hommes du désert, lesquels, par une curieuse conception du temps et de l’espace, ont tendance à rapetisser les choses, jusqu’à leur portion infiniment petite. Faut-il, encore une fois, se résoudre, un doigt… dans l’oreille, que la rumeur est la seule diseuse de choses «vraies», dans un pays où communiquer est le seul métier que nous n’ayons jamais su faire ?

Sans se laisser embarquer dans les mauvaises galères, force est de constater que dans un pays qui a un mal fou à se parler à lui-même, la rumeur s’est toujours incrustée dans la brèche, laissée grande ouverte, de l’espace public; laissé vacant par une stratégie de communication institutionnelle si inopérante que pour l’homme de la rue, la «vérité» est partout sauf là où le personnel politique, en charge de la gestion du secteur de la communication, veut qu’elle se «niche»…

De nos peurs «ataviques» de nous dire la vérité en face, à cette manie tenace de croire que la «vérité» vient toujours «d’ailleurs» et pas de chez nous, comment veut-on qu’un peuple sous-informé échappe aux grilles des lectures formatées en laboratoires clandestins pour inoculer «une info», clefs en main, à une opinion publique qui veut simplement comprendre ce qui se passe dans son propre pays et exercer son droit à être informée sur la gestion des affaires publiques de la nation ? Le droit à l’information étant «en théorie» constitutionnellement consacré, faire le «choix stratégique» de dire la vérité, toute la vérité et rien de plus que la vérité, au peuple (et pas seulement à la gent des votants !), c’est se prémunir contre les retours de manivelle trop dangereux, parce que provoqués par une communication officielle «orientée» à dessein, trop aseptisée, et surtout décrédibilisée aux yeux d’une opinion qui a désappris, depuis longtemps, à prendre une vessie pour une lanterne. Aussi simple qu’une démocratie vidée de sa sève – celle du droit à l’information – pousse le citoyen à se désintéresser de la gestion des affaires de la cité; un citoyen bien informé est un citoyen (et pas seulement un électeur !) qui exerce son droit: celui de savoir ce qui se passe dans son propre pays, mais aussi savoir comment il va, et surtout où il va.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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