RSS

Humour, nostalgie et onirisme Par : Rubrique Culturelle

7 décembre 2012

LITTERATURE

Jeudi, 22 Novembre 2012 09:50

“LA LÉZARDE” DE DJAMEL BENYEKHLEF (*)

Humour, nostalgie et onirisme  Par : Rubrique Culturelle dans LITTERATURE 133_200_150

L’histoire se passe entre 1945 et 1958 en Algérie. Malgré l’emploi du “je”, ce texte n’est pas une autobiographie ; c’est plutôt une autofiction où la dérision et l’onirisme sont très présents. “La Lézarde” est un texte qui traite des rapports entre le personnage principal et la culture française qu’il a reçue à l’école élémentaire et secondaire dans son acceptation la plus large. 
Culture pour laquelle il a une grande admiration, mais il s’aperçoit que son parcours est balisé d’obstacles de tout ordre qui entrent en contradiction avec les principes généreux qui sous-tendent cette culture. Malgré la gravité des évènements politiques, l’humour est souvent présent dans les déambulations du héros.
Il a eu le privilège, par rapport à l’ensemble des jeunes Algériens de son époque, de fréquenter le lycée, donc de côtoyer des jeunes Européens avec qui il a partagé un certain nombre de valeurs, mais, hélas ! Il s’est rendu compte que celles-ci n’avaient pas toujours cours à l’extérieur des murs des établissements scolaires.
Il garde de ces moments, malgré les tensions politiques, de très bons souvenirs. Dans sa déambulation romanesque, il dénonce cet état de choses sans rancœur ni amertume, au contraire avec une certaine nostalgie et de l’humour.
Hélas ! Les malheurs qui ont jalonné sa vie d’adolescent tout comme celle des autres Algériens se sont prolongés d’une autre façon après le 5 juillet 1962. Le héros s’aperçoit que les hommes et les femmes, qui se sont sacrifiés pendant la guerre de l’Indépendance, n’ont toujours pas été appréciés à leur juste valeur.
Décidément, la liberté de penser et d’agir n’avait plus sa place dans le nouveau paysage façonné par les dirigeants, certains courageux, certes, mais qui n’avaient pas baigné dans une culture politique saine. La philosophie des Lumières du XVIIIe siècle qui a façonné la Révolution américaine et la Révolution française a été totalement ignorée en Algérie. Les théoriciens locaux sont allés s’abreuver dans les pays de l’Est. On connaît malheureusement la suite.


R. C.

(*) Professeur retraité, Montréal. Critique littéraire. Diplômé en histoire. Maîtrise en littérature. La Lézarde a été publié en 2012. Contact : valmy1@videotron.ca

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

Voir tous les articles de Artisan de l'ombre

S'abonner

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les mises à jour par e-mail.

Les commentaires sont fermés.

Académie Renée Vivien |
faffoo |
little voice |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | alacroiseedesarts
| Sud
| éditer livre, agent littéra...