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Comment Kateb Yacine a participé au combat sur l’amazighité

9 novembre 2012

Kateb Yacine

Jeudi, 01 Novembre 2012 09:50

Saïd Chemakh au colloque sur la vie et l’œuvre

Par : Samir Leslous

Comment Kateb Yacine a participé au combat sur la question amazighe ? C’était une des questions soumises à débat au 3e colloque sur la vie et l’œuvre de l’auteur de Nedjma et à laquelle a été consacrée une conférence animée sous le thème : “Kateb Yacine et la question amazighe”, par Saïd Chemakh, un enseignant au département de langue et culture amazighes, à l’université Mouloud-Mammeri de Tizi-Ouzou. “En avril 1980, Kateb Yacine a été le seul écrivain algérien à avoir participé au séminaire de Yakourène, puis à se rendre en 1982 à l’université Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou puis à défendre le tamazight dans une interview accordée en 1986 à Abdelkader Djaghloul”, a tenu à rappeler d’entrée Saïd Semakh pour qui les trois préfaces que Kateb Yacine a écrites pour, respectivement, les livres de Fadhma Ath Mansour, d’Amar Ouardane et Tassadit Yacine dans son livre Aït Menguellet chante  participe également à ce combat pour l’identité berbère qui sonne comme un rappel de son attachement à tamazight mais qui n’était bien évidemment pas le premier acte de résistance du communiste qu’était Yacine. En ce sens d’ailleurs, Saïd Chemakh a souligné également qu’à l’image d’Emile Zola qui a défendu contre vents et marées Dreyfus dans J’accuse ! et de Jean-Paul Sartre qui avait lancé contre l’ordre colonial établi une pétition pour que la France quitte l’Algérie, Kateb Yacine avait parlé de l’indépendance de l’Algérie à un moment inattendu en 1947 à l’occasion d’une conférence à Paris. Après l’indépendance, Kateb Yacine a estimé, nota l’enseignant de tamazight, que les Berbères se sont retrouvés étrangers dans leur propre pays. C’est avec une conviction profonde qu’en dirigeant le théâtre de la wilaya de Bel-Abbès avec Ali Zamoum, dit-il, a décidé d’adapter en trois langues, le français, l’arabe et le berbère, la pièce Mohamed prend ta valise  qu’il a adaptée avec les étudiants de Ben Aknoun qui avait obtenu un 2e prix en Tunisie.  “Kateb a prénommé son fils Amazigh, et ça veut tout dire !” dira encore Saïd Chemakh tout en précisant qu’il n’a, toutefois, rien contre la langue arabe ni contre l’arabité mais plutôt contre l’arabisme avec tout ce que cela sous-entend comme idéologie et baâthisme qui favorisent les identifications ethniques aux identifications nationales. Apportant quelques témoignages, Mme Djazouli, qui a eu à connaître Yacine, rappela que Kateb s’est battu pour la langue populaire et la langue des ancêtres. Mme Djazouli dit se rappeler même de Yacine se plaindre du journal télévisé en disant : “On a assez de nous assommer avec votre arabe classique.”

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À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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