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Mauvais temps par El-Guellil

5 novembre 2012

El-Guellil

«Ouine ghadi biya khouya», ce n’est que le titre d’une chanson fredonnée, dans le temps, par ceux qui n’ont plus d’âge. Errakeb khayef et le conducteur talef, un autre titre de chanson d’une autre ère. Mais où allons-nous ainsi? Le bon sens laisse prévoir que c’est vers la destruction d’une société qui a su résister pourtant aux pires des exactions de la part de ceux venus d’ailleurs et aussi de ceux élevés, nourris et grandi ici. Il n’est nul besoin de connaître la régression linéaire ou autre méthode de prévision pour pouvoir dire qu’à l’arrivée, il ne fera pas bon! La belle journée, c’est à l’aube qu’on la reconnaît, et notre aube à nous, n’est pas gaie du tout. 

Tous ces enfants qui ne savent plus quoi faire de leur vie, tous ces parents qui ne peuvent pas ne pas être angoissés devant l’indigence qu’on leur prescrit d’office, et tous ces jeunes qui, à défaut de faire éclater leurs capacités bienfaitrices, ne pensent plus qu’à s’éclater avec un sachet en plastic, sont en train de glisser entre les doigts de leur propre société. Nous sommes en train de les perdre entre un discours pas très nécessaire et un silence toujours de trop. La léthargie dans laquelle tout semble plonger ainsi que le désarroi de ceux qui ne voient rien venir, interpellent ce qui pourrait encore rester d’un amour-propre, mille fois révisé et autant de fois brûlé vif par des monstres ivres de pouvoir.

Où va-t-on donc ? Où va-t-on avec une école qui vomit ses élèves et des jardins publics qui puent la drogue? Où va-t-on avec des Le malaise qui frappe un peu partout le monde du travail, la désillusion qui renverse à tous les niveaux les derniers à traîner encore un quelconque espoir et la déception qui étale son voile, chaque jour, sur une partie plus grande de la société, doivent être considérés comme des signes sérieux d’un effritement qui hurle son nom. Et c’est ici que cela se passe, dans ce pays de merveilles dont les fleurs ont malheureusement appris à se faner à l’état de bourgeons et où la pluie continue à sécher avant de toucher le sol.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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