RSS

L’émission de Nora Aceval enregistrée avec Abdelwahab Meddeb

4 octobre 2012

Nora Aceval

CULTURES D’ISLAM
L’émission de Nora Aceval  enregistrée avec Abdelwahab Meddeb sera diffusée le  vendredi 26 octobre entre 15 et 16h, sur France Culture.


À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

Voir tous les articles de Artisan de l'ombre

S'abonner

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les mises à jour par e-mail.

3 Réponses à “L’émission de Nora Aceval enregistrée avec Abdelwahab Meddeb”

  1. Artisans de l'ombre Dit :

    Abdelwahab Meddeb (عبد الوهاب المدب), né en 1946 à Tunis, est un écrivain, poète et animateur de radio franco-tunisien.
    Directeur de la revue internationale et transdisciplinaire Dédale, il enseigne la littérature comparée à l’Université Paris-X. Il anime également l’émission hebdomadaire Cultures d’islam sur France Culture1.

    Dernière publication sur 1.Bonjour de Sougueur : Les 7 profils d’apprentissage

  2. Artisans de l'ombre Dit :

    Généalogie

    Sa généalogie associe du côté de sa mère une lignée patricienne tunisoise — son grand-père Belhaj est d’origine tripolitaine et sa grand-mère Lasram d’origine yéménite — et du côté de son père une famille active dans les souks de Tunis et dans la grande mosquée et université de la Zitouna (fondée au milieu du ixe siècle). D’origine morisque[réf. nécessaire], comptant parmi les crypto-musulmans expulsés d’Espagne suite au décret promulgué par le roi Philippe III le 22 septembre 1609, les aïeux paternels trouvent d’abord refuge au Maroc où leur descendance séjourne plus d’un siècle avant de s’établir à Tunis dans le dernier quart du xviiie siècle, après une résidence à Zaghouan, gros bourg de fondation morisque à 50 kilomètres au sud de Tunis.
    Son grand-père, le cheikh Mokhtar Meddeb, a été professeur (mudarris) des lectures coraniques (’ilm al-qira’ât) à la Zitouna et son père, le cheikh Mustapha Meddeb2, l’a été en principes du droit (uçûl al-fiqh) mais participa aussi dans les années 1930 au monde littéraire de Tunis en composant des poèmes inspirés par le lyrisme du groupe cairote Apollo.
    Biographie

    Abdelwahab Meddeb grandit dans une famille traditionnelle, conservatrice et pieuse. Il commence à apprendre le Coran sous l’autorité de son père dès l’âge de quatre ans puis entre à l’école franco-arabe de Tunis deux ans après2, dans une annexe du Collège Sadiki consacrée à l’enseignement primaire. À partir de quatorze ans, il se passionne pour la littérature française2 en lisant ses grands classiques. Après trois années à l’Université de Tunis, il entame des études de lettres et d’histoire de l’art à l’Université Paris Sorbonne-Paris IV et s’établit à Paris en 19672 où il vit depuis. Il obtient au terme de ces études une licence en 1969 et une maîtrise de lettres en 19702.
    Parmi ses premières publications datant du milieu des années 1970 figurent des essais (parus notamment dans Les Cahiers du cinéma et Les Temps modernes) et des poèmes (édités par la revue Change). Entre 1972 et 1973, il collabore avec la maison d’édition Dictionnaires Le Robert pour des notices concernant l’islam et l’histoire de l’art2. Entre 1973 et 1974, il devient lecteur aux Éditions du Seuil2. De 1974 à 1988, il est conseiller littéraire et directeur de collection aux éditions Sindbad2 et contribue à faire connaître les auteurs classiques des littératures de langue arabe et persane ainsi que les grandes voix du soufisme.
    En 1983, il traduit en français le roman Saison de la migration vers le nord de Tayeb Salih3. De 1987 à 1995, il enseigne à titre de professeur invité aux universités de Genève, de Yale, de Florence et de Paris-Descartes en tant que spécialiste de littérature comparée (Europe et monde islamique), de littérature arabe francophone et d’histoire du soufisme2. En 1991, il soutient à l’Université d’Aix-Marseille une thèse de doctorat s’intitulant « Écriture et double généalogie », la « double généalogie » étant celle de l’Europe des Lumières et du monde arabo-islamique2. Il donne également des cours à l’École supérieure d’électricité et dirige un programme de recherches à la Fondation Transcultura2.
    Entre 1992 et 1994, il codirige la revue Intersignes avec le psychanalyste Fethi Benslama et fonde en 1995 sa propre revue baptisée Dédale2. En 1997, il fonde également une collection du même nom à la maison d’édition Maisonneuve et Larose2. De 1995 à 2011, il enseigne la littérature comparée (Europe et monde islamique) à l’Université Paris-X2. À la demande de Patrice Gélinet, alors directeur de la station radiophonique France Culture, il crée en octobre 1997 l’émission hebdomadaire Cultures d’islam2. Depuis, il participe également, en tant qu’auteur et chercheur, à de nombreux débats ou séminaires consacrés aux rapports entre l’islam et l’Europe et collabore à plusieurs revues, dont Esprit ou Communication2. Il a également collaboré à deux films : La Calligraphie arabe (1986) de Mohamed Charbagi et Miroirs de Tunis (1993) de Raoul Ruiz2. Il a en outre traduit certaines œuvres de soufis tels que notamment Sohrawardi ou Abû Yazid al-Bistami4. En 2012, il est invité par l’Université libre de Berlin pour occuper la chaire Samuel Fischer Guest Professorship for Literature.
    Abdelwahab Meddeb est le père de la journaliste Hind Meddeb.

    Œuvre

    Dans son œuvre polymorphe et transgénérique (allant du poème à l’essai en passant par le roman), il s’attache à honorer ce qu’il appelle sa « double généalogie », européenne et islamique, française et arabe. Son œuvre, transfrontalière, agit sur le lecteur selon une poétique et une esthétique de l’interstitiel, en quête de ce qui interfère entre les langues et les cultures, entre les credos et les imaginaires. Sa visée tend à concilier la découverte de l’inouï en maintenant l’entretien avec les Anciens, quelle que soit leur origine : cette conversation avec les morts mêle les voix des présocratiques à celles des soufis, celles des poètes arabes et persans à celles des poètes médiévaux appartenant aux diverses traditions romanes auxquels il convient d’ajouter ce qui nous parvient des maîtres de la Chine et du Japon classiques. Cependant, Meddeb accorde une place privilégiée aux échos qui résonnent entre les textes d’Ibn Arabî et ceux de Dante à travers lesquels il perçoit les ancêtres de son croisement culturel. Ses derniers essais confirment un engagement tranché et radical contre l’exclusivisme belliqueux de l’intégrisme qu’il diagnostique comme étant la « maladie de l’islam ». Son œuvre, quels qu’en soient le support et les enjeux, traduite dans une vingtaine de langues, reste ouverte sur l’horizon cosmopolitique d’une weltliteratur toujours à venir, qu’il enrichit par le désenclavement des références arabes et islamiques.
    Islam et modernité

    Lors du débat qu’il tient face à Tariq Ramadan, pendant l’émission Ce soir (ou jamais !) du 30 janvier 20085, Meddeb explicite la condition pour concilier l’islam avec la modernité. Pour lui, seule l’avancée vers la laïcité peut dégager l’islam des archaïsmes qui l’entravent. Il appelle donc au dépassement de la charia et à l’abrogation du jihad (fût-il défensif) par l’islam officiel, c’est-à-dire celui des États. Il explique aussi que l’accès à la modernité exige une rupture avec sa propre origine qui engendre un « travail du deuil » dans la « douleur de la scission » (Hegel). Ainsi sauve-t-il de l’islam sa dimension spirituelle et l’éthique de la nuance théorisée et vécue par les maîtres du soufisme. Un tel legs spirituel s’accommoderait parfaitement avec la condition moderne et participerait même à son enrichissement. Meddeb appelle donc les musulmans à élaborer une « transmutation des valeurs » (Nietzsche) qui devrait les amener à cesser de juger les actes et les paroles sur le seul critère dichotomique du châtiment et de la récompense, de l’Enfer et du Paradis. Les recours à de telles références élémentaires appauvrissent à ses yeux le champ de l’expérience intérieure et la réduisent à un « marchandage de bazar » tout en renforçant la censure sociale et la police des mœurs : ce sont là pour lui des tentations intégristes attentatoires à la liberté individuelle et à l’intégrité du corps, lesquelles constituent les deux acquis précieux de la modernité dont l’islam ne peut éluder ni différer l’adoption.

    Prix littéraires

    En 2002, il reçoit le prix François-Mauriac pour La Maladie de l’islam et le prix Max-Jacob pour son recueil de poésies Matière des oiseaux2. En 2007, il reçoit le prix Benjamin-Fondane pour Contre-prêches2. Pour l’ensemble de son œuvre, il reçoit en 2010 le Prix Doha, capitale de la culture arabe, qu’il partage avec Édouard Glissant.

    Dernière publication sur 1.Bonjour de Sougueur : Les 7 profils d’apprentissage

  3. Artisans de l'ombre Dit :

    Publications

    Talismano, éd. Christian Bourgois, Paris, 1979
    Phantasia, éd. Sindbad, Paris, 1986
    Tombeau d’Ibn Arabi, éd. Noël Blandin, Paris, 1987
    Les Dits de Bistami, éd. Fayard, Paris, 1989
    La Gazelle et l’enfant, 1992
    Récit de l’exil occidental par Sohrawardi, 1993
    Les 99 stations de Yale, 1995
    Image et l’Invisible, 1995
    Ré Soupault. La Tunisie. 1936-1940, 1996
    Blanches traverses du passé, 1997
    En Tunisie, avec Jellal Gasteli et Albert Memmi, 1998
    Aya dans les villes, éd. Fata Morgana, Saint-Clément-de-Rivière, 1999
    Matière des oiseaux, 2002
    La Maladie de l’islam, éd. du Seuil, Paris, 2002
    Face à l’islam, entretien avec Philippe Petit, éd. Textuel, Paris, 2003
    Saigyo. Vers le vide avec Hiromi Tsukui, 2004
    L’Exil occidental, éd. Albin Michel, Paris, 2005
    Tchétchénie surexposée avec Maryvonne Arnaud, 2005
    Contre-prêches, éd. du Seuil, Paris, 2006
    Islam, la Part de l’Universel, 2006
    La Conférence de Ratisbonne : enjeux et controverses, avec Jean Bollack et Christian Jambet, éd. Bayard, Paris, 2007
    Sortir de la malédiction. L’islam entre civilisation et barbarie, éd. du Seuil, Paris, 2008
    Pari de civilisation, éd. du Seuil, Paris, 2009
    La plus belle histoire de la liberté, avec Nicole Bacharan et André Glucksmann, 2009
    Les femmes, l’amour et le sacré, ouvrage collectif, avec notamment Michael Barry, Jean Clair et Olivier Germain-Thomas, 2010
    Le voyage initiatique, ouvrage collectif, avec notamment Giorgio Agamben, Jean-Luc Nancy et Barbara Cassin, 2011
    Printemps de Tunis, la métamorphose de l’histoire, éd. Albin Michel, Paris, 2011
    La lecture insistante (autour de Jean Bollack), ouvrage collectif dirigé par Christoph König et Heinz Wismann, éd. Albin Michel, Paris, 2011
    The Architectures of Babel. Creation, Extinctions and Intercessions in the Languages of the Global World, ouvrage collectif dirigé par Tiziana Migliore et Paolo Fabbri, avec notamment Jean-Marc Lévy-Leblond, Suzanne Romaine et Michel Serres, éd. Leo S. Olschki, Florence, 2011
    Dégage ! Une révolution, avec Colette Fellous, Georges Wolinski et Akram Belaid, éd. Phébus, Paris, 2012

    Dernière publication sur 1.Bonjour de Sougueur : Les 7 profils d’apprentissage

Académie Renée Vivien |
faffoo |
little voice |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | alacroiseedesarts
| Sud
| éditer livre, agent littéra...