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Oran, le MCO et l’Algérie du football en deuil Le mythique Fréha Abdelkader rejoint l’Eternel

2 octobre 2012

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La ville d’Oran et son club phare, le Mouloudia, sont depuis hier orphelins d’un de leurs plus illustres fils prodiges, en la personne du légendaire Abdelkader Fréha dit Béka, décédé tôt le matin à l’hôpital, après y avoir été admis en urgence.
Attaquant de très haut niveau, avant-centre de race, capable tout aussi bien d’ajuster un gardien adverse, balle au pied, que de le crucifier d’un de ces coups de tête qui sont restés dans les annales. Fréha Abdelkader avait un sens du but inné, une tenue hors pair sur un terrain, un placement toujours intelligent et une lecture du jeu toujours en avance sur ses adversaires directs.
Légende vivante du Mouloudia d’Oran et idole incontestée des supporters «Rouge et Blanc» d’El-Hamri, Fréha avait mené, avec son efficacité et son réalisme devant les bois adverses, le club phare d’Oran à ses deux premiers triomphes sur la scène nationale.
En 1971, lorsqu’il a été champion d’Algérie puis en 1975 quand il conquit la plus belle Dame du pays, la Coupe pour ce qui demeure les deux premiers titres majeurs du Mouloudia d’Oran.
Fin, racé et en avance sur son temps, Béka s’est également adjugé trois couronnes nationales de meilleur buteur du championnat. C’était en 1968, en 1969 puis en 1970 avec chaque saison, le même total de buts, quinze en l’occurrence.
L’un des plus beaux fleurons du sport roi national, ne pouvait, de fait, ne pas être «international». Il le fut à six reprises pour quatre buts marqués, dont l’un, légendaire, au stade Ahmed Zabana face aux coéquipiers du tout aussi légendaire Edson Arantès do Nascimento, dit le «Roi Pelé».
Mais plus que ses titres collectifs ou en individuel avec le Mouloudia d’Oran, c’est surtout le charisme, la vista et la personnalité de feu Fréha, que retiendront de plus ceux qui l’ont connu et aimé.
Le mythique entraîneur lusitanien, Carlos Gomez, qui avait mené le MCO à son premier titre de champion d’Algérie en 1971 avec les Larbi, Meguenine, Bouhadji, Djelly, Beddiar, Kechra, Chaïb, Embarek, Mehdi, Krimo, Yahiaoui, Ounès, Kara, Sabi et autres Bessah, Boudellal et Bouziane, ne s’était d’ailleurs pas trompé lorsqu’il annonçait, une saison auparavant, dans ce qui restera l’une des répliques les plus célèbres du football national, «donnez-moi Fréha et le MCO et je serai champion d’Algérie !».
Après avoir raccroché les crampons et pris une retraite bien méritée, une première sportive et une seconde de son emploi à plein temps à Sonelgaz, Abdelkader Fréha passait le plus clair de son temps du côté d’El-Hamri, non loin de l’ex-stade du 19 juin qui était le théâtre de ses exploits, plus précisément au café de son compagnon de route et ami de toujours, Houari Beddiar.
A El-H’ssira, au milieu des autres anciens du Mouloudia devenus plus «sages» avec le temps, Fréha Abdelkader était toujours aussi apprécié et respecté et n’hésitait aucunement à intervenir au niveau de la direction du MCO, pour conseiller untel, orienter un autre et proposer un règlement à l’amiable entre telle et telle partie en conflit ou en désaccord.
L’on se souvient, d’ailleurs tous, de sa prise de position en faveur d’un règlement à l’amiable, lors du fameux match à deux équipes de Sidi Bel Abbès, lorsqu’il n’hésita pas à pénétrer dans les entrailles du stade du 24 Février jusqu’aux vestiaires, pour tenter de raisonner les parties en conflit.
Loin des feux de la rampe et en retrait de l’actualité de son club de cœur depuis quelques années, Fréha Abdelkader s’en est, ainsi, allé en silence, prenant tout le monde à contre-pied et plongeant son club et sa ville dans un mal-être incommensurable et une immense tristesse.
La levée du corps et l’enterrement qui se feront aujourd’hui à la mi-journée, regrouperont certainement cette grande foule d’admirateurs, d’amis, d’anciens coéquipiers en clubs ou en sélections, d’ex-adversaires sur le terrain, de supporters du MCO et des autres clubs voisins, mais aussi de beaucoup d’anonymes venus des quatre coins d’Algérie, pour rendre hommage à celui que la mémoire collective retiendra comme l’un des plus illustres footballeurs qu’ait enfanté l’Algérie. Rachid B.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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