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Le monde qui se prépare sous nos yeux

le 16.09.12 | 10h00

 Alors que nous nous abandonnons dans des conflits fratricides, ethniques et tribaux, les mondialistes se réjouissent de voir leur projet progresser.

Il s’agit d’instaurer un nouvel ordre mondial caractérisé avant tout par un gouvernement mondial. Si les mondialistes gagnent les guerres par procuration qu’ils mènent contre nous, ils se présenteront comme des sauveurs et nous diront : «S’il n’y avait qu’un seul gouvernement et qu’une seule culture, il n’y aurait jamais de crise.» En fait, ils nous promettent un monde étrange et obscur dont voici les principales caractéristiques.

Le gouvernement mondial

Le projet du nouvel ordre mondial a été dévoilé au lendemain de la guerre froide. Les vainqueurs ont décidé alors de le réaliser eux-mêmes. Selon le professeur Pierre Hillard, auteur du livre La Marche irrésistible du nouvel ordre mondial, paru au éditions François Xavier de Guibert en 2007, «le but est de créer de grands blocs géo-économiques standardisés européens, nord-américains, sud-américains, asiatiques, etc. au sein desquels les nations seraient broyées et dont la réunion constituerait l’armature d’une gouvernance mondiale.» Les promoteurs du nouvel ordre mondial ne se cachent plus pour dire : «Il n’y aura pas un retour à la normale. Il faudra soit accepter un désordre général, soit mettre en place un ordre planétaire avec un gouvernement mondial.»

Ils prônent l’idée suivante : pour devenir un citoyen exemplaire dans le monde futur qui sera nomade et sans frontière, il faudrait rompre avec tous les enracinements comme l’attachement à un pays ou à une culture. A présent, au Nord comme au Sud, bon nombre d’intellectuels commencent à critiquer ouvertement le nouvel ordre mondial. Le projet est considéré comme sinistre pour des raisons intrinsèques. Le gouvernement mondial est autocratique, il n’a aucune considération de la volonté des peuples et ne tolère aucun gouvernement revendiquant la souveraineté nationale. C’est pire que l’impérialisme qui vise à étendre une puissance sur une grande partie du monde.

La société de divertissement

Le 27 septembre, la ville de San Francisco a vu affluer 500 personnes qui devaient suggérer une politique globale pour le nouveau siècle. Parmi les participants, on pouvait compter Margaret Thatcher, George H. W. Bush, Bill Gates et Zbigniew
Brzezinsk (conseiller pour la sécurité nationale auprès de Jimmy Carter de 1977 à 1981). Ce jour-là, la plupart des congressistes à l’hôtel Fairmont sont parvenus à la conclusion suivante : au nouveau millénaire, 20% de la population active suffira à faire fonctionner l’économie mondiale et 80% de la population restante sera superflue. Nos élites, qui se sont donné le droit de réfléchir et de prendre des décisions à notre place, avaient un seul souci : comment empêcher la révolte des 80% dont le système de production n’a pas besoin ?

La réponse qui a été applaudie par nos élites est celle de Brzezinski, sans doute était-il le plus brillant, la solution se nommait «tittytainment». Ce terme inventé par Brzezinski est une combinaison des mots tit (sein en argot américain) et entertainment (divertissement). L’évocation du mot sein ne fait pas référence au sexe mais plutôt à l’effet soporifique de l’allaitement maternel sur le bébé. Le concept est un cocktail d’aliments et de divertissement qui endormirait la masse. Pour contenir la populace dans l’aliénation, il fallait donc non seulement lui donner des hamburgers et des boissons, mais aussi lui donner accès aux établissements de divertissement et de spectacles.

L’enseignement de l’ignorance

Beaucoup d’universitaires occidentaux ont déjà signalé une baisse du niveau de l’enseignement dans leurs pays. Quelques-uns pensent que la régression résulte simplement de l’échec des réformes mises en œuvre. D’autres pensent qu’il y a une volonté délibérée d’abaisser de manière spectaculaire le niveau de l’enseignement. Mais, si l’on y réfléchit bien, l’école moderne doit s’adapter au monde moderne. Dans son livre L’Enseignement de l’ignorance, paru aux Editions Climats en 1999, le professeur Jean-Claude Michéa soutient que le système capitaliste devra conserver un secteur d’excellence, destiné à former, au plus haut niveau, les différentes élites scientifiques, techniciennes et manageriales qui seront de plus en plus nécessaires à mesure que la guerre économique mondiale deviendra plus dure et plus impitoyable. Il soutient également que, dans ce système capitaliste, le plus grand nombre des individus seront inemployés ou employés de façon précaire et ne constitueront pas un marché rentable. Conclusion : dans le monde moderne, on va renoncer à toute forme d’exigence intellectuelle pour le plus grand nombre. On se contentera donc de leur enseigner l’ignorance afin de mieux les exploiter.

La liberté d’expression sous contrôle

Le célèbre humoriste français Coluche disait : «Quand on voit ce qu’on voit, quand on entend ce qu’on entend, on a le droit de penser ce qu’on pense.» Il y a une trentaine d’années, Coluche arrivait tant bien que mal à aborder plusieurs tabous moraux et politiques du monde moderne. Mais le monde n’est plus ce qu’il était. L’occident est entré dans une crise qui risque de tout détruire. A présent, on ne peut plus parler de tout, même dans un spectacle. L’histoire de l’humoriste Dieudonné est parlante. Après avoir interprété en 2003 le rôle d’un colon israélien extrémiste sur le plateau d’«On ne peut pas plaire à tout le monde», une émission de France 3 présentée par Marc-Olivier Fogiel, Dieudonné a été stigmatisé. Depuis cette date, il subit la censure. D’autres artistes et intellectuels sont mis en quarantaine parce qu’ils ont osé commenter certains sujets tels que la création monétaire, le réchauffement climatique ou encore la théorie du genre.

Le constat est clair : personne n’a le droit de réviser la vérité absolue établie une fois pour toutes par les néo-prophètes des temps modernes. Toutefois, il est désolant de voir des «intellectuels» prendre pour argent comptant les informations données par les médias mainstream. En fait, ils sont victimes d’un système de propagande qui consiste à intoxiquer la société en lui faisant gober une culture prémâchée. C’est une nouvelle forme de totalitarisme. Noam Chomsky l’exprime de manière éloquente : «La propagande est à la démocratie ce que la matraque est à la dictature.»

La nouvelle spiritualité

Le 16 décembre 2009 correspond à la date officielle de sortie du film  Avatar sur grand écran, il est question du film le plus regardé de l’histoire de cinéma. Le long métrage a été réalisé par James Cameron, le célèbre réalisateur de Titanic. Une technologie de pointe a été utilisée pour gagner plus de 2,7 milliards de dollars de recettes, mais aussi et surtout pour promouvoir une certaine fable écologique en ce début de siècle. Avatar met en scène un combat entre les Na’vi adorateurs de l’arbre d’Eywa et les terriens venus piller leur planète Pandora. Au final, les Na’vi remportent le combat grâce à leur foi qui stipule que l’ensemble des êtres vivants sur la planète serait comme un vaste organisme autorégulé, que la naissance ou la mort d’un être vivant est une sorte de transformation d’énergie.

Et c’est exactement ce que stipule la théorie de Gaïa adoptée par le mouvement New Age, un courant spirituel occidental créé par les mondialistes au vingtième siècle. La théorie est inspirée du personnage de la déesse Gaïa qui, selon la mythologie grecque, est l’ancêtre maternelle des races divines. Il faut savoir que le scénario du film Avatar a été écrit par James Cameron, soupçonné d’appartenance au mouvement New Age, tout comme l’ancien vice-président américain Al Gore qui a suggéré que nous devrions revenir à l’adoration de la nature. Le film Avatar a été ouvertement critiqué par le porte-parole du Vatican : la nature n’est plus une création à défendre mais une divinité à adorer, a-t-il déclaré sur Radio Vatican. Comme nous pouvons le constater, les mondialistes n’hésitent plus à prêcher leurs croyances selon lesquelles il faut diviniser la nature.

y a-t-il une alternative au nouvel ordre mondiale ?

Les mondialistes essayent de nous convaincre que la situation socioculturelle et politique que nous vivons est le résultat naturel du développement de l’homme et n’a pas été créée volontairement pour servir l’oligarchie politico-financière qui en profite actuellement et qui veut faire main basse sur la planète. Face à la superpuissance de cette oligarchie, certains ont préféré déserter le combat, ils ont ainsi choisi l’attitude de l’autruche comme mode de vie. Beaucoup se posent la question suivante : est-ce raisonnable de combattre le titan? A notre connaissance, des titans et des résistants ont toujours existé. S’il n’y avait pas eu de résistance, le monde aurait sombré dans la barbarie il y a bien longtemps. Nous continuons donc à soutenir que la construction d’un monde multipolaire basé sur le respect de la culture et de la souveraineté de chaque nation est tout à fait possible.

Belhaouari Benkhedda : enseignant universitaire et écrivain

© El Watan

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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