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Saïd Jy l’autodidacte : souvenirs et nostalgie d’une jeunesse entre deux cultures

27 septembre 2012

Auteurs Algériens

Culture : ROMAN

Bien servi par une narration trépidante et maîtrisée, Saïd Jy l’autodidacte est un récit de facture mémorielle (autofiction) qui narre l’adolescence passée du personnage principal. Le jeune Saïd Jy, moqué ainsi par ses copains, en raison du culte qu’il voue au chanteur Johnny Halliday, fait son apprentissage dans la vie en compagnie d’une bande de potes d’un quartier d’Alger qui, tous, avaient la grâce et l’énergie d’une jeunesse pleine de promesses et d’ambition, jurant de donner rendez-vous à leurs rêves de réussite, malgré les vicissitudes du temps et de l’existence. Saïd Jy l’autodidacte : souvenirs et nostalgie d’une jeunesse entre deux cultures  dans Auteurs Algériens trans
L’auteur, Rachid Ouerk, ressemble, à s’y méprendre, à Saïd Jy, le personnage principal de son deuxième roman ( Saïd Jy l’autodidacte). Un récit qui narre le quotidien ordinaire d’une bande de jeunes pleins de promesses, impatients de pénétrer les secrets du monde et de la vie. Avec sa bande de copains issus de quelques quartiers d’Alger, Saïd Jy constitue l’archétype de cette jeunesse algéroise des années post-indépendance. Une jeunesse qui, nous dit l’auteur, oscille «entre deux cultures » et qui, au sortir de la guerre et toute imprégnée qu’elle était par l’ambiance et les mœurs culturelles de l’époque, se voit confrontée au dur apprentissage de la vie pour se construire un idéal et un avenir. Le texte, de quatrième de couverture, nous en dit un peu plus. Il résume surtout les ambitions du jeune Saïd. Pour échapper à «l’ennui tranquille de son quartier, sur les hauteurs d’Alger, l’adolescent s’adonne à une lecture effrénée, comme pour prendre une revanche sur sa scolarité interrompue par la guerre. Romans, BD et, surtout, romans-photos meublent son quotidien et son imaginaire, l’entraînant dans un monde d’aventures, lui inspirant le goût des voyages et la quête du grand amour… A la passion des livres, s’ajoute le culte qu’il cultive pour les stars et les icônes du cinéma et de la chanson française : admirateur des chanteurs en vogue et des acteurs d’Hollywood, Saïd Jy a deux idoles : Johnny Halliday et James Dean. D’ailleurs, ne lui dit-on pas qu’il leur ressemble, avec ses cheveux blonds et ses yeux bleus. En attendant de savoir quoi en faire, la vie de Saïd prend des couleurs plus ternes que celles du papier glacé de ses romans-photos ou du grand écran. Entre le travail, à l’épicerie du vieux Slimane, à l’usine et la fatalité d’un mariage espéré par sa mère, son avenir semble prédéterminé, loin de ses passions gentiment moquées par son entourage. Mais le jeune homme voit plus grand, et s’il ne sait pas comment s’y prendre, il sait ce qu’il veut être : artiste, écrivain, musicien ou peintre. Peu importe ! Assoiffé de connaissances et de découvertes et mû par une motivation inébranlable, le jeune homme trouvera-t-il un horizon et une âme sœur à la mesure de ses ambitions ?» Nourrir beaucoup d’ambition, prendre son devenir à bras-le-corps, en jurant de donner rendez-vous à ses rêves de réussite tels sont les enseignements de ce récit qui a tous les ingrédients d’une autofiction et d’un roman d’apprentissage qui décrit le cheminement dans la vie et la maturation du héros (Saïd Jy) qui, chemin faisant, découvre les grands événements de l’existence, traverse des obstacles et des épreuves qui vont construire sa personnalité et son expérience de la vie.
S. A. M.

Bio express
Natif d’Alger en 1948, Rachid Ouerk est un autodidacte qui s’est beaucoup forgé à la dure école de la vie. En 1969, il réussit le concours d’entrée de l’Ecole nationale des beaux-arts d’Alger. En 1973, après de nombreux voyages en Europe, il est recruté par la société Sonatrach comme agent gestionnaire au service du personnel où il travaille jusqu’à sa retraire, en 1999. Depuis 2000, il se consacre à la peinture et à l’écriture. Après une formation de trois ans aux ateliers de dessins d’art et peinture de la maison de la culture Mouloud Mammeri à Tizi-Ouzou, il expose ses tableaux pour la première fois en 2004, et publie son premier roman, unis pour la bravoure, en 2005 puis Saïd Jy l’autodidacte, sorti en France, aux Editions Jets d’encre, en 2011.

Source de cet article :
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2012/09/27/article.php?sid=139642&cid=16

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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