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“LES HISTORIENS FACE À LA QUESTION DES ARCHIVES” Une mémoire à l’abandon Par : Hana Menasria

27 septembre 2012

Histoire

Jeudi, 27 Septembre 2012 09:50

Dans le cadre de la XVIIe édition du Salon international du livre d’Alger (Sila), des conférences sont animées quotidiennement au niveau des salles du Palais des expositions (Safex). Mardi dernier, à la salle Ali-Mâachi, les défaillances quant à la question des archives en Algérie ont été abordées lors d’une conférence intitulée “Les historiens face à la question des archives”. Les intervenants sont revenus tout au long de cette rencontre sur l’absence de formation dans ce domaine. “Dans la bibliothèque, il y a des manuscrits qui datent du VIIIe au XIXe siècle, ils portent sur les sciences en langues arabe et turque. Nous avons découvert d’autres manuscrits sur les sciences en Méditerranée écrits en hébreux et ceux en mathématiques sont transcrits en turc”, a précisé Ahmed Djebbar. Et d’ajouter : “Ils ne sont pas préservés, cette mémoire est en train de mourir et cette raison est liée à l’absence de formation et de spécialistes qui puissent la lire.”  Dans son allocution, le mathématicien et historien a insisté sur le fait qu’“il faut former des chercheurs pour leur apprendre à classer et à lire ces documents”. D’autre part, Fouad Soufi, historien et maître de recherche au Crasc, a souligné que “les archives ont un lien direct avec l’État. Mais elles ne sont pas ouvertes au public”. Et de préciser : “Les archivistes sont bibliothécaires. Nous n’avons pas appris l’histoire ! Comment peut-on être archiviste sans connaître l’histoire?” Ce problème de formation est la résultante d’un manque de considération envers ce domaine qui représente “l’histoire d’un peuple”. D’ailleurs, cette négligence remonte aux accords d’Évian. “Les archives d’Algérie ont quitté le pays pour la France en 1961. Lors des accords d’Évian, ce sujet n’a pas été abordé. Car, il n’était pas fondamental pour les Algériens, mais seulement pour les Français”, a indiqué Fouad Soufi. Ces archives qui sont considérées comme le “bien” de la France, n’ont jamais été “restituées” et “pour reprendre ces archives de la France, il faut que toute la génération pieds-noirs disparaisse”, a fait savoir le chercheur. Les intervenants ont rappelé qu’en 1995, tous les ministères ont été informés pour “la création d’une direction d’archives. Mais avec les années, elle s’est transformée en sous-direction des archives pour devenir un bureau d’archives”.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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