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Une âme ne verrait le beau que si elle était belle Par : Abdelhakim Meziani

14 septembre 2012

Abdelhakim Meziani

Samedi, 08 Septembre 2012 09:50

LA CHRONIQUE DE ABDELHAKIM MEZIANI

Je voudrais bien parler de deux ou trois choses que je sais de l’actualité de mon pays. S’il est permis de paraphraser ainsi le cinéaste franco-suisse Jean-Luc Godard. De la sortie du film dédié à la mémoire du chahid Ahmed Zabana ou, mieux encore, de la formation du nouveau gouvernement sur la base d’un remaniement qui aurait pu être considéré comme  » mini-stéril  » s’il n’avait pas permis le jaillissement de quelques nouvelles têtes, remarquables à bien des égards, parmi lesquelles il est aisé de citer Mohamed Tahmi et Abdellatif Baba Ahmed, par exemple. Ministres respectivement de la Jeunesse et des Sports et de l’Education nationale, de deux secteurs stratégiques livrés depuis des décennies à la gestion approximative et à une idéologie redondante quand elle n’est pas dogmatique, leur nomination intervient comme une sorte de rupture avec des pratiques surannées qui ont contribué pleinement à émousser les vertus du patriotisme et à démobiliser une jeunesse pourtant avide d’en découdre avec les idées reçues et de clamer sa reconnaissance à ceux qui n’ont pas trahi le serment du 1er Novembre 1954. Nourri par le sens de l’objectivité, je préfère de loin la distanciation chère à Berthold Brecht, la vie n’étant qu’un théâtre racontée par un groupe de sots s’il est permis de faire un clin d’œil à William Shakespeare, aux jugements hâtifs et expéditifs d’un sibyllin coup de gueule. A peine contenu, je l’avoue, car je ne suis qu’un être humain à un moment où la falsification de l’histoire du mouvement national connaît encore de beaux jours et la mémoire de nos valeureux martyrs continue à être éclaboussée par des scénarios puérils et de circonstances. Foncièrement mercantilistes, serais-je tenté de renchérir, irrigués qu’ils sont par la manne financière d’un ministère, celui des moudjahidine en l’occurrence, quand ils ne donnent pas l’impression de régler des comptes avec la ligne générale de la Révolution nationale du 1er Novembre 1954. Je préfère donc répondre à quelques remarques suscitées par ma précédente chronique. En soulignant ici que le monde est le miroir de Dieu, je ne peux m’empêcher de préciser aussi qu’il faut des yeux dessillés pour le percevoir, car l’on ne voit que ce que l’on est en mesure de voir, écrit Éva de Vitray-Meyerovitch : “Selon le mot célèbre de Plotin, jamais un œil ne verrait le soleil sans être devenu semblable au soleil, ni une âme ne verrait le beau sans être belle.” A l’heure des incertitudes et des nouvelles formes de menaces qui pèsent sur mon beau pays, je ne suis pas loin de considérer que l’Histoire de l’Algérie se doit d’être marquée par l’ancestrale culture de la résistance. Une culture qui, de l’avis même de Mustapha Chérif, est une valeur, un sentiment, une éthique, un lien social, une organisation et une stratégie des moyens de défense sur tous les plans. Si la culture de la résistance puise ses sources dans les valeurs spirituelles comme celles du soufisme et des tariqâs qui ont assuré l’intérim de la nationalité, faisait remarquer Jacques Berque, l’État algérien esquissé par l’Émir Abdelkader était d’essence moderne et universelle, un État fondé sur la responsabilité des différents acteurs sociaux et politiques…
A. M.
zianide2@gmail.com

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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