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Otages : ô rage, quel ratage ! Par Maâmar Farah

4 septembre 2012

Maâmar FARAH

Otages : ô rage, quel ratage !   Par Maâmar Farah dans Maâmar FARAH Tahar-Touati-300x281Actualités : LE BONJOUR DU «SOIR»

C’est l’Algérie, la première, qui a alerté le monde sur les risques de prolifération des armes et de déstabilisation de la région après l’internationalisation du conflit libyen. Logiquement donc, notre diplomatie aurait dû prendre toutes les mesures pour évacuer nos diplomates en poste à Gao. On sait qui porte la responsabilité de l’assassinat de Tahar Touati. 
Mais il reste trois vies à sauver. Il faut agir. Par tous les moyens. L’essentiel est que les otages retrouvent rapidement leurs familles. C’est à elles que nous pensons en écrivant ces lignes. Quant aux revers de notre diplomatie – la plus molle et la plus hésitante depuis que l’Algérie est libre —, ils ne détonnent pas par rapport à l’échec généralisé. Nous n’attendions pas des miracles, mais quand ce sont les nôtres qui paient les errements d’une diplomatie impuissante, il faut demander des comptes ! Ce ne sera ni le premier, ni le dernier de ses déboires, mais c’est sûrement le plus sanglant après l’horrible assassinat de nos deux diplomates à Bagdad ! Un autre ratage monumental qui aurait dû servir de leçon…
maamarfarah20@yahoo.fr
«La dictature, c’est “ferme ta gueule”, et la démocratie, c’est “cause toujours’’.»
(Woody Allen)


À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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8 Réponses à “Otages : ô rage, quel ratage ! Par Maâmar Farah”

  1. Artisans de l'ombre Dit :

    Le Mujao annonce l’exécution du diplomate algérien Tahar Touati : La tyrannie au Sahel
    le 03.09.12 | 10h00

    Le Mujao aurait mis à exécution sa menace en assassinant le vice-consul algérien, Tahar Touati. Selon son communiqué, le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), cité par le site mauritanien, Sahara Media Agency, a annoncé, samedi soir, avoir exécuté le vice-consul d’Algérie à Gao, Tahar Touati, cinq mois après leur enlèvement avec d’autres fonctionnaires du consulat dont le consul à Gao au nord du Mali.

    Jusqu’à hier soir, l’information n’est pas été confirmée officiellement. La mise à mort de l’otage algérien aurait été décidée en guise de «représailles» contre la position des autorités algériennes, a indiqué le communiqué qui porte la signature Abou Al Walid Sahraoui qui menacerait de «perpétrer des attentats sur le sol algérien». Difficile de vérifier la véracité de l’information. Le ministère des Affaires étrangères, jusqu’à hier soir, n’était pas en mesure de la confirmer ou de l’infirmer. «L’information fait actuellement l’objet de vérifications nécessaires pour s’assurer de son authentification», a indiqué le ministère, dans un communiqué, qui s’est dit surpris.

    «Le communiqué annonçant l’exécution du fonctionnaire consulaire algérien ne peut par conséquent que susciter la surprise et justifier les démarches engagées en vue de confirmer la véracité de l’information diffusée samedi en fin de journée», a précisé le ministère de Affaires étrangères. Ce dernier a indiqué aux familles des fonctionnaires consulaires retenus en otages reçues par le secrétaire général du ministère, samedi matin, que «les contacts avec les ravisseurs n’étaient pas rompus». Alger est dans l’expectative. Relayée par les agences de presse et des sites spécialisés dans l’information sécuritaire, l’information faisant état de l’exécution du vice-consul algérien n’était pas encore confirmée. Un cafouillage médiatique entoure l’information. Selon le correspondant de l’agence américaine Associated Press à Bamako, qui cite le porte-parole du Mujao, Omar Ould Hamaha, le vice-consul algérien aurait été exécuté. «Le diplomate avait été exécuté. Il s’agissait de donner une leçon à l’Algérie», a déclaré le chef terroriste à AP.

    Le site mauritanien Sahara Media Agency, qui avait donné en premier l’information samedi soir, a affirmé que le communiqué du Mujao a été remis à leur correspondant à Tombouctou samedi vers 18h. Son rédacteur en chef, Sidi Mohamed Younes, a indiqué au journal électronique, DNA, que «l’organisation, qui est basée à Gao, a remis à notre correspondant un communiqué d’une page rédigé en arabe. Auparavant, nous avions eu juste l’information faisant état de l’exécution de l’otage. Nous n’avons pas d’autres détails pour le moment sur cette exécution et attendons un document vidéo que nous pourrions diffuser sur notre site». Si l’information de la mise à mort du vice-consul venait à être confirmée, il resterait entre les mains des terroristes du Mujao trois autres otages algériens, dont le consul.

    Le sort incertain des autres otages

    Le Mujao, une organisation terroriste qui est apparue abruptement dans le sillage de la dégradation de la situation sécuritaire dans la région du Sahel, avait au départ exigé des autorités algériennes de payer une rançon de 15 millions d’euros pour obtenir la libération des sept otages. L’organisation terroriste avait libéré trois fonctionnaires retenant le consul et ses trois collaborateurs.
    Entre-temps, les forces spéciales de l’armée algérienne avaient arrêté à Ghardaïa un des chefs d’AQMI, Abou Ishak El Soufi. Ainsi, le Mujao change d’attitude en abandonnant la rançon et aurait proposé aux autorités algériennes l’élargissement des terroristes en échange de la libération des diplomates. Alger aurait refusé ce chantage d’où l’ultimatum lancé par le groupe terroriste menaçant l’exécution des otages dans le cas où le gouvernement algérien ne se plie pas à leur revendication.

    L’évolution dramatique de l’affaire des otages met Alger dans une situation difficile et le sort des trois otages encore entre les mains des terroristes demeure incertain. Opposées à toute forme de paiement de rançon ou d’élargissement des terroristes arrêtés pour obtenir la libération des diplomates, les autorités algériennes vont-elles revoir leur position ? Poussé par les puissances occidentales à participer à une éventuelle intervention militaire dans le Sahel, Alger refuse toute implication militaire en sol étranger, alors que des groupes extrémistes religieux s’emparent et contrôlent une bonne partie du nord du Mali. L’urgence de sauver la vie des trois diplomates encore en vie obligerait-elle Alger à revoir sa doctrine ? Pas si simple. L’Algérie dispose-t-elle d’une manœuvre pouvant éviter un sort tragique aux trois diplomates algériens encore entre les mains des ravisseurs ?

    Autant d’interrogations que soulève ce bourbier sahélien qui devient un champ de bataille régionale dont les conséquences affecteront une bonne partie de l’Afrique. Pour nombre d’observateurs, le tragique conflit qui a embrasé pendant des années le Moyen-Orient est en train de se déplacer vers le Sahel. La coopération antiterroriste entre les pays directement concernés par cette dégradation sécuritaire dans le Sahel reste «dispersée» et butte sur des «désaccords». Les grandes puissances, les USA en première ligne, agissent dans la région pour que la situation ne leur échappe pas. L’objectif principal de l’Administration américaine, selon la spécialiste Laurence Aida Ammour, «reste celui de la sécurisation de ses ressources d’approvisionnement en hydrocarbures en Afrique du Nord et dans le golfe de Guinée et celui de s’assurer que le Sahara ne devienne une zone grise, sanctuaire permanent du terrorisme islamiste et du crime organisé». La dimension sécuritaire du conflit peut cacher une guerre autour du contrôle des richesses dont regorge la région. 

    La liste des diplomates algériens exécutés rallongée :

    A peine 32 ans, Tahar Touati, vice-consul à Gao (Mali), venait juste de débuter sa carrière dans la diplomatie de son pays. Il n’ira pas au bout de sa mission fraîchement entamée en 2010 et brutalement interrompue, il y a cinq mois, le 5 avril dernier, suite au rapt du personnel diplomatique du consulat général d’Algérie à Gao, au Nord-Mali.

    Son exécution, avant-hier – le meurtre est revendiqué par ses ravisseurs du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest, branche présumée d’Al Qaîda – allonge ainsi la liste des martyrs de la diplomatie algérienne.

    En juillet 2005, deux diplomates algériens en poste en Irak, le président de la mission diplomatique algérienne, Ali Belaroussi, et l’attaché diplomatique, Azzedine Belkadi ont été exécutés par les terroristes du groupe Zarkaoui, Al Qaîda en Irak. 48 heures après sa mort, Tahar Touati demeure un illustre inconnu.

    Les autorités algériennes se complaisent dans une posture attentiste et réservée, en témoigne la teneur du communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères dans lequel celui-ci se dit «surpris» par l’exécution et va «vérifier» les informations sur la mort de son fonctionnaire.

    Le site web du ministère ne publie ni la biographie de Tahar Touati, encore moins ses états de service.
    Silence radio. Les seules informations disponibles essaiment, elles, la Toile : le jeune diplomate algérien, marié, serait natif de Djelfa. Diplômé de l’université d’Alger, faculté des sciences politiques et de l’information, Tahar Touati rejoindra, à l’issue d’un concours d’embauche, le corps diplomatique algérien en 2010 comme attaché.

    Le 3 mai 1982, l’avion transportant le ministre des Affaires étrangères, himself, Mohammed Sedik Benyahia et 15 hauts cadres de la diplomatie algérienne, était abattu d’un tir de missile, au-dessus de la frontière irano-turque. A l’époque déjà, la réaction algérienne était molle. M. Az.

    Hacen Ouali
    El Watan

    Dernière publication sur 1.Bonjour de Sougueur : Les 7 profils d’apprentissage

  2. Artisans de l'ombre Dit :

    Quel sera le sort des trois autres otages ?
    le 03.09.12 | 10h00

    L’annonce de l’exécution, samedi dernier, du vice-consul de l’Algérie à Gao (nord du Mali) par les terroristes du Mujao installe le doute sur le sort de ses trois collègues, encore en détention, car cet acte barbare risque de stopper net les négociations entre les autorités algériennes et l’organisation terroriste.

    Une telle éventualité ne sera, certainement pas, du goût des responsables du Mujao qui vont, sans nul doute, recourir à d’autres formes de pression pour amener le gouvernement algérien à revenir sur ses principes et accepter la libération des trois terroristes arrêtés, le 15 août dernier, à Ghardaïa ainsi que le versement d’une rançon. Ils (les responsables du Mujao) n’hésiteront pas à lancer un ultimatum en menaçant de tuer d’autres otages, en cas de refus des autorités algériennes de satisfaire leurs demandes. Ce sont les familles de ces trois otages qui souffriront pendant ce temps-là. Il y a quelques jours, rappelons-le, la famille de Guessas Mourad a préféré s’adresser, via une lettre ouverte, aux plus hautes autorités de l’Etat.

    Elle a lancé un véritable appel de détresse. Originaire de Tazmalt (wilaya de Béjaïa), la famille fait part de sa douleur et exhorte les ravisseurs à libérer les otages. «Nous prions ce mouvement de libérer notre fils et ses compagnons qui ne sont que des fonctionnaires», avait lancé l’épouse de Guessas Mourad. «Sous le choc depuis son enlèvement, nous ne perdons toutefois pas espoir qu’il soit libéré, afin de retrouver enfin sa fille de trente-six mois et toute sa famille qui n’arrive pas à trouver le sommeil depuis plus de quatre mois», ajoute-t-elle. Cette dernière appelle également les plus hautes autorités du pays à redoubler d’efforts pour faire libérer indemnes son mari et ses compagnons. «Nous lançons un appel au président de la République à œuvrer pour la libération de ses compatriotes en captivité depuis avril dernier», conclut-elle.

    Madjid Makedhi

    © El Watan

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  3. Artisans de l'ombre Dit :

    Quel sera le sort des trois autres otages ?
    le 03.09.12 | 10h00

    L’annonce de l’exécution, samedi dernier, du vice-consul de l’Algérie à Gao (nord du Mali) par les terroristes du Mujao installe le doute sur le sort de ses trois collègues, encore en détention, car cet acte barbare risque de stopper net les négociations entre les autorités algériennes et l’organisation terroriste.

    Une telle éventualité ne sera, certainement pas, du goût des responsables du Mujao qui vont, sans nul doute, recourir à d’autres formes de pression pour amener le gouvernement algérien à revenir sur ses principes et accepter la libération des trois terroristes arrêtés, le 15 août dernier, à Ghardaïa ainsi que le versement d’une rançon. Ils (les responsables du Mujao) n’hésiteront pas à lancer un ultimatum en menaçant de tuer d’autres otages, en cas de refus des autorités algériennes de satisfaire leurs demandes. Ce sont les familles de ces trois otages qui souffriront pendant ce temps-là. Il y a quelques jours, rappelons-le, la famille de Guessas Mourad a préféré s’adresser, via une lettre ouverte, aux plus hautes autorités de l’Etat.

    Elle a lancé un véritable appel de détresse. Originaire de Tazmalt (wilaya de Béjaïa), la famille fait part de sa douleur et exhorte les ravisseurs à libérer les otages. «Nous prions ce mouvement de libérer notre fils et ses compagnons qui ne sont que des fonctionnaires», avait lancé l’épouse de Guessas Mourad. «Sous le choc depuis son enlèvement, nous ne perdons toutefois pas espoir qu’il soit libéré, afin de retrouver enfin sa fille de trente-six mois et toute sa famille qui n’arrive pas à trouver le sommeil depuis plus de quatre mois», ajoute-t-elle. Cette dernière appelle également les plus hautes autorités du pays à redoubler d’efforts pour faire libérer indemnes son mari et ses compagnons. «Nous lançons un appel au président de la République à œuvrer pour la libération de ses compatriotes en captivité depuis avril dernier», conclut-elle.

    Madjid Makedhi

    © El Watan

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  4. Satogi Dit :

    Satogi le 03.09.12 | 15h25
    le Poker
    Le Mujao tient à tout prix à ces acolytes arrêtés en Algéries. Une éventualité pour les déssuader de tuer les autres: annoncer la mise à mort à l’un des leurs en réponse à l’assassinat du vice-consul. Ils sauront que l’Algérie ne cédera jamais et que la mise à mort des fonctionnaires ne changera rien mais bien au contraire se retournera contre eux. le message: vous êtes responsables de la mort de vos propres frêres.

  5. pierreduchat Dit :

    pierreduchat le 03.09.12 | 11h38
    Donner ou pas
    La réponse est claire;tout dépendra de la clairvoyance et de la compétence de nos politiques.Pour gagner une course ,il faut un coursier racé; ceci doit être une devise dans notre pays.

  6. El Watan Dit :

    Le MUJAO : Mouvement islamiste ou sous-traitant terroriste
    le 03.09.12 | 10h00

    A l’origine des mouvements «islamistes», c’était Al Qaîda, soutenue et assistée essentiellement par les USA à travers leur service de renseignements, la CIA, et l’Arabie Saoudite, dans son soutien armé des moudjahidine afghans contre le régime communiste protégé par l’ex-URSS (27 décembre 1979-15 février 1989).

    Son leader Oussama Ben Laden, représentant du prince Turki Al Fayçal, alors chef des services de renseignements saoudiens, avait pour mission de ventiler les sommes allouées à la résistance afghane.
    Un de ses lieutenants, un certain Abdullah Azzam, ancien professeur à l’université de Djeddah, en Arabie Saoudite, s’installa à Peshawar en 1984, près de la frontière afghane, pour fonder «Maktab Al Khadamat» qui fait fonction de bureau de recrutement, chargé de recevoir et d’organiser le flux des volontaires arabes voulant participer à la guerre contre le régime communiste. Dans son livre Défendre la terre des musulmans est le plus important devoir de chacun, Abdullah Azzam écrivait que l’Afghanistan n’était qu’un début :
    «Ce devoir ne prendra pas fin avec la victoire en Afghanistan ; le jihad restera une obligation individuelle jusqu’à ce que toutes les autres terres, jadis musulmanes, nous reviennent afin que l’islam règne de nouveau. Nous attendent, ainsi, la Palestine, Boukhara, le Liban, le Tchad, l’Erythrée, la Somalie, les Philippines, la Birmanie, le Sud-Yémen, Tachkent et l’Andalousie. Cette guerre afghane avait fait des émules en Algérie, telles que le MIA, le GIA et le GSPC… et Al Qaîda des petits : Al Qaîda au Yémen, Al Qaîda au Maghreb… Certains observateurs des événements arabes, au vu des agitations dans l’espace sahélien, prédisaient l’apparition d’Al Qaîda du Sahel ou de l’Afrique subsaharienne. On a eu un mystérieux Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao).

    D’aucuns ont remarqué que les opérations terroristes menées par ce sinistre groupe ne ciblaient que l’Algérie : attaques contre des unités de la Gendarmerie nationale à Tamanrasset et à Ouargla, enlèvement d’étrangers à Tindouf, attaque et enlèvement des diplomates algériens à Gao (Mali), exigeant des rançons pour leur libération, et la toute dernière menace dont, curieusement, la presse marocaine a fait état : l’enlèvement planifié de l’héritière de la dynastie des Kennedy, Kerry, au moment de sa visite dans les camps de réfugiés sahraouis.

    En l’absence d’une fetwa justifiant la mise à prix d’innocents pour leur libération par des organisations qui se prévalent de l’islam et de leur assassinat, il est légitime de s’interroger sur l’impact recherché ou le but non déclaré de tels agissements méprisables. A qui profite le crime ou le discrédit éventuel de l’Algérie ? Donnerait-il argument à une intervention étrangère ? Qui a intérêt à s’attaquer aux camps de réfugiés sahraouis à Tindouf ? Qui a intérêt à semer la peur et le doute au sein des ONG occidentales, donnant ainsi raison à l’abandon de leurs missions humanitaires et à leurs soutiens à la cause sahraouie à travers leurs témoignages ?
    N’est-ce pas le Premier ministre marocain qui a déclaré formelle la réunion des ministres maghrébins des Affaires étrangères tenue à Alger pour traiter des questions de sécurité, tant que les frontières entre l’Algérie et son pays restent fermées ? La sécurité à nos frontières ouest serait-elle tributaire du trafic de carburant et du vol de cheptel avec la complicité des services marocains ? Durant les années 1990, le groupe terroriste qui sévissait à Béchar trouvait refuge au Maroc. Sollicité pour interdire l’utilisation de son territoire par les GIA, le roi Hassen II, protégé par cette éternelle Minurso, répondit : «A chacun son Polisario.»

    Réponse qui a au moins le mérite de la clarté. Ces attentats cités plus haut ne seraient-ils pas la continuation de cette guerre sournoise par Mujao interposé ? Invité à identifier le Mujao, le professeur à l’Ecole de maintien de la paix de Bamako, Modibo Goïta, répond sur les colonnes d’El Watan : «Le Mujao a émergé comme groupe terroriste, en 2012, par sa prise d’otages dans le Sahara (…) Il opère à travers un vaste réseau ayant des ramifications et des connexions avec le milieu du trafic de drogue, d’armes et des kidnappings et disposerait de solides complicités dans les milieux politique et militaire de certains Etats de la région…»

    En tout état de cause, AQMI, le Mujao et les trafiquants s’inscrivent dans le terrorisme international ou dans le crime transfrontalier. Seule la lutte concertée entre les pays du champ et la Cédéao pour ce qu’elle peut apporter en matière opérationnelle serait à même de nettoyer les espaces frontaliers, d’autant plus que les différends sur le plan de la stratégie globale semblent s’aplanir.

    Mohamed Khalfaoui. Ancien officier de l’ANP

    © El Watan

  7. Mohamed Khalfaoui Dit :

    Le MUJAO : Mouvement islamiste ou sous-traitant terroriste
    le 03.09.12 | 10h00

    A l’origine des mouvements «islamistes», c’était Al Qaîda, soutenue et assistée essentiellement par les USA à travers leur service de renseignements, la CIA, et l’Arabie Saoudite, dans son soutien armé des moudjahidine afghans contre le régime communiste protégé par l’ex-URSS (27 décembre 1979-15 février 1989).

    Son leader Oussama Ben Laden, représentant du prince Turki Al Fayçal, alors chef des services de renseignements saoudiens, avait pour mission de ventiler les sommes allouées à la résistance afghane.
    Un de ses lieutenants, un certain Abdullah Azzam, ancien professeur à l’université de Djeddah, en Arabie Saoudite, s’installa à Peshawar en 1984, près de la frontière afghane, pour fonder «Maktab Al Khadamat» qui fait fonction de bureau de recrutement, chargé de recevoir et d’organiser le flux des volontaires arabes voulant participer à la guerre contre le régime communiste. Dans son livre Défendre la terre des musulmans est le plus important devoir de chacun, Abdullah Azzam écrivait que l’Afghanistan n’était qu’un début :
    «Ce devoir ne prendra pas fin avec la victoire en Afghanistan ; le jihad restera une obligation individuelle jusqu’à ce que toutes les autres terres, jadis musulmanes, nous reviennent afin que l’islam règne de nouveau. Nous attendent, ainsi, la Palestine, Boukhara, le Liban, le Tchad, l’Erythrée, la Somalie, les Philippines, la Birmanie, le Sud-Yémen, Tachkent et l’Andalousie. Cette guerre afghane avait fait des émules en Algérie, telles que le MIA, le GIA et le GSPC… et Al Qaîda des petits : Al Qaîda au Yémen, Al Qaîda au Maghreb… Certains observateurs des événements arabes, au vu des agitations dans l’espace sahélien, prédisaient l’apparition d’Al Qaîda du Sahel ou de l’Afrique subsaharienne. On a eu un mystérieux Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao).

    D’aucuns ont remarqué que les opérations terroristes menées par ce sinistre groupe ne ciblaient que l’Algérie : attaques contre des unités de la Gendarmerie nationale à Tamanrasset et à Ouargla, enlèvement d’étrangers à Tindouf, attaque et enlèvement des diplomates algériens à Gao (Mali), exigeant des rançons pour leur libération, et la toute dernière menace dont, curieusement, la presse marocaine a fait état : l’enlèvement planifié de l’héritière de la dynastie des Kennedy, Kerry, au moment de sa visite dans les camps de réfugiés sahraouis.

    En l’absence d’une fetwa justifiant la mise à prix d’innocents pour leur libération par des organisations qui se prévalent de l’islam et de leur assassinat, il est légitime de s’interroger sur l’impact recherché ou le but non déclaré de tels agissements méprisables. A qui profite le crime ou le discrédit éventuel de l’Algérie ? Donnerait-il argument à une intervention étrangère ? Qui a intérêt à s’attaquer aux camps de réfugiés sahraouis à Tindouf ? Qui a intérêt à semer la peur et le doute au sein des ONG occidentales, donnant ainsi raison à l’abandon de leurs missions humanitaires et à leurs soutiens à la cause sahraouie à travers leurs témoignages ?
    N’est-ce pas le Premier ministre marocain qui a déclaré formelle la réunion des ministres maghrébins des Affaires étrangères tenue à Alger pour traiter des questions de sécurité, tant que les frontières entre l’Algérie et son pays restent fermées ? La sécurité à nos frontières ouest serait-elle tributaire du trafic de carburant et du vol de cheptel avec la complicité des services marocains ? Durant les années 1990, le groupe terroriste qui sévissait à Béchar trouvait refuge au Maroc. Sollicité pour interdire l’utilisation de son territoire par les GIA, le roi Hassen II, protégé par cette éternelle Minurso, répondit : «A chacun son Polisario.»

    Réponse qui a au moins le mérite de la clarté. Ces attentats cités plus haut ne seraient-ils pas la continuation de cette guerre sournoise par Mujao interposé ? Invité à identifier le Mujao, le professeur à l’Ecole de maintien de la paix de Bamako, Modibo Goïta, répond sur les colonnes d’El Watan : «Le Mujao a émergé comme groupe terroriste, en 2012, par sa prise d’otages dans le Sahara (…) Il opère à travers un vaste réseau ayant des ramifications et des connexions avec le milieu du trafic de drogue, d’armes et des kidnappings et disposerait de solides complicités dans les milieux politique et militaire de certains Etats de la région…»

    En tout état de cause, AQMI, le Mujao et les trafiquants s’inscrivent dans le terrorisme international ou dans le crime transfrontalier. Seule la lutte concertée entre les pays du champ et la Cédéao pour ce qu’elle peut apporter en matière opérationnelle serait à même de nettoyer les espaces frontaliers, d’autant plus que les différends sur le plan de la stratégie globale semblent s’aplanir.

    Mohamed Khalfaoui. Ancien officier de l’ANP

    © El Watan

  8. Mohamed Khalfaoui Dit :

    Le MUJAO : Mouvement islamiste ou sous-traitant terroriste
    le 03.09.12 | 10h00

    A l’origine des mouvements «islamistes», c’était Al Qaîda, soutenue et assistée essentiellement par les USA à travers leur service de renseignements, la CIA, et l’Arabie Saoudite, dans son soutien armé des moudjahidine afghans contre le régime communiste protégé par l’ex-URSS (27 décembre 1979-15 février 1989).

    Son leader Oussama Ben Laden, représentant du prince Turki Al Fayçal, alors chef des services de renseignements saoudiens, avait pour mission de ventiler les sommes allouées à la résistance afghane.
    Un de ses lieutenants, un certain Abdullah Azzam, ancien professeur à l’université de Djeddah, en Arabie Saoudite, s’installa à Peshawar en 1984, près de la frontière afghane, pour fonder «Maktab Al Khadamat» qui fait fonction de bureau de recrutement, chargé de recevoir et d’organiser le flux des volontaires arabes voulant participer à la guerre contre le régime communiste. Dans son livre Défendre la terre des musulmans est le plus important devoir de chacun, Abdullah Azzam écrivait que l’Afghanistan n’était qu’un début :
    «Ce devoir ne prendra pas fin avec la victoire en Afghanistan ; le jihad restera une obligation individuelle jusqu’à ce que toutes les autres terres, jadis musulmanes, nous reviennent afin que l’islam règne de nouveau. Nous attendent, ainsi, la Palestine, Boukhara, le Liban, le Tchad, l’Erythrée, la Somalie, les Philippines, la Birmanie, le Sud-Yémen, Tachkent et l’Andalousie. Cette guerre afghane avait fait des émules en Algérie, telles que le MIA, le GIA et le GSPC… et Al Qaîda des petits : Al Qaîda au Yémen, Al Qaîda au Maghreb… Certains observateurs des événements arabes, au vu des agitations dans l’espace sahélien, prédisaient l’apparition d’Al Qaîda du Sahel ou de l’Afrique subsaharienne. On a eu un mystérieux Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao).

    D’aucuns ont remarqué que les opérations terroristes menées par ce sinistre groupe ne ciblaient que l’Algérie : attaques contre des unités de la Gendarmerie nationale à Tamanrasset et à Ouargla, enlèvement d’étrangers à Tindouf, attaque et enlèvement des diplomates algériens à Gao (Mali), exigeant des rançons pour leur libération, et la toute dernière menace dont, curieusement, la presse marocaine a fait état : l’enlèvement planifié de l’héritière de la dynastie des Kennedy, Kerry, au moment de sa visite dans les camps de réfugiés sahraouis.

    En l’absence d’une fetwa justifiant la mise à prix d’innocents pour leur libération par des organisations qui se prévalent de l’islam et de leur assassinat, il est légitime de s’interroger sur l’impact recherché ou le but non déclaré de tels agissements méprisables. A qui profite le crime ou le discrédit éventuel de l’Algérie ? Donnerait-il argument à une intervention étrangère ? Qui a intérêt à s’attaquer aux camps de réfugiés sahraouis à Tindouf ? Qui a intérêt à semer la peur et le doute au sein des ONG occidentales, donnant ainsi raison à l’abandon de leurs missions humanitaires et à leurs soutiens à la cause sahraouie à travers leurs témoignages ?
    N’est-ce pas le Premier ministre marocain qui a déclaré formelle la réunion des ministres maghrébins des Affaires étrangères tenue à Alger pour traiter des questions de sécurité, tant que les frontières entre l’Algérie et son pays restent fermées ? La sécurité à nos frontières ouest serait-elle tributaire du trafic de carburant et du vol de cheptel avec la complicité des services marocains ? Durant les années 1990, le groupe terroriste qui sévissait à Béchar trouvait refuge au Maroc. Sollicité pour interdire l’utilisation de son territoire par les GIA, le roi Hassen II, protégé par cette éternelle Minurso, répondit : «A chacun son Polisario.»

    Réponse qui a au moins le mérite de la clarté. Ces attentats cités plus haut ne seraient-ils pas la continuation de cette guerre sournoise par Mujao interposé ? Invité à identifier le Mujao, le professeur à l’Ecole de maintien de la paix de Bamako, Modibo Goïta, répond sur les colonnes d’El Watan : «Le Mujao a émergé comme groupe terroriste, en 2012, par sa prise d’otages dans le Sahara (…) Il opère à travers un vaste réseau ayant des ramifications et des connexions avec le milieu du trafic de drogue, d’armes et des kidnappings et disposerait de solides complicités dans les milieux politique et militaire de certains Etats de la région…»

    En tout état de cause, AQMI, le Mujao et les trafiquants s’inscrivent dans le terrorisme international ou dans le crime transfrontalier. Seule la lutte concertée entre les pays du champ et la Cédéao pour ce qu’elle peut apporter en matière opérationnelle serait à même de nettoyer les espaces frontaliers, d’autant plus que les différends sur le plan de la stratégie globale semblent s’aplanir.

    Mohamed Khalfaoui. Ancien officier de l’ANP

    © El Watan

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