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Boualem Aïdoun célèbre à sa manière le cinquantenaire de l’indépendance

31 août 2012

Non classé

Boualem Aïdoun célèbre à sa manière le cinquantenaire de l’indépendance Boualem-AïdounJeudi, 23 Août 2012 09:50

Il revient avec un nouveau livre

Par : Hafida Ameyar

écrit à la main, “dans l’urgence”, sur insistance des amis et de connaissances, l’ouvrage de 65 pages aborde des “sujets extrêmement sensibles” et livre une sorte de “testament intellectuel” de l’auteur.

Le nouveau livre de Boualem Aïdoun, intitulé “Introspection rétrospective et petite contribution sur l’Algérie rabaissée et trahie”, a été édité le 5 juillet dernier à compte d’auteur. écrit à la main, “dans l’urgence”, sur insistance des amis et de connaissances, l’ouvrage de 65 pages aborde des “sujets extrêmement sensibles” et livre une sorte de “testament intellectuel” de l’auteur. D’emblée, Boualem Aïdoun révèle que l’écriture de cet ouvrage est une manière pour lui de célébrer à sa manière le 50e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie. Pourtant, il confie plus loin que l’écriture est devenue pour lui, à la fois “une thérapie” et une nécessité de transmettre son savoir “aux générations futures sans contrepartie”. Parmi les thèmes approchés, l’auteur s’exprime sur des événements qu’il considère lui-même “très délicats et suffisamment graves”. C’est le cas de la “binationalité” algéro-française qu’il qualifie de “démarche félonne ou au moins déloyale envers son pays d’origine”. Sur ce sujet précis, Boualem Aïdoun se dit particulièrement “choqué” de la présence de binationaux au gouvernement algérien, notant que la plupart d’entre eux “ont pillé les richesses nationales et ont investi des sommes colossales à l’étranger, car ils semblent mépriser les Algériens”. Pour l’auteur, “rien ne pourra se faire pour le moment” entre l’Algérie et la France, et “rien ne pourra être admis, tant que les plaies ne sont pas encore cicatrisées”. D’ailleurs, relève-t-il, une “véritable guerre des mémoires” est engagée, depuis 1962, avec comme “ingrédients explosifs : la mission civilisatrice de la colonisation, les harkis honorés en France comme des héros, idem pour les anciens de l’OAS, le problème des pieds-noirs, de l’émigration algérienne, la « binationalité » à sens unique, les archives nationales, etc.” Sans oublier ces épisodes venus “jeter un froid entre nos deux pays”, à l’exemple de l’affaire de Mohamed Ziane Hasseni ou celle des moines de Tibhirine, jusqu’au jugement du général Nezzar. Aussi plaide-t-il pour une “reconnaissance du passé douloureux”, par la France, voire pour “une véritable repentance”. Une démarche qui, selon l’auteur, permettrait aux deux pays “d’en faire une fois pour toutes le deuil, en se projetant vers le futur et promouvoir ainsi, à un niveau plus élevé, les liens anciens et indéfectibles unissant nos deux peuples”. Boualem Aïdoun insiste pour que la vérité soit dite, afin d’apaiser les haines et de tourner définitivement la page du colonialisme. Il pense même qu’il n’est pas impossible de construire “de nouvelles relations, apurées de tous ressentiments douloureux, consacrées à une coopération profitable à nos deux peuples”. Pour peu, bien sûr, qu’il y ait “une volonté politique positive”. L’auteur d’Introspection rétrospective… s’intéresse également au cas des “prédicateurs” régissant l’islam en France, mais également au rapport existant entre carriérisme et excellence intellectuelle dans la fonction publique, ainsi qu’à l’art, la décoration, l’architecture d’intérieur et l’astronomie. Il nous fait partager ses “ondes positives” d’Alger et quelques leçons tirées de son propre vécu. Dans ce cadre et à titre indicatif, il nous livre de “petites réflexions” sur les “qualités et valeurs intrinsèques rares “découvertes chez certaines personnalités qu’il connaît ou qu’il a côtoyées (modestie, compétences professionnelles), sans omettre néanmoins de parler de ces arrivistes “minables”, “prétentieux”, “menteurs” et complexés. Boualem Aïdoum, pour rappel, est professeur honoraire de lettres, écrivain essayiste depuis 1960, lauréat de l’Académie royale de lettres d’or de France et ancien cadre dirigeant dans diverses entreprises nationales et institutions. Il est auteur de plusieurs ouvrages et études, dont À cœur ouvert (1969), Derniers soubresauts et ultimes soupirs (1979) et évocation et hommage (long poème, 2012). Actuellement, il prépare un nouveau livre à paraître le 1er novembre prochain, qui s’intitule “Déchirement et déchirure. Difficile réhabilitation de céans”. Il s’agirait de la “suite logique” à Introspection rétrospective et petite contribution sur l’Algérie rabaissée et trahie.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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