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Fermé, férié, congé ! par El-Guellil

26 août 2012

El-Guellil

 

La farine est trop chère, les intrants pour la panifier sont inabordables. Les artisans sont rares, ils nous coûtent les yeux de la tête. Voilà certains argumentaires, entre autres, qui poussent le syndicat des boulangers à demander une augmentation des prix du pain. Cela ne les a pas empêchés de trouver des petites figures de style pour agrémenter leur marge bénéficiaire. « Pain amélioré, pain blanc, pain peint » et autres trouvailles pour mieux nous mettre dans le pétrin. C’est que les mots sont des habits étranges. Mais le temps finit toujours par révéler la vérité des mots.         Et la fermeture anarchique de la majorité des makhbaza, en cette période de fête, nous donne tout le sens d’un syndicat à l’algérienne. Regrettable seulement que les mots «entreprise» et «service public » soient si peu employés dans le lexique de ce regroupement de khbaïzia. Le «respect du client» n’arrive pas à sortir de leur four lexical. Il n’est donc pas servi depuis longtemps et son usage ressemble au comportement de ces revendeurs de pain qui s’installent, à-même le sol, pour nous fourguer à 25 et 30 dinars, une baguette achetée à 8 dinars.      Attention, ces petits commerçants pensent te rendre service. Et ce n’est qu’aujourd’hui que l’autorité décide de penser à une loi régissant les permanences durant l’Aïd, les jours fériés et les jours « fait-rien ».    Mais l’autorité a-t-elle le pouvoir de se faire obéir, quand l’agression est monnaie courante et que dans la rue personne n’ose plus s’opposer franchement aux mauvaises actions ? Quand quiconque peut installer ce qu’il veut sur la voie publique sans autorisation de l’autorité. Jadis on parlait de vol ou de violence. Ces mots sont devenus des thèmes de conférences de « colloquards » qui bifurquent rapidement vers «incivilité». La hnana, la douceur du mot diffuse un parfum désuet qui cache le mal que l’on refuse de combattre.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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