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Un tango au bar El Chino Par Kader Bakou

22 août 2012

Kader Bakou

Culture : Le coup de bill’art du Soir

Les films Buena Vista social club de Wim Wenders, Bar El Chino de Daniel Burak et El Gustode Safinez Bousbia peuvent constituer une originale trilogie sur des musiques «anciennes» jouées par des «vieux». Bar El Chinoa été projeté à Alger dans le cadre des journées du film ibero-américain initiées par l’Institut Cervantès d’Alger. «Le tango est une pensée triste qui se danse», selon la belle définition du compositeur Enrique Santos Discépolo.
Le tango est une danse et un genre musical «rioplatense», c’est-à- dire du Rio de la Plata (Buenos Aires et Rosario en Argentine) et de Montevideo (Uruguay), né à la fin du XIXe siècle. A Buenos Aires, dans le quartier de Pompeya, se trouve le bar El Chino, havre de paix et ultime lieu de résistance à la mondialisation des modes de vie et des cultures. Son propriétaire est Jorge Garcia, surnommé «El Chino» (le Chinois), parce qu’il plisse ses yeux quand il chante. George, un journaliste tombé sous le charme des lieux, filme tout. Mais El Chino meurt subitement. Le tournage du film s’arrête. En cette fin de l’année 2011, la situation en Argentine n’est pas reluisante sur les plans social et politique. George devient un simple client du bar. Martina, une jeune réalisatrice de télévision, découvre El Chino et décide de faire un film sur ce mythique espace de vie et de culture. Elle apprend que George avait filmé le bar du vivant d’El Chino. Tous les deux vont essayer de terminer le film. Mais la crise est là. Martina se retrouve au chômage car la chaîne TV où elle travaille a licencié une trentaine de personnes. George va à la banque pour retirer de l’argent. Après plus de deux heures d’attente, il revient les mains et les poches vides, parce que l’Etat a décidé de bloquer les retraits d’argent. Beaucoup d’Argentins partent à l’étranger. Martina a trouvé un travail en Espagne. George choisit de rester dans son pays. Bar El Chinolaisse le téléspectateur voyager entre la fiction, le documentaire, voire l’autobiographie. A Alger, Daniel Burak a expliqué que son film est un message d’espoir. «Pour moi, c’était un devoir dicté par ma conscience de poursuivre la réalisation du film malgré les difficultés financières qui nous ont foudroyés en plein tournage. D’un point de vue personnel, c’est aussi une manière de dire à mon fils, qui avait 29 ans à l’époque, de ne pas quitter le pays et de résister à la crise en poursuivant ce combat du quotidien.» L’écrivain argentin Leopoldo Marechal a dit : «Le tango est une possibilité infinie. » La vie aussi…
K. B.
bakoukader@yahoo.fr

Source de cet article :

http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2012/08/22/article.php?sid=138159&cid=16


À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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