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Al Assad, l’Occident, les allumés du djihad Par Arezki Metref

12 août 2012

Arezki Metref

Al Assad, l’Occident, les allumés du djihad  Par Arezki Metref dans Arezki Metref Al-Assad-300x253
Chronique du jour : ICI MIEUX QUE LA-BAS

arezkimetref@free.fr
Face à Saïd Jalili, émissaire de l’ayatollah iranien Ali Khamenei, le président syrien Bachar Al-Assad joue les Kadhafi en jurant sa détermination à «purger le pays». En effet, quelques jours avant d’être tué, Kadhafi clamait, lui, qu’il allait «nettoyer la Libye maison par maison», confirmant, a posteriori, à son corps défendant, que le glossaire prophylactique si cher aux dictateurs ne leur réussit pas. C’est que ça va plutôt mal pour Al Assad !
Alors que la bataille d’Alep faisait 226 morts dont 146 civils en une seule journée, Ryad Hijab, le monsieur personne jusqu’alors Premier ministre, jouait les filles de l’air pour aller se réfugier au Qatar via la Jordanie. Son parcours de défection dessine, à lui seul, l’étranglement géostratégique auquel la Syrie est soumise. Pas que des amis alentour, non ! Mais qui est donc ce Hidjab qui crie aux «crimes de guerre» et au «génocide» commis depuis 16 mois par le régime syrien contre son propre peuple, selon son porte-parole, Mohamed Otri ? Un inconnu nommé en qualité de faire-valoir sunnite à un poste qui ne confère aucun pouvoir dans la galaxie alaouite. Il s’en va à l’heure où les rats quittent le navire, quand il commence à prendre l’eau. Pour qu’il revienne en héros dans le barda du Conseil national syrien (CNS) et des ses armées de djihadistes et de salafistes, il a intérêt à ce que sa défection serve à récrire sa bio en opposant, car de son cursus, il n’y a rien à tirer. A 46 ans, Ryad Hidjab a été nommé Premier ministre par Al Assad au mois de juin dernier car de tous les sunnites de sa remuante tribu des Sukhons entrée en rébellion entre Homs et Deir Al-Zor, il était le plus insipide. Baasiste dévoué au régime, il a fait carrière dans la soumission à la dictature. Processus classique de cooptation dans les systèmes dictatoriaux à parti unique : cadre de l’Union des étudiants, puis responsable régional du parti Baas, plusieurs fois gouverneur, avant de décrocher, au début du soulèvement, le maroquin de l’agriculture Défections, attaques de l’opposition, attentats contre les responsables militaires de la sécurité, vote par l’ONU sans la Chine et la Russie d’une résolution réclamant le départ d’Al Assad, la pression devient insoutenable pour l’héritier. L’Arabie saoudite et le Qatar sont loin d’être les seuls à se réjouir des déconvenues du Néron de Damas. Ils ne sont pas non plus les seuls à y œuvrer en finançant généreusement, et avec l’assentiment des services de renseignements occidentaux, toutes les bandes d’allumés du djihad impatients de trucider Al Assad pour se trouver face à l’Iran chiite. Jusqu’à L’international Herald Tribune (26 juillet) qui titre «Al- Qaïda se faufile en Syrie et change la nature du conflit». Les services de renseignements estiment, à Paris et à Washington, de 1 000 à 3 000 ou même à 10 000 les djihadistes étrangers parmi les insurgés syriens. Ceci est confirmé par le cri de victoire lancé d’ores et déjà par Al- Zawahiri, le successeur de Ben Laden, en faveur des «Lions du Levant», les légionnaires du djihad affluant vers la sunnite Alep pour faire le coup de feu. Les puissances occidentales, à commencer par les Etats-Unis, s’interrogent sur l’après-Al Assad en salivant à l’avance sur l’éclatement du pays et l’embrasement de foyers de conflits religieux qui désagrégeront la Syrie et affaibliront l’Iran. Si le gouvernement socialiste français manœuvre avec prudence pour ne pas mécontenter ses alliés atlantistes et ne pas commettre d’actes contraires aux intérêts de la France, les forces de la guerre grondent. Dans une déclaration sur laquelle il était revenu, l’ancien président français, Nicolas Sarkozy, critiquait l’immobilisme de son successeur, laissant entendre que lui aurait déjà agi. A savoir qu’il aurait envoyé des troupes pour casser le dictateur Al Assad, liberticide et bourreau de son peuple. Ce à quoi Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, a rétorqué que la seule chose dont il se souvienne, c’est que Sarkozy avait convié Bachar Al Assad à la tribune du défilé du 14 Juillet 2008. Pour sa première sortie publique depuis sa déculottée du mois de mai, Sarkozy récidive en s’entretenant avec le président du CNS devant qui il accuse implicitement son successeur de ne pas envoyer l’armée déloger Al Assad. Bachar Al Assad était-il déjà un odieux despote à l’époque où Sarkozy le recevait en grande pompe pour le défilé du 14 Juillet ? On a posé, à raison, la même question concernant Kadhafi, invité turbulent un jour, et le lendemain infâme dictateur méritant d’être buté dans un caniveau. Les va-t-en guerre qui veulent en découdre avec le régime d’Al Assad invoquent bien sûr les excès d’une dictature attentatoire aux droits de l’homme. Mais s’agit-il là d’une découverte ? La réponse n’est pas dans la question. Elle est dans cet angle mort que l’on nomme géostratégie et que l’on tente d’expliquer par des éléments de politique intérieure. Il est clair que ce n’est pas pour défendre les droits démocratiques des Syriens que l’Arabie saoudite et le Qatar, soutenus par les Etats-Unis et l’Europe, ont fabriqué et financent une trouble opposition jouant sur les fêlures et les conflits irrésolus de la Syrie des Assad qui couvrent, père et fils confondus, 42 ans de pouvoir. Opposition qui puise de toute évidence dans le registre sensible des droits et des libertés des individus et des peuples pour sensibiliser l’Occident tout en prêchant, en interne, la pureté sunnite contre la flétrissure alaouite et la faute chiite. La générosité que l’Occident affiche devant les crimes d’Al Assad à l’encontre de son peuple ne tient pas la route. Sinon pourquoi ce cœur généreux ne s’emballe-t-il pas pour les millions de morts de la guerre civile au Congo, au Sri Lanka, au Soudan… ? Pourquoi aussi ce cœur si sensible aux droits et aux libertés demeure-t-il indifférent aux archaïsmes débilitants des monarchies saoudienne et qatarie, aux tortures de Guantanamo, au chaos engendré par l’attaque américaine de l’Irak ? Il y a encore bien des raisons pour que ce cœur dégoulinant d’humanisme et de générosité batte. Mais non, c’est à la Syrie qu’il a décidé de se vouer tout entier. L’ennui aussi, c’est que la presse occidentale est à ce point intoxiquée qu’elle contribue à réduire un conflit qui vise à désagréger la Syrie et la jeter en pâture aux chamailleries sanglantes des minarets, et fragiliser l’Iran, au sauvetage d’un peuple tenu en otage par un dictateur. Vieille rengaine consistant à habiller de nobles mots les faits les plus mesquins. Cependant, excepté pour des «amateurs» comme Sarkozy qui pense entrer dans l’histoire pour avoir poussé à attaquer la Libye, sans voir que la décomposition salafiste et djihadiste du Mali en découle, le cauchemar hante déjà les capitales occidentales en anticipation du chaudron que sera la Syrie sans Al Assad et des guerres entre les différentes factions islamistes qui ne manqueront pas de fomenter un embrouillamini sanglant dans la région dont pourrait pâtir Israël. L’équation en devient insoluble : comment chasser Al-Assad sans jeter la Syrie dans les pattes des djihadistes ? L’Occident salive et cauchemarde tout à la fois. Pourtant, il y a des solutions : des négociations avec l’opposition interne et structurée soucieuse de l’intérêt national de la Syrie contre les appétits impérialistes de l’Occident. Mais visiblement, les forces atlantistes conquérantes et leurs valets saoudien et qatari préfèrent la politique du pire.
A. M.

Source de cet article :
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2012/08/12/article.php?sid=137839&cid=8

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À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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3 Réponses à “Al Assad, l’Occident, les allumés du djihad Par Arezki Metref”

  1. Artisans de l'ombre Dit :

    Bachar el-Assad (en arabe : بشار الاسد), né le 11 septembre 1965 à Damas, est un homme d’État syrien. De confession alaouite, une branche du chiisme, il est le Secrétaire régional et le président de la République arabe syrienne depuis le 20 juin 2000, date à laquelle il a succédé à son père, Hafez el-Assad.

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  2. Artisans de l'ombre Dit :

    Biographie

    Études
    Bachar el-Assad est le fils cadet du président Hafez el-Assad (1930-2000) et d’Anisah Makhlouf. Il fait ses études à l’école franco-arabe al-Hurriyet de Damas. Il y apprend l’anglais et le français qu’il parle couramment. Il passe son baccalauréat en 1982, puis entame des études de médecine. Doctorat en poche, il exerce de 1988 à 1992 comme ophtalmologiste à l’hôpital militaire de Tishreen (banlieue de Damas), puis part à Londres pour se spécialiser en ophtalmologie, où il fait la connaissance de sa future femme, Asma al-Akhras, une Syrienne de confession sunnite.
    Bachar el-Assad avait à l’origine un faible intérêt pour la politique. Hafez el-Assad avait préparé son fils aîné, Bassel, à prendre sa succession à la tête du régime. À sa mort dans un accident de voiture en 1994, Hafez el-Assad fait alors appel à son fils cadet.
    Bachar est contraint de revenir en Syrie où il rentre à l’académie militaire de Homs. En 1999, il devient colonel, puis effectue des missions de confiance pour le gouvernement. Il s’est notamment rendu au Liban pour rendre une visite au président Émile Lahoud et, en novembre 1999, il est reçu en tête-à-tête par le président Jacques Chirac à l’Élysée.

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  3. Artisans de l'ombre Dit :

    Président de la République
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    Politique intérieure
    À la mort du président Hafez el-Assad, le Parlement amende la Constitution pour abaisser l’âge minimum de candidature à la présidentielle, qui passe de 40 à 34 ans. Bachar el-Assad est promu deux jours plus tard général en chef des forces armées syriennes par le vice-président Khaddam. Le parlement le propose comme président de la République le 25 juin 2000. Il promet de mettre en œuvre des réformes économiques et politiques en Syrie, et est élu président de la République par un référendum qui s’est tenu le 10 juillet 2000, le peuple syrien voyant en lui un réformateur qui démocratiserait le pays.
    À la suite de son élection, le régime se libéralise timidement, ce qu’on appelle généralement le « Printemps de Damas ». Des centaines de prisonniers politiques retrouvent la liberté, des forums regroupant des intellectuels parlant de la démocratisation de la Syrie et de la fin de l’état d’urgence en vigueur depuis 1963 voient le jour. Sous la pression de la vieille garde du régime, en particulier Khaddam qui craint l’« algérisation » de la Syrie, Assad met fin à ce mouvement libéral en déclarant qu’il est des limites à ne pas franchir. Il fait arrêter des dizaines d’intellectuels.
    Il est parfois décrit comme un président devant composer avec les membres les plus radicaux de l’administration de son père qui se placent toujours dans une optique de conflit armé avec Israël. Il a cependant réalisé quelques réformes économiques. La libéralisation économique du pays a été très limitée, l’interventionnisme de l’État reste extrêmement présente. Il s’inspire du modèle chinois en proclamant « les réformes économiques passent avant les réformes politiques ». De démocratie, il n’est plus question. En 2003, il explique que les opposants avaient « mal compris » les promesses de son discours d’investiture. Les sanctions économiques mises en place par les États-Unis compliquent la situation.
    Politique étrangère

    Affiche avec le portrait du président Assad, avec l’inscription « Que dieu protège la Syrie » (2006).
    En dépit des relations tendues qu’a la Syrie avec Israël, le président Assad a demandé la reprise des négociations de paix pour la restitution du plateau du Golan, occupé par Israël depuis 1967. Les États-Unis et Israël l’accusent, par ailleurs, de soutenir activement des groupes armés comme le Hezbollah, le Hamas et le Jihad islamique.
    En mai 2001, il accueille le pape Jean-Paul II et prononce un discours à Damas dans lequel il critique Israël, il dit notamment :
    « Nous constatons que la justice est bafouée : les territoires sont occupés au Liban, au Golan et en Palestine. Nous les entendons massacrer les principes de l’égalité lorsqu’ils disent que Dieu a créé un peuple meilleur que les autres [...] Ils violent les lieux sacrés, ils tentent de tuer tous les principes des religions célestes avec la même mentalité par laquelle fut trahi puis torturé le Christ et de la même manière qu’ils ont essayé de trahir et tuer le prophète Mahomet. »
    Assad s’est opposé à l’invasion de l’Irak par l’armée américaine en 2003, en utilisant le siège de la Syrie au conseil de sécurité de l’ONU en dépit de l’animosité qui existait alors entre les régimes syrien et irakien. Avec l’assassinat du Premier ministre libanais, Rafiq Hariri, et l’hébergement supposé de militants palestiniens en Syrie, il s’attire les foudres de Washington et de Paris.
    Dans le monde arabe, Bachar el-Assad a repris de bonnes relations avec l’OLP et a essayé d’en établir avec des États arabes conservateurs, tout en se tenant garant de l’agenda nationaliste arabe de la Syrie.
    Il est reconduit à la présidence de la République par 97,62 % des suffrages exprimés lors d’un référendum présidentiel organisé le 27 mai 2007.
    Il a initié le retrait des forces d’occupation syriennes au Liban, sous la pression internationale. En juin 2001, le gros des forces syriennes s’était retiré de Beyrouth et de sa région, et un nouveau retrait des forces de la capitale et du Metn avait eu lieu en avril 2002. Ces redéploiements avaient ramené les effectifs syriens au Liban de 35 000 à 20 000. En septembre et décembre 2004, la Syrie a ramené ses effectifs à environ 14 000 soldats. L’assassinat, en février 2005, de l’ancien Premier ministre libanais, Rafiq Hariri, provoque la colère d’une large partie de la population libanaise, les accusations se focalisant rapidement sur les services secrets syriens. Il a abouti à un troisième redéploiement des troupes syriennes, lancé en mars 2005. Le retrait complet du territoire libanais est effectué à la fin avril 2005.
    Le vice-président Abdel Halim Khaddam, annonce sa démission de son poste le 30 décembre 2005 dans une interview à la chaîne Al-Arabiya à Dubaï et se réfugie à Paris avec sa famille. En janvier 2006, il y accuse Bachar el-Assad d’avoir menacé Rafiq Hariri quelques mois avant son assassinat, ainsi que d’être l’une des têtes d’un système mafieux s’étendant à la Syrie et au Liban.
    Partisan du projet de Nicolas Sarkozy pour instituer une Union pour la Méditerranée, Bachar el-Assad est devenu un partenaire indispensable à la réussite du projet. Il participe au sommet des 13-14 juillet 2008 à Paris et est invité au défilé militaire du 14 juillet aux côtés des autres chefs d’États signataires de l’accord. Sa présence à la tribune officielle a provoqué une controverse1.

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