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Ait Mehdi Mohamed Amokrane (1931-2011)

11 août 2012

Ait Mehdi Med Amokrane

Ait Mehdi Mohamed Amokrane (1931-2011) dans Ait Mehdi Med Amokrane Aït-Mehdi-Mohamed-AmokraneAit Mehdi Mohamed Amokrane (1931-2011)

dit Si Mokrane, naquit le 23 mars 1931 à Draâ El Mizan, dans une famille de sept frères et sœurs. Il a fait des études au collège de Béni Yenni et au lycée Maison Carré où il avait obtenu le baccalauréat série moderne. Après avoir effectué une année en classe de philosophie, il sera admis à l’école des sous-officiers d’active de Cherchell le 1er octobre 1954, puis à l’Ecole d’officiers de Saint Maixent (France). Auparavant il avait milité au MTLD durant sa scolarisation au collège.

A l’issue du stage, il est nommé sous-lieutenant et affecté au 42ème Régiment d’Infanterie à Calmar, puis envoyé fin 1956 à Souk El Had, comme chef de section de la compagnie qui y était cantonnée. C’est à ce moment là, que le sous-lieutenant Ait Mehdi Mohamed à pris connaissance des exécutions sommaires d’Algériens par l’armée française dont il faisait parti.

Montrant sa désapprobation, sa hiérarchie le muta à Neuf Brissac en France, dans le bas Rhin à la frontière allemande, comme chef de section chargé de la formation. Tout en donnant des cours aux appelés originaires de l’oranie, il les sensibilisait pour leur faire comprendre qu’ils devaient rejoindre la révolution. Evidemment, il fut arrêté à Dinan le 14 septembre 1957 et placé aux arrêts de forteresse, condamné pour atteinte à la sureté de l’Etat et incarcéré à la maison d’arrêt de Fresnes à Paris. Il fut libéré fin janvier 1958.

Au mois de mars 1958, il avait déserté l´armée française stationnée en Allemagne avec le grade de sous-lieutenant pour rejoindre l´ALN stationnée en Tunisie. Le climat relationnel et la vie menée aux frontières de l´Est l’avait poussé à rejoindre la compagnie d´armement pour rentrer en Wilaya III.

Le barrage électrifié franchi, avec ses frères d’arme, ils avaient eu la désagréable surprise d´être accrochés dans la nui du 28 au 2 avril 1958 près de Souk-Ahras. La bataille qui s´en était suivie a été des plus grandes. C´était là où son compagnon de désertion, le lieutenant Benmesabih de Mascara avait trouvé une mort glorieuse avec 120 sur 150 djounoud tombés au combat. Mais les pertes subies par l´armée coloniale étaient plus sévères encore, puisque le colonel Jean-Pierre avait été tué.

Après deux mois d´une longue et pénible marche, à travers monts, maquis et terrains dénudés, il est arrivait en Wilaya III historique dirigée à l´époque par le colonel Amirouche. L´opération «bleuite» battant son plein à ce moment là.

Il est remarqué par le colonel Amirouche qui l’avait chargé de former un bataillon du Djurdjura qu’il dirigea pendant la guerre en qualité de chef de région de la Zone 4, avec le grade de sous-lieutenant.

Il avait amené à rallier à la cause nationale, les sœurs blanches de l´hôpital Saint-Eugène (actuellement Amar Ahmed-Ali) qui fournissaient des médicaments à l´ALN en soignaient des djounoud grièvement blessés.

En mai 1961, Il était présent lors du scellement de l´accord entre les membres du comité de la Wilaya III historique et les congressistesa appelés parfois les officiers libres, dans l´Akfadou. Les deux délégations étaient conduites respectivement par le colonel Si Mohand Oulhadj Akli dit Amghar et le lieutenant Si Allaoua Zioual.

Après l’indépendance, il intègre les rangs de la gendarmerie nationale et sort en 1969 avec le grade de capitaine et part à la retraite. Il fera par la suite un passage à la Compagnie immobilière algérienne (CIA) avant d´atterrir à la SNLB (Société nationale du liège et du bois). En tant que P-DG.

Il est décédé en juin 2011 à 80 ans des suites de maladie et est enterré à Ain El Hammam.

Il est l’auteur d’un ouvrage « Le dur et invraisemblable parcours d’un combattant : Hommage aux martyrs anonymes de la guerre » paru aux éditions Rafar en juin 2012.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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