RSS

Actualités : IL Y A 54 ANS TOMBAIT AU CHAMP D’HONNEUR LE CHAHID MADOUNI Portrait d’un grand chef politico-militaire de l’ALN

5 août 2012

Mohamed Boudiaf

Actualités : 

«La Révolution, ce n’est pas uniquement la force, mais c’est également l’intelligence», aimait-il à dire aux djounoud de l’ALN sous ses ordres, celui que le colonel Amirouche a désigné à la tête de la région 3 – Djemaâ Sahridj (wilaya de Tizi-Ouzou) de la Wilaya III. 
Il est né à l’orée du printemps. Il est mort la saison qui vient après le printemps mais il a été de tous les combats qui ont fait sortir notre pays de la déchéance imposée par le colonialisme. Le chahid Madouni Mohand-Cherif est né dans les montagnes des Ath Yala, plus exactement à Guenzet dans le nord de la wilaya de Sétif, le 21 mars 1912. Il a été dans les combats essentiels, depuis l’Etoile nord-africaine (ENA) pour l’indépendance de l’Algérie, avant de tomber au champ d’honneur face aux soldats de la quatrième puissance militaire de l’époque, le 5 août 1958, dans la région de Larbaâ Nath Irathen, dans la wilaya de Tizi-Ouzou. Il était le chef politico-militaire régional de l’ALN, mandaté par le chef de la Wilaya III, le colonel Amirouche. Il fallait vraiment avoir la stature d’un véritable chef de guerre prêt au sacrifice suprême pour venir d’un petit bourg des montagnes de la Petite-Kabylie jusqu’en Grande- Kabylie gagner la confiance du Lion du Djurdjura et se voir confier le commandement d’une importante région ainsi que le sort de l’organisation politico-militaire du FLN-ALN, des combattants et la population de cette localité. Heureusement, la Révolution de Novembre possédait des hommes nombreux de la trempe du chahid. Mais le long militantisme de Madouni, commencé en 1936, a forgé son combat complètement dévoué à la cause à laquelle il y croyait.
Les hommes qui font l’histoire 
Madouni Mohand-Cherif, à force de combats menés avec conviction et acharnement de tous les jours, a rejoint le groupe d’hommes qui ont conçu l’Histoire de l’Algérie du XXe siècle. Son parcours en témoigne. Après un séjour de deux années (1934- 1936) en France où il a côtoyé les révolutionnaires de gauche et les premiers nationalistes algériens, il revient dans son village natal (Guenzet), véritable terreau du nationalisme pour créer, sur suggestion d’un autre fils de Guenzet, Arezki Kihal, figure de proue de l’ENA puis du PPA, la première cellule de l’Etoile nord-africaine dans cette partie de la Petite-Kabylie (nord de Sétif). L’un des militants qu’il a recruté dans cette cellule, Bouznad Salem en l’occurrence, sera plus tard le premier martyr de la guerre de Libération dans la région du Nord sétifien. A l’instar des principaux chefs de la Révolution de Novembre, le chahid Madouni fera constamment partie du processus organisationnel qui a déclenché la guerre de Libération. En effet, après la dissolution de l’ENA, Madouni a été très actif au sein du PPA et de l’Organisation spéciale, l’OS. Il a côtoyé et il a été le partenaire de ceux qui ont tracé la trajectoire menant vers la libération du pays, notamment Mohamed Boudiaf, Ahmed Mahsas, pour lesquels il a organisé en 1945 une réunion politique à Guenzet en vue de faire le point sur la situation politique de la Petite-Kabylie. Dans le même sillage, il se voit confier d’importantes responsabilités politiques régionales. En 1947, le chahid est le principal organisateur de la venue de Messali Hadj à Guenzet. Le chef du PPA faisait un pèlerinage politique dans les rudes montagnes de Kabylie pour se recueillir sur la tombe d’un membre fondateur du Parti du peuple algérien (PPA), Arezki Kihal, décédé en 1939 des suites des tortures que lui a fait subir la police politique coloniale. Madouni a subi brimades et plusieurs emprisonnements. Après sa dernière libération de prison en 1955, avec interdiction de mener des activités politiques, il repart en France. Sur place, en dépit des agressions des éléments du MNA (les messalistes), il a réussi à enrôler plusieurs jeunes émigrés, particulièrement ceux originaires de sa région des Ath Yala dans des cellules du FLN qui constitueront plus tard l’armature de la FD (Fédération de France). «C’est lui qui m’a recruté», témoigne Ghafir Mohamed dit Moh Clichy qui a été chef de zone de la FD de Paris. Medouni revient en 1956 clandestinement au pays pour monter au maquis de la Wilaya III. Le colonel Amirouche le désigne responsable de la région Guenzet, Ath Ouartilane, Bougaâ et Aïn Roua avant de l’envoyer à Djemaâ Sahridj. Il a été l’un des contacts de Malika Gaïd qu’il a encouragée à rejoindre l’ALN.
Abachi L.

Source de cet article :
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2012/08/05/article.php?sid=137534&cid=2

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

Voir tous les articles de Artisan de l'ombre

S'abonner

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les mises à jour par e-mail.

Les commentaires sont fermés.

Académie Renée Vivien |
faffoo |
little voice |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | alacroiseedesarts
| Sud
| éditer livre, agent littéra...