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Une ville, une histoire Sidi Saad, le faux marabout

18 juillet 2012

Blogueurs


Notoriété - La réputation de Sidi Saad dépassera bientôt les limites du canton.

Entre Sougueur, au sud de Tiaret, et
l’ex-Burdeau, aujourd’hui Mahdia, existait un mausolee, à moins qu’il n’ait été détruit depuis, où des visiteurs, venus parfois de loin, venaient chaque jour déposer leurs offrandes au pied du marabout.
Crédules et convaincus que le «saint» homme pouvait leur donner la baraka, de nombreux voyageurs n’hésitaient pas à lui offrir des moutons et de l’argent.
La réputation de Sidi Saad, c’est ainsi que le «saint» homme se faisait appeler, depassera bientôt les limites du canton.
Au point d’ailleurs que l’on organisait chaque année une «waada» en son honneur.
Il y avait tellement de monde, en plus des cavaliers chargés de la fantasia, que les Français furent obligés de régler la circulation.
En période creuse, c’est-à-dire en hiver, Sidi Saad disparaissait carrement du mausolee, laissant derrière lui un ou deux mokaddems.
Où allait-il ? Personne ne le saura.
Jusqu’au jour où des commerçants de la region, de passage à Mascara, l’aperçurent dans un quartier discret de la ville, en tenue «civile» costume et cravate et, mieux, en galante compagnie.
Des futés iront même plus loin et feront leur propre enquête.
Ils découvriront que leur «saint» homme n’est en fait qu’un récidiviste plusieurs fois condamné par le tribunal d’Oran pour abus de confiance.
L’homme ne donnera jamais plus signe de vie.

Le journal des localesEdition du 18/3/2012

Abdenour Fayçalhttp://www.infosoir.com/editarchive.php?lejour=&lemois=&annee=2012&id=138398

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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6 Réponses à “Une ville, une histoire Sidi Saad, le faux marabout”

  1. Artisans de l'ombre Dit :

    Une ville, une histoire
    Aïcha
    Abdenour FayçalInfo Soir : 17 – 07 – 2012
    Mystère – C’est précisément cette maison continuellement fermée et perpétuellement cadenassée qui attirera bien des convoitises.
    Elle s’appelle Aïcha. Mais on l’a toujours appelée Aïcha-Saada à Mostaganem.
    Pourquoi Saada, pour la bonne et simple raison qu’elle avait construit une maison rudimentaire en parpaing sur un terrain nu qui avait appartenu à M. Saada. Ce dernier avait cédé la moitié à M. Lamur, un gros propriétaire de vignoble et M. Pognet richissime industriel qui avait une usine de tabac qui fabriquait des cigarettes de très mauvais goût.
    A tel point qu’il lui a donné le nom de Job, le plus pauvre des prophètes.
    Aïcha que l’on considérait comme légèrement fêlée de la tête avait deux passions.
    Les poupées et les chats.
    A force de fouiller tous les jours les poubelles des colons, elle avait réussi, surtout à la veille des fêtes de Noël où le enfants jetaient leurs vieux jouets, à ramasser plus d’une centaine de poupées.
    Sa mansarde en était pleine. Il y avait des grandes, des petites, des neuves, des cassées, des estropiées.
    Très patiente et très méticuleuse, elle finira par les réparer toutes et même à leur donner une certaine couleur.
    Quant aux chats qu’elle adorait, elle en adoptera une cinquantaine qu’elle nourrissait grâce aux sardines pourries et à tous les os qu’elle ramassait quotidiennement dans les ordures. Tous les midis, elle les invitait à manger leur pitance devant chez elle. Aucun animal ne pouvait pénétrer chez elle ou n’était autorisé à le faire.
    Et chez elle, c’était sacré.
    C’est précisément cette maison continuellement fermée et perpétuellement cadenassée qui attirera bien des convoitises.
    On disait que Aïcha Saada n’était pas folle, qu’elle donnait le change et qu’elle cachait en réalité un gros magot.
    Mais ce que certains voyous ignorent, aveuglés par leurs stupides appétits et que la demeure de Aïcha était toutes les nuits protégée… surveillée… par des dizaines de chats… Ces chats qu’elle nourrissait régulièrement, comme une maman.
    Pour échapper à leur furie un voleur qui voulait fracturer la maison de Aïcha n’a dû son salut qu’en prenant ses jambes à son cou.
    Le message était clair et depuis personne n’ est venu essayer ses talents de cambrioleur.

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  2. Artisans de l'ombre Dit :

    Une ville, une histoire
    Les enfants du bonheur
    Abdenour FayçalInfo Soir : 16 – 07 – 2012
    Faux pas – Comblé au-delà de ce qu’il pouvait attendre et espérer, le couple commettra malheureusement une erreur fatale.
    C’est une histoire étrange et banale qui aurait pu se passer dans n’importe quelle ville du pays, c’est pourquoi le nom de cette agglomération n’a aucune espèce d’importance aujourd’hui.Ce qui est sûr et dûment établi est qu’elle a eu lieu dans un foyer traditionnel algérien qui a été le témoin direct de la toute puissance de Dieu dont les voies sont impénétrables.
    C’est un couple d’une trentaine d’années, marié depuis 8 ans et qui n’a jamais eu d’enfants. Du reste, les nombreux médecins consultés par le mari ont été formels : sa femme ne pourra jamais procréer et restera stérile toute la vie.
    Malgré leur situation modeste, la femme et son époux décideront d’adopter deux bébés de deux ans, un garçon et une fille et de s’offrir ainsi le choix du roi. La maison si calme et si tranquille et si bien rangée d’habitude n’est bientôt qu’un champ de «bataille» où les petits gourmands donneront libre cours à leurs caprices.
    Au bout de quelques mois, le mari est approché par un recruteur d’une grande société nationale qui lui propose un titre de responsabilité important avec en prime une voiture et un logement de fonction, poste qu’il acceptera sans discuter. A peine est-il installé dans ses nouvelles fonctions que sa femme lui annonce que son grand oncle est décédé à la suite d’une longue maladie et qu’elle hérite de toute sa succession à savoir une propriété et deux fonds de commerce.
    Bref le couple fait partie désormais des riches qu’on envie.
    Comblé au-delà de ce qu’il pouvait attendre et espérer, le couple commettra malheureusement une erreur fatale.
    Il décidera de se débarrasser des deux enfants considérés maintenant comme une charge trop lourde et de les reconfier à l’assistance publique.
    Mais le destin de ces deux ingrats en décidera autrement.
    Le mari sera purement et simplement licencié pour incompétence après trois mois d’essai.
    L’épouse de son côté recevra des impôts un arriéré tellement astronomique concernant les deux magasins dont elle a hérité qu’elle les vendra pour être à jour avec le fisc. Selon un proche de cette famille, le couple, après bien des démarches reprendra «ses» deux enfants.
    Le mari réintégrera son ancien emploi et l’épouse trouvera même du travail.

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  3. Artisans de l'ombre Dit :

    Une ville, une histoire
    Une partie singulière
    Abdenour FayçalInfo Soir : 15 – 07 – 2012
    Mémoire – On dit même que le jeune Marcel Cerdan qui a été élevé dans cette ville venait souvent suivre les entraînements du onze Bel Abessien.
    Nous sommes en 1967 et Sidi Bel Abbes n’est qu’une petite daïra à vocation essentiellement agricole. Mais elle a deux atouts majeurs qui font la différence : une pépinière de jeunes talents qui montent tels que Ourad Boumedienne ravi très jeune à la chanson moderne, Kantzi un comédien hors pair, décédé lui aussi et par-dessus tout un maire comme on n’en fait plus aujourd’hui.
    Médecin de formation, il faisait distribuer chaque matin aux écoliers du lait et des cachets revitalisants, il avait compris que l’équipe locale de football, l’USMBA était le meilleur ambassadeur pour faire parler de la ville et de lui par la même occasion.
    Mine de rien mais cette formation a dominé pendant des années le football algérien après avoir été entraîné par le meilleur joueur du monde à l’époque Mehdi Benbarka.
    On dit même que le jeune Marcel Cerdan qui a été élevé dans cette ville venait souvent suivre les entraînements du onze Bel-Abessien.
    Pour rapprocher sa ville et la ville de Toulon, indépendamment des arrière-pensées politiques des ménages de l’une et de l’autre cité, le Dr Hassani décida d’organiser sur son terrain une rencontre amicale entre les deux formations afin de consolider les liens d’amitié entre les deux rives.
    Mais les organisateurs n’avaient pas tenu compte d’une situation inédite à savoir qu’un Algérien, en l’occurrence Soukhane Abderrahmane évoluait à Toulon et qu’un Français en l’occurrence Bomefoi Michel évoluait à Sidi Bel Abbès.
    Et le comble dans cette partie portée par plus de 20 000 spectateurs électrisés est que c’est l’Algérien Soukhane qui ouvrira le score par un but contre Sidi Bel Abbes et que c’est le Français Bomefoi, quelques dix minutes plus tard qui égalisera en marquant un but magnifique dans les filets de Toulon.
    Nous ne savons pas si le Dr Hassani a fait contre mauvaise fortune bon cœur mais ce qui est sûr c’est que les anciens n’ont jamais oublié cette rencontre.

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  4. Artisans de l'ombre Dit :

    Une ville, une histoire
    Les enfants du bonheur

    Faux pas – Comblé au-delà de ce qu’il pouvait attendre et espérer, le couple commettra malheureusement une erreur fatale.

    C’est une histoire étrange et banale qui aurait pu se passer dans n’importe quelle ville du pays, c’est pourquoi le nom de cette agglomération n’a aucune espèce d’importance aujourd’hui.Ce qui est sûr et dûment établi est qu’elle a eu lieu dans un foyer traditionnel algérien qui a été le témoin direct de la toute puissance de Dieu dont les voies sont impénétrables.
    C’est un couple d’une trentaine d’années, marié depuis 8 ans et qui n’a jamais eu d’enfants. Du reste, les nombreux médecins consultés par le mari ont été formels : sa femme ne pourra jamais procréer et restera stérile toute la vie.
    Malgré leur situation modeste, la femme et son époux décideront d’adopter deux bébés de deux ans, un garçon et une fille et de s’offrir ainsi le choix du roi. La maison si calme et si tranquille et si bien rangée d’habitude n’est bientôt qu’un champ de «bataille» où les petits gourmands donneront libre cours à leurs caprices.
    Au bout de quelques mois, le mari est approché par un recruteur d’une grande société nationale qui lui propose un titre de responsabilité important avec en prime une voiture et un logement de fonction, poste qu’il acceptera sans discuter. A peine est-il installé dans ses nouvelles fonctions que sa femme lui annonce que son grand oncle est décédé à la suite d’une longue maladie et qu’elle hérite de toute sa succession à savoir une propriété et deux fonds de commerce.
    Bref le couple fait partie désormais des riches qu’on envie.
    Comblé au-delà de ce qu’il pouvait attendre et espérer, le couple commettra malheureusement une erreur fatale.
    Il décidera de se débarrasser des deux enfants considérés maintenant comme une charge trop lourde et de les reconfier à l’assistance publique.
    Mais le destin de ces deux ingrats en décidera autrement.
    Le mari sera purement et simplement licencié pour incompétence après trois mois d’essai.
    L’épouse de son côté recevra des impôts un arriéré tellement astronomique concernant les deux magasins dont elle a hérité qu’elle les vendra pour être à jour avec le fisc. Selon un proche de cette famille, le couple, après bien des démarches reprendra «ses» deux enfants.
    Le mari réintégrera son ancien emploi et l’épouse trouvera même du travail.

    Abdenour Fayçal

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  5. Artisans de l'ombre Dit :

    Une ville, une histoire
    Rendons à César…

    Rectificatif n Oran a été fondée il y a plus de 1 000 ans par les Berbères et non par des marins andalous comme le prétendent certains historiens.

    C’est une vérité historique incontournable qu’on ne peut nier. La plupart sinon la totalité de nos villes, du moins les plus anciennes, ont une origine berbère et leurs noms qui ont traversé des siècles, en sont la preuve la plus évidente.
    Prenons l’exemple de l’Oranie et nous constaterons que certaines cités, aujourd’hui chefs-lieux de commune et même de wilaya ont gardé leurs moules et leurs empreintes d’origine.
    C’est le cas par exemple de Aïn Témouchent qui signifie littéralement «source des chacals». Il n’y a rien d’étonnant quand on sait que Syphax, l’un des chefs les plus prestigieux des conquérants berbères, y avait fondé et créé un royaume qui comprenait toute cette région du littoral et dont la capitale était sans doute Siga, actuellement Beni Saf. Le nom de Relizane est en fait la contraction du mot berbère «Ighil Izane» qui veut dire «rien que les mouches». Même chose dans les contreforts de l’Ouarsenis pour le village enclavé de Tiguigest qui signifie littéralement «espace des plantes».
    Et nous ne parlons pas d’Oran dont tout le monde sait qu’elle a été fondée il y a plus de 1 000 ans par les Berbères et non par des marins andalous comme le prétendent certains historiens.
    La vérité est que ces marins échouèrent sur une plage qui porte d’ailleurs leur nom «Les Andalouses» et une bonne partie d’entre eux se réfugia à Tlemcen.
    Quelques-uns ont préféré vivre à Wahran, un port qu’ils ont construit et auquel ils avaient donné auparavant le nom de Ifri.
    Comme on peut le voir toutes les cités ou les lieux dits créés et bâtis par les Berbères font toujours référence à l’environnement. Même Wahran qui rappelle que la ville a vécu au milieu des lions n’a pas échappé à la règle.
    Les arabes adopteront le même procédé et imiteront les Berbères. La ville de Mostaganem par exemple est la contraction de «Mesk el ghenaïm» autrement dit parfum des anges en référence à l’incroyable flore odorante du site. La ville de Sougueur près de Tiaret est la contraction de l’expression «Soug Err» en référence non seulement à un souk mais plus est, un souk aux ânes, puisque pour faire avancer leurs bêtes les paysans n’avaient que cette expression «Err…»

    Abdenour Fayçal

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  6. Artisans de l'ombre Dit :

    Une ville, une histoire : Il était une fois… La Casbah…
    Histoire n Et c’est encore un Algérien, pas n’importe qui, qui composera la musique du film : Iguerbouchène.

    La Casbah a toujours attiré les étrangers. Comme si elle les envoûtait par son mystère, sa lumière et ses dédales.
    C’est le cœur secret d’Alger qu’ils ont toujours voulu atteindre. Des peintres français y ont posé leur chevalet pour immortaliser à jamais ses femmes, leur mode de vie et la langueur incroyable qui se dégage du plus mythique des quartiers de la capitale.
    Et ce n’est pas un hasard si des hommes de talent s’y sont croisés pour restituer à l’écran, sur leurs toiles ou sur leurs partitions son décor et son art de vivre. La plupart des chanteurs chaâbis, du moins les plus connus, l’ont célébrée et bu à sa source.
    Des réalisateurs y ont puisé leur inspiration. Le premier long métrage algérien, La Bataille d’Alger tourné par l’Italien Ponte Corvo a été projeté dans les salles du monde entier jusqu’à la salle privée du Pentagone. Trente ans auparavant en 1937 Jean Duvivier tournait avec Jean Gabin sur le site l’un de ses meilleurs films Pépé le Moko. C’est un certain Tahar, un cameraman de Skikda qui secondera Duvivier. Et c’est encore un Algérien, pas n’importe qui, qui composera la musique du film : Iguerbouchène.
    C’est d’ailleurs lui qui fera entrer la Kabylie et la Casbah dans le répertoire de la musique universelle. Mieux la Rhapsodie arabe et la Rhapsodie kabyle seront exécutées en 1929 à Vienne devant un public habitué aux valses et qui découvrait, ce jour-là, un génie de 22 ans. Et pourtant il a très peu connu Tagmount son village natal et a surtout vécu à Soustara.
    Comme Borodine a mis en musique l’âme russe par sa célèbre symphonie intitulée Cavalier des steppes, Iguerbouchène a mis en musique l’âme de son pays par des rhapsodies aujourd’hui presque inconnues et dont il ne reste malheureusement que quelques rares copies archivées en France…
    Encore une pierre de la Casbah qui s’effrite…
    Abdenour Fayçal

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