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Le coup de bill’art du Soir -Chroniques Par Kader Bakou

20 avril 2012

Kader Bakou

 

Sur les traces de Camille Saint-Saëns, d’Alger à Biskra 

Avoir le swing

Un Titanic peut en cacher un autre II

 Capital sympathie 

Lapalissade

L’abbé Bérenger, militant de l’indépendance algérienne

Abderrahmane Aziz, l’illustre oublié

Que devient la villa de Dinet à Alger ? 

L’amour pour contrer la haine 

Modèle autrichien

Rue Dostoïevski 

Palmes d’or

Où sont passés les jeux d’antan ?

Real vs Barça, un duo algérien 

Le paradis maintenant 

Un appel pour vous 

Aouchem a donné signe de vie 

Un salut aux artistes de la troupe du FLN

Ligne verte 

La Sitelle Kabyle est la vie

Vestiges du déluge

Ces livres qui brûlent

La terre d’Algérie libre

Un peu de sagesse dans un monde de fous 

Culture du M’zab

Une pièce nommée Désir

Lettres de Mouloud Feraoun et ses amis 

Communisme plus capitalisme, moins l’électrification du pays 

Le retour de Mister Chance 

Emanciper l’homme ou la femme ?

Traumapolitique

Né aux Etats-Unis d’Afrique 

Technocrates 

Un million de moustachus et Barack Obama 

Latinisation de l’espace

 

    C’est quoi le terrorisme intellectuel ?Kader Bakou

«Elle a raison, Madame l’arbitre»

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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10 Réponses à “Le coup de bill’art du Soir -Chroniques Par Kader Bakou”

  1. Artisans de l'ombre Dit :

    Culture : Le coup de bill’art du Soir
    «Rastaman Vibration»

    Par Kader Bakou
    Où sont les «rastas» algériens ? En Algérie, on appelle «rasta» toute personne qui aime le reggae ou qui a un look «à la Bob Marley», avec bonnet sur la tête, dreadlocks (parfois) et couleurs «africaines» (en réalité le vert, jaune et rouge du drapeau éthiopien).
    D’autres arborent tout simplement des t-shirts à l’effigie de Bob. Dans les rues d’Alger, ces «rastas» sont aujourd’hui moins nombreux que du temps où Bob Marley, Peter Tosh ou Burning Spear galvanisaient les foules sur toutes les scènes du monde. A la fin des années 1990, les groupes de rap algériens montaient souvent sur scène avec une banderole à la gloire de Marley. En 2003, la salle Ibn Zeydoun avait abrité un hommage au reggaeman jamaïcain. Ce jour-là, c’était vraiment une grande fête et on se croiyait à Kingston. Les groupes et les artistes se succédaient sur scène. Le public, très nombreux, connaissait par cœur des chansons comme Redemption song, Stir it up, Rastaman vibration, Rat race ou No woman, no cry. Que deviennent ces groupes et ces chanteurs ?
    K. B.
    bakoukader@yahoo.fr

    Source de cet article :
    http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2012/04/21/article.php?sid=133159&cid=16

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  2. Artisans de l'ombre Dit :

    Culture : Le coup de bill’art du Soir
    Etat-Providence

    Par Kader Bakou
    «Combien un Algérien coûte-t-il à l’Etat ?» et en surtitre : «Subventionné dans tous ses besoins». Ce dossier est en une du numéro 31 de L’éco, le mensuel de l’économie et de la finance.
    On y apprend, par exemple, que sans subvention, le plein de super coûterait 1800 DA au lieu de 600, et que pour un mètre cube (d’eau potable) à 60 DA, l’Etat paye 42 DA en moyenne. Sans subvention, la baguette de pain coûterait 25 DA. Le budget consacré par l’Algérie à la subvention des produits de première nécessité atteint 300 milliards de dinars par an, dont 200 milliards uniquement pour les céréales et le lait (où est la production nationale ?). L’électricité, le transport public et des tas d’autres choses sont aussi subventionnés. Salah Mouhoubi, docteur d’Etat en sciences économiques et politiques, membre du Cnes, révèle que «30% de la rente pétrolière vont aux subventions». Le populisme peut être nocif. Une partie de cette somme astronomique aurait pu servir au financement des investissements publics et privés donc à la création des richesses hors hydrocarbures. Fatima Sebaâ, psychologue clinicienne, professeur à l’université d’Oran, chercheur au Crasc et expert à l’Union africaine, explique que chez les Algériens, il y a une accoutumance à l’assistanat générée par une forme d’organisation populiste. «L’aide et l’appui à l’assisté, au terme d’un processus itératif, est perçu comme un «acquis» ou un «droit». En cas de perte de cette assistance, les réactions de l’assisté peuvent aller de la désespérance à la violence», fait-elle remarquer. Nous n’avons pas voulu du socialisme, mais apparemment, nous n’avons pas l’esprit d’initiative ni le goût du risque propres au (vrai) capitalisme. C’est certainement une autre exception «culturelle» algérienne…
    K. B.
    bakoukader@yahoo.fr

    Source de cet article :
    http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2012/04/22/article.php?sid=133205&cid=16

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  3. Artisans de l'ombre Dit :

    Culture : Le coup de bill’art du Soir
    Paris rive gauche d’El Harrach

    Par Kader Bakou
    Les runaways productions sont ces films américains tournés au Canada pour faire épargner de l’argent aux majors d’Hollywood. Les villes modernes du Canada et des Etats-Unis se ressemblent.
    Ainsi, même si dans la réalité le tournage a eu lieu à Montréal, Vancouver ou Toronto, le film montre une histoire se déroulant à New York, Chicago ou Los Angeles. Mais pourquoi cette «délocalisation» ? Tout simplement, parce que les producteurs américains économisent entre 20 et 30 % sur le coût global de production. Il sont attirés au Canada, notamment, parce qu’ils y payent moins de taxes et par la faiblesse du dollar canadien par rapport à l’américain. Mais, de l’autre côté de la frontière, cette situation provoque des grincements de dents. La FTAC (Film and Télévision Action Coalition) estime à dix milliards de dollars les pertes de l’industrie US en 1998 à cause des productions tournées au Canada. Le gouvernement canadien les évalue à deux milliards. Certains font remarquer que ces chiffres (de pertes) sont «virtuels», parce que si ces films n’avaient pas été tournés au Canada, ils n’auraient jamais vu le jour. Quoi qu’il en soit, les villes canadiennes récoltent les fruits des milliards de dollars dépensés par les Américains venus tourner leurs films au pays de l’érable (sans parler des créations d’emplois). Par sa situation géographique et l’architecture «coloniale» de ses villes, l’Algérie aurait pu être pour le cinéma européen, ce que le Canada est devenu pour les majors hollywoodiens.
    K. B.
    bakoukader@yahoo.fr

    Source de cet article :
    http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2012/04/23/article.php?sid=133252&cid=16

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  4. Artisans de l'ombre Dit :

    Culture : Le coup de bill’art du Soir
    Militant contre électeur

    Par Kader Bakou
    Les nouveaux partis ont-ils bien fait en se jetant dans le bain des prochaines élections ? En tout cas, même si beaucoup de gens sont pour «le changement», ils ne le voient pas dans la multitude des formations politiques nées ces derniers mois.
    Un ancien chef de parti a dit, un jour, qu’il n’a pas besoin de militants, mais d’électeurs. Dans l’absolu, il a raison. Mais raisonner de la sorte en Algérie, c’est peut-être se tromper de société. En Occident, ce sont souvent «les indécis», ceux qui n’adhèrent à aucune idéologie ou partis, qui font la différence (ils sont les plus nombreux). Souvent, ils prennent leur décision à la dernière minute après avoir vu le programme des partis ou des candidats ou entendu leurs promesses électorales et les solutions qu’ils proposent à un problème donné. Dans notre pays, les gens, généralement, ne font pas leur choix électoral sur la base d’un programme. Ils ne vont pas voter, non plus, avec l’idée que c’est tout simplement parce que l’urne est l’unique moyen légal d’arriver au pouvoir ou de réaliser une transition, et que tout autre moyen est une négation de la démocratie. Chez nous, un militant ou sympathisant d’un parti politique est comparable à un supporter d’un club de football. Comme une équipe de foot, le parti a besoin de «vedettes» pour attirer et mobiliser les foules. Il arrive, d’ailleurs, qu’un leader «charismatique » devient plus important que le parti lui-même. Le parti à toujours raison. S’il ne gagne pas les élections, c’est la faute à «l’arbitre», c’est-à-dire à «l’administration» coupable de fraude. Tout comme le supporter, le militant essaye de transmettre sa «foi» partisane à ses enfants en faisant très attention à leur «éducation». Chez nous, quand on est pour un parti, c’est souvent pour la vie. On ne daigne même pas jeter un coup d’œil sur le programme des autres partis de la majorité ou de l’opposition et, de toute façon, ils ont toujours tort et leurs dirigeants sont tous des «corrompus». Toute règle a une exception (qui la confirme). Un sympathisant ou militant d’un parti «laïc» peut changer de couleur s’il commence à faire la prière. Dans ce cas, il va opter pour un parti islamiste et deviendra un «adepte», voire un «apôtre» chargé de transmettre «la bonne parole» du «cheikh». Mais, même si cette «conversion» s’accompagne d’une métamorphose vestimentaire, dans les faits, le «converti» va reprendre inconsciemment le réflexe du supporter de football ultra-chauvin. Culture politique quand tu nous manques !
    K. B.
    bakoukader@yahoo.fr

    Source de cet article :
    http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2012/04/25/article.php?sid=133367&cid=16

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  5. Artisans de l'ombre Dit :

    Culture : Le coup de bill’art du Soir
    Peinture monumentale

    Par Kader Bakou
    Une légère couche de peinture fraîche a métamorphosé la Grande-Poste d’Alger et ses environs. De jour, la crainte d’entrer en collision avec les passants dans ces rues très fréquentées, nous empêche d’avoir un regard panoramique sur les lieux.
    La nuit, quand la place est vide, on découvre des rues et des monuments d’une rare beauté. Le premier qui attire le regard est justement l’édifice de style néo-mauresque de la Grande-Poste construit en 1910 par les architectes Voinot et Toudoire, du temps du gouverneur général Charles Jonnart. Sur le toit d’un bâtiment de style «européen», à côté, est écrit : 1901. Ainsi, ce monument est centenaire. L’hôtel Albert 1er est illuminé. Les bâtiments, la plupart de style dit «colonial», rivalisent de beauté. En allant vers la rue Didouche- Mourad, on ralentit le pas histoire d’admirer des merveilles architecturales qui semblent avoir subi une cure de jouvence après les derniers travaux d’embellissement. «Les anciens» déplorent la fermeture du célèbre café Le coq hardi, fréquenté par l’intelligentsia algéroise dans les années 1970-80. Seule ombre à ce tableau de maître : le vide laissé par la démolition de l’immeuble La Parisienne. Ainsi, la couche de peinture blanche et fraîche a embelli les lieux. Mais on peut faire mieux, question décoration. En effet, l’utilisation d’autres couleurs pour les statues, les vases fleuris, etc. en relief sur les façades des immeubles aurait été judicieuse et les aurait mis davantage en valeur. Les conseils et les services de spécialistes auraient pu transformer ces œuvres d’art en… chefs- d’œuvre d’art ! Un peintre c’est bien, mais un artiste peintre c’est beaucoup mieux…
    Source de cet article :
    http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2012/04/28/article.php?sid=133471&cid=16
    bakoukader@yahoo.fr

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  6. Artisans de l'ombre Dit :

    Culture : LE COUP DE BILL’ART DU SOIR
    Patrouille à l’Estcontre les Rambo

    Par Kader Bakou
    Patrouille à l’Est est beaucoup plus beau que tous les Rambo réunis. Amar Laskri a fait un film de guerre réaliste montrant des hommes ordinaires qui luttent pour libérer leur pays.
    Rambo 2 : la missionet Rambo 3sont d’authentiques nanars, aubaines à leurs sorties, des joyeux animateurs du nanarland. Dans le film algérien, les maquisards de la patrouille de l’ALN sont tous morts au combat avant de franchir la frontière avec la Tunisie. Dans les deux films américains, on voit un seul homme, un super-héros sans peur, sans remords et sans reproches, qui traverse les frontières comme par enchantement et qui tue, à lui seul, des dizaines de soldats ennemis armés jusqu’aux dents. Le monde entier a entendu parler de la saga Rambo. Hormis les Algériens, personne, ou presque, n’a entendu parler de Patrouille à l’Est.Pourquoi ?
    K. B.
    Source de cet article :
    http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2012/04/29/article.php?sid=133523&cid=16

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  7. Artisans de l'ombre Dit :

    Culture : Le coup de bill’art du Soir
    All that jazz

    Par Kader Bakou
    A ses «soirs perdus», le comédien Faouzi Saïchi était musicien de jazz au Koutoubia Club de la rue Didouche-Mourad, à Alger, aujourd’hui fermé.
    Alger en scooter de Mahieddine Bentir datant de février 1962 est une chanson de jazz. Mais c’est Abderrahmane Chennouf qui aurait créé, en 1947, le premier groupe algérien de jazz. Aujourd’hui, cette musique considérée «made in America» est en pleine expansion en Algérie avec des groupes et des artistes comme Sinouj, Aminoss, Madar et tant d’autres. Le fondou du musicien Béchari Alla, c’est de l’Africain Jazz. Mohamed Rouane, lui, affiche clairement la couleur avec son Casbah Jazz Le succès populaire du Dimajazz, le Festival international de jazz de Constantine est phénoménal. Il est l’unique festival musical en Algérie qui figure sur l’agenda des grands rendez-vous artistiques internationaux. Grâce à lui, les Constantinois ont pu voir à l’œuvre des légendes, comme l’Autrichien Joe Zawinul, fondateur du groupe américain Weather Report, le Canadien Alain Caron, l’Américain Bernard Allison ou le Nigérian Keziah Jones. Un grand jazzman européen a été agréablement surpris par la manière dont le public algérois avait accompagné son morceau (en tapant des mains). Avec des détails très techniques, il avait expliqué que les Algérois ont instinctivement trouvé le bon rythme, contrairement au public européen. En effet, comme tous les Africains, nous avons le sens du rythme…
    K. B.
    Source de cet article :
    http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2012/04/30/article.php?sid=133556&cid=16

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  8. Artisans de l'ombre Dit :

    Culture : Le coup de bill’art du Soir
    Discussions byzantines

    Par Kader Bakou
    Il y a de quoi avoir la nostalgie des élections législatives et présidentielles du temps du parti unique. En ces temps-là, les prix des fruits et légumes baissaient à l’approche de chaque échéance électorale.
    Même si certains, trouvaient ça suspect, la plupart des gens ne se cassaient pas trop la tête et ne souhaitaient qu’une chose «que cela dure !» Les élections, en ces temps-là, étaient une simple formalité, et ce n’est qu’avec le pluralisme qu’on a commencé à entendre les gens dire cette fameuse phrase : «Laissons cette affaire (ce rendez- vous ou ce projet) à l’après-vote !» Du temps du parti unique, seuls les politiciens faisaient de la politique, maintenant, c’est tout le monde qui est devenu politicien ou même politologue. Au temps du parti unique, on n’avait pas peur à chaque échéance électorale. Aujourd’hui, des «participationnistes » nous prédisent l’apocalypse, si nous n’accomplissons pas notre «devoir électoral», tandis que des «abstentionnistes » nous prédisent la même chose, si, «par malheur», nous allons voter. La solution est peut-être dans un bipartisme à l’américaine avec, d’un côté, un méga-parti conservateur réunissant les nationalo-islamistes, et de l’autre, un méga-parti démocrate. Le peuple, lui, pourra user de son droit de «vote utile» ou de «vote-sanction» à chaque échéance électorale.
    K. B.
    bakoukader@yahoo.fr

    Source de cet article :
    http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2012/05/03/article.php?sid=133660&cid=16

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  9. Artisans de l'ombre Dit :

    Culture : Le coup de bill’art du Soir
    L’exil des derniers lions de l’Atlas

    Par Kader Bakou
    «Vous imaginez-vous par hasard que je vais aller au lion avec votre parapluie», dit le grand homme fièrement.
    Le petit monsieur regarda son parapluie, sourit doucement ; puis, toujours avec son même flegme :
    - Alors, monsieur, vous êtes ?…
    - Tartarin de Tarascon, tueur de lions ! En prononçant ces mots, l’intrépide tarasconnais secoua comme une crinière le gland de sa chéchia. Il y eut dans la diligence un mouvement de stupeur. Le trappiste se signa, les cocottes poussèrent de petits cris d’effroi et le photographe d’Orléans-ville se rapprocha du tueur de lions, rêvant déjà de l’insigne honneur de faire sa photographie.» Un peu plus loin, on peut lire : «Ici, la diligence s’arrêta, le conducteur vint ouvrir la portière et, s’adressant au petit vieux :
    - Vous voilà arrivé, monsieur, lui dit-il d’un air très respectueux. Le petit monsieur se leva, descendit, puis avant de refermer la portière :
    - Voulez-vous me permettre de vous donner un conseil, monsieur Tartarin ?
    - Lequel, monsieur ?
    - Ma foi ! Ecoutez, vous avez l’air d’un brave homme, j’aime mieux vous dire ce qu’il en est…
    Retournez vite à Tarascon, monsieur Tartarin… Vous perdez votre temps ici… Il reste bien encore quelques panthères dans la province ; mais, fi donc ! C’est un trop petit gibier pour vous… Quant aux lions, c’est fini. Il n’en reste plus en Algérie… Mon ami Chassaing vient de tuer le dernier». Ce sont des passages du roman Tartarin de Tarascon (1872) d’Alphonse Daudet paru en 1972. Cette histoire fut inspirée à l’écrivain français par son cousin Henri Reynaud, qui lui racontait ses voyages lors de ses retours d’Afrique, ainsi que par la vie de Jules Gérard, chasseur de lions en Algérie d’origine varoise. Le lion de l’Atlas, appelé aussi lion de Barbarie ou encore lion de Nubie, régnait sur l’Afrique du Nord. Le dernier lion de l’Atlas sauvage fut vraisemblablement abattu en 1943 à Oujda au Maroc. Mais des villageois et bergers affirment avoir vu des lions de l’Atlas dans la région de Khenchela jusqu’au milieu des années 1950. Le philatéliste et cartophiliste algérois Laroui possède une photographie du dernier lion de l’Atlas algérien. Le lion de l’Atlas mesure entre 2,75 et 3,40 m. Son poids varie entre 230 et 280 kg pour les mâles (la femelle pèse moins). Aussi, il est beaucoup plus grand, plus puissant et plus robuste que le lion d’Afrique et bien sûr celui d’Asie plus petit. Le lion de l’Atlas n’a pas totalement disparu. En effet, quelques spécimens (principalement descendants des lions de la ménagerie royale de Rabat au Maroc) sont encore conservés dans certains parcs zoologiques, comme ceux de Témara, près de Rabat, ou ceux de la Tête d’or à Lyon ou des Sables-d’Olonne (Vendée) en France. D’autres parcs zoologiques possèdent des lions «hybrides» comptant des lions de l’Atlas parmi leurs ascendants. L’ours de l’Atlas, malheureusement, a disparu. Le dernier spécimen aurait été tué à la frontière algéro-marocaine en 1870. Le léopard de Barbarie, par contre, n’a pas totalement disparu, comme annoncé par l’université de Cambridge en 1995. Ainsi, plusieurs individus ont été observés en 2007 dans la région de l’Atlas. Mais les chasseurs et les braconniers d’aujourd’hui sont beaucoup plus dangereux que ce brave et naïf Tartarin de Tarascon.
    K. B.
    bakoukader@yahoo.fr

    Source de cet article :
    http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2012/05/02/article.php?sid=133615&cid=16

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  10. Artisans de l'ombre Dit :

    Culture : Le coup de bill’art du Soir
    L’Europe du bout du monde

    Par Kader Bakou
    Le Chili est cette étrange longue et très étroite bande qui va de la région équatoriale à l’Antarctique (l’île de Pâques dans l’océan Pacifique fait aussi partie du Chili). Tout au sud du continent américain, se trouve la Patagonie.
    Habitées depuis plus de 10 000 ans par des peuples amérindiens, ces terres inhospitalières furent décrites pour la première fois par l’Italien Antonio Pigafetta dans son récit du premier tour du monde du navigateur portugais Fernand de Magellan publié en 1525. Aujourd’hui, la Patagonie est divisée entre l’Argentine et le Chili. Puenta Arenas est la capitale de la Patagonie chilienne. Dans un documentaire TV sur une chaîne française, elle a été décrite comme étant une ville «européenne» en Antarctique. Elle donne une agréable impression de ville paisible. Les rues, les immeubles et les places publiques sont propres, beaux et bien conçus. Fondée le 18 décembre 1848, cette ville portuaire dans le détroit de Magellan est la capitale de la région de Magallanes et de l’Antarctique chilien (elle est située dans la péninsule de Brunswick). Sa population était de 142 001 habitants en 2008. C’est la ville la plus peuplée et la plus cosmopolite de la Patagonie chilienne. Ses habitants sont principalement des descendants de colons européens : Allemands, Français, Britanniques, Italiens, Espagnols et surtout Croates (50% de la population est d’origine croate). Ainsi, ce n’est pas une surprise qu’elle soit jumelée avec la ville de Split en Croatie. Puenta Arenas est également jumelée avec Bellingham (Etats-Unis) et avec les villes de Rio Gallegos et Ushuaïa en Argentine. Avant l’explosion démographique d’Ushuaïa, Puerto Williams (Chili) était considérée comme la ville la plus australe du monde. En se référant à la notion de ville (seuil de 20 000 habitants) établie par les Nations unies, Puerto Williams est trop petite pour mériter le nom de ville. Puenta Arenas, plus peuplée qu’Ushuaïa, est parfois considérée comme la ville la plus australe du monde. Mais le vrai miracle c’est de trouver une ville «européenne» dans ce bout du monde glacé et balayé par les vents.
    K. B.
    bakoukader@yahoo.fr

    Source de cet article :
    http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2012/05/05/article.php?sid=133714&cid=16

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