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Contributions par Akram Belkaid: Paris

20 avril 2012

Akram Belkaid: Paris

 

Une campagne électorale bien décevante 

P… D’INDEPENDANCE, UN ROMAN ROCK’N’ROLL DE KADDOUR RIAD 

Le Sénégal, le Mali et la démocratie en Afrique

Des Français pas comme les autres

Que dire après Toulouse ? 

Les Algériens privés de leur mémoire 

Un concert de Carla Bruni pour le 5 juillet ? 

Lettre à un ami français halalisé 

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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2 Réponses à “Contributions par Akram Belkaid: Paris”

  1. Artisans de l'ombre Dit :

    Le Pen en force, à qui la faute ?
    par Akram Belkaid : Paris

    Nous sommes nombreux, membres de ce que l’on appelle, à défaut et par la force des choses, les minorités visibles, à méditer sur la signification et les conséquences du score de Marine Le Pen au premier tour de l’élection présidentielle française. Bien entendu, nous sommes d’abord attentifs aux déclarations opportunistes des uns, aux pré-compromissions des autres, aux silences gênés, aux appels du pied insistants aux électeurs du Front national, aux masques qui tombent et aux mauvaises natures qui se désinhibent. Mais avant cela, il y a tout de même ce premier constat, incontournable : ce qui vient de se passer n’est pas un accident.

    L’extrême-droite, en France comme dans le reste de l’Europe, est désormais enracinée dans le paysage politique. Comme au Pays-Bas, comme en Autriche dans douze mois ou dans cinq ans en France, elle peut même prétendre à faire partie des gouvernements voire à assurer seule le pouvoir. Cette mutation n’est pas née d’hier et se contenter de l’attribuer à l’existence d’un fort sentiment de xénophobie, et d’islamophobie, relèverait d’une analyse incomplète. Dans de précédentes chroniques, j’ai déjà évoqué cette France qui souffre et qui doute, qui se sent maltraitée ou ignorée par les élites et les bobos. Cette France que la mondialisation affole, que ronge la peur du déclassement et qui peine à joindre les deux bouts quand les télévisions, TF1 en tête, et les journaux people diffusent des images d’un monde doré dont les personnages suscitent envie et colère.

    Bien entendu, il n’y a pas que cela. Le Front national reste le creuset d’idées xénophobes, racistes, ouvertement islamophobes et, plus discrètement, antisémites. Pour nombre d’électeurs de Marine Le Pen, le problème ce n’est pas l’Europe et son dogme de la concurrence à outrance, les promesses sociales non tenues de Nicolas Sarkozy, l’aggravation du chômage ou l’étalage insolent de la bonne santé financière des banques malgré leur lourde responsabilité dans la crise qui dure maintenant depuis quatre ans. Non, le problème pour ces électeurs, c’est l’étranger surtout s’il est bronzé. C’est lui qui focalise l’attention, la rancœur mais aussi la peur. Et c’est donc lui qui est déjà le premier thème de convergence entre une droite dite républicaine désormais prête à tout pour sauver ses circonscriptions et une droite brune que l’on sent euphorique. En clair, la première ne va plus se contenter d’essayer d’être, de temps à autre, la copie de la seconde. Elle va essayer de se fondre en elle. «Il y aura toujours une croix de Lorraine entre eux et nous» a pourtant dit un jour Alain Juppé à propos du Front national. La vérité est que cette croix est enterrée et avec elle ce qui restait encore du gaullisme.

    On sent donc une mécanique du pire qui se met en place. Et ce n’est pas l’élection probable du candidat socialiste qui changera la donne (d’autant qu’il ne peut l’être que si Marine Le Pen décide de faire perdre Sarkozy…). Cette élection offrira un répit de cinq années car tout le monde sait que c’est la présidentielle et les législatives de 2017 qui ont déjà commencé. Dans ce contexte, et pour en revenir aux réactions des uns et des autres, il est bon et rassurant de voir et d’entendre qu’il existe encore une France droite dans ses bottes. Une France qui refuse l’extrémisme, qui défend âprement les droits de ses citoyens d’origine étrangère ou ceux des immigrés qui vivent sur son sol. Accuser tous les Français de racisme, comme j’ai pu le lire dans certains titres de la presse algérienne et arabe, est stupide et insultant à l’égard de millions d’hommes et de femmes qui gardent leur porte ouverte à l’autre et qui continuent de croire en l’humanisme et la fraternité.

    La vraie question les concernant est de savoir s’ils seront encore aussi nombreux en 2017. Encore une fois, il ne s’agit nullement de douter de leurs convictions. Mais il suffit d’examiner les cartes de France qui détaillent l’évolution du vote pour le Front national pour comprendre. En vingt ans, des régions jadis connues pour leur hospitalité, leur ancrage à gauche et leur rejet des idées xénophobes, ont peu à peu changé. La Bretagne, le Nord, le Sud-ouest, terres d’accueil et de partage, sont autant de citadelles où Marine Le Pen réalise des percées historiques même si elle reste encore contenue par le vote républicain. Comment l’expliquer ? On peut, à raison, en revenir à ce qui a été dit au début de ce texte. La désespérance, la violence économique et sociale, le chômage, le comportement désinvolte des élites politiques, accentué par l’inclinaison bling-bling du président sortant. Oui, mais est-ce tout ?

    Non. On ne peut se pencher sur la question de la montée en force du Front national sans aborder celle du comportement inadmissible d’un certain nombre de Français dont les parents ou grands-parents sont d’origine étrangère. En octobre 2001, et je l’avais déjà écrit à l’époque, les imbéciles et autres voyous qui avaient sifflé la Marseillaise et envahi le terrain pendant le match de football France-Algérie ont contribué à la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle d’avril-mai 2002. Ce n’est pas faire preuve d’indulgence pour l’extrême-droite que d’écouter les témoignages de celles et ceux qui n’en peuvent plus des incivilités, des insultes et autres actes de violence gratuite. Il faut écouter les témoignages de militants engagés dans la lutte contre les inégalités et le Front national mais qui avouent leur incompréhension, si ce n’est leur agacement, quand ils entendent des discours de haine à l’égard de la France et des Français de souche.

    Quand on arrache les drapeaux français du fronton de la mairie de Toulouse pour les remplacer par ceux de l’Algérie, on fait monter le Front national et on désespère ceux qui le combattent. Même chose lorsque l’on déploie un drapeau algérien ou tunisien pendant un meeting de François Hollande ou de Jean-Luc Mélanchon. A quoi cela rime-t-il si ce n’est de conforter le discours de l’extrême-droite sur l’invasion maghrébine et de mettre dans la gêne celles et ceux qui la combattent ? Il faudra bien, et le plus vite sera le mieux, que cette question soit débattue au sein même de ces fameuses minorités visibles. Se réfugier derrière l’excuse, certes réelle et il n’est pas question de la minimiser, des discriminations et de la ségrégation spatiale et sociale, ne suffit plus en ces temps où le Front national est au seuil de l’Elysée. A défaut, 2017 risque fort d’être l’année de grandes désillusions, de graves déchirements et de punitions collectives où des Français d’origine étrangère n’ayant rien demandé à personne paieront pour les excès et outrances d’irresponsables incapables de voir la menace qui se profile.

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  2. Artisans de l'ombre Dit :

    La doctrine Guardiola
    par Akram Belkaid: Paris

    C’est une grande et belle page du football qui se tournera fin mai avec le départ de Josep Guardiola du FC Barcelone. En remportant treize trophées en quatre ans (*), dont deux Ligues des champions, l’ancien meneur de jeu de la « dream team » de Johan Cruyff, est désormais l’entraîneur le plus capé du Barça mais aussi d’Espagne. Rarement un homme n’aura imprimé en si peu de temps une telle empreinte sur une formation sportive. Certes, le « plus qu’un club » catalan était déjà une grande équipe avant la nomination du « Pep » en juin 2008. Mais personne ne peut nier que la période 2008-2012 restera comme un sommet en matière de titres mais aussi, et surtout, comme un accomplissement pour ce qui est de la philosophie de jeu.

    Car, c’est bien de cela qu’il s’agit quand on parle de Guardiola. Dans le monde du football, il existe un grand nombre d’entraîneurs doués et au palmarès respectable. Mais rares sont ceux qui, comme lui, peuvent prétendre incarner une idée bien arrêtée du foot. La plupart de ses confrères s’adaptent aux joueurs dont ils disposent et, le plus souvent, déterminent leur choix tactique en fonction de l’adversaire. Guardiola, lui, s’est inscrit dans la lignée de Cruyff en plaidant pour toujours appliquer la même ligne de jeu, l’essentiel étant, qu’il y ait victoire ou défaite, de rester fidèle à ses principes.

    Parmi ces derniers, il y en a qui fonde tout le reste. C’est l’obligation pour les joueurs du Barça de posséder le ballon, de faire en sorte de ne pas le perdre et de le récupérer au plus vite quand il est au pied de l’adversaire (d’où l’importance, peu reconnue, d’un joueur comme Busquets). Dit ainsi, c’est presque en revenir au football de l’enfance, celui de la rue, où les gamins adorent tellement la balle qu’ils ont du mal à s’en séparer… En fait, cette possession du ballon est ce qui structure et équilibre l’équipe. A commencer par la défense dont la manière de jouer est la pierre angulaire de la doctrine Guardiola. Pour l’entraîneur catalan, une bonne défense doit savoir construire et sortir le ballon proprement même en prenant des risques. Elle n’a pas le droit de dégager fort et en l’air ou de bombarder les avants avec de longues passes qui volent au dessus de la tête des milieux de terrain. C’est cela qui conditionne le déclenchement d’une attaque efficace.

    Pour Guardiola, comme pour Cruyff, le défenseur se doit donc d’être un joueur à la technique et, à l’intelligence, aussi bonnes que celles des milieux et des attaquants. En effet, sortir de sa zone en construisant, c’est être autant capable de (bien) dribler, de jouer à une ou à deux touches de balle (pas plus), de faire une passe précise ou de réaliser un contrôle compliqué que d’anticiper la prochaine action (et ses alternatives) avant même de recevoir le ballon. C’est cela que l’on inculque aux gamins du centre de formation du Barça. C’est à cette soupe qu’ont été nourris les Messi, Xavi, Iniesta et autres Fabregas.

    Et puisque c’est la technique qui prime, le choix du gabarit devient secondaire. Si l’on prend le cas français, aucun club de Ligue 1 n’est capable aujourd’hui de réaliser ou d’imiter ce que fait le Barça. Les défenses y sont robustes mais lourdes, sans imagination ni gros bagage technique. Dans les catégories de jeunes, le défenseur qui se pique de sortir le ballon sans le dégager ou l’envoyer dare-dare vers l’avant se fait durement rappeler à l’ordre quand on ne le renvoie pas sur le banc des remplaçants. Idem chez les professionnels où un Franz Beckenbauer ou, pour rester français, un Marius Trésor, n’auraient pas leur place aujourd’hui.

    Ce conditionnement relève d’un « lavage de cerveau » qu’a bien décrit le Marseillais Alou Diarra dans les colonnes du mensuel So Foot (**). « Moi, aujourd’hui, quand je récupère un ballon, je dois tout de suite faire la passe, a-t-il expliqué. On m’a fait un lavage de cerveau. On m’a dit: ‘tu récupères, tu passes.’ Donc je récupère et je passe (…) On m’a formaté ! Moi, je voudrais bien jouer [au] football olé olé, mais ce n’est pas possible. Le football, ce n’est plus du plaisir. C’est du business. On nous formate à faire des choses pour prendre le minimum de risques. Surtout à des postes importants. Moi, j’ai un poste important où je ne peux pas tenter n’importe quoi, n’importe quand. Ce n’est pas par hasard qu’on met moins de buts en France que dans d’autres championnats, hein ! (…) En France, on pense à ne pas perdre avant de penser à gagner. » Un constat que l’on retrouve aussi en Algérie et dans bon nombre de pays arabes et africains où les supposées vertus de la rigueur à l’européenne ont fait d’énormes dégâts en proscrivant la spontanéité mais aussi la fantaisie dans le jeu. Mais ceci est une autre histoire…

    Revenons donc à Guardiola. Sa der nière expérimentation consistait à ne jouer qu’avec trois défenseurs (l’équipe évoluant en 3-4-3 ou en 3-1-3-3), ses inspirateurs en la matière étant les Argentins Luis Cesar Menotti, Ricardo La Volpe et Marcelo Bielsa (lequel est en train de montrer toute l’étendue de son talent avec l’Athletic Bilbao). Autant le dire tout de suite, ce schéma n’a pas encore convaincu grand monde. Dans une équipe visiblement émoussée, s’en remettant trop souvent au seul génie de Messi, il a même souvent placé le Barça en situation difficile. Mais on peut d’ores et déjà parier qu’il sera de nouveau tenté par l’entraîneur catalan lorsqu’il reviendra de son congé sabbatique pour rejoindre une nouvelle équipe.

    Manchester United ? L’équipe d’Angleterre ? L’AC Milan ? Le PSG ? Le Ghali Mascara ? On verra bien. En tous les cas, il serait surprenant que Guardiola se retire définitivement du circuit. Au milieu des années 2000, alors qu’il venait à peine de terminer sa carrière de joueur, il avait voyagé en Argentine pour rencontrer Bielsa et Menotti afin de leur exposer ses projets de futur entraîneur. « Pourquoi, vous qui connaissez toute la saleté qui entoure le milieu du football, le haut degré de malhonnêteté de certaines personnes, vous tenez tant à y revenir et vous mettre à entraîner ? Vous aimez tant ce sang ? » lui avait demandé Bielsa, dit « le fou » et connu pour sa propension à prendre régulièrement ses distances avec le monde du football. « J’ai besoin de ce sang » aurait alors répondu Guardiola. Inutile de dire que c’est surtout le football qui a besoin de lui…

    (*) Quatorze si, d’aventure, le Barça remporte la Coupe d’Espagne (Coupe du roi) le 25 mai prochain face à l’Athletic Bilbao.

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