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Chroniques LETTRE DE PROVINCE -Par Boubakeur Hamidechi

20 avril 2012

Boubakeur Hamidechi

 

Le FLN de Ben Bella à Belkhadem 

Militantes encartées mais écartées : l’éternelle répudiation

Peut-on mobiliser avec des formules creuses ? 

Régionalisation : la voix solitaire du RCD

Quels thèmes de campagne pour quels électeurs ?

Islamistes : vers une «convention» de l’obédience ?

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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3 Réponses à “Chroniques LETTRE DE PROVINCE -Par Boubakeur Hamidechi”

  1. Artisans de l'ombre Dit :

    Chronique du jour : LETTRE DE PROVINCE
    Campagne mal engagée et scepticisme au rendez-vous

    Par Boubakeur Hamidechi
    hamidechiboubakeur@yahoo.fr
    Ce qu’il y a de sordide dans les spots des partis, que la télévision passe en boucle depuis cette semaine, réside assurément dans le chorus d’indignation qui leur sert de musique électorale.
    Même les vieilles branches de notre pluralisme de pacotille emboîtent le pas et imitent le ton des nouvelles pousses à peine sorties des limbes d’une administration devenue magiquement prolifique et bienveillante. C’est ainsi qu’unanimement, ils s’émeuvent tous de notre déficit en matière de dialogue social et ne désirent rien d’autre que de promouvoir celui-ci à travers leur propre médiation une fois élus. Le temps d’une promesse filmée, chaque délégué eut le loisir d’ânonner une tirade rédigée dans une langue approximative sans élégance, sans accent de sincérité et de surcroît indigente d’idées novatrices. C’est dire, qu’en termes de communication, la campagne des législatives est bien mal engagée. Même ceux parmi les faux ténors qui se sont décidés à faire un travail de proximité se sont retrouvés face à des salles vides, ou presque. Un vrai four déjà annonciateur de l’abstention, le jour venu. Car enfin est-il nécessaire d’être grand devin pour pronostiquer le risque d’une défection électorale quand l’ensemble des figurants adoubés tiennent mal leur rôle ? Dérisoires candidats, probablement «listés» sur la base de critères discrets, ils ne semblent guère bénéficier de quelques préjugés favorables auprès d’une opinion plutôt amusée face au décryptage des affiches que sérieusement intéressée par le choix. Certes, il reste encore presque trois semaines pour secouer le cocotier somnolent de l’électorat sauf que l’on ne voit pas comment le pouvoir s’y prendrait pour battre le rappel des 20 millions de votants annoncés. C’est que, paradoxalement, cette législative du 10 mai ne sera pas une joute ordinaire n’engageant que la crédibilité des chapelles partisanes. A travers elle, se jouera la légitimité du régime de Bouteflika ou du moins ce qu’il en reste. Le chef de l’Etat, l’ayant admis à demi-mot il y a un an de cela, n’est-il pas de ce fait contraint d’impliquer tous les relais de la haute administration (wali et chef de daïra) ainsi que les laborantins de la justice (les magistrats) pour doper les taux finaux ? Quoi qu’il se dise au sujet de cette Arlésienne qu’est la transparence, le pouvoir n’est pas disposé culturellement à admettre le désaveu que celle-ci risque de lui infliger. Par n’importe quel artifice, il n’exclura pas la possibilité de réussir un bon scrutin afin de se requinquer auprès des institutions internationales. C’est de cette préoccupation primordiale que découleront tous les processus qui interviendront dans la tenue de cette élection. Dans le contexte d’une réelle lutte pour sa survie, il lui importe peu que la prochaine législative soit constituée d’un confetti de groupes. L’important, en ce qui le concerne, est d’afficher une adhésion électorale au vague programme des réformes qu’il avait décliné en avril 2011. Dans les jours à venir, l’on verra et l’on entendra de moins en moins les partis dérouler leurs prédications, par contre, il faudra s’attendre à un vaste déploiement de slogans destinés au conditionnement contre le péril de la désaffection. N’étant qu’accessoirement plus maîtres de leur destin dans les urnes, les candidats peuvent s’en remettre à la capacité de la propagande de l’appareil d’Etat pour les renflouer en bulletins. Avec 25 000 postulants pour 462 sièges avec une probabilité de 1 élu sur 55 environ, l’on comprend que la majorité d’entre eux ne battront pas campagne au nom d’un militantisme platonique. La défection des faire-valoir, absents du terrain, fait que même les meilleures pédagogies des partis n’arriveront guère à l’électeur. Or, c’est également cette erreur tactique du pouvoir qui, supputant à tort que le laxisme des agréments tardifs constituerait un soporifique, va en retour alimenter la tendance taboue du boycott. La dissidence électorale existe et a déjà fait ses preuves par le passé récent. Elle pourrait cette fois encore se manifester face à cette inflation de sigles que l’on a édictés sans discernement. Rattrapé par son propre illusionnisme, l’Etat est en train de donner non seulement du grain à moudre à ceux qui très tôt se sont démarqués violemment de sa démarche mais surtout de réactiver auprès de l’électeur le sentiment que l’on continue à l’embobiner. Voilà comment se rate le vote de la dernière chance», selon le nouveau credo d’un pouvoir. Un grand rendez-vous que l’on bricole par le recours à des arithmétiques douteuses (rajout de 70 sièges, élargissement de la base électorale) finit toujours par accoucher d’une bérézina politique… A moins de recourir aux recettes du passé ! Mais pourquoi alors parle-t-on de «changement et de réformes» lorsqu’on est soi-même incapable d’amender les mœurs de son pouvoir ?

    Source de cet article :
    http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2012/04/21/article.php?sid=133162&cid=8.

    Dernière publication sur 1.Bonjour de Sougueur : Les 7 profils d’apprentissage

  2. Artisans de l'ombre Dit :

    Chronique du jour : LETTRE DE PROVINCE
    Les martingales de Bouteflika et le chiffon rouge des urnes

    Par Boubakeur Hamidechi
    hamidechiboubakeur@yahoo.fr
    En l’absence de sondages, susceptibles de mesurer avec une certaine fiabilité l’abstention électorale, la presse en est réduite aux comptes-rendus des meetings.
    Ceux qui sont plutôt alimentés par les «bons mots» des tribuns de fortune et insistent peu sur l’indifférence des auditoires clairsemés. Certes, la plupart des commentaires, qui se publient en soutien au travail des correspondants, se sont emparés de cet aspect primordial de la campagne. Et dans leur majorité font le même pronostic : celui d’une forte désaffection en vue. Mais comme la presse n’est jamais bonne prophétesse pour le régime lorsqu’elle lui prédit de mauvais augures, celui-ci ne sait réagir que par le déni de la réalité le moment venu. C’est ainsi qu’au soir du 10 mai, l’on ne s’étonnera pas que les taux de participation seront annoncés au son du clairon par le maître d’œuvre de «l’intérieur» qui se fera un devoir de saluer le civisme algérien. En somme, des législatives réussies ne s’argumentent plus à travers la recomposition d’une nouvelle majorité politique mais uniquement à partir de la consolidation du pouvoir en place. Il y a peu de jours d’ailleurs l’un de ses piliers, Ouyahia pour le nommer justement, n’avait-il pas dérogé à son habituel goût pour la démagogie ? En campagne pour son parti, sa langue a fourché jusqu’à lui faire dire ce qu’il aurait dû taire. Mot à mot, il eut de malencontreuse idée d’expliquer que «le changement en vue consiste en la continuité» ! Voilà un acte de franchise involontaire qui ne plaira sûrement pas à tous les faux naïfs qui s’usent la semelle en martelant que ce 10 mai, auquel ils sont invités à concourir, sera le grand soir alors qu’il se prépare, pour la plupart d’entre eux, un lendemain de gueule de bois. Ainsi, grâce à un plébiscite indirect et notamment cousu de fil blanc, le chef de l’Etat sera parvenu à lever toutes les hypothèques sur 13 années de présidence et, de fait, aura les coudées franches pour rebattre seul les cartes du sérail tout en s’octroyant l’exclusivité de redessiner la nouvelle carte, celle de la République. Comment s’y prendra-t-il, n’est-ce pas la question qui, désormais, affleure dans les discussions dès lors que le simulacre de ce scrutin ne fait aucun doute ? En toute logique, il voudra envoyer en priorité un signal fort par le biais d’un recadrage de l’exécutif. Cela consisterait à nommer aux affaires du gouvernement des personnalités «neuves» ou tout au moins pas trop marquées par les connivences partisanes du passé récent. L’option d’une équipe de technocrates à la majorité des postes de gestion lui permettrait d’ailleurs de garder auprès de lui quelques fidèles qui auront la mainmise sur les fonctions de souveraineté. Grâce à cette division des tâches où seuls ces derniers seront désignés pour la navette avec le nouveau parlement qu’il saura superviser et qu’il le voudra sans blocs pesants comme il l’a été jusque-là avec l’alliance FLN, RND et MSP. De cette stratégie de mise à distance respectable la double famille conduite par Belkhadem et Ouyahia, il ne visera pas à en faire de futurs opposants mais le contraire. C’est-à-dire des avocats émancipés de sa proximité et tout à fait aptes à devenir les modérateurs de son projet de constitution lorsque celui-ci arrivera dans le débat. Mais alors quid de la configuration de l’APN. Si les appareils traditionnels doivent être en retrait… mais pas trop ? Là aussi certains scénarios peuvent s’écrire qui donneraient de la visibilité protocolaire au FFS et au PT mais également à la «Koutla islamiste». Le souci ancien de ne jamais exclure ce qu’il appelle la dimension irréfutable de la sensibilité nationale ne serait pas dépaysé aux côtés des partis d’Aït Ahmed et de Louisa Hanoune avec lesquels ils ont partagé un légalisme de combat qui date de Sant’Egidio. L’on peut donc imaginer qu’avec un faisceau de cinq tendances (FLN, RND, FFS, PT et islamistes verts), l’Assemblée nationale future est tout à fait en mesure de l’accompagner sans trop le censurer sur l’objectif nodal que sera la loi fondamentale. Cela dit, avant que toutes ces hypothèses ne soient du domaine du possible pour Bouteflika, il lui reste à se confronter à la terrible abstention qu’il s’efforcera de cacher par les artifices que l’on connaît. L’opinion étant difficile à abuser, restera-t-elle passive à la lecture des scores du 10 mai ? Nous n’en savons strictement rien sur sa réaction si ce n’est que le régime actuel a moins de difficulté à inventer des martingales politiques qu’à regagner la sympathie et l’adhésion du pays réel. Car, enfin, Bouteflika ne peut plus ignorer que son impopularité, qu’il a d’ailleurs exacerbée par le viol de la Constitution en novembre 2008, est réelle et qu’elle le condamne aux marges les plus étroites lorsqu’il se veut sincère. En effet, un président qui a eu à recourir à des procédés extr-adémocratiques demeure peu rassurant dans le sentiment populaire. Or, celui-ci vaut toujours son pesant de suspicion à la veille d’un vote que l’on présente comme une promesse… mais dans la continuité. Merci, par conséquent, à ce gaffeur d’Ouyahia pour son lapsus révélateur.
    Source de cet article :
    http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2012/04/28/article.php?sid=133475&cid=8

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  3. Artisans de l'ombre Dit :

    Chronique du jour : LETTRE DE PROVINCE
    Journée de la presse : la trêve des petits-fours

    Par Boubakeur Hamidechi
    hamidechiboubakeur@yahoo.fr
    Allocutions compassées destinées à mettre en exergue son rôle positif, petits-fours et table ouverte pour les recevoir, accolades souriantes et présents pour sceller la communion avec la puissance publique : la presse était la «guest star» en ce 3 mai. Entourés de tant de sollicitude à l’occasion de la célébration de leur journée, il ne manquait aux journalistes que la larme à l’œil pour exprimer leurs attendrissants remerciements.
    C’est ainsi, du moins en province, que la trêve fut scellée ce jeudi entre les «fouilles m…», ces plumitifs impénitents et l’autorité officielle qui, perpétuellement, les tient en haute suspicion. Un moment d’apaisement dont on sait pourtant qu’il n’est dicté que par le contexte seulement. En tout cas, il est loin d’être un signal fort de la part du pouvoir politique au sujet duquel certains pensent à tort qu’il serait mieux disposé de nos jours à lever les contraintes sur les journaux et ouvrir à la pluralité le champ audiovisuel. En effet, d’une année à l’autre, rien n’a indiqué qu’il désirait inscrire dans les promesses de réforme celles qui concernent la censure rampante et indirecte qu’il continue à exercer sur la liberté de la presse. Même s’il est admis que ses injonctions sont moins inquisitoires qu’elles ne l’étaient en 2004, au moment de l’incarcération de Mohamed Benchicou, néanmoins ses pressions à distance et par d’autres procédés contribuent à l’entretien du même contentieux que lui impute cette corporation. C’est que cette dernière ne s’abuse guère de ce miroir où viennent se refléter ces libertés de ton qui caractérisent certains journaux iconoclastes. Car la presse et l’Etat ne peuvent, par la nature même de leurs vocations respectives, faire bon ménage mais tout au moins exister en parallèle dans le strict respect de l’indépendance de l’écrit ou de tout autre outil de la médiation. Or, l’on sait que le pouvoir en Algérie a de tout temps interféré, voire a dicté des feuilles de route et jusqu’à imposer des lignes rouges. Etant plus ou moins sous haute surveillance, selon les besoins du régime en place, les journaux notamment doivent en permanence slalomer à travers les «desiderata » secrets afin d’éviter le pire pour leur existence. C’est que l’Algérie est parvenue à être perçue, aussi bien ici qu’hors de ses frontières, comme un pays inclassable selon les normes démocratiques. Une ambiguïté dans son identification qui complique la manière de poser la problématique des libertés. En effet, ce qu’il y a, par exemple, de «confortable » (?) dans une dictature s’assumant à ciel ouvert, ce sont les règles de soumission qu’elle édicte et impose comme des lois d’airain. A son ombre, il n’y a presque jamais de procès en sorcellerie journalistique puisque l’opinion et la chose imprimée se dissolvent dans la pensée univoque. Et si parfois cette quiétude mortifère vient à être troublée par quelques tracts coléreux, la police politique est là pour avorter dans l’œuf les prémices d’une contestation. Dans ce genre de régime, cela se passe ainsi. Autant dire que la logique du despotisme n’a nul besoin de la comédie des tribunaux. A l’inverse de l’autoritarisme, reconnaissable à sa capacité de «normaliser» en amont, la démocratie, elle, a besoin des tribunaux pour l’arbitrage en toute indépendance entre ce qui relève de l’impératif droit d’informer et ce qui est reconnu comme appartenant à la sphère privée qui n’a pas droit d’être cité. Cependant, cette dualité, dictature-démocratie, est somme toute trop schématique. Car il peut exister une troisième catégorie de régime, lequel, sans pratiquer le corset plombé sur les libertés, n’a toutefois pas la bonne réputation que l’on attend de lui. Il serait en quelque sorte une hybridation des références classiques qu’il prétend incarner au nom de la «transition démocratique» à dose homéopathique. Et c’est précisément le cas du régime actuel qui serait l’incarnation de cette sage tutelle. Or, l’inconfort d’exister sans cette ambiguïté qui dure est de nos jours ressenti par la presse comme un fait de prince qui n’aime guère l’arbitrage clair du droit. Même si le mode opératoire commence à changer avec le nouveau code pénal et la dernière loi organique rien, cependant, n’indique que l’on s’achemine clairement vers une réelle émancipation et un saut qualitatif dans le domaine de la communication. Les tergiversations relatives au déverrouillage des médias lourds témoignent du contraire. Après un classement peu brillant au plan international (133e), nos dirigeants peuvent-ils encore s’offrir le luxe de la dénégation ? Autrement dit, la dérive liberticide fait encore des dégâts quand bien même elle est, quelque part, atténuée par l’abolition du recours infamant aux tribunaux. Sauf que ce coup d’arrêt à l’embastillement ne peut être considéré comme une levée d’écrou réelle sur les libertés. Et c’est cet effort qui est exigé du pouvoir par les journalistes.
    Source de cet article :
    http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2012/05/05/article.php?sid=133718&cid=8

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