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Séminaire sur le parlement et la société civile

18 mars 2012

Abdelhak Mekki

 

le 29/04/2008 | 22:08

La démocratie participative peut-elle pallier la faillite du régime représentatif du Parlement ? Les experts et les politiques, présents hier et avant-hier à l’hôtel El Aurassi à Alger, lors du séminaire sur «Le parlement, la société civile, la démocratie», organisé par le ministère des Relations avec le Parlement, semblent croire à cette thèse. Il y a d’abord cette reconnaissance implicite que l’abstention aux élections législatives a eu des retombées sur la légitimité de l’actuelle assemblée. Le débat ne s’est pas étalé sur les raisons du refus massif, exprimé en 2007 lors des législatives et des locales, de participer au vote. Seule Louisa Hanoune, du Parti des travailleurs, a dit qu’il fallait essayer de comprendre les raisons de cette abstention. Abdelaziz Belkhadem, chef du gouvernement, ne l’a pas fait. Citant l’exemple des Etats-Unis et de l’Union européenne (UE), il a parlé de «crise» liée au Parlement, dont «les symptômes se sont manifestés par une abstention massive au vote». «Le taux de participation a rarement dépassé le seuil des 40%, en sus d’un désintéressement populaire vis-à-vis des affaires publiques», a constaté Belkhadem qui a même essayé de comprendre «les causes» de l’abstention : prédominance de la technocratie dans l’élaboration des lois, affaiblissement et dégradation de la relation électeurs-élus, pouvant résulter «des normes de candidatures qui privent le citoyen de choisir véritablement ses représentants». Le FLN, dont Abdelaziz Belkhadem est le premier responsable, a connu une véritable guerre de candidatures avant les législatives de 2007. Cela a-t-il influencé l’électorat ? Pas d’explication du chef de l’Exécutif. Exécutif qui est l’expression de «la technocratie» en Algérie. Pays où les lois sont de l’initiative unique du gouvernement. Situation qui ne choque pas Lamine Cheriet, sénateur et enseignant à l’université de Constantine, qui a évoqué l’exemple du Parlement britannique qui ne propose que «5% des lois au Royaume-Uni». Le 0% à l’APN n’a pas de quoi inquiéter donc ! Les députés disent qu’ils prennent l’initiative de proposer des lois mais les propositions sont bloquées par le bureau de l’APN. Saïd Mokadem, coordinateur du séminaire, a accusé la technocratie d’étouffer «la démocratie parlementaire». Lui, comme d’autres intervenants, n’ont donné aucune explication convaincante sur les raisons réelles qui empêchent l’APN d’user de ses prérogatives. Aucun cadre de dialogue La chambre basse du Parlement ne serait-elle donc qu’une chambre d’enregistrement de choix faits ailleurs, comme l’a suggéré un expert ? Ce n’était visiblement pas le propos du séminaire. On s’accordait à établir des constats – connus – sans chercher à comprendre le pourquoi du comment. Et puis on s’est étalé sur «le rôle de la société civile». «La société civile jouit d’une grande capacité à encadrer différentes composantes de la société, qu’on ne retrouve peut-être pas dans les cadres traditionnels, tels les partis politiques», a dit Abdelaziz Belkhadem, relançant ainsi la réactivation de l’ancien schéma de substitution des partis par le mouvement associatif. Ce n’est pas par hasard qu’en Algérie, on n’accorde plus d’agrément aux nouveaux partis depuis 1999. Les partis présents sont, eux, sabotés par des coups d’Etat ponctuels, selon les conjonctures politiques . Pour surmonter la crise de représentativité, Lamine Cheriet a proposé de trouver des formes d’une alliance entre «démocratie parlementaire» et «société civile». «Mais, la société civile, c’est quoi ?», s’est interrogé un intervenant. S’agit-il des associations ? Des ex-organisations de masse comme l’UGTA ? Ou de ce conglomérat de structures liées à ce qui est appelé «la famille révolutionnaire» ? Pas de réponse. Comme a été ignorée la question essentielle de l’autonomie concrète de la société civile mais aussi de la crédibilité. «Il faut que les citoyens soient associés à tous les débats qui concernent la vie de tous les jours et qu’ils participent à l’élaboration des lois», a proposé Lamine Cheriet. Abdelhak Mekki, politologue, y est favorable mais il a relevé que cette participation ne sera réelle qu’en présence d’un véritable débat. «La démocratie participative est la possibilité offerte aux gens de réagir et d’exprimer des opinions qui peuvent être contraires à ceux du Parlement ou du gouvernement», a-t-il dit. Seulement voilà, «il n’existe aucun cadre de concertation avec les pouvoirs publics tant au niveau local que national», a protesté une intervenante représentant des personnes à mobilité réduite. Alors quelle est la teneur de «la démocratie participative», cette création des multinationales américaines, redevenue à la mode en Algérie ? L’idée n’est pas nouvelle. Elle a été mise en avant à l’époque du gouvernement Ali Benflis avant d’être abandonnée par les Exécutifs menés par Ahmed Ouyahia et Abdelaziz Belkhadem. Nourredine Zerhouni, ministre de l’Intérieur, a relancé le concept après les élections locales de 2007. Mis à part «la relance», il n’existe aucun contenu concret à cette démarche politique. Le séminaire de ces deux derniers jours n’a fait que tracer les grandes lignes… théoriques. Fayçal Métaoui

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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9 Réponses à “Séminaire sur le parlement et la société civile”

  1. Artisans de l'ombre Dit :

    ActualitéJeudi, 27 Octobre 2011 10:00
    Durant les dix premiers mois de l’année 2011
    7 500 femmes violentées
    Par : R. Salem

    De telles violences sont principalement notées en milieu urbain, puisque les villes d’Oran et d’Alger sont classées sur les deux premières marches du podium, devant d’autres villes comme Tiaret, Mascara, Annaba…

    Le nombre d’agressions contre les femmes en Algérie interpelle les autorités compétentes à prendre en charge ce volet indéniablement sensible pour la protection des victimes et la sensibilisation des citoyens contre une telle barbarie.
    Ainsi, selon Mme Zmirli, psychologue au sein de la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (Forem), lors de son dernier passage à Tiaret, pas moins de 7 500 victimes, dont l’âge varie entre 18 et 75 ans, ont été enregistrées par les seuls services de la police durant les dix premiers mois de l’année en cours. Parmi ces dernières, notre interlocutrice fait état de 4 183 femmes mariées, 2 033 célibataires, 494 veuves et 790 divorcées. En substance, cette dernière n’a pas omis de mettre en relief les conséquences notées sur les enfants dont 40 à 60% sont témoins de ces violences. Dans la foulée, elle fera remarquer que 15% des violences sont opérées dans les milieux professionnels et que 67% des femmes acceptent, malgré elles, la violence conjugale. Dans le même sillage, Mlle Boukaoula, psychologue chargée de la cellule de protection des mineurs au sein de la Gendarmerie nationale, fait état de 229 femmes, dont 9 mineures, violentées durant les quatre premiers mois de l’année 2011.
    Un chiffre alarmant, souligne-t-elle, dans la mesure où il égale le nombre enregistré durant toute l’année 2009, où 230 cas, dont 54 mineures, ont été signalés. La conférencière souligne que de telles violences sont principalement notées en milieu urbain, puisque les villes d’Oran et d’Alger sont classées sur les deux premières marches du podium, devant d’autres villes comme Tiaret, Mascara, Annaba…
    Cependant, les chiffres cités sont loin de refléter la réalité, dans la mesure où bien des cas ne sont pas révélés. “En dépit de l’existence des associations féminines en Algérie et la promulgation des lois protégeant de tels délits, bon nombre de femmes souffrent en silence sans pour autant avoir le courage de dénoncer leurs bourreaux aux autorités”, souligne Mlle Boukaoula. Pour sa part, le docteur Mekki Abdelhak, politologue et directeur de l’Observatoire des droits de l’enfant de la Forem, 30% des femmes violentées en milieu professionnel sont victimes de cadres supérieurs. Lors de son intervention, il rappelle que pas moins de 10 000 femmes ont été victimes de violences durant les dix années de la tragédie nationale. “Les multiples actes de violence terroriste, commis par des groupes islamistes durant la décennie noire, demeurent une séquelle difficile à remonter, puisque certaines femmes ont été carrément tuées, violées, alors que d’autres y ont perdu leur mari ou des parents proches”, a-t-il souligné.
    Revenant à la charge, Mme Zmirli affirmera qu’il appartient aujourd’hui à la femme de s’organiser autour d’un mouvement associatif plus efficace, afin de faire valoir ses droits dans une société où elle se cherche encore. Dans ce contexte, l’opération a débuté par la mise en place de réseaux de travail féminins qui auront à axer, fondamentalement, leur activité sur la protection de la femme afin de lui garantir sa légitimité dans notre société qui est déjà en pleine mutation. Ainsi, le premier réseau, celui de l’Ouest, est déjà mis en place en consacrant Mme Belmokhtar Nacéra, présidente de l’Association pour la promotion, le développement et la défense de la jeune fille de Tiaret, en sa qualité de coordinatrice entre les associations féminines d’une partie de l’Oranie.
    R. SALEM

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  2. Artisans de l'ombre Dit :

    Algérie profondeLundi, 30 Novembre 2009 10:48
    TIARET
    La forem au secours des démunis
    Par :
    En collaboration avec le Mouvement musulman Milili Kerouche, une association turque, le centre de la Forem de Tiaret, par le biais de ses cadres et bénévoles, a initié le jour de l’Aïd El-Adha, une opération d’envergure qui s’est illustré par la distribution de pas moins de 158 moutons au profit de 632 familles démunies. Une action qui a permis à ces dernières, qui n’ont pas les moyens de s’offrir la bête du sacrifice, de goûter de la viande fraîche de l’Aïd et vivre la liesse de cette manifestation.
    En présence de Mekki Abdelhak, Sahraoui Noureddine et Hadidi Bouabdellah, respectivement directeur exécutif à la Forem et président de l’Observatoire des droits de l’enfant et vice-président à la Forem et membre de l’association des entrepreneurs et notables de la ville de Tiaret, l’opération s’est déroulée dans une ambiance bon enfant.
    Cependant, elle a été agrémentée par la collaboration assidue de l’APC de Tiaret dont les efforts ont été conjugués quant aux moyens y afférents ainsi que celle d’un groupe de vétérinaire qui ont supervisé l’abattage des moutons.
    “En plus de la réussite de cette opération, je ne peux décrire mon émotion en voyant cette dame, mère de famille, embrasser la viande en levant les yeux au ciel comme pour prier Dieu d’avoir soulagé ses peines et celles de ses enfants en cette journée sacrée de l’Aïd”, tenait à préciser Mlle Lakhdari, directrice du centre psychosocial de la Forem de Tiaret.
    Par ailleurs, une action similaire a aussi touché les démunis de Bentalha, Boumerdès, Zemmouri, Koléa, Ghardaïa et Aïn Defla.

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  3. Artisans de l'ombre Dit :

    Algérie profondeMardi, 07 Avril 2009 10:48
    CAFOFDE DE TIARET
    Au secours des orphelins et des femmes démunies
    Par :

    Ce qu’on retient de ce centre, c’est la pédagogie d’écoute qui est le maître mot dans le choix de l’équipe encadrante dont la formation-réévaluation est ininterrompue.

    Grâce à une équipe multidisciplinaire composée d’éducateurs, d’assistantes sociales, de psychologues, de médecins, d’enseignants, d’avocats, le Centre d’assistance, de formation et d’orientation des femmes démunies et leurs enfants (CAFOFDE) de Tiaret, l’une des douze structures de la Forem, se caractérise, depuis quelques années, par une série de programmes spécifiques d’intégration sociale de jeunes orphelins et de femmes retirés de la rue en leur offrant des ateliers pédagogiques personnalisés, un soutien scolaire, une formation professionnelle adaptée, une insertion à l’emploi, une éducation parentale…
    Dès lors, ce qu’on retient de ce centre, c’est la pédagogie d’écoute qui est le maître mot dans le choix de l’équipe encadrante dont la formation-réévaluation est ininterrompue.
    Pour venir au secours des jeunes orphelins, un parrain émirati a concrétisé une action, “Kafil el yatim”, en direction des enfants de Tiaret. “Actuellement, ils sont au nombre de 90 ces enfants qui sont pris en charge en bénéficiant d’une allocation mensuelle de 3 000 DA, une somme versée en dollars et convertie en monnaie locale. Il existe une autre liste en instance comprenant 540 enfants”, nous affirme Mlle Lakhdari, assistante sociale qui nous précise que la Forem a versé, depuis 2005, une somme de 13 millions et 200 000 DA au profit des orphelins de la région. Toutefois, elle souligne que ce parrain est lié, par voie de correspondances, avec les enfants bénéficiaires qu’il avait reçus, lors de son passage en Algérie, telle que cette famille qu’il avait prise en charge à l’hôtel El-Aurassi, où il avait séjourné. “Ce que nous souhaitons, c’est que les enfants qui bénéficient de cette allocation soient sérieux et honnêtes socialement”, affirme M. Mekki, qui enchaîne : “Afin de parfaire notre action, je sollicite les autorités locales et les directeurs d’école à nous fournir les listes des orphelins.” Saisissant l’occasion, ce dernier dit que “si les 300 000 PME/PMI, enregistrées en Algérie, s’engageaient à prendre en charge 10 enfants chacune, on pourrait effacer la douleur des 1 400 orphelins jusque-là recensés au niveau national”.
    Parlant du centre de Tiaret, il affirme que la Forem ambitionne de lui attribuer le statut régional et lui rattacher plusieurs wilayas comme Aïn Defla, Chlef, Relizane, Mascara, Tissemsilt… Par ailleurs, le centre assure une assistance juridique, à titre gracieux, aux femmes démunies dépossédées de leurs droits ainsi qu’un protectorat social, sur le plan juridico-administratif, qui touche 380 femmes dépourvues de ressources, et ce par le biais de deux avocates, Me Beldjillali et Me Belbey.
    Toutefois, le CAFOFDE s’intéresse aussi aux personnes atteintes du sida qui bénéficient d’une prise en charge médicale en plus d’une indemnité mensuelle de 5 000 DA. Elles sont actuellement au nombre de quatre. Afin de s’autofinancer, le centre a en perspective de leur ouvrir un kiosque multiservices. Cependant, par le biais du psychologue clinicien Benferhat Amirouche, détaché de l’EHS de psychiatrie, secondé par une nouvelle psychologue enrôlée dans le cadre du dispositif du DAIP, des consultations de psychologie et de thérapie familiale sont assurées depuis l’année 2008. Au demeurant, la pauvreté est aussi une préoccupation du CAFOFDE, qui considère que l’approche du développement humain a mis en évidence l’impact des dissemblances dont souffrent les femmes. La population, l’éducation des filles, le travail des enfants, la sécurité alimentaire et l’environnement sont des variables directement liées à la pauvreté des femmes. “À cet égard, il est important de souligner que la pauvreté humaine des femmes se transmet de génération en génération.
    Par exemple, les femmes souffrant de malnutrition sont plus susceptibles de donner naissance à des enfants souffrant d’insuffisance pondérale à la naissance, les mères analphabètes sont aussi moins capables de favoriser et de contribuer à l’éducation de leurs enfants et, en plus, présentent des niveaux de fertilité et de mortalité infantile et juvénile plus élevés”, affirme M. Mekki.
    Par ailleurs, il y a lieu de rappeler qu’une certaine cacophonie n’a pas épargné ce centre ces derniers temps où certaines parties, au lieu de s’impliquer dans ce qu’il véhicule comme bienfait humanitaire, tentent de réduire son espace infrastructural.
    Dans ce sens, un appel est lancé aux autorités locales afin de faire montre de plus de compréhension et de bonne conscience pour sauvegarder cette structure synonyme d’une bouée de sauvetage en direction des orphelins et des femmes en danger social.

    LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
    La création, en date du 31 décembre 1990, par arrêté du ministre de l’Intérieur, de la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (Forem) est le résultat indéniable d’une vaste réflexion qui a tordu le cou à bien des idées reçues. Apolitique, cette organisation non gouvernementale, chapeautée par le professeur Mustapha Khiati, est harmonisée par un noyau de permanents entouré de bénévoles.
    Cette fondation se veut une référence incontournable et un outil de progrès, d’affermissement et d’adaptation des volets scientifique et humanitaire.
    Autrement dit, elle vise à sensibiliser le corps médical, notamment les praticiens, aux bravades de la médecine moderne, à inciter et à protéger l’instauration de relations de coopération, comme elle ambitionne d’atténuer la souffrance humaine par la promotion de l’aide humanitaire à travers l’action de solidarité.
    En somme, son tableau de bord comporte ce souci inébranlable d’apporter une réponse à la situation bouleversante que vivent certaines femmes que l’on voit sillonner les rues sans but apparent et les enfants orphelins démunis.
    Cette organisation a ouvert ses portes à tous les citoyens animés de volonté. Toutefois, sur le plan international, la Forem a tissé des rapports avec d’autres ONG et institutions internationales, et elle marque sa présence dans plus d’une trentaine de pays. “Notre feuille de route comprend trois axes principaux, à savoir l’action humanitaire et solidarité, voire la prise en charge des victimes de violence, la prévention qui couvre particulièrement les fléaux sociaux comme la toxicomanie, la malnutrition, le sida, la protection de l’environnement, et le volet formation et recherche”, affirme M. Mekki Abdelhak, directeur exécutif, que nous avons rencontré dernièrement à Tiaret.

    R. SALEM

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  4. Artisans de l'ombre Dit :

    EnquêtesDimanche, 22 Mars 2009 10:48
    Un terrible poids sur de frêles épaules…
    Les enfants atteints du sida, l’autre face du mal
    Par :

    Un petit bout d’homme à peine plus haut que trois pommes, sous son bonnet enfoncé jusqu’aux oreilles, je devine ses cheveux noir corbeau comme ses yeux qui pétillent et brillent lorsqu’il lève furtivement la tête vers moi. À mon geste de lui caresser la joue, il enfonce aussitôt son visage contre les jambes de sa maman, qu’il enserre de ses deux bras.

    Je fais mine de me désintéresser de lui quelques instants. Croyant avoir déjoué l’attention des adultes qui sont dans la pièce, avec ses petites jambes de deux ans et demi, Nassim se précipite alors vers la porte pour s’échapper. Sa maman promptement le retient et, comme pour s’excuser, dit : “Il est trop turbulent !” Le médecin qui suit Nassim et ses parents intervient : “Il va bien Nassim ! Il est un peu comme chez lui ici.”
    Comme tous les enfants de son âge, Nassim a du mal à tenir en place. En fait, ce prénom de Nassim est celui que nous avons choisi de lui donner dans ce reportage, de même pour sa maman que nous appellerons simplement Nadia. Nous n’en dirons pas plus, sinon qu’ils sont originaires de l’intérieur du pays. Il s’agit en l’occurrence de préserver et protéger l’anonymat de Nassim et de tous les enfants et parents dont nous relaterons la souffrance, les attentes et le terrible isolement qui les enserrent comme un étau, faisant de leur vie au quotidien une épreuve permanente. Et pour cause. Au service infectieux du CHUO, nous avons été à la rencontre des enfants atteints du sida, ces dizaines d’enfants et de nourrissons qui sont nés porteurs du virus HIV, contractés lors de la grossesse de leur mère.
    C’est là, dans notre pays, et non pas ailleurs en Afrique ou en Asie, la face cachée du sida qui pèse si lourdement sur les frêles épaules d’enfants âgés de 1 an à 13 ans.

    Peur et isolement
    Nassim est le seul rescapé d’une fratrie de quatre garçons et filles qui sont tous décédés, probablement d’infections provoquées par le VIH. Les trois frères et sœurs n’on pas atteint l’année. Pour les parents, Nassim est une victoire, un miracle, un espoir qui pourtant chaque jour doit leur rappeler le visage, l’odeur et la chaleur des trois autres bébés qui ne sont plus là.
    Quelle souffrance pour ces parents. De condition modeste, ils ne diront pas un mot de leur douleur, de leur peur et de la culpabilité qui les ronge pourtant. Leurs seules paroles ont été de demander une main tendue. “Dites-leur de nous aider pour les médicaments, le transport…”, explique d’une voix basse le père de Nassim. “On nous oblige à venir chaque mois pour prendre un quota de médicaments de 30 jours. Je dépense 900 DA aller-retour à chaque fois sans compter les autres médicaments, les analyses que l’on doit faire chez un privé… C’est très dur. Ils ne comprennent pas ici. Pourquoi ne veulent-ils pas nous donner un quota de 3 mois de médicaments comme à Alger ?” Aujourd’hui, Nadia s’inquiète d’un rhume persistant chez Nassim. Les résultats de la charge virale qu’ils ont effectuée à l’extérieur sont bons mais il n’empêche, l’inquiétude est comme marquée au fer rouge sur le visage des parents. Eux aussi sont séropositifs, ils n’ont découvert cela qu’après la naissance de Nassim. Un médecin, alerté par leur parcours médical, les oriente vers le service infectieux d’Oran. Le diagnostic tombera brutalement. Le virus HIV a ainsi fait irruption dans leur vie, c’est presque le sceau de la honte qu’ils traînent et portent depuis. Car pour ce couple et pour tous ceux que nous avons rencontrés, c’est dans le secret le plus total qu’ils vivent avec leur séropositivité, se privant même de leur droit au remboursement de peur que ne soit découverte leur infection. Alors que Nassim se calme un moment, grâce à un paquet de gaufrettes, ses parents prennent auprès du médecin les dernières explications pour lui administrer les anti-rétroviraux. En ce moment, la forme pédiatrique est indisponible. La moitié d’un comprimé pour adulte, c’est ce qu’il faudra donner à Nassim plusieurs fois dans la journée.
    Sans parler à vrai dire de pénurie, les approvisionnements sont par à-coup, les médicaments changent souvent… ne sont pas en quantités suffisantes… Plus grave, par le passé, faute de médicaments disponibles la trithérapie s’est transformée en bithérapie, d’où peut-être le développement de la maladie chez certains. De tous les responsables que nous avons sollicités au CHUO pour comprendre cette situation, aucun n’a daigné nous recevoir. Le malaise règne à l’évidence. Un autre couple passe en consultation, il a pris la route à 6 heures pour être parmi les premiers. Cette fois-ci encore les parents n’avaient jamais fait de dépistage au HIV. Dans les bras de la maman, une petite fille de 6 mois bien emmitouflée et qui dort paisiblement. C’est une petite Nawel qui a déjà trois frères, dont Mohammed porteur du VIH, n’a pas encore 3 ans. Les deux aînés n’ont rien. Les parents devant nous ne se demandent plus pourquoi ? Comment ? Pour l’heure, ils veulent être rassurés quant à leur propre état, celui de leur garçon et de la petite dernière. En effet, la maman a suivi un traitement durant toute sa grossesse qui semble avoir porté ses fruits. “Nawal n’a rien. Soyez tranquilles, pour l’instant, tout va bien”, explique le médecin. Mohamed est pesé, ausculté, il semble un peu fatigué, il tousse… Sa mère lui tend sa sucette qui l’apaise. Une fois de plus durant l’entretien médical, les parents soulèvent la question de la disponibilité des anti-rétroviraux. Le père se plaint de l’accueil froid au service, du mépris qu’il ressent, des billets de salle qu’il faut à chaque fois chercher… Et d’évoquer que chaque mois, pour chaque consultation, c’est une journée de travail manquée et les remarques de son patron. Demain, il faudra un mensonge de plus, une excuse de plus pour se justifier. Surtout tout faire pour que personne n’ait de soupçon.Le médecin nous explique qu’à chaque consultation, ce sont les mêmes scènes qui se répètent. “La plupart du temps, les parents ont d’énormes difficultés financières et recherchent une aide. Ils sont dans un grand besoin de prise en charge psychosociale. Je m’efforce de leur consacrer le maximum de temps mais ce n’est pas toujours facile.” Sur un plan strictement médical, notre interlocuteur explique encore : “Quand ils arrivent ici, ils sont très peu bavards sur les causes de la contamination. Ils ne veulent rien dire, ou alors, si vous insistez, ils préfèrent mentir. Ils ne savent rien des modes de transmission. Ils culpabilisent pour leurs enfants et ont peur que les gens découvrent ce qu’ils ont. C’est la maladie de la honte pour eux.” La stigmatisation du sida et les tabous accablent toutes les personnes porteuses du VIH. Pour les familles, c’est un poids très lourd, comme nous l’explique avec une grande émotion Mourad, qui évoque le cas de son fils de 8 ans séropositif. “Depuis que l’on sait qu’il a le sida, ma vie n’est plus la même, tout est différent aujourd’hui… Chaque jour, je le suis… Parfois, ma femme se met soudain à pleurer lorsqu’elle le regarde.Tout au début, on a cru qu’il ne survivrait pas.” Et de poursuivre : “Moi, j’ai les moyens et je me déplace régulièrement sur Alger pour lui ramener ses médicaments. Ici, les responsables ne sont pas sérieux, ils nous traitent avec mépris. Je pense à ceux qui n’ont pas de moyens.” À 8 ans, son garçon commence à poser des questions : “Il me demande pourquoi il doit prendre tous ces cachets ? Qu’est-ce qu’il a ? Que voulez-vous faire ? Je suis obligée de lui mentir. L’autre fois, il lisait le nom des médicaments sur la boîte, je l’ai grondé en lui interdisant de répéter ces noms. Si quelqu’un dehors apprend qu’il a le sida, je partirai sur le champ. J’emmènerai mon fils loin d’ici, loin de ce pays”. Une peur qui paralyse Mourad et qui le révolte en même temps. “Personne n’a une idée de ce que nous vivons et ressentons”, lâche-t-il.Mourad et tous les autres parents savent que le jour viendra, au moment de l’adolescence, où il faudra expliquer et trouver les mots.

    Absence de culture de dépistage
    Les rares enquêtes épidémiologiques ou sociales menées, soit par le ministère de la Santé, soit par des associations, montrent qu’en Algérie, le premier mode de contamination du VIH sida est hétérosexuel avec 46,11%. Cela prouve au demeurant que le virus du sida n’est plus seulement présent dans les populations à risques, comme les professionnelles du sexe, les homosexuels, les drogués, mais dans la population, en général. D’ailleurs, c’est en 2004 que le premier cas de femme enceinte séropositive a été trouvé et depuis, ce nombre ne cesse de progresser de façon alarmante.
    Selon le docteur K. Aït Oubelli, de la direction de la prévention au ministère de la Santé, et qui se trouvait en mission à Oran, il y aurait 1 015 personnes porteuses du VIH sida suivies au service infectieux du CHUO, dont une soixantaine d’enfants de moins de 15 ans. Vingt-cinq d’entre eux sont sous traitement et 34 sans traitement. Ce n’est là que la partie visible de l’iceberg.Dr Aït Oubelli, qui a annoncé la mise en place “du programme de prévention de la transmission mère-enfant du VIH” avec le concours de l’ Unicef, nous livre, qu’en 2008, la prévalence des femmes enceintes porteuses du VIH sida était de 1 pour 1000, c’est-à-dire que pour 700 000 femmes enceintes, par exemple, 700 sont porteuses du virus. Notre interlocuteur ajoute : “L’État a fait beaucoup d’efforts et, aujourd’hui, l’on peut dire qu’il est impossible qu’une personne qui arrive au stade de maladie passe inaperçue !”
    Cela fait des années que des voix s’élèvent pour mettre en garde l’État contre les signes inquiétants de progression du VIH sida dans notre pays et qu’il était urgent de mettre en place des politiques efficaces de dépistage précoce du VIH. La forte progression des cas de sida en est la première conséquence. Déjà, en 2005, des médecins d’ Oran disaient que 50% des femmes contaminées par le virus l’étaient lors du mariage. Plus récemment, une association d’Oran expliquait que si de 1991 à 2004, il n’y avait eu que 14 cas d’enfants atteint du sida, en l’espace de deux ans seulement, de 2005 à 2006, il y a eu 17 nouveaux cas.
    Pour M. Abdelhak Mekki, directeur exécutif de la Forem et membre du comité de coordination médicale (CCM), “il y a, en effet, une évolution de la maladie inquiétante…” Et de souhaiter des dépistages grandeur nature. C’est cette faiblesse du dépistage dans notre pays qui est la cause du rejet par le Global Fun (Fonds mondial contre le sida) de la demande de l’Algérie lors du 8e round, selon notre interlocuteur. L’Algérie avait demandé 50 millions de dollars. “C’est insuffisance technique et mauvaise appréciation de gestion, notamment pour le dépistage, qui ont motivé le rejet du projet pour le 8e round !”
    En 2006, un scandale vite étouffé avait éclaboussé certains responsables au niveau du ministère de la Santé ; la Forem justement avait dénoncé les détournements du fonds.
    Aujourd’hui, en 2009, qu’en est-il ? Quelle politique et quelle prise en charge pour nos petits gamins qui vivent sans le savoir avec le sida ? Quel avenir auront-ils dans ce pays ?

    D. L

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  5. Artisans de l'ombre Dit :

    ActualitéMardi, 05 Février 2008 10:48
    Le phénomène du kidnapping d’enfant prend de l’ampleur
    “Que les parents ne laissent plus leurs gosses seuls dans la rue !”
    Par : Souhila HAMMADI
    La découverte, dimanche dernier à Mascara, du corps sans vie du garçon de 10 ans, disparu à la fin du mois de décembre, rallonge davantage les statistiques fournies, hier à Alger, par la commissaire principale chargée de la brigade des mineurs Mme Messaoudène.
    En 2007, les services de la Sûreté nationale sont intervenus sur 146 cas d’enlèvements d’enfants. 25 d’entre eux ont subi un sort dramatique.
    Dans le nombre, de jeunes innocents abusés sexuellement avant d’être tués. Selon l’officier de la Sûreté nationale, les agresseurs assassinent leurs victimes, quand elles les reconnaissent. “Il existe une grande crise de mœurs en Algérie. La plupart des kidnappings de mineurs ont pour cause des agressions sexuelles”, a regretté Mme Messaoudène. Elle a indiqué que sur les 4 875 affaires de violence sur mineurs, traitées l’année dernière, 1 546 cas relèvent d’attentat à la pudeur. “Que les parents ne laissent plus leurs gosses seuls dans la rue. Il faut qu’ils s’inquiètent pour eux, car les agresseurs choisissent leur proie”. À vrai dire, les dépravés guettent leurs victimes potentielles et passent à l’acte au moment où ils sont les plus vulnérables, c’est-à-dire sans garde d’un membre de la famille et en absence de tout témoin oculaire. La commissaire principale a déploré, en outre, la non-implication des citoyens dans les scènes de violence ou des comportements suspects, qui se déroulent devant leurs yeux. “Cette passivité favorise le crime”, a-t-elle précisé, avant d’ajouter : “Il faut se mettre en tête que nul n’est à l’abri. Ce qui arrive au voisin peut vous arriver aussi.” Les femmes sont également le maillon faible d’une société de plus en plus ancrée dans la violence.
    Environ 8 300 femmes ont été brutalisées, en 2007. Un peu plus de 5 300 ont subi des violences physiques, 2 511 de la maltraitance ; 256 des viols ; 174 du harcèlement sexuel et 20 ont été assassinées. 27% des femmes sont battues par un membre proche de la famille, notamment le conjoint ou un frère. Le reste est violenté sur la voie publique ou sur leurs lieux de travail.
    Abdelhak Mekki, représentant de l’Observatoire national des droits de l’enfant (organe de la Forem) a corroboré les chiffres de la Sûreté nationale en précisant que la violence contre les femmes et les enfants est d’abord un phénomène urbain. “Le stress de la vie dans les grandes villes génère un comportement de non-acceptation de l’autre”. Alger se place, en effet, en tête du peloton des villes qui enregistrent le plus gros taux de crimes perpétrés à l’encontre des femmes et des enfants. La capitale est talonnée par Annaba puis Oran. M. Mekki a mis en cause aussi le manque d’instruction, en assurant que 29,7% des agressions sont commis par des analphabètes, tandis que 1,5% est imputable à des personnes ayant un niveau universitaire. “Plus on s’élève dans l’éducation, moins on est auteur de violence”, a-t-il soutenu. Le chômage est l’autre plaie qui incite les Algériens à agir avec brusquerie, voire avec barbarie. 49,7% des offenseurs sont sans emploi.
    Mme Rekia Nacer, du réseau Wassila, a affirmé que les statistiques livrées ne reflètent nullement la réalité, puisque de très nombreuses femmes maltraitées gardent, de leur propre chef, le silence sur ce qu’elles subissent ou elles sont carrément victimes de l’omerta imposée par la famille. En zone rurale, les femmes ont encore moins la possibilité de porter plainte contre leurs agresseurs.
    Mme Nacer a souligné que la dénonciation a un coût, que les victimes n’ont souvent pas la capacité d’assumer. “Les femmes battues n’ont pas, dans leur majorité, les moyens de payer le médecin légiste, les frais de justice d’une action en référé ou même l’huissier chargé de faire appliquer un jugement”. Elle a témoigné qu’à la fin de chaque journée de réception à l’association, elle et ses collègues ont le moral miné, car elles réalisent l’ampleur d’un phénomène auquel elles n’arrivent pas à faire face efficacement, car elles n’ont pas les capacités financières ni les coudées franches de l’administration et des lois.
    Elle a cité quelques exemples de cas douloureux de femmes en situation de détresse. Abdelhak Mekki l’a rejoint dans son avis en affirmant qu’il ne convient pas de “diminuer de l’ampleur de la violence en comptant uniquement les cas présentés aux médecins légistes et à la justice”.

    Souhila Hammad

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  6. Artisans de l'ombre Dit :

    Abdelhak Mekki, politologue : «La société civile, un maillon vital au service de la collectivité»
    « La société civile n’est pas politique mais ses objectifs peuvent, souvent, évoluer à la lisière du politique. Il existe une multitude d’organisations dites de la société civile.  »

    PUBLIE LE : 12-06-2011 | 19:14
    Est-il possible d’esquisser une définition succincte de la société civile, de déterminer son champ de préoccupation ?
    La société civile est par définition, l’ensemble des acteurs qui agissent au sein du corps social, ils sont indépendants des institutions de l’Etat et travaillent selon leur propre logique, par l’intermédiaire d’organes autonomes. La société civile n’est pas politique mais ses objectifs peuvent, souvent, évoluer à la lisière du politique. Il existe une multitude d’organisations dites de la société civile. On peut les rencontrer dans tous les domaines de la vie économique, sociale, culturelle, sportive, humanitaire…
    L’éventail de la société civile est suffisamment vaste et diversifié pour autoriser des capacités d’action incontestables au bénéfice de la population.
    Cette définition assez sommaire nous permet d’avoir une idée sur l’impact de la société civile à notre époque.
    La meilleure manière d’appréhender son poids et son utilité, réside très certainement sur sa prégnance, la qualité de son sens de l’initiative, de ses engagements, son enracinement et les objectifs qu’elle se fixe dans le cadre de son action sur le terrain et au quotidien.

    On dit souvent que la société civile est autonome, qu’elle relève de la sphère du privé. Est-ce le cas dans notre pays ?
    Bien évidemment et la question de son indépendance coule de source, car la société civile est constituée d’acteurs qui agissent par la grâce de leur adhésion individuelle et privée, œuvrant en fonction des buts qu’ils se sont assignés. Par conséquent, ces agents ne sont pas sous la coupe l’Etat. Ils accomplissent des activités qui peuvent compléter les actions de l’Etat.
    J’en veux pour preuve et à titre indicatif, le rôle que la société civile joue au niveau des relations internationales qui sont traditionnellement la chasse gardée de l’Etat, or il se trouve que les ONG qui sont des démembrements de la société civile, prennent une part de plus en plus prépondérante dans ce champ d’action depuis quelques années. C’est ce qu’on désigne désormais sous le vocable de phénomène transnational.

    La société civile peut-elle constituer un partenaire de taille dans ses interférences avec les institutions locales et externes ?
    Absolument, et il suffit de jeter un coup d’œil sur l’importance grandissante qu’elle ne cesse de gagner sur tous les plans. Le fait que les Nations unies l’intègre dans sa vision et dans ses programmes est un indice patent. Les ONG prennent en charge, par exemple, des tâches que l’Etat ne peut pas assumer. Il y a des cas nombreux. Les réfugiés ne peuvent pas faire l’objet d’une prise en charge par l’Etat. Ce sont alors, les ONG qui s’en occupent.

    La société civile est-elle régie par des lois ?
    La société civile obéit à une législation et c’est une certitude. En fait, elle fonctionne comme un parti politique. La loi codifie son mode d’organisation, la règle du jeu, les différents champs d’action qu’elle désire investir. Elle a un statut, son propre système délibératif.

    La société civile peut-elle servir de contre-pouvoir, peut-elle échapper à des tutelles et des chapelles quelconques ?
    La question me paraît totalement erronée car comme je l’ai expliqué précédemment, la société civile est entièrement autonome de toute obédience qui ne peut en aucune manière, la «caporaliser» et la mettre sous sa coupe. Ce n’est en aucune façon, un contre-pouvoir dans la mesure où les moyens d’action de la société civile ne sont pas des segments partisans ou des appendices politiques par exemple.
    La mission prioritaire de la société civile, faut-il le répéter, est de compléter l’action de l’Etat et ne se substitue pas à lui ni au politique. Pour clarifier cet aspect de la question, on peut citer le cas de la lutte contre la maladie du Sida qui reste un domaine de prédilection des ONG.

    Des états généraux sur la société civile sont organisés par le CNES. Peut-on avoir votre point de vue sur cet événement ?
    Il s’agit très certainement d’une rencontre importante car les états généraux sont des assises qui donnent l’occasion de faire le point sur une problématique donnée et que l’on suppose hautement utile pour susciter un regroupement très conséquent. Cette initiative dédiée à la société civile lui permet de progresser, d’évoluer positivement, d’établir un état des lieux sur une question d’intérêt général. La société civile a besoin de s’impliquer dans les domaines où il lui est loisible de faire œuvre utile, de porter un regard exhaustif sur son action afin de mieux tendre vers l’efficacité. Il y a une multitude d’opportunités qui s’offrent à elle. Par exemple, concernant les droits de l’homme, tout le monde sait que notre pays a ratifié des conventions dans ce sens. La société civile peut de ce fait, évaluer cet aspect pour saisir les forces et les faiblesses de l’action de l’Etat.
    Les états généraux ne peuvent donner la pleine mesure de leur réussite, à mon sens, que lorsqu’il apparaît que l’Etat favorise son essor car elle est le gage incontournable et le critère édifiant de la situation des libertés dans un pays.
    Si les instances de l’Etat sont à l’écoute des préoccupations de la société civile, de ses aspirations alors il est évident que ces états généraux seront couronnés de succès et on pourra recueillir les dividendes escomptés et que l’on est en droit de revendiquer.
    L’Etat doit faire le maximum de ce qui est attendu de lui pour traiter d’égal à égal avec la société civile, en faire un partenaire de choix.
    Entretien réalisé
    par Mohamed Bouraïb

    Publié dans : société civile , Abdelhak Mekki

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  7. Artisans de l'ombre Dit :

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    Au Forum d’El Moudjahid : “L’enfant au centre de tous les enjeux”

    Taille du texte:
    Ph. Nacera I.
    M. Modher Khaled, représentant adjoint de l’Unicef Algérie, Mme Chader Messaouda, directrice des études au CNES, Mme Messaoudène, commissaire principale à la DGSN, M. Azzi Merouane, avocat, M. Abdelhak Mekki, représentant de la FOREM et membre de l’Observatoire des droits de l’enfance, invités d’El Moudjahid

    La situation des enfants en Algérie, les indicateurs de nutrition, santé, éducation, maltraitance, travail des enfants, l’engagement de l’Etat et le rôle du mouvement associatif dans la protection de l’enfance ont été au centre des débats, hier, au Centre de presse d’El Moudjahid, dans le cadre de la commémoration de la Journée mondiale de l’enfance. Cette rencontre a permis de regrouper des spécialistes du dossier, juristes, représentants d’institutions publiques, représentant du mouvement associatif et de la société civile, la commissaire principale, Mme Messaoudène, représentante de la DGSN, le Dr Chader Messaouda, directrice des études au Conseil national économique et social, M. Modher Khaled, représentant adjoint Unicef Algérie, Me Azzi Merouane, juriste, M. Abdelkader Mekki, directeur exécutif à la FOREM et membre de l’Observatoire des droits de l’enfant.

    Un effet qui se veut dissuasif
    Le premier à intervenir a été Me Azzi Merouane, qui a fait un rappel des dispositions législatives et réglementaires concernant l’enfance notamment. L’orateur a évoqué dans son propos la violence contre les enfants, les sanctions prévues à cet effet par le code pénal, dont l’effet est voulu comme dissuasif. Me Azzi Merouane parle de l’enfant comme cible malheureuse, potentielle en matière de violence familiale ou plus globalement dans la société. C’est une violence, dit-il, qui était coutumière en milieu urbain et qui s’étend aujourd’hui aux zones rurales et à la périphérie des villes.

    Le crime sous toutes ses facettes
    Cette violence s’étend même au crime, au rapt d’enfants, à l’utilisation du crime sous toutes ses facettes. L’orateur cite aujourd’hui les cas de plus en plus fréquents d’infanticides, les blessures irréversibles, le rapt d’enfants, les cas d’abandons de femmes enceintes, qui font l’objet d’une échelle de sanctions à titre pénal, de la même façon qu’elles sont décrites dans le code de la famille.
    Pour Me Azzi, la famille, l’école doivent jouer pleinement leur rôle dans l’éducation mais aussi dans la protection de l’enfant. Il a cité également le cas des enfants nés hors mariage, ceux nés durant la période de la tragédie nationale dans les refuges des terroristes. Il relève que ces cas soulèvent, du point de vue juridique autant que du point de vue de l’insertion sociale, des problèmes extrêmement graves. Quel avenir destine-t-on à ces enfants, s’interroge l’orateur, faisant remarquer que tout ce qui touche à l’enfant touche aussi au fonctionnement de l’ensemble de la société.

    Des budgets importants mais encore insuffisants
    Intervenant à son tour, M. Abdelhak Mekki évoque les budgets qui restent insuffisants qui touchent directement à l’enfance, tout en reconnaissant que l’effort reste important, quand même, de la part de l’Etat (moins de 14% du budget de l’Etat) chiffre contesté par la représentante du CNES, le Dr Chader Messaouda. Le représentant de la FOREM évoque la détérioration du pouvoir d’achat des familles et la poussée de l’inflation pour expliquer les retombées sur l’éducation et l’entretien des enfants.
    Les conventions internationales sur les droits des enfants donnent une prime à l’éducation. Il faut saluer, relève M. Mekki, les efforts de tous les gouvernements algériens sur la scolarisation des enfants (95%), plus le préscolaire. Mais ce qu’il faut déplorer, ce sont les taux de déperdition scolaire que l’orateur situe à hauteur de 500.000 enfants perdus pour l’école.
    L’intervenant parle aussi de la violence dans l’environnement de l’école, la toxicomanie qui fait son apparition dans les établissements scolaires, les violences qui viennent de l’extérieur et qui exposent l’enfant, M. Mekki parle aussi du droit à la santé pour l’enfant, du droit des enfants handicapés à bénéficier de tout l’arsenal social.
    Pour l’heure, la prise en charge est insuffisant. Le droit à la culture est également soulevé.

    300.000 enfants utilisés dans les entreprises
    Le travail des enfants qui, selon une enquête de la FOREM menée auprès de 8 wilaya, fait état de 300.000 enfants utilisés dans des entreprises disposant d’un registre du commerce. Il y a aussi le cas cité, des enfants utilisant en tant que domestiques, ceux exerçant de petits métiers à la sauvette qui peuvent atteindre le million et demi de personnes. L’orateur cite aussi le cas des enfants dans la rue et de la rue.
    Ce ne sont pas des délinquants, précise-t-il, mais des victimes d’une forme de maltraitance (drames familiaux, etc.).
    Ce sont des enfants qui restent dangereusement exposés face aux situations de rupture qui les ont plongés dans la rue.
    Le représentant de la FOREM souligne que nous sommes dans des situations où la maltraitance est vécue comme un acte de discipline à observer, qui doit mener à la réussite. Dans ce cas, la violence sur enfant est considérée comme naturelle.

    Des sociétés ont réglé en partie le problème de l’exploitation des enfants
    L’orateur rappelle que des sociétés ont résolu en grande partie les situations d’exploitation des enfants. Ainsi, en Amérique latine, en 2005, on comptait un taux de 25% d’enfants qui travaillent. Ce taux a baissé à 5% présentement. Le droit à l’expression se réduit à des campagnes de sensibilisation pour éradiquer les fléaux. Cela reste insuffisant, note l’orateur. L’application de la loi est requise à laquelle il faudrait ajouter quelques mesures simples. Pour le Dr Chader Messaouda, les budgets consacrés à l’enfance contrairement à ce qui se dit sont conséquents. L’Education nationale pour l’exemple représente le troisième budget de la nation, celui du MJS, de l’Enseignement supérieur, de la Santé, de la Solidarité nationale, de la Justice sont importants.
    A propos d’inflation et de pouvoir d’achat, qui affecteraient directement l’éducation des enfants, elle a certes augmenté mais dans des proportions moindres. La représentante du CNES rappelle pour ce faire l’effort important consenti par l’Etat en matière de soutien des prix.

    Des transferts sociaux importants
    Elle a aussi évoqué l’importance des transferts sociaux qui sont le fait de l’Etat. Nous sommes à ce titre à 14% du PIB dans notre pays en matière de transferts sociaux.
    La consommation des ménages a augmenté surtout celle concernant les classes moyennes, on assiste à la transformation des modes de consommation (téléphonie mobile, véhicules automobiles).
    Evoquant de nouveau le volet de l’éducation, l’oratrice relève qu’aujourd’hui, on doit de plus en plus axer nos efforts sur la qualité de ce qui est enseigné. Le Dr Chader relève que notre société s’est transformée, elle met l’enfant au centre de tout. En matière de protection maternelle et infantile, le représentant du CNES relève que la couverture vaccinale a fait beaucoup de progrès. Elle est à hauteur de 98%. La santé scolaire est en progrès, on compte un centre de dépistage et de suivi par commune.

    Des efforts qui suivent leur chemin
    Sur la mortalité périnatale ou prénatale, les efforts suivent leur chemin avec des difficultés certes, mais il y a un programme national qui avance. Il nous faut encore agir pour réduire les taux de mortalité infantile. En matière de nutrition, il existe, note l’oratrice, un véritable problème de santé publique qui touche principalement les enfants. 10% des enfants sont en excès de poids ou obèses, alors que le taux de malnutrition s’élève à 3,7%. L’obésité que l’on constate chez l’enfant pose réellement problème.

    Un programme et beaucoup de perspectives
    La représentante du CNES a évoqué le programme d’action exemplaire en faveur de l’enfance, élaboré par le ministère délégué à la Famille, dit-elle, en matière de méthodologie. Il a vu la collaboration de nombreux secteurs de l’activité nationale et celle du mouvement associatif. Jusqu’à présent, il faut le rappeler, étaient élaborés des programmes sectoriels. Pour la première fois, il y a un programme qui assure une synthèse et une synergie entre tous les acteur de la société.
    Ce programme a été élaboré avec l’assistance technique de l’UNICEF.
    C’est un programme qui ouvre d’intéressantes perspectives. Intervenant à son tour, la commissaire principale, Mme Messaoudène, rappelle le danger moral et les violence sur ces sujets, il y a des côtés positifs, mais il y a aussi des aspects négatifs. C’est ce dernier volet que la DGSN traite de façon privilégiée.

    Une délinquance juvénile préoccupante
    Il y a une délinquance galopante, reconnait la commissaire principale, des mineurs en danger moral, les enfants de la rue et dans la rue. Il n’ y a pas, affirme Mme Messaoudène, de jour où on ne traite pas d’affaires relevant de violences sexuelles sur l’enfant. L’oratrice rattache cela à une dégradation des mœurs ou la période de violence terroriste qui a été le lot du pays une décennie durant qui a provoqué les désordres sociaux que l’on sait, en dehors bien sûr des crimes et des destructions. Cette situation extrême a pesé lourdement sur les enfants. La commissaire principale évoque le profil des agresseurs. Il n’ y a pas de profil précis, dit-elle. Ce sont des gens que l’on retrouve à quelque niveau que ce soit, partout dans la société. Il peut s’agir aussi autant de personnes mariées que de célibataires.
    Pour 90 % des agressions sexuelles, la commissaire principale pense que la responsabilité de la cellule familiale est très grande, relâchement sur le plan éducationnel, enfants livrés à la rue.

    Un environnement contraignant
    Les affaires liées à ces crimes sont le résultat d’un environnement subi, la crise économique, la passivité des citoyens, un moment terrible où la mort est banalisée, la tolérance sociale, l’influence de l’internet surtout, s’il n’ y a pas de surveillance parentale. La représentante de la DGSN rappelle l’urgence d’une réglementation dans l’utilisation publique de l’internet à travers les cybercafés avec une législation appropriée qui ordonne l’accès aux cybercafés et l’utilisation des postes mis à la disposition du public. Il y a des instruments, affirme la commissaire principale. Il faut que tout le monde s’implique. En la matière, l’oratrice a fait état de la formation d’un groupe de travail qui traite du dossier des TIC et de leur influence sur les utilisateurs, notamment les enfants.
    Pour les cybercafés, il y a un projet en discussion actuellement. Il y a aussi l’usage des portables, fait remarquer l’oratrice, à travers lesquels se nouent des relations favorisant le harcellement sexuel et influencent les candidats au suicide. Ce sont effectivement des situations qui méritent réflexion.

    TIC et devoir de vigilance
    On est en phase d’une criminalité qui a pris des conséquences alarmantes, consent à dire la représentante de la DGSN. On s’expose aujourd’hui au crime via les technologies nouvelles, via l’internet à l’égard des enfants, notamment. La problématique du signalement reste posée, affirme la commissaire principale.
    Les gens ne déposent pas plainte en cas d’agression et cela est à déplorer, dit-elle. Il y a aussi des enfants qui souffrent en silence de violences de toute sorte. De janvier à mai 2009, on a compté, relève l’oratrice, 805 agressions sur enfants (en 2008, il y avait 1.637 cas).

    Ne pas subir en silence
    La commissaire principale souligne qu’au Maroc, une initiative intéressante a été prise à travers des spots publicitaires pour inviter les citoyens à ne pas subir en silence la violence et les inviter à déposer plainte. Les familles et les enfants doivent apprendre à se protéger, telle est la finalité de ces spots.
    L’oratrice, en évoquant la délinquance juvénile, affirme qu’elle prend de l’ampleur aussi. La passivité du citoyen encourage tous les dépassements. Même les victimes ne se plaignent pas. On a compté ces cinq premiers mois près de 5.000 délinquants (viols, agressions, crimes de sang, violence sur ascendant) dans lesquels des mineurs sont impliqués. Les enfants interpellés dans les grandes villes, notamment, constituent une préoccupation. Sur 1.677 interpellations, 1.200 enfants ont été remis à leurs parents, grâce au travail des brigades de protection des mineurs. Pour le reste, les parents n’ont pu être localisés. Ils sont remis à des centres spécialisés pour enfants.

    Une violence qui vient de l’extérieur
    La représentante de la DGSN rappelle que nous ne sommes pas à l’abri des violences qui nous viennent de l’extérieur, influence des moyens technologiques, notamment. C’est une responsabilité collective, dit-elle. Le mouvement associatif peut constituer un service d’appui de grande importance, notamment en matière de prise en charge psychologique. Quand l’enfant est atteint, c’est toute la société qui est ébranlée, relève l’oratrice.
    Il doit y avoir une coordination pouvoirs publics, mouvement associatif.

    Besoin d’une réelle prise en charge
    Les délinquants note, Mme Messaoudène, ont besoin d’une réelle prise en charge sociale. Eux-mêmes sont des victimes. L’oratrice estime qu’à ce titre, ils sont récupérables. On n’a pas affaire, dit-elle, à des criminels. Ils ont surtout besoin qu’on leur fasse confiance. Les familles ont aussi un grand rôle à jouer. Sans prise en charge, la délinquance peut aller à des dérapages plus importants et plus dramatiques.

    L’UNICEF a toujours accompagné l’Algérie
    Dans son intervention, Mondher Khaled, représentant adjoint de l’Unicef Algérie, a rappelé que l’institution qu’il représente accompagne l’Algérie sur le dossier si essentiel de l’enfance. On ne peut pas dire, estime-t-il, que la situation est pire qu’ailleurs, c’est une question d’appréciation. L’Algérie fait partie d’un contexte mondial et l’enfance algérienne est une composante principale de la société. C’est dire que dans l’esprit du représentant de l’Unicef, elle doit faire l’objet d’une attention particulière.

    Quelle société et pour quelle enfance ?
    Nous devons toujours nous projeter sur l’avenir, affirme M. Mondher et se dire, en 2009, qu’elle société nous voulons pour 2015 et quelle sera la situation de l’enfance ? L’investissement dans l’enfant, c’est un investissement pour l’avenir. Prépare-t-on nos enfants à affronter cet avenir, c’est la question qui mérite d’être posée. Evoquer l’importance du préscolaire, la préparation de la famille, la scolarisation des enfants. Comment les stimuler, comment améliorer la gouvernance, autant de question sur lesquelles il faut une réflexion approfondie. D’autre part, si l’on veut inciter au changement social, quelles sont les ressources qu’on dispose pour opérer ce changement social. Il y a une lecture froide, une analyse profonde à faire sur toutes ces problématiques. Quels défis pour quel projet de société, c’est cela la grande interpellation. Chacun a des aspirations pour ses enfants, ce n’est pas cependant uniquement une question individuelle, mais elle a une connotation sociale aussi.

    L’engagement de l’Unicef dans le changement
    L’Unicef est engagée dans tout ce combat, on a besoin de repositionnements, d’élargir nos connaissances, car l’essentiel n’est pas dans l’information, dans la gestion de la connaissance, on a besoin aussi de diversifier les partenariats, faire place à l’initiative privée sur des questions citoyennes (écologiques, etc.). Il nous faut faire éclater, explorer toute cette richesse que représente la jeunesse. Que peut-on faire pour être un acteur du développement, aider tous ceux qui veulent investir dans l’enfance.
    L’Algérie a la chance de disposer d’un code sur l’enfance, il faut savoir, relève M. Mondher, qu’il faut au moins une quinzaine d’années pour qu’il intègre tous les rouages, pénétré les consciences. Il faut aussi des mécanismes.

    Des projets de société
    Les lois et code sur l’enfance sont des projets de société, c’est à la société civile de faire la pression nécessaire pour que les choses avancent plus qu’elles ne le font aujourd’hui. Le rôle du mouvement associatif est donc prépondérant. Le code est une réponse. Il offre beaucoup de perspectives. En somme, débat intéressant autour d’une problématique de l’heure, la situation de l’enfance et ce qu’il est possible d’espérer pour elle à l’avenir. Pour l’enfance délinquante, on a vu comment est aménagée la procédure pénale. On a vu aussi comment les associations de défense des droits de l’homme, juristes, éducateurs réagissent ; la convention internationale des droits de l’enfant, ratifiée par l’Algérie, et le code national de l’enfance qui s’y réfèrent abondamment : les jeunes délinquants quelle alternative à la prison, comment s’attaquer aux causes du phénomène de la délinquance, l’engagement de l’Etat et la place du mouvement associatif dans la protection de l’enfance. Ce sont des questions capitales qui ont été abordées avec objectivité, rationalité et vision de l’avenir.

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  8. Artisans de l'ombre Dit :

    VACCINATION CONTRE LA GRIPPE SAISONNIÈRE

    Le grand ratage

    Mardi 24 Novembre 2009
    Par Meriam SADAT
    «Aucune dose de vaccin contre la grippe porcine n’a été reçue à ce jour».

    Alors que cette année, le vaccin contre la grippe saisonnière n´a pas été disponible au niveau des pharmacies et des officines, l´Etat lui, ne semble pas en mesure d´assurer la couverture de toute la population ou, pour le moins, des personnes vulnérables notamment les enfants, les personnes âgées et les malades chroniques.
    La campagne de vaccination qui a débuté le 15 du mois en cours, et qui n´a duré que trois jours, semble avoir suscité plus de mécontentement et de confusion que les responsables du département de Saïd Barkat ne le laissent paraître. Le ratage de cette campagne risque d´être préjudiciable pour la santé de la population surtout qu´on est en pleine expansion des cas de grippe porcine.
    Devant le silence plutôt inquiétant du ministre de la Santé, Saïd Barkat, c´est le secrétaire général du même ministère, le Dr Abdesselam Chakou, qui rompt le silence pour rassurer les populations de plus en plus inquiétées par le développement des cas de grippe porcine. M.Chakou a déclaré, il y a quelques semaines que «tous les malades hospitalisés ou suivis en consultation spécialisée ou présentant un certificat médical attestant de l´une des maladies chroniques seront vaccinés gratuitement». Le même responsable a également indiqué que «des instructions ont été données à tous les directeurs de santé afin d´élargir et de multiplier les centres de vaccination en fonction des besoins à travers le territoire national». Pour M.Chakou, l´objectif du ministère de la Santé est de permettre aux citoyens de se faire vacciner le plus proche possible de leur lieu de résidence. Cependant, de nombreuses personnes entrant dans la catégorie de ces malades chroniques, approchées, ont avoué ne pas avoir été vaccinées contre la grippe saisonnière. Pis encore, même en voulant acquérir le vaccin, ce dernier reste introuvable dans les pharmacies. Il y a donc un sérieux problème entre les directives du ministère et les structures sanitaires locales.
    Joint hier par téléphone, le Pr Mustapha Khiati, président de la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche Forem, tout en avouant l´absence de statistiques, a trouvé «anormal que les vaccins contre la grippe saisonnière ne soient pas disponibles dans les pharmacies», ajoutant que la campagne de vaccination n´a débuté que très tard par rapport aux années précédentes. Abdelhak Mekki, directeur de l´exécutif à la Forem a, de son côté, soulevé un autre aspect. Selon lui, «le problème concerne la non-gratuité du vaccin alors même qu´on n´a pas commencé une campagne générale de vaccination», dont bénéficierait toute la population comme cela se fait dans beaucoup d´autres pays surtout dans le contexte de la grippe porcine.
    Concernant le vaccin contre le virus H1N1 de la grippe porcine, le Pr Khiati a annoncé, qu´à sa connaissance, «aucun quota n´a été reçu jusqu´à ce jour». Selon lui, cela est dû au risque de pandémie qui commence à s´estomper à l´échelle mondiale et ce, en raison de la non- mutation ou alors d´une «mutation isolée du virus H1N1». Pour M.Mekki, «il existe des hésitations de la part de spécialistes du monde entier en raison de la présence d´une forte dose de mercure dans ce vaccin, sachant que le mercure est mortel pour l´homme». A ce sujet, il a expliqué que ces hésitations sont imputées au fait que les responsables de la santé ne bénéficient pas d´une marge suffisante pour «soumettre le vaccin en question à l´expérience humaine», et qu´en parallèle, «si nous ne faisons rien, alors que la nécessité d´agir illico facto se fait sentir, il y aura encore plus de morts, ce qui explique les hésitations entre le risque du virus et celui de la mort que provoque le mercure».
    Cela dit, et en l´absence d´une communication officielle à même de mettre fin à la confusion qui entoure la question des vaccins saisonniers et ceux contre la grippe porcine, la population reste livrée à elle-même. Des témoignages fiables ont rapporté que les personnes âgées, dans beaucoup de régions du pays, font le pied de grue au niveau des secteurs sanitaires, pendant de longues heures dans l´espoir d´être vaccinées. En fin de compte, c´est la déception et l´amertume.

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  9. Artisans de l'ombre Dit :

    Cet après-midi à partir de 14 h au Centre des loisirs scientifiques : Conférence de presse avec le Pr Abdelhak Mekki
    Dans le cadre de ses activités culturelles, l’Etablissement Arts et Culture de la wilaya d’Alger organise une conférence avec le professeur Abdelhak Mekki, intitulée «l’Algérie entre les défis d’aujourd’hui et les défis de demain»
    Dans le cadre de ses activités culturelles, l’Etablissement Arts et Culture de la wilaya d’Alger organise une conférence avec le professeur Abdelhak Mekki, intitulée «l’Algérie entre les défis d’aujourd’hui et les défis de demain», cet après-midi à partir de 14 h au centre des loisirs scientifiques.

    PUBLIE LE : 11-06-2011 | 0:00

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