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BILLET Pour comprendre le créationnisme.

28 février 2012

BILLET

BILLET  Pour comprendre le créationnisme. dans BILLET seddik-chihab-275x300

Par Didi Baracho

Quoi ? Vous ne connaissez pas Seddik Chihab ? C’est le fameux porte-flingue d’Ahmed Ouyahia et, accessoirement, des généraux M. dit T. et T. dit. B. Vous ne voyez toujours pas de qui je veux parler ? C’est ce vice-président de l’Assemblée qui est à la politique ce que H’mida Layachi et Anis Rahmani sont au journalisme. Quoi ? Toujours rien ? Je vais donc devoir lui consacrer ce billet. Pour évoquer Seddik Chihab, il faut décapsuler des bières tunisiennes et se rouler quelques joints importés d’Oujda. Son parcours n’est pas simple à comprendre et, pour mieux faire connaissance avec le personnage, il est nécessaire d’avoir quelques notions sur le créationnisme. 
Parce qu’il y eut d’abord le néant au royaume des Indigènes. Par la suite, le Dieu de la politique algérienne, créateur du Club des Pins, de Sidi Yaya, de Bouteflika, de Belkhadem,  et de toutes les petites créatures qui gravitent autour du RND, du FLN, du MSP et des machins qui s’abreuvent à la mamelle du pouvoir, ce Dieu a considéré que le néant devait avoir une compagne. Il décida par conséquent de créer une chose politique à partir d’une côte du néant. Dieu hésita sur le nom à lui donner. Fallait-il l’appeler Amara Benyounès ou Seddik Chihab. Il convoqua alors tous les démons des terres et des cieux et, ainsi conseillé, il opta finalement pour ce dernier nom considérant qu’Amara Benyounès devrait plutôt incarner, plus tard, un rôle similaire à celui assuré par Judas dans des temps anciens.
C’est ainsi donc que Seddik Chihab naquit du néant. Il fut d’abord appelé à jouer un rôle de distributeur du foncier et de l’immobilier et, un jour, alors qu’il se promenait dans les jardins d’Eden, situés à proximité de la mairie de Kouba, il rencontra un serpent fumant un cigare. Celui-ci lui apprit à parler et lui enseigna, pendant sept jours et sept nuits, l’art de la politique algérienne. Seddik Chihab apprit également à ramper, à mordre par traitrise, à distiller son venin, à ânonner les versets nationalistes et à déverser sa haine de nos amis tunisiens, sa stigmatisation des démocrates et de tous ceux qui risquaient de déplaire à son Créateur. Un jour, le Dieu de la politique lui demanda d’aboyer. Et il aboya ! Depuis, il ne fait rien d’autre. Mais ça, c’est une autre histoire. Alors, malgré tout, vive les Indigènes !

didi.barachodz@gmail.com

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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Une réponse à “BILLET Pour comprendre le créationnisme.”

  1. Artisans de l'ombre Dit :

    SEDDIK CHIHAB ET LA REPENTANCE DE L’ANCIENNE PUISSANCE COLONIALE

    «Nous n’avons pas besoin des excuses de la France»

    Dimanche 17 Octobre 2010
    Par Brahim TAKHEROUBT

    Seddik Chihab, membre du bureau national du RND
    Les propos de Seddik Chihab annoncent-ils une décantation politique qui s’étendra à d’autres questions encore?

    Le RND veut défoncer la camisole dans laquelle sont enfermées les relations algéro-françaises. Seddik Chihab, l´un des membres les plus influents du bureau national du parti de Ahmed Ouyahia, a donné un avant-goût de ce que sera désormais le débat sur la question de la mémoire. «Nous avons chassé la puissance coloniale d´Algérie, nous sommes les vainqueurs et de ce fait, on n´a besoin ni du pardon de la France ni de sa repentance. Ce dont nous avons besoin, c´est de regarder vers l´avenir», a déclaré hier, M.Chihab sur les onde de la Radio nationale Chaîne III.
    «La France nous demandera pardon et après…?», s´est interrogé Seddik Chihab qui est également vice-président de l´APN. Il explique que même les moudjahidine qui avaient pris les armes, eux-mêmes n´ont pas besoin d´exiger le pardon de la France. «Laissons cette question du pardon à la conscience de la société française qui la mûrira et la prendra parfaitement en charge», a ajouté ce responsable qui a suggéré une vision plus pragmatique basée sur l´intérêt et le partenariat «au lieu de palabrer et faire de cette question un fonds de commerce». Des déclarations qui font table rase avec la langue de bois sur une question qui allait devenir un tabou au sein de la classe politique nationale. Les propos de Seddik Chihab, qui sont ni plus ni moins, la position officielle du RND, annoncent-ils alors une décantation politique qui s´étendra à d´autres questions encore? L´intrusion du RND dans ce débat en question risque de mettre mal à l´aise le FLN qui a toujours fait de la question de la «mémoire» son cheval de bataille. En tout cas, il est maintenant clair que le traitement réservé au dossier des relations algéro-françaises ne fait pas consensus, du moins au niveau de l´Alliance présidentielle. A chaque occasion, le secrétaire général du FLN, Abdelaziz Belkhadem, ne manque pas de réitérer le principe de son parti d´exiger de la France «des excuses officielles» pour ses crimes commis durant l´occupation coloniale depuis 1830. Il l´a toujours brandi comme «préalable» à toute normalisation des relations entre les deux pays. En plus du FLN, de nombreuses personnalités politiques algériennes estiment que l´obstacle majeur qui empêche un fonctionnement normal des relations algéro-françaises est directement lié à la question de la «mémoire» et le refus de la France officielle de reconnaître les crimes commis en Algérie. Ce n´est pas la vision du RND et M.Ouyahia l´a fait savoir soulignant que «l´Algérie a des intérêts avec la France et nous devons bâtir une plate-forme basée sur le respect mutuel si nous voulons aboutir à des relations d´exception», marquant ainsi sa différence d´approche avec M.Belkhadem sur cette question. Mais il aurait, selon certaines indiscrétions, longuement abordé le sujet, lors de la réception qu´il a accordée, en juin dernier, au secrétaire général de l´Elysée, Claude Guéant, et au conseiller diplomate du président Sarkozy, Jean-David Levitte.
    Par la déclaration de Seddik Chihab, le RND propose de regarder vers l´avenir car les dégâts sont déjà énormes. Il y a comme une déception entre les deux rives qui n´ont pas su reconstruire le paradis de l´après-guerre entre les deux pays. Pourtant, ce ne sont pas les exemples qui manquent. La France de De Gaulle a su faire la paix avec l´Allemagne 13 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale et le Vietnam est devenu le premier partenaire des Etats-Unis malgré les stigmates, d´une guerre récente. Entre le côté passionnel et la réalité du terrain, il existe tant de choses qui rythment Alger et Paris. Il n´y a jamais eu autant de mariages entre Algériens et Français depuis ces dix dernières années, jamais eu autant d´échanges commerciaux, de rapports économiques et de circulation de personnes. En d´autres termes, jamais le couple Algérie-France n´a fonctionné aussi bien. Mais les hommes politiques semblent incapables de saisir et de comprendre les sensibilités du moment. On n´a pas suffisamment de recul pour regarder ces événements de manière calme et tranquille pour respecter les avis des uns et des autres. Quand des groupuscules d´ultras menacent d´empêcher la projection dans des salles de cinémas français d´une oeuvre artistique par le simple fait que cette oeuvre porte un regard différent sur l´Histoire (Hors-la-loi, Ndlr), il n´y a pas de doute, cela s´appelle du fanatisme. En définitive, la question a fini par glisser vers un débat d´intolérance.

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