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Ahmed Iqbal, l’ami de l’Algérie Par Kader Bakou

23 février 2012

Chroniques

Culture : Le coup de bill’art du Soir

Grand ami de l’Algérie, l’écrivain, penseur, journaliste et pacifiste, Ahmed Iqbal, est pourtant méconnu chez nous. Ahmed Iqbal (son nom est parfois écrit : Eqbal Ahmed) est né en 1933 dans le village d’Irki, en Inde. Après la partition de l’Inde en 1947, lui et ses frères aînés vont vivre dans la partie qui portera le nom de Pakistan. 
Diplômé en économie du Forman Christian College de Lahore, au Pakistan, en 1951, il s’inscrit à l’Occidental College en Californie (USA) en 1957. De 1958 à 1960, il a étudié les sciences politiques et l’histoire du Moyen-Orient à l’université de Princeton, obtenant, plus tard, son doctorat. Entre 1960 et 1963, il travaille en Algérie, fait connaissance avec Frantz-Fanon et rejoint le Front de libération nationale. Une proposition pour faire partie du premier gouvernement indépendant algérien lui aurait été faite, mais il aurait décliné l’offre afin de pouvoir continuer ses activités d’intellectuel indépendant. Après son retour aux États-Unis, Ahmed Iqbal a enseigné à l’Université de l’Illinois à Chicago (1964-65) et à l’Université de Cornell dans l’Ecole des relations du travail (1965-1968). De 1968 à 1972, il a été professeur à l’Institut Adlai Stevenson, à Chicago. En 1971, il a été inculpé avec les prêtres anti-guerre Philip Berrigan et son frère Daniel, ainsi que quatre pacifistes catholiques, sur des accusations de complot pour kidnapper Henry Kissinger. Après cinquante-neuf heures de délibérations, le jury a déclaré l’annulation du procès, en 1972. De 1972 à 1982, Iqbal a été Senior Fellow à l’Institute for Policy Studies. De 1973 à 1975, il a été le premier directeur de sa filiale à l’étranger, le Transnational Institute à Amsterdam. En 1982, il a rejoint le corps professoral de Hampshire College, à Amherst (Massachusetts), où il a enseigné la politique mondiale et les sciences politiques. Au début des années 1990, Ahmed Iqbal a bénéficié d’une parcelle de terrain au Pakistan octroyée par le Premier ministre Benazir Bhutto afin de construire une université indépendante, nommée Khaldounia, en référence à Ibn Khaldoun et en souvenir de son séjour en Algérie (le terrain sera saisi plus tard pour construire un complexe club de golf). À sa retraite du Hampshire en 1997, il s’installe définitivement au Pakistan, où il continua d’écrire une chronique hebdomadaire, pour Dawn, le plus ancien journal pakistanais de langue anglaise. Iqbal est décédé à Islamabad en 1999, d’une insuffisance cardiaque suite à une opération pour un cancer du côlon. Le Pakistano-Américain s’est opposé à la guerre au Vietnam et au Cambodge. Depuis sa mort, une série de conférences mémorial a été créée au Hampshire en son honneur. Ces conférences ont été notamment animées par Kofi Annan, Edward Said, Noam Chomsky et Arundhati Roy. Iqbal est un des maîtres à penser de la gauche américaine avec les journalistes et les militants Noam Chomsky, Edward Said, Howard Zinn, Ibrahim Abu-Lughod, Richard Falk, Fredric Jameson, Alexander Cockburn et Daniel Berrigan. Edward Said le considère comme l’analyste le plus intelligent et le plus original du monde d’après-guerre, en particulier dans la dynamique entre l’Occident et les Etats post-coloniaux d’Asie et d’Afrique.
K. B.
bakoukader@yahoo.fr

Source de cet article :
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2012/02/23/article.php?sid=130674&cid=16

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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