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Histoire de Chlef : El-Asnam ou Orléansville à l’époque française

4 février 2012

Non classé

Castelum Tinginitanum à l’époque romaine. 
Chlef, du nom de la rivière « Chélif », anciennement El Asnam et Orléansville à l’époque de la colonisation française, ou encore Castelum Tinginitanum à l’époque romaine, est une ville d’Algérie et le chef-lieu de la wilaya du même nom. La ville de Chlef est située à 200 km à l’ouest d’Alger, au cœur de la vallée du Chélif, historiquement très connu par les héros de la guerre et la révolution. La ville de El Asnam a connu deux tremblements de terre majeurs, le premier le 9 septembre 1954, bilan 1 340 morts et 5 000 blessés, et le second le 10 octobre 1980 qui a détruit la ville à 80 %. Suite à ce dernier tremblement de terre, la ville se renomme Chlef..

D’après le dernier recensement datant d’avril 2008, Chlef est la dixième grande ville du pays de par sa population estimée à 179 768 habitants (après : Alger, Oran, Tlemcen, Constantine, Annaba, Batna, Blida et Sétif). Cependant et selon la même source, la Wilaya (département) de Chlef occupe la huitième place au niveau national avec une population qui a largement dépassé 1 100 000 habitants.Cette ville est située juste à la limite entre le centre et l’ouest du pays, à une cinquantaine de kilomètres de la côte méditerranéenne, au milieu d’une vaste plaine comprise entre les reliefs de Medjadja intégrée à la chaîne du Dahra au nord et les monts de l’Ouarsenis au sud (d’où le climat de cuvette, froid en hiver et très chaud l’été), au lieu de confluence du Chélif – le plus long cours d’eau d’Algérie – et de l’oued Tsighaout. C’est une région à vocation essentiellement agricole. La plus grande ville après le chef-lieu de la wilaya est Ténès sur le bord de la mer, nommée à l’époque des Romains : Carténa. Les communes de la wilaya: Abou El Hassan, Ain Merane, Bénairia, Beni Bouateb, Beni Haoua, Beni Rached, Boukadir, Bouzeghaia, Breira, Chettia, Chlef, Dahra, El Hadjadj, El Karimia, El Marsa, Harchoun, Herenfa, Labiod Medjadja, Moussadek, Oued Fodda, Oued Goussine, Oued Sly, Ouled Abbes, Ouled Benabdelkader, Ouled Fares, Oum Drou, Sendjas, Sidi Abderrahmane, Sidi Akkacha, Sobha, Tadjena, Talassa, Taougrite, Ténès, Zebboudja, Ouled Mohammed. 
Activité sismique permanente 
1. Zone d’activité sismique permanente, la région a été ébranlée par un terrible tremblement de terre le 10 octobre 1980, séisme très meurtrier qui a totalement déstructuré la configuration urbaine de la ville. Comme pour conjurer le mauvais sort qui a endeuillé la ville à maintes reprises (quatre en l’espace d’une cinquantaine d’années) suite à de tremblements de terre successifs et forts (1922, 1934, 1954, 1980), les autorités ont décidé de rebaptiser la ville qui porte depuis 1981 le nom de Chlef (peut-être la connotation païenne de l’ancien nom y est pour quelque chose). Le dernier séisme du 10 octobre 1980 de magnitude 7,5 sur Richter a été le plus destructeur avec plus de 23 % de constructions détruites et plus de 2600 morts. Cette catastrophe a permet la prise de décisions importantes pour la construction en Algérie et particulièrement dans la zone sinistrée, où les différentes études et actions entreprises pour la connaissance du comportement des sols . 
Construction et Reconstruction 
L’évolution de Chlef est marquée par une urbanisation formée d’une succession de plans d’urgence entrepris lors des différents séismes successifs. La configuration spatiale de certaines villes de la région s’explique aisément. 
On parle encore de la Cité d’urgence Route d’Oran, de la Cité « ferme » en référence au séisme de 1954 comme des sites préfabriqués Ouled Mohamed, Chorfa ou Chettia en référence au dernier séisme du 10 octobre 1980. Caractéristiques du patrimoine immobilier de la wilaya de Chlef : Comme conséquence des différentes phases du programme de reconstruction dans la région nous rencontrons couramment trois types de constructions. 
1. Le bâti ancien : ce bâti ancien est ce bâti rescapé des secousses successives qui ont touché la région. Il est très réduit et le plus souvent ce sont des constructions en maçonnerie à un seul niveau. -Le même type de construction se rencontre parfois au centre des agglomérations avec un et deux niveaux suites au renforcement de l’après séisme de 1954. 
2. Le bâti préfabriqué : l’important programme d’urgence de relogement en préfabriqué dans la zone sinistrée constitue plus de 20 ans après le plus grand parc immobilier (13000 chalets uniquement pour la ville d’El Asnam, désormais Chlef). 
3. Le bâti moderne : on désigne sous ce terme les constructions édifiées après le 10 octobre et celles ayant fait l’objet de réparation suite aux dommages du 10 octobre. Ce type obéit à une réglementation très sévère produite sur les enseignements du séisme de 1980. Il y a lieu de souligner le plus grand soin qui est apporté depuis à la conception structurale sans en négliger la conception architecturale et l’esthétique de la construction. 
Célébrités 
• Cheikh Ibn Eddine Zerrouki (1913-1957): est un cheikh, imam et martyr de la Guerre de Libération Nationale. Il est né à Ouled Cheikh (hameau à 2 km de Sidi Moussa-Chlef). Il est considéré comme le père spirituel de la révolution au niveau du coeur du Dahra (Sidi Moussa et ses alentours à Chlef). Il faisait partie de l’Association des Savants Musulmans Algériens. Et comme il était un véritable ouléma (imam et cheikh en même temps), il apprenait à ses élèves les méthodes et techniques de la guerre, ainsi que le Coran. 
• Youcef Khatib « Si Hassan » : a dirigé la wilaya IV d’août 1961, à l’indépendance, en 1962 
• Hassiba Ben Bouali Militante indépendantiste algérienne durant la guerre d’Algérie. L’université de Chlef porte son nom. 
• Noureddine Morceli Champion du monde du 1500 m, originaire de Ténès. 
• Les sœurs Bedj martyres de la guerre de Libération nationale (1954-1962) 
• Dr Bensouna Abdelkader : ancien médecin connu de la région Histoire 
La région fut habitée par les bebères maures, faisant partie du royaume des Massaessyles puis de la Maurétanie césarienne, les Phéniciens fondèrent des comptoirs côtiers comme Ténès – Carthéna- mais les régions intérieures restèrent indépendantes, l’histoire de la ville remonte au début de l’occupation romaine en Afrique du Nord, connue alors sous le nom de Castelum Tingitum. 
En s’installant dans la vallée du Chéliff au premier siècle de l’ère chrétienne, les Romains choisirent l’actuel emplacement de la cité pour y bâtir une ville de garnison : Castellum Tingitanum. Après avoir connu un bel essor durant près de deux siècles, la ville décline. L’extinction de la vie dans Castellum fut précipitée – paraît-il – par un terrible tremblement de terre qui la détruisit totalement (la région est connue depuis longtemps pour être une zone de forte sismicité). 
Au passage des conquérants musulmans dans la région (au VIIe siècle), le site de l’ancienne Castellum avait la particularité de rassembler parmi les ruines de nombreuses sculptures sur pierres d’où son appellation d’El-Asnam (« les statues » pouvant être au sens d’idoles). Ce site n’a pas été ré-habité par les Arabes en raison de leur aversion pour les statues qui évoquent à leurs yeux les idoles païennes. Le Chlef a été le royaume de la grande dynastie berbère des Maghraoua selon Ibn Khaldoun avant les Turcs. 
Le XVe siècle verra l’arrivée des ouled kosseir, une tribu Djouads (noblesse militaire) dite d’origine korachite (des beni makhzoum) qui devient l’une des tribus les plus puissante et les plus riches de la vallée du Cheliff au point qu’elle déclara une « résistance armée », en 1774, au bey d’Oran pour une histoire d’impôts. elle occupera la pleine du Chlef tandis que les habitants de la Dahra et de l’Ouarsenis restèrent dans leurs montagnes et jouissaient d’une quasi indépendance via-à-vis des Turcs, la zaouia de Medjadja fut fondé au XVIe siècle par Sidi Yedder et ses descendants contribuèrent à l’enseignement de l’islam dans toute la région
Après l’arrivée de l’armée française, le ralliement des ouled kosseir à la cause de l’émir Abdelkadeur leurs couta, par la suite, la perte de la grande partie des 384.440 hectares qu’ils possédaient.Les Ouled Kosseir faisaient partie, en effet, de l’Aghalik du Cherg dans l’organisation de l’Emir. 
L’administration coloniale, après avoir confisqué la quasi-totalité des terres riches des ouled kosseir procéda à une politique dite de cantonnement en distribuant quelques titres de propriétés et autres « honorifications » aux chef des ouled kossier à l’instar des titres de la légion d’honneur octroyé a Kharoubi ben Foudad et Mohammed Ben Bia. Le dernier caïd des Ouled Kosseir, à l’arrivée de l’armée du Maréchal Bugeaud fut Adda Ben Foudad qu’on trouve en 1861 membre du conseil municipal de la ville d’Orléansville. 
Carte : Les Tribus de la Vallée du Chellif par Xavier Yacono[1] 
El-Asnam est restée un lieu-dit et non une ville pendant plus d’un millénaire jusqu’en 1843, lorsque le maréchal Bugeaud, en campagne d’occupation, installe un camp militaire. Sur place, le chef militaire se rend compte de la situation géostratégique du site et décide d’y créer une colonie de peuplement européen qu’il baptise Orléansville. Mais pour les algériens – qui ont commencé quelques années après à se rapprocher de la nouvelle ville en créant des îlots d’habitation dans la banlieue, le site gardait toujours le nom d’El-Asnam, appellation qu’elle retrouve d’ailleurs après l’indépendance. 

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Naufrage du Banel dans la baie de Souahlia (1802) 
En janvier 1802, un navire français, le  » Banel « , fit naufrage sur la côte, au cours d’une tempête qui dura plusieurs jours. Ce navire transportait des troupes à Saint-Domingue, où le frère du 1er Consul se trouvait en difficulté. 

Bonaparte menaça le Dey Mustapha de venir lui-même récupérer son monde s’il ne faisait rien pour retrouver les naufragés. Une partie des hommes fut sauvée par le Bey d’Oran, Mohammed Mekalech (fils du Bey Mohammed Al Kebir qui avait repris définitivement Oran aux Espagnols). Mais il manquait du monde, spécialement plusieurs femmes. La littérature orale a, semble-t-il (1), un peu transformé l’histoire : ces femmes sont devenues plus au moins des religieuses. L’une d’entre elles,  » Imma Benet « , aurait eu beaucoup d’influences sur les Beni Haoua. Si ces femmes étaient jeunes en 1802, elles ont très bien pu assister aux premiers évènements de l’occupation française. Sur le terrain même, histoire et légende ne sont pas toujours facilement séparables. Il faut ajouter à cela que les archives de Toulon, port de départ du Banel, furent transportées à Brest où elles ont disparu au cours des bombardements aériens de la seconde guerre mondiale. 

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Les Beni Haoua et les Beni Hidja dans l’alliance turque 

Dans l’alliance turque,les Beni Haoua et les Beni Hidja formaient une sorte de Micro- Confédération de tribus :une partie des Beni Derdjine, au sud, et douar Maïn, à l’ouest, se rattachaient à eux. A l’est, la limite était l’oued Damous ; au-delà commençait la confédération des Zatima. 

Pour l’administration turque, c’était des tribus semi indépendantes dont elle reconnaissait les chefs pour ne pas les avoir contre elle. Cet Aghalik dépendait en théorie du Bey d’Oran. Cet Aghalik des Beni Haoua et des Beni Hidja était Commandé, en ce début du XIXe siècle, par l’Agha Si Al Hajj Abd-al- Qader Ben Henni, surnommé  » Al Moqrane  » ( Al Kébir, l’aîné), qui était également Caïd de sa tribu. Le Caïd des Beni Hidja, dépendait de l’Agha, mais nommait lui-même les chefs de  » ferqa  » de sa tribu. Les noms des ferqa (fractions) étaient déjà ceux que nous connaissons. 

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Correspondance des Deys d’Alger avec la Cour de France 
Mr. Dubois-Thainville, chargé d’affaires à Alger au Dey Mustapha, Alger, ventôse an X (avril 1802) 

Le vaisseau français Le Banel portant 200 marins, 529 militaires et 9 femmes, ayant à bord des munitions de guerre et de bouche, s’est perdu le 25 nivôse dernier (15 janvier) sur les côtes de Barbarie (1). Les rapports qui me sont parvenus sur cet évènement font frémir. Les habitants des contrées où le naufrage a eu lieu se sont portés aux attentats les plus inouïes ; ils ont employé les moyens les plus barbares pour s’opposer au salut des Français, ils ont brisé les embarcations, détruit les radeaux, coupé les cordes q’on été parvenu à attacher à terre; ils ont pillé, dispersé l’argent et une partie des effets qui se trouvaient sur le bâtiment. Les Français qui ont échappé à la fureur de la mer ont été dépouillé, mis nus par le froid le plus rigoureux, assassinées ou traînés impitoyablement dans les montagnes. Plus de 200 ont péri de la main des barbares, et leurs cadavres sont encore étendus sur le rivage et sur la route d’Oran. Plusieurs naufragés du nombre desquels se trouvent être trois femmes, le Comte Noyer, officier, et plusieurs mousses sont encore au pouvoir des Kabiles. 

Les traités de la République avec la Régence et particulièrement celui de 1689, qui vient d’être renouvelé par son Excellence le Dey (2), portent que tout bâtiment français échouant sur les côtes d’Afrique recevra secours, protection et sûreté ; que les hommes, les effets et les marchandises seront respectés. Les naufragés étaient donc sous la sauvegarde des conventions les plus sacrées. Dans cette circonstance tout est devenu la proie des assassins, et les français ont trouvé sur une terre amie la mort et l’esclavage les plus affreux. Un d’eux a, dit-on, embrassé la religion musulmane. L’article 19 du traité de 1689 S’exprime ainsi :  » Si un français veut se faire Turc, il n’y pourra être reçu qu’au préalable il n’ait persisté trois fois 24 heures dans cette résolution, pendant lequel temps il sera mis en dépôt entre les mains du Consul. 
Toutes les mesures protectrices ont sans doute été ordonnées par la régence d’Alger dans cette circonstance malheureuse, et je pris son excellence Dey et tout les Grands d’agréer les témoignages de ma plus vive reconnaissance, mais ils jugeront sans doute que de nouvelles dispositions et réparations proportionnées à la gravité des attentats sont indispensables. 

Je réclame, au nom et d’après les ordres de Bonaparte, Premier Consul de la République française :  » 1° – la punition exemplaire des assassins, 2°- la restitution de tous les effets saisis par eux, 3°- la délivrance immédiate des Français qui sont encore en leur pouvoir, 4°- Je demande que les Français reçoivent la sépulture, 5° – Que, conformément à l’article 19 du traité de 1689, le Français qui a témoigné le désir d’embrasser la religion musulmane soit envoyé ici, ou déposé à Oran dans la maison du Vice- Consul d’Espagne. Il sera rendu à l’expiration des trois jours, s’il persiste dans sa résolution : (3). 

Dubois- Thainville 

NOTES: 
(1) Le Banel, commandé par le capitaine Callamand, transportait des troupes de Toulon à Saint-Domingue, et il avait échoué sur la côte du cap de Tenez. Les naufragés avaient été dépouillés et maltraités par les hordes insoumises de ces parages, et le Bey d’Oran (Mohammed Mekallech [1799-1805]), fils du Bey Mohammed al Kabir qui reprit Oran (1798), et père de Mekallech que les Français nommeront bey de Tlemcen en 1842, avait gardé en esclavage les hommes de l’équipage qui avaient pu se soustraire au massacre de leurs compagnons. 

(2) L’original de ce traité est aux archives des Affaires étrangères, Salle des Traités. Il a été publié dans les recueils de MM. Martens, Tétot et de Clercq. Il stipulait la liberté de commerce comme avant la rupture, la suppression de l’esclavage des Français à Alger, la restitution des Concessions d’Afrique, l’exemption d’une année de redevances, et le remboursement des sommes respectivement dues par la France aux Bacri et par la Régence à la Compagnie d’Afrique dépossédée de ses comptoirs. 

(3) Talleyrand (ministre des Affaires étrangères, (1797-1807), félicita notre Consul de l’énergie et de l’efficacité des mesures prises pour venir au secours des naufragés et les arracher à la férocité des Arabes. Il le pria d’exiger qu’il fût fait des recherches jusqu’à ce qu’il fût certain que tous les survivants du Banel fussent délivrés. Voy. Lettre du citoyen Talleyrand au citoyen Dubois-Thainville, le 23 messidor an X. On doit dire que Dubois-Thainville avait refusé de donner des présents à Mustapha, après la signature du dernier traité de paix, et que cette raison motivait la mauvaise humeur avec laquelle le Dey avait accueilli les réclamations verbales de notre représentant. Voy. Discussion relative aux prétentions du Dey à des présents de la République française. (Moniteur universel, an IX, n° 829). 

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Bonaparte écrit au Dey d’Alger 

Paris, le 29 messidor an X (18 juillet 1802) 

Grand et magnifique Dey 

Je vous écris cette lettre directement parce que je sais qu’il a de vos Ministres qui vos trompent (1), et qui vous portent à vous conduire d’une manière qui pourrait vous attirer de grands malheurs (2). Cette lettre vous sera remise en mains propres par un Adjudant de mon ¨Palais (3). Elle a pour but de vous demander réparation prompte, et telle que j’ai droit de l’attendre des sentiments que vous avez toujours montrés pour moi. Un officier français a été battu, dans la rade de Tunis, par un de vos reïs (3 bis). L’agent de la République a demandé satisfaction et n’a pu l’obtenir. Deux bricks de guerre ont été pris par vos corsaires, qui les ont amenés à Alger et les ont retardés dans leur voyage (4). Un bâtiment napolitain a été pris par vos corsaires dans la rade d’Hyères, et partant ils ont violé le territoire français (5). Enfin un vaisseau qui a échoué cet hiver sur vos côtes, il me manque encore plus de 150 hommes qui sont entre les mains des barbares (6). Je vous demande réparation pour tous ces griefs, et ne doutant pas que vous ne preniez toutes les mesures que je prendrais en pareille circonstance, j’envoie un bâtiment pour reconduire en France les 150 hommes qui me manquent. Je vous prie aussi de vous méfier de ceux de vos Ministres qui sont ennemis de la France. Vous ne pouvez pas avoir de plus grands ennemis, et si je désire vivre en paix avec vous, il ne vous est pas moins nécessaire de conserver cette bonne intelligence qui vient d’être rétablie, et qui seule peut vous maintenir dans le rang et dans la prospérité où vous êtes, car Dieu a décidé que tous ceux qui seraient injustes envers moi seraient punis. Source : cheliff.org 

 

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Samedi 21 Mars 2009

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5 Réponses à “Histoire de Chlef : El-Asnam ou Orléansville à l’époque française”

  1. Artisans de l'ombre Dit :

    Le Sig existait déjà à l’époque romaine

    Le Sig existait déjà à l’époque romaine sous le nom de Tasacorra, du berbère tara (défilé) et corna (Mékerra): défilé de la Mékerra. Des ruines non fouillées à l’époque, se trouvaient sur la rive gauche de la rivière et on y voyait des galeries, des traces de murs ; un temple même devait s’y trouver. Un chapiteau de colonne, provenant de là, était déposé dans la cour de l’école maternelle. L’emplacement de la colonie romaine, marqué par un fort exhaussement du sol, devait s’étendre sur la rive gauche de l’Oued Sig, aux alentours du Petit Barrage

    Le Sig existait déjà à l’époque romaine sous le nom de Tasacorra, du berbère tara (défilé) et corna (Mékerra): défilé de la Mékerra. Des ruines non fouillées à l’époque, se trouvaient sur la rive gauche de la rivière et on y voyait des galeries, des traces de murs ; un temple même devait s’y trouver. Un chapiteau de colonne, provenant de là, était déposé dans la cour de l’école maternelle. L’emplacement de la colonie romaine, marqué par un fort exhaussement du sol, devait s’étendre sur la rive gauche de l’Oued Sig, aux alentours du Petit Barrage
    Tasacorra était une des stations de la grande voie romaine qui reliait Rusuccuru (Dellys) à Calama (Nédroma) entre Costa-Nova (Mohammadia) et Régia (Arbal). Près du Petit Barrage furent mis à jour, à plusieurs reprises, des tombeaux contenant des bagues, des colliers et autres bijoux. Les débris d’amphores et de poteries diverses y étaient très nombreux. Après les Vandales qui laissèrent peu de traces, les Maures s’installèrent dans la région et s’y adonnèrent à la culture. On y voyait encore les ruines d’un aqueduc qui partait de la gorge où a été construit le Petit Barrage et passait au-dessus de l’emplacement occupé par le canal du réseau d’irrigation. On avait attribué aux Romains la paternité de cet aqueduc, mais les matériaux employés, notamment des perches bien conservées, dénotaient un ouvrage plus récent .Au tout début de l’installation des Français en Algérie ; le Sig fut désigné comme gîte d’étape pour engager la lutte contre l’émir Abd el-Kader et plusieurs combats furent livrés dans la plaine attenante. Un arrête du 20 juin 1845 du Maréchal, duc de Dalmatie, Ministre de la Guerre, prescrivit la création du centre de Sig (Saint-Denis-du-Sig). Mais contrairement à ce qu’avaient fait les Romains, l’emplacement fut choisi sur là rive droite. Il s’agissait alors d’en faire une tête de pont défendant le passage de la rivière et l’accès d’Oran contré les attaques des pillards venant de l’intérieur. En même temps une zone d’irrigation était constituée : elle était alimentée par un barrage-déversoir (le Petit Barrage) établi par le Génie Militaire en 1845 dans un défilé de l’Oued Sig à 3 kilomètres en amont de la ville. Une digue de 7 mètres de hauteur fut construite sur ce barrage en 1858 et il put, alors contenir une réserve de 3 millions de mètres cubes d’eau. Cette digue fut emportée le 8 Février 1885 en même temps qu’une partie de celle du : Grand Barrage édifié en 1883 à 17 kilomètres en amont du premier. Le Grand Barrage fut restauré aussitôt : une digue de 100 mètres de long – 30 mètres de hauteur – une largeur à la base de 32 mètres pour une largeur de la plate-forme de 4 mètres. Sa capacité dépassait les 15 millions de mètres cubes. Les premiers habitants de cette nouvelle colonie furent des Allemands d’abord ; puis des Francs-Comtois. Mais les travaux de défrichements et le voisinage des marais amenèrent bientôt des fièvres paludéennes et ce premier peuplement disparut sans laisser de traces. II fallut attendre l’exode massif des Alsaciens – Lorrains après la débâche de 1870, les tragiques déportations des condamnés politiques du soulèvement de la Commune de Paris en 1871 et l’arrivée des émigrants Espagnols fuyant sévices et misères de leur pays, pour que se forge le creuset initial des futures générations de Pieds-Noirs.
    Sig situé dans le Sahel Algérien, à une altitude de 60 mètres, jouissait d’un climat marin, d’une très grande douceur en hiver, bien qu’en été la chaleur y sévissait avec intensité. Par temps de sirocco, le mercure atteignait 42° C à l’ombre. Le régime des pluies y était assez irrégulier. La cité avait la forme d’un rectangle de 670 mètres de long, de l’ouest à l’est, sur 600 mètres de largeur du nord au sud. Les rues se coupaient à angle droit. Deux grands boulevards d’une largeur de 25 mètres limitaient la ville au nord et au sud. Au Centre, courait de l’ouest à l’est, la route nationale d’Oran à Alger, laquelle s’élargissait dans l’agglomération pour former l’Avenue de la république, belle artère de 32 mètres de largeur, bordée de ficus à petites tailles et de faux-poivriers. Les cafés, les magasins y étaient installés et dès la belle saison revenue, la population se livrait, depuis des lustres, au plaisir de « faire le boulevard » jusqu’à une heure fort avancée de la nuit, du pont à l »hôpital.
    Le régime militaire prit fin en 1854. Le 13 Janvier 1855, le Sig fut désigné comme chef-lieu d’un commissariat civil. Sous l’administration éclairée des Commissaires civils, assistés d’un Conseil municipal nommé jusqu’en 1867 par arrêté du Gouvernement Général, puis élu au suffrage universel, le Sig prit rapidement une grande extension.De grands travaux d’utilité publique furent activement poussés ou préparés. D’élégantes constructions particulières s’élevèrent de toutes parts, remplaçant les modestes baraques du début, et de verdoyantes plantations agrémentèrent le centre du village.

    Histoire de la ville de Sig
    Son ancien nom français est Saint-Denis-du-Sig .La commune de Sig se trouve à 54 km au sud-est d’Oran au débouché de la vallée de la Mekerra. La région du Sig a attiré l’homme préhistorique qui y a laissé des traces de son séjour : silex taillé, hache polie…
    Après les Vandales, les Romains, les Turques, les Arabes s’installèrent dans la région et s’y adonnèrent à la culture. À cette époque, la région du Sig aurait été occupée par la tribu « Zénatienne » des [BéniHouni]. – Vers 1150, la région tomba aux mains des Berbères, [les Hounara].
    Au XIe siècle, s’était produite l’invasion « Hillalienne » et amena au Sig les tribus qui devaient s’y fixer : les « Béni Ameur et Souyad ».
    Dès 1708, la région devenait définitivement possession turque. Ces derniers tentèrent une mise en valeur rationnelle de la plaine du Sig.
    26 juin 1835, le combat de Abd El Kader contre la coloniale française à la ferme de la forêt Moulay Ismaïl, près de la ville du Sig.
    En 1841, les colons français s’installèrent. Saint-Denis-du-Sig fut érigée en commune de plein exercice par un arrête du 20 juin 1845.
    22 septembre 1870, Saint-Denis-du-Sig deviendra une commune de plein exercice, qui a élu le premier maire.
    La ville de Sig a été crée le 20 Juin1845 par les Français.
    (Arrête du 20 juin 1845 Article 2 : Ce centre, qui prendra le nom de Saint-Denis-du-Sig ).Le Sig existait déjà à l’époque romaine sous le nom de Tasacorra, du berbère tara (défilé) et corna (Mékerra): défilé de la Mékerra. Des ruines non fouillées à l’époque, se trouvaient sur la rive gauche de la rivière et on y voyait des galeries, des traces de murs ; un temple même devait s’y trouver. Un chapiteau de colonne, provenant de là, était déposé dans la cour de l’école maternelle. L’emplacement de la colonie romaine, marqué par un fort exhaussement du sol, devait s’étendre sur la rive gauche de l’Oued Sig, aux alentours du Petit Barrage. Tasacorra était une des stations de la grande voie romaine qui reliait Rusuccuru (Dellys) à Calama (Nédroma) entre Costa-Nova (Mohammadia) et Régia (Arbal). Près du Petit Barrage furent mis à jour, à plusieurs reprises, des tombeaux contenant des bagues, des colliers et autres bijoux. Les débris d’amphores et de poteries diverses y étaient très nombreux. Après les Vandales qui laissèrent peu de traces, les Maures s’installèrent dans la région et s’y adonnèrent à la culture. On y voyait encore les ruines d’un aqueduc qui partait de la gorge où a été construit le Petit Barrage et passait au-dessus de l’emplacement occupé par le canal du réseau d’irrigation. On avait attribué aux Romains la paternité de cet aqueduc, mais les matériaux employés, notamment des perches bien conservées, dénotaient un ouvrage plus récent. Au tout début de l’installation des Français en Algérie ; le Sig fut désigné comme gîte d’étape pour engager la lutte contre l’émir Abd el-Kader et plusieurs combats furent livrés dans la plaine attenante.
    Une zone d’irrigation était constituée : elle était alimentée par un barrage-déversoir (le Petit Barrage) établi par le Génie Militaire en 1845 dans un défilé de l’Oued Sig à 3 kilomètres en amont de la ville. Une digue de 7 mètres de hauteur fut construite sur ce barrage en 1858 et il put, alors contenir une réserve de 3 millions de mètres cubes d’eau. Cette digue fut emportée le 8 Février 1885 en même temps qu’une partie de celle du : Grand Barrage édifié en 1883 à 17 kilomètres en amont du premier. Le Grand Barrage fut restauré aussitôt : une digue de 100 mètres de long – 30 mètres de hauteur – une largeur à la base de 32 mètres pour une largeur de la plate-forme de 4 mètres. Sa capacité dépassait les 15 millions de mètres cubes. Les premiers habitants de cette nouvelle colonie furent des Allemands d’abord ; puis des Francs-Comtois. Mais les travaux de défrichements et le voisinage des marais amenèrent bientôt des fièvres paludéennes et ce premier peuplement disparut sans laisser de traces. II fallut attendre l’exode massif des Alsaciens – Lorrains après la débâche de 1870, les tragiques déportations des condamnés politiques du soulèvement de la Commune de Paris en 1871 et l’arrivée des émigrants Espagnols fuyant sévices et misères de leur pays, pour que se forge le creuset initial des futures générations de Pieds-Noirs.

    - La construction du chemin de fer en 1861 vint ajouter encore à la prospérité du Sig en ouvrant des débouchés aux produits du sol.
    - Le marché couvert achevé en 1888, situé au centre du village sur l’Avenue de la République, se présentait sous la forme d’une solide bâtisse rectangulaire dont les murs étaient reliés au toit par de hautes persiennes assurant le renouvellement de l’air..
    - L’Hôtel de Ville, inauguré en 1898, édifié selon les plans établis par A. de Maupassant, ingénieur (1841-1923) qui se révéla un grand bâtisseur au Sig.
    Personnalités liées à la commune
    • Rachid Taha (1958-), chanteur et musicien franco-algérien
    • Abdelkader Benkaci (ex conseiller de Chadli Bendjedid faisait parti du G.P.R.A)
    • Elarbi Tourgane (ex Ambassadeur du G.P.R.A à Damas 1958 puis représentant de l’Algérie à la Banque islamique du développement.)
    • Bachir Bouyadjra Tayeb dit l’imam Si Tayeb (dignitaire religieux reconnu)
    • Benkada Habib (footballeur ayant participé avec l’EN au J.M 1975)
    • Cheb Kadirou (chanteur de rai)
    Source : sigoise.free.fr
    Source : http://www.sigalaune.iquebec.com

    Reflexion
    Samedi 21 Mars 2009
    CULTURE

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  2. Artisans de l'ombre Dit :

    HISTOIRE D’ORAN

    « WAHRAN »LA VILLE DES DEUX LIONS

    semblerait que le nom « Wahran » (Oran en Arabe) vient du mot arabe « wahr » (lion ») et de son duel (deux) Wahran (deux lions).La légende dit qu’a l’époque (vers l’an 900), il y avait encore des lions dans la région. Les deux derniers lions chassés se trouvaient sur la montagne près d’Oran et qui d’ailleurs s’appelle « la montagne des lions ». Il existe, devant la mairie d’Oran, deux grandes statuts sumbolisant les deux lions en question.

    Il semblerait que le nom « Wahran » (Oran en Arabe) vient du mot arabe « wahr » (lion ») et de son duel (deux) Wahran (deux lions).La légende dit qu’a l’époque (vers l’an 900), il y avait encore des lions dans la région. Les deux derniers lions chassés se trouvaient sur la montagne près d’Oran et qui d’ailleurs s’appelle « la montagne des lions ». Il existe, devant la mairie d’Oran, deux grandes statuts sumbolisant les deux lions en question.
    L’agglomération d’Oran remonte aux premiers âges de l’humanité. Les recherches de paléontologistes et de naturalistes ont établi l’existence d’un Oran préhistorique très important et l’on peut visiter encore les nombreuses grottes du Murdjadjo où nos premiers aïeux avaient laissé des traces de leur passage et des vestiges de leurs industries : coup de poing chelléen, haches, couteaux ou scies en silex, en quartzite ou en grès siliceux, toutes ces pièces que nous avons pu admirer dans la salle d’ethnographie au premier étage du musée Demaeght.Ainsi, la belle grotte aux trois ouvertures qui se trouve à l’origine du ravin de Noiseux abritait certainement un notable ou un riche négociant, sans doute en vins, car n’oublions pas que le Murdjadjo était couvert de vignes sauvages fournissant un vin rude tel que le feront plus tard les Pères Blancs de Misserghin. Dès les premiers siècles du IIème millénaire avant notre ère, les Phéniciens fondèrent des établissements commerciaux et amenèrent avec eux les premiers Juifs. Carthage prit ensuite la relève mais ce sont les Romains qui assurèrent la prospérité de Portus Divini qui englobait les sites d’Oran et de Mers-El-Kébir. La pratique de l’irrigation permit le développement des plantations d’oliviers et de vignes, et l’accroissement des cultures céréalières et de l’élevage. L’Oranie devint ainsi une des plus riches contrées de l’Occident.
    La conquête par les arabes en 645
    Au IVème et au Vème siècles, l’organisation romaine commence à se désagréger et après les invasions des Vandales, ces envahisseurs germaniques venus de l’Espagne, débarqués en 455 et surtout la conquête par les arabes en 645, la cité s’éteint et disparaît
    Il faut donc situer la véritable création de la ville d’Oran aux environs de 903, lorsque des marchands arabes de la côte d’Andalousie construisent quelques habitations et un entrepôt pour leur commerce avec Tlemcen et les populations nomades du Sahara. Cet établissement prospère rapidement. La ville s’appelle alors Wharan, nom qui signifie : endroit difficile d’accès ou coupure. Ce mot serait alors expliqué par le site : la vallée qui sépare le front du Murdjadjo de celui de la montagne des Lions est une coupure. Plus probablement, la ville doit son nom au calife Bou Charam Ouaraham qui gouvernait la ville au Xème siècle. Le nom d’Oran apparaîtra pour la première fois dans un portulan génois de 1384.
    En 910, Oran est occupé par les Fatimides
    Après sa création en 902 par les marins andalous, Oran devient un perpétuel objet de conflit entre Omeyyades d’Espagne et Fatimides de Kairouan. Elle est plusieurs fois détruite pour renaître chaque fois de ses cendres, fatimide ou omeyyade, sur fond d’alliances complexes changeant sans cesse avec les tribus berbères locales: Azadjas, Maghraouas, Ifrides ou Sanhadjas…. La période la plus trouble dure jusqu’en 1016 lorsque la ville devient Omeyyade. En 1081, c’est l’avènement de l’empire almoravide dont le règne finit en 1145 à Oran même où se produit la dernière confrontation avec les Almohades et où meurt le dernier prince almoravide, Tachfine, sur la route de Mers El Kébir en essayant de gagner le port où il devait embarquer pour l’Andalousie. Avec le début du 13ème siècle c’est la constitution des royaumes de l’est et de Tlemcen sur le corps de l’empire Almohades tandis qu’au Maroc, les Mérinides commencent à prendre du terrain sur l’autorité de l’empire. Le royaume zyanide de Tlemcen, dont font partie Oran et sa province, est alors pris en étau entre les Hafcides de l’est et les Mérinides de l’ouest. Durant toute cette période violente, Oran constitue chaque fois le motif essentiel des conflits, en tant que principal port du royaume de Tlemcen et l’un des carrefours primordiaux des relations commerciales du bassin méditerranéen On sait que les Mérinides vont, à un certain moment, jusqu’à proposer la paix avec Tlemcen à condition de continuer de garder Oran. Durant toute cette période aussi, la ville d’Oran sera tour à tour et plusieurs fois de suite, zeyanide, Mérinide, hafcide. Le premier siège Mérinide d’Oran a lieu en 1296, et la dernière tentative des rois de l’ouest de rependre Oran a lieu en 1368 sous le roi zeyanide Abou Hammou Moussa II. Suit alors une longue période Tragique marquée par les luttes intestines au sein du royaume de Tlemcen pour la succession au tronc jusqu’en 1425 lorsque le sultan hafcide Abou Farés, qui reprend tout le Maghreb central, désigne Abou El Abbés, dernier fils de Abou Hammou ll, à la succession. Mais la brouille zeyanide ne s’arrête pas pour autant le gouvernement de la ville d’Oran fait aussi l’objet de convoitise au sein de la famille zeyanide. De ce fait la ville constitue chaque fois un foyer de résistance à la cour de Tlemcen, comme une sorte de principauté indépendante se gouvernant seule et librement. C’est sans doute à la faveur de ces dissensions et ces déchirement continus. qui affaiblissent le royaume. que se fait la prise d’Oran par les Espagnols en 1509.
    Vers la fin du XIVème siècle, Oran a alors atteint un tel degré de prospérité qu’un contemporain enthousiaste, Ibn Khaldoun, le célèbre historien arabe pouvait s’écrier :  » Oran est supérieure à toutes les autres villes par son commerce. C’est le paradis du malheureux. Celui qui vient pauvre dans ses murs en sort riche. « . Mais la richesse de la ville excite la convoitise de nombreux princes berbères qui se disputent sa possession.
    Oran est alors sous la coupe des Beni Zian, les gouverneurs de Tlemcen. Le luxe et la richesse portent les Oranais aux excès les plus condamnables. Ville de corruption et de relâchement dans les moeurs, Oran devient le berceau de la piraterie et Mers El Kébir un nid de forbans. Ces pirates poussaient l’insolence jusqu’à venir enlever les galions des Indes sous le feu des batteries espagnoles et faisaient continuellement des descentes armées, des côtes de l’Andalousie à Gibraltar.
    En 1501 les Portugais tente de débarquer à Oran
    Dans les premiers jours de juillet 1501, une expédition préparée par les Portugais tente de débarquer à la plage des Andalouses qui est ainsi nommée car c’est à cet endroit que débarquèrent les premiers Maures chassés d’Espagne qui furent pris par les populations autochtones pour des Andalous. La flotte surprise par un vent contraire louvoya pendant trois jours. Les arabes eurent le temps de réunir des hommes et reprirent l’avantage.
    Le 19 mai 1509 que les Espagnols prirent la ville
    Cette expédition échoua et c’est seulement le 19 mai 1509 que les Espagnols prirent la ville . Ils l’occupèrent cette première fois jusqu ‘en 1708. C’est de cette époque que datent les constructions militaires : En 1690 Don Alvarez de Bzan y Sylva, marquis de Santa Cruz fait construire au sommet du pic de l’Aidour le fort qui porte son nom. En 1708, les Turcs sous le commandement du Bey Mustapha ben Youssef, dit Bou Chlahem, l’homme aux grandes moustaches, le fondateur de la ville de Mascara s’empare d’Oran. En 1732, les Espagnols sont de retour à la suite de la victoire remportée à Aïn El Turk par le Comte de Mortemar. En 1780, les Espagnols entament des pourparlers avec l’Angleterre en vue d’un échange avec Gibraltar. C’est un échec, heureusement ! Sinon nous serions Anglais aujourd’hui !
    3000 personnes sont ensevelies dans la nuit de 1790.
    Dans la nuit du 8 au 9 octobre 1790, peu après 1 heure du matin, 22 secousses successives ébranlent la ville et font s’écrouler une grande partie des maisons. En moins de 7 minutes, 3000 personnes sont ensevelies. Des secousses se font sentir jusqu’au 22 novembre. A la suite de ce terrible événement, le roi d’Espagne Charles IV ne s’intéressant plus à l’occupation de cette ville d’Oran qui devenait de plus en plus onéreuse et périlleuse, entame des discussions avec le bey d’Alger. Un accord est conclu, et le 6 mars 1792, le bey Mohammed El Kébir prend possession d’Oran . Jusqu’en 1830, les beys firent d’Oran leur capitale au détriment de Mascara. Le 4 janvier 1831, les Français font leur entrée officielle dans la ville. Ce n’est pas tout de suite la paix – au contraire -. Abd El Kader va créer l’insécurité en harcelant l’armée française et il faudra 12 ans avant que le duc d’Aumale ne fasse prisonnier toute sa smalah en mai 1843. Abd El Kader ne fera sa soumission à Louis-Philippe que le 23 décembre 1847. Mais dès 1835, le génie avait entrepris la route en corniche vers Mers El Kébir avec le percement d’un tunnel et les Français s’étaient lancés dans la restauration de la ville : En 1836, le général de Létang crée la magnifique promenade d’où l’on peut jouir d’un si beau panorama. De 1841 à 1845, Lamoricière crée un village regroupant les étrangers : Le village des Djalis (étrangers), appelé ensuite le village nègre avant de devenir la « ville nouvelle ». En 1848, un hôpital civil est édifié rue du Cirque.
    L’epidémie a Oran
    Lors de la terrible épidémie de choléra dans les anneés 1847, suite à une sécheresse dramatique de plusieurs mois, condamnant les populations d’Oran à des conditions de survie précaires, privation d’eau, de nourriture… ravageant la ville depuis des semaines et emportant la région avec une cruauté sans pareil, Monseigneur l’Evêque d’Oran pris l’initiative de mener en procession la statue de la Vierge suivie par toute la ville juqu’au sommet de la colline d’Oran, nommée Mont de Murdjajdo. Toute la foule implorait la Sainte Vierge pour la voir ramener la pluie par sa bonté. Suite à cette procession, la pluie se mit à tomber à nouveau et le choléra quitta la ville d’Oran ainsi que la région. En hommage à ces miracles, une chapelle fut construite sur la colline au pied du fort de Santa Cruz… La colline est appelée communément Santa Cruz, à cause du fort du même nom, bâti par les Espagnols au 15 è siècle pour protéger la ville. Cette chapelle accueillit la Statue de la procession bénéfique, en sonsommet. Malheureusement, frappée par la foudre à plusieurs reprises, il fallut abriter la vraie statue ouvragée en bois à l’intérieur et faire installer une copie à l’extérieur. Les vues d’Oran sont souvent présentées sous la protection de Notre Dame de Santa Cruz, patronne de la ville. Chaque année à l’Ascension, les Oranais et leurs voisins (10 000 personnes) partaient escalader ces sentiers pour Le pélérinage, certains faisaient le voeu de grimper les sentiers rocailleux sur les genoux et le faisaient en implorant une grâce surtout pendant les guerres. Familles rassemblées par cette marche, enfants emplis de joie, rires, patés de frita, et messe solennelle au sommet constituaient les images les plus colorées et heureuses de l’Année religieuse. L’allégresse de cette journée toujours mémorable trouve un écho formidablement immédiat dans les récits de ses acteurs ! La Statue de Notre Dame de Santa Cruz a été rapatriée avec grand soin à Nîmes où une véritable chapelle fût installée dans une grotte. C’est désormais un lieu de pélérinage qui revêt également une mission de rassemblement fraternel. A noter les plaques nombreuses dédiées à la Sainte Vierge d’Oran pour la remercier de ses miracles, et scellées sur les parois de cette grotte, saisissant le passant.
    Domination Française
    En 1832, le recensement fait par le commissaire du roi, Pujol, indique une population de 3 800 habitants : 750 européens, 250 musulmans et 2 800 israélites. Malgré une épouvantable épidémie de choléra en 1849, la ville va se développer rapidement. En 1961, les statistiques donnent 400 000 habitants : 220 000 européens et 180 000 musulmans. Oran est alors la première ville d’Algérie où la population européenne dépasse en nombre la population musulmane. Depuis le 31 janvier 1848, la ville est érigée en commune et jusqu’en 1962, 28 maires s’y succéderont et s’appliqueront à embellir peu à peu leur ville. Jusqu’en 1850, la ville se cantonne dans les bas quartiers avec une seule pointe sur le plateau représentée par le quartier israélite. Vers 1890, Oran, à l’étroit, commence à grimper vers Karguentah. Peu à peu, la ville sort de ses limites et de nombreux faubourgs se créent : Saint Antoine, Eckmuhl, Boulanger, Delmonte, Saint Michel, Miramar, Saint Pierre, Saint Eugène, Gambetta. L’administration française distribue de nombreux lots de terrains de 4 à 12 hectares à de petits colons européens et nombre d’entre eux tentent leur chance : Au 1er janvier 1847, 47 300 Français étaient venus d’Alsace, des Vosges, du Dauphiné et du sud de la France en même temps que 31 000 Espagnols, 8 800 Maltais, 8 200 Italiens et 8 600 Suisses et Allemands qui passaient pour être les plus mauvais colons
    Le 14 juillet 1865, date à laquelle Napoléon III signe le senatus consulte sur l’état des personnes et de la naturalisation qui frappe de nationalité française les israélites et les musulmans qui le désirent, marque le début, en Algérie et à Oran, de la période anti-juive. Dès le début, l’antisémitisme algérien est une affaire de politique électorale. La première ligue anti-juive est fondée en juillet 1871 pour écarter les juifs des urnes ; nouveaux électeurs, ils sont 15% du corps électoral et en mesure d’arbitrer les conflits. Car, dociles et sans formation politique, ils votent selon les indications de leur consistoire. Or ceux-ci sont parfois présidés par des personnalités aussi discutées que le fut Simon Kanoui « Le Rotschild d’Oran », grand électeur de l’Oranie de 1871 à 1897 et qui proclamait beaucoup trop haut et beaucoup trop fort que personne n’entrerait à la Mairie sans son aval. Quand l’affaire Dreyfus éclate, la vague anti-juive grossit brusquement. Des ligues anti-juives se créent, rassemblant dans un parti « français » les électeurs de gauche. Ils l’emportent aux élections municipales de 1897 : C’est le pharmacien Gobert, radical anti-juif, qui est élu. En mai 1897, un attentat contre un conseiller municipal d’Oran, venu assister à une course cycliste à Mostaganem, provoque le pillage du quartier juif de cette ville par les Musulmans et les européens. Cet exemple est suivi à Oran où la mise à sac des boutiques appartenant aux israélites dure trois jours. Cependant le gouvernement refuse d’accéder aux exigences de la population qui demande l’abrogation du décret Crémieux. Mais le marasme économique dans lequel se débat l’Algérie démobilise les politiciens.  » On ne vit pas de politique  » est-il écrit dans la dépêche algérienne du 1er avril 1902. Aux élections de la même année, les candidats républicains l’emportent sur les anti-juifs : Le calme est revenu. Le porte-parole de l’anti-judaïsme sera longtemps un vieux médecin, le docteur Molle. Celui que ses amis appellent le rénovateur de l’antisémitisme algérien, ne pardonne pas aux juifs d’avoir voté contre lui. Fondateur d’une  » ligue latine » , puis d’une  » union latine  » qui appelle l’union des latins contre les juifs, il réussit à obtenir le boycott des commerçants juifs. Aux élections municipales de mai 1925, sa liste l’emporte avec 2 000 voix de majorité. Le docteur Molle est soutenu dans sa campagne par le journal « Le Petit Oranais » qui a pour manchette une phrase de Luther :  » Il faut mettre le soufre, la poix et s’il se peut le feu de l’enfer aux synagogues et aux écoles juives, détruire les maisons des juifs, s’emparer de leurs capitaux et les chasser en pleine campagne comme des chiens enragés « . Obligé, à la suite d’une plainte du Gouverneur Général Violette de retirer cette manchette, le journal ornera, quelques années plus tard, sa première page d’une croix gammée. Les Unions Latines du docteur Molle prospérèrent et, de 1926 à 1932, elles domineront la vie politique de l’Oranie. En 1932, un an après la mort du docteur Molle, Oran et Sidi Bel Abbès éliront encore des députés qui se proclament d’abord anti-juifs, par exemple Michel Pares qui se mettra au service de Mussolini. Avec la montée de la crise économique, l’antisémitisme un peu assoupi se réveille ; « Le Petit Oranais » retrouve son ton furieux ; d’immenses croix gammées peintes au goudron apparaissent sur le mur des édifices d’Oran. Les établissements Juan Bastos ornent leurs cahiers de papiers à cigarettes de 12 croix gammées sans qu’on puisse dire s’il s’agit d’un manifeste politique ou d’un sens publicitaire dévoyé. La crise économique est toujours fort préoccupante et, le 17 décembre 1933,  » Oran Matin » note :  » Babouchiers, cordonniers, brodeurs n’ont plus rien à faire ; tous se promènent dans les rues offrant le triste spectacle du chômage et de ses funestes conséquences.  » Le Maire, quant à lui, constate que  » des tribus entières de pauvres diables n’ont rien ; tant que durent les figues de Barbarie, ils peuvent vivre ; après, ils en sont réduits à voler.  » A Oran, le maire, l’ex-Abbé Lambert, prêche, coiffé du casque colonial et ceint de l’écharpe tricolore, la mobilisation générale contre les juifs et le Front Populaire. Fondateur des « amitiés Lambert », il reprend la politique anti-juive des  » unions latines » et désigne le Front Populaire comme une manifestation d’impérialisme juif. Or ce dangereux démagogue, idole de la plèbe oranaise, déchaîne l’enthousiasme à chaque discours . Son buste, vendu 3 francs se trouve dans toutes les maisons oranaises ; c’est paraît-il une précieuse amulette pour les femmes en couches. Il faudra la loi du 21 avril 1939, réprimant les excitations à la haine raciale pour faire taire provisoirement les anti-juifs d’Algérie. L’Abbé Lambert avait bâti sa propagande sur ses talents de sourcier, promettant l’eau douce à tous les Oranais. Mais c’est bien après lui que la ville et la région seront alimentées en eau douce. Et, histoire de se rappeler le bon temps, bon nombre d’Oranais ajouteront du sel dans leur tasse de café. À Oran, la vie politique est aussi conditionnée par les journaux et, si le « Petit Oranais » a eu un certain temps un impact certain sur une partie de la population, « L’Echo d’Oran » fut le journal le plus important. C’est le plus ancien et le plus diffusé : 80 000 exemplaires en 1936, 93 500 en 1938 et 120 000 dans les années 60. Il cessera d’exister en 1963. Fondé en 1844 – le numéro 0 est du samedi 5 octobre 1844 – par Adolphe Perrier, un imprimeur lorrain banni par Louis-Philippe pour avoir exprimé des sentiments trop républicains, ce journal paraissait tous les samedis et se qualifiait « d’organe d’annonces judiciaires, administratives et commerciales » . Il affiche entre les deux guerres les opinions d’une droite modérée. A partir de 1945, il est dirigé par Pierre Laffont, arrière petit-fils du fondateur. Né en 1913, député en 1958, c’est un libéral modéré. L’Echo d’Oran est le journal des européens et des musulmans acquis aux européens.

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    Samedi 21 Mars 2009
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  3. Artisans de l'ombre Dit :

    Histoire de Mascara
    Le berceau de l’emir Abdelkader

    Mascara est le socle des tribus zénètes
    et principalement la région des Béni Rached,
    tribu berbère zénète.
    Vers le Xe siècle, les Banou Ifren fondent Ifgan ou Fekkan au nord-est de Mascara après avoir détruit la ville d’Oran dans la guerre contre les Fatimides1. Les Maghraouas occuperont Mascara à la même époque au Xe siècle2. Par la suite Mascara devient un territoire de la tribu des Hilaliens.Ibn Khaldoun a séjourné au Sud de Mascara dans le château qui appartient à Ibn Selama. C’est en ces lieux que Ibn Khaldoun commence l’écriture de son livre El Mokadema (Les Prolégomènes)3,4.Mascara est la ville native de l’émir Abd El-Kader. L’émir désigne son cousin ben Thami comme responsable de Mascara.5. Mohamed Benfreha Al-Mahaji fut le premier Khalifa (Gouverneur) de la capital Mascara pendant l’État de l’Émir Abd El-Kader durant la conquête française de l’Algérie (1830-1857). La ville fut brûlée et partiellement détruite par le maréchal Clauzel en 1835.Lakhdar Belloumi, grand joueur de football algérien des années 80, est natif de Mascara.Le 18 août 1994, un tremblement de terre – de 5,6 sur l’échelle de Richter – a tué 171 personnes.La région de Mascara est connu pour ses vins (côteaux de Mascara). Les vignobles datent des premières années de l’occupation françaises et les vins ont été primés dès 1858.
    LA PLAINE DE MASCARA
    Limitée au Nord par les monts des Beni Chougrane, sculptée de gorges profondes, au Sud par les hauteurs tabulaires, trapues et fragmentées des monts de Saîda, la plaine s’étale uniforme sur prés de 800 kilomètres. Cette vaste dépression alluviale s’appelle la plaine « d’EGHRIS » d’après la traduction traditionnelle « la plaine de l’ombre ».Nous lui préférons le toponyme « d’ER TIGHRES, c’est à dire »la très fertile »plus justifié. De bonne heure, elle a été occupée par les hommes de la Préhistoire. Dans sa partie orientale à Ternifine (Palikao) dans une sablière et un lac,on a découvert de nombreux outils, des poteries, des ossements d’éléphants, hippopotames ,rhinocéros ,chevaux ect…. , et surtout une mâchoire humaine bien conservée d’Atlanthrope, vivant il y a 350 millénaires. Les romains y installèrent des postes militaires, devenus bientôt des bourgs, grâce à l’apport des populations berbères autochtones, bientôt romanisées. Les occupants construisirent également, au IIIième siècle, une voie stratégique, pour protéger le pays contre les incursions des nomades pillards des steppes du Sud « les Gétules » — Cette piste unissait :
    - Hadjar Roum “ les Pierres Romaines ” où s’élevait la ville romaine d’ Altava (inscriptions chrétiennes importantes) où fut créé le village de Lamoricière en souvenir du général Christian Louis Juchaut de Lamoricière qui se distingua au siége de Constantine en 1837 où il fut grièvement blessé , à la bataille d’Isly en1844 et qui réduit Abd-el-Kader à se rendre au Duc d’Aumale ..
    - Kapput Tasacurra “ La tête de la Mekerra ” devenu centre européen de Sidi Ali Ben Youd (1851) puis par la suite le village Chanzy en 1883 appelé ainsi en l’honneur d’un ancien gouverneur de l’Algérie
    - Ala Milaria “ L’Aile militaire des 1000 cavaliers ” à Benian —
    - Le camp de Cohors Breucorum ou Kaput Urbe “ Tagremaret ”
    Le Peuple qui occupe les hautes vallées de l’Atlas et une partie des plaines voisines dans l’Empire du Maroc ,l’Algérie et l’Etat de Tunis, est partagé en une famille de tribus dont beaucoup vivent indépendantes…Ce sont les vrais indigènes de la région atlantique .Le nom de Barbarie semble n’être qu’une altération du leur. On distingue plusieurs rameaux dans les familles berbères : les Kabyles dans l’Algérie et l’Etat de Tunis.. les Amazigs et les Chellouks dans la Maroc.. les Tibbous et les Touaregs dans le Sahara. Les Berbères ont en général des habitations fixes surtout ceux de l’Atlas. Ils sont très belliqueux.Jusqu’au Xi siècle, la plaine est parcourue uniquement par des « Berbères »,notamment les Beni Rached dont les descendants seront chassés plus tard de Djebel amour, dans l’Atlas saharien. Ils ont construit la Kaala (le bourg fortifié) des Beni Rached dans les montagnes du Nord et en 949,la ville d’Ifkan(Fekan) dans la plaine, au confluent des oueds Fékan, Hounet et Mebrir. La deuxième invasion arabe du XIè siècle s’est introduite au milieu des tribus berbères et en particulier la tribu arabe des Hachem, à la fin du XViéme. Ceux-ci en partie nomades, cultivaient des céréales pour eux et leurs troupeaux, dans des clairières mal défrichées et quelques légumes dans des jardins enclos de figuiers de barbarie.Au XVIII ième siècle, les nouveaux conquérants « Turcs » transportent à Mascara le siége du Beylick de l’ouest auparavant à Mazouna. Mascara demeure la résidence des Beys jusqu’en 1791 époques où ils remplacèrent les Espagnols à Oran. Ils appuient leur autorité sur une fraction des Hacem devenue un « maghzem » .
    Les Communes : Aïn Fares -Aïn Fekan -Aïn Ferah- Aïn Fras- Alaimia -Aouf -Beniane -Bou Hanifia -Bou Henni -Chorfa -El Bordj -El Gaada -El Ghomri- Hachem-El Keurt -El Menaouer -Ferraguig -Froha -Gharrous -Guerdjoum -Guittena- Ghriss- Mamounia -Hacine -Khalouia- Makdha- Maoussa -Mascara -Matemore -Mocta Douz- Mohammadia Nesmoth -Oggaz -Oued El Abtal -Oued Taria- Ras Ain Amirouche -Sedjerara -Sehaîlia Sidi Abdeldjebar -Sidi Abdelmoumen -Sidi Kada -Sidi Boussaid -Sig -Tighennif -Tizi -Zahana- Zelameta .

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    Mardi 10 Mars 2009
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  4. Artisans de l'ombre Dit :

    Histoire de Sidi Belabbès.

    La région de Ssidi Belabbès a vécu tous les grands courants de l’Histoire du Maghreb. Elle est le reflet du récit de tous les évènements qui s’y sont déroulés. La région de Sidi Belabbès était habitée par les Bani Ameur depuis le XIVe siècle .

    Citée par les romains, les géographes arabes du moyen-âge, les Espagnols et les Français, elle forme une province bien individualisée, entre la région d’Oran ,Tlemcen et Ain-Témouchent et celle de Mascara et Saida. En réalité, cette surface est accidentée, une série de fractures avec épanchements volcaniques, causant ainsi d’inévitables accidents de relief. Cet aspect de la région laisse déjà apparaître la richesse du terroir.

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    Mercredi 4 Mars 2009
    CULTURE

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  5. Naomi Dit :

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