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La guerre d’Algérie s’invite dans l’élection présidentielle française Par Hassane Zerrouky

2 février 2012

Chroniques

Chronique du jour : CE MONDE QUI BOUGE

La guerre d’indépendance nationale s’invite dans le débat électoral français en prévision de l’élection présidentielle d’avril prochain. C’est surtout à droite et à l’extrême-droite que ça s’agite. Nicolas Sarkozy, candidat à sa propre succession en avril prochain, s’adressera directement aux «rapatriés» d’Algérie, les «pieds noirs », dans les semaines à venir. Dimanche, son ministre de la Défense, Gérard Longuet, qui avait fait ses classes dans l’extrême-droite française, était à Perpignan pour inaugurer un centre dédié à la présence des Français en Algérie de 1830 à 1962, autrement dit dédié à la colonisation française. 
A cette occasion, il a lu un message du chef de l’Etat français affirmant «que cette année 2012, cinquantenaire de la fin de la guerre d’Algérie, sera l’année du souvenir et du recueillement, et sûrement pas celle de la repentance». Ajoutant qu’«en développant l’économie de ces nouveaux territoires (l’Algérie), ils (les Français) ont œuvré à la grandeur de la France» ! Et ce, avant d’appeler les Français à connaître «ce qu’a été cette formidable aventure de la présence française en Algérie», entonnant à l’issue de son discours «Le chant des Africains». Le même jour, à Perpignan, Marine Le Pen tenait meeting devant plus d’un millier de «pieds-noirs», à qui elle a rendu un hommage ainsi qu’aux harkis. Tout comme Nicolas Sarkozy, elle est opposée à «toute commémoration du 19 mars 1962». Le 23 octobre dernier, le chef de l’Etat français avait nommé Hubert Collin de Verdière, ex-ambassadeur de France en Algérie, coordonnateur général des initiatives devant marquer le 50e anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie. Mieux, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, s’est même permis de donner des consignes aux Algériens en leur demandant de fêter le 50e anniversaire «dans la modération» ! C’était en début d’année, lors d’une audition devant la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale. «Nous sommes convenus avec le président Abdelaziz Bouteflika, lorsque je lui ai rendu visite l’année dernière, d’envisager la célébration du cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie dans un esprit de modération, en essayant d’éviter les extrémismes de tous bords», a expliqué Alain Juppé aux députés, comme s’il fallait faire table rase du passé. Et d’ajouter : «J’espère qu’on va continuer sur cette ligne. Surtout nous nous étions mis d’accord pour dire : “Regardons l’avenir. Essayons de fonder la relation franco-algérienne sur l’avenir et pas sur le passé”.» Le plus navrant dans cette affaire est qu’à un mois et demi du 19 Mars et à moins de sept mois du 5 Juillet, fête de l’indépendance, alors qu’en France on s’y prépare à droite comme à gauche, chez nous, c’est silence radio. Pourtant, ce 50e anniversaire, ce n’est pas rien. Ce devrait être un moment symbolique et significatif d’une histoire commune et partagée, qui engage un Etat, un pays et un peuple, celui d’une guerre de libération, la plus meurtrière dans le monde après celle du Vietnam, ou celui encore d’un évènement qui a été le moteur de la décolonisation du contient africain. Crainton alors de froisser «l’ennemi» d’hier, alors que Nicolas Sarkozy, qui compte instrumentaliser cet évènement à des fins électoralistes – l’élection présidentielle a lieu en avril prochain —, ne prendra pas de gants pour commémorer à sa façon ce 50e anniversaire, sous forme d’une célébration de «l’œuvre civilisatrice française» et rendre hommage aux soldats français et harkis morts en Algérie ! Pourtant, lorsqu’il s’est agi d’«Alger, capitale de la culture arabe» en 2007, puis du Panaf en 2009 et tout récemment de «Tlemcen, capitale de la culture islamique », le pouvoir politique s’y était pris à l’avance et n’avait pas lésiné sur les moyens : mise en place de commissions de préparation, déblocage de fonds pour financer ces évènements et information et mobilisation des médias. 50 ans d’indépendance ne méritent-ils pas autant ?
H. Z.

Source de cet article :
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2012/02/02/article.php?sid=129751&cid=8

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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