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Circonvolutions: faire œuvre utile par Salim Metref

19 janvier 2012

Contributions

Leurs pensées, leurs efforts, leurs réflexions et leurs discussions s’articulent autour de leurs métiers de professeurs d’université, de professeurs de lycée et de collège, de maîtres des ecoles, de formateurs professionnels, etc. 
Et de ce qui en constitue le socle : former, éduquer, transmettre savoirs et connaissances, permettre d’acquérir des métiers. 

Ils se dotent de l’essentiel, de l’utile.L’utile, ils en parlent. Est-ce peut être le seul défi qui vaille la peine d’être relevé dans un monde hypercomplexe et devenu incertain ? L’utile dans la quête du beau, du vrai, de la quiétude et de l’équilibre. Il ya certes les contraintes qu’ils subissent chaque jour que Dieu fait. Et l’égo malmené par tant d’épreuves et d’émotions. Mais au bout du compte, ils ne se privent pas et ne privent les autres de la lumière du savoir et de la connaissance sans cesse renouvelés. Ils s’abreuvent à cette source épurée des besoins artificiels et négligeables, avec le désir fort de faire savoir et de communiquer. Et quand arrive ce rendez-vous rituel ou ils montent au tableau subir l’épreuve de l’œuvre utile, ils ne doivent surtout pas décevoir un auditoire, d’étudiants, de lycéens, de collégiens, d’écoliers, de stagiaires, extrêmement attentif. Le déclic alors se produit et la parole se libère. La craie, le feutre, le papier, l’écran, les questions qui fusent, les réponses, le dit, le non dit, l’erreur, la phrase lumineuse, l’étincelle, l’oubli, l’imprévu, la performance et le temps qui passe se conjuguent et composent la partition finale. Celle de la joie mystérieuse et de l’enthousiasme intense qui naissent au confluent du sentiment du devoir accompli et de la possibilité de l’œuvre utile. 

QUI SE SOUVIENT DES 2 ECRANS. HOMMAGE 

La première fois ou nous eûmes l’opportunité d’entrer dans un studio de télévision, c’était à l’occasion de l’émission de cinéma culte de l’époque, Télé Cinéclub d’Ahmed BEDJAOUI et du débat qui en constituait à chaque fois le prolongement naturel. L’émission enregistrée au boulevard des martyrs, à Alger, il y a de cela quelques dizaines d’années, fut dédiée au cinéma Allemand, à un cinéaste, Werner HERZOG, et à un film, L’énigme de Kaspard HAUSER. Mais l’émotion du souvenir n’est pas tant dans l’évocation de cette participation, somme toute anodine et qui n’intéresse personne, que dans les éléments qui l’ont rendu possible. Et parmi ces derniers, la lecture d’une revue, les 2 Ecrans, et particulièrement des écrits éclectiques et extrêmement documentés de deux géants de la plume aujourd’hui disparus, Mouny BERRAH et Abdou Benziane. Cette lecture constituait pour nous, jeunes étudiants en quête de savoirs, une référence certaine dans le domaine de la critique cinématographique au même titre que celle que nous découvrions dans la lecture des Cahiers du Cinéma, autre revue phare en la matière. 

Depuis, ces deux noms sont restés gravés au plus profond de notre mémoire et viennent, comme le flux et le reflux des vagues, nous rappeler avec force leur existence. Hommage leur est rendu. Que leurs âmes reposent en paix. 

DES DIASPORAS EN GENERAL ET DES COMPETENCES EN PARTICULIER 

De nombreuses études [1] démontrent que les diasporas sont sources d’innovation, de conquête de marchés et de croissance économique. Elles sont aussi vecteurs de diffusion d’idées et même de réformes politiques. Il y a, selon ces mêmes études, plus de 200 millions de personnes expatriées à travers le monde. Il y a plus de chinois vivant hors de Chine que de Français en France, 22 millions d’indiens vivant un peu partout dans le monde, des Japonais qui vivent au Brésil, et beaucoup d’Algériens expatriés. Un segment important de ces diasporas est constitué de personnes diplômées et extrêmement qualifiées et l’émergence de ces compétences extérieures est l’une des clés de la réussite de nombreux pays comme l’Inde, le Brésil, la Chine ou la Corée du Sud. 

L’élite algérienne établie à l’étranger et notamment celle dont au moins les études de première post-graduation ont été effectuées dans les écoles et universités algériennes se composerait de dizaines de milliers de personnes. Ainsi, médecins, informaticiens et autres professionnels se sont établis en Europe, aux Etats-Unis ou au Canada ou ils exercent leurs métiers. Des dizaines de milliers d’entrepreneurs sont également recensés. Ils sont installés dans ces lieux et ont créé des activités dans des domaines parfois extrêmement pointus (aéronautique, biotechnologies, semi-conducteurs, ..). L’enjeu est donc d’importance et il faut le redire. Il s’agit de la contribution au développement de l’Algérie de notre élite établie à l’étranger. 

[1] The Economist Londres – repris par Challenge – 1er décembre 2011, in Lettre de la Prospective 

N° 113 – Janvier 2012). 

LE SAUVETAGE ET L’ASSISTANCE EN HAUTE MER 

Combien d’embarcations de fortune, remplis de voyageurs en partance pour de belles promesses, ont fait naufrage sans avoir pu atteindre leurs lointains rivages? Combien de vieux rafiots rouillés, battant pavillons inconnus, sans ports d’attache, naviguant en mer, faisant fi de toutes règles de sécurité maritime, ont été retenus à quais dans leurs ports de transit, avec hommes et équipages souvent sous-payés, sans nourriture et sans argent ? Ainsi vont les choses et de paquebots de croisières échoués en détresses d’équipages, d’avaries de navires en catastrophes écologiques, l’actualité n’en finit pas de nous livrer son lot de nouvelles peu réjouissantes d’un trafic maritime international devenu plutôt sauvage. Mais dans toutes ces situations d’urgence, le courage et la générosité des opérations d’assistance et de secours en mer demeurent essentielles et retrouvent toute leur noblesse. On savait déjà l’Algérie maitriser parfaitement les techniques de secours en mer, notamment lorsque les conditions météorologiques sont défavorables, mais en se dotant de remorqueurs géants (1), notre pays peut compter désormais sur de gigantesques moyens d’intervention, parmi les plus importants dans le pourtour méditerranéen, qui lui permettent de faire face aux risques d’accidents maritimes, aux situations de détresses, de pollutions majeures par déversement de produits pétroliers et autres matières toxiques et métaux lourds, de décès ou blessés en mer, etc… 

[1] Information publiée par le site spécialisé meretmarine.com 

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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