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«Dans l’antre du colonialisme»

15 janvier 2012

1.LECTURE

IL S’AGIT DE CHRONIQUES ALGÉRIENNES VUES À TRAVERS UN HÉROS QUI LES A VÉCUES PLEINEMENT, À KHENCHELA ET À BATNA, DANS UN UNIVERS PROCHE DE L’ANTRE QUI CONNOTE L’ANIMALITÉ, LA SOUFFRANCE ET L’INJUSTICE COLONIALES.

La période choisie correspond aux années déterminantes du héros. Ce dernier retrace des péripéties représentatives d’un pan important de notre passé glorieux durant lequel beaucoup d’eau a coulé sous les ponts de l’histoire marquée par la victoire arrachée, celle de l’indépendance acquise au prix fort. De 1938 à 1954 Le personnage principal fut un jeune qui a vécu dans les mêmes difficultés que tous les colonisés du monde de l’ère coloniale, avec cette grande différence qu’à la misère imposée par le système oppresseur s’ajoutait de la guerre 1914-1918 au terme de laquelle le père était revenu mutilé et handicapé à vie, alors que cette 1re guerre ne concernait ni de loin ni de près les Algériens de cette époque. Devenu handicapé, il fut contraint d’assurer une maigre subsistance à la famille. On est à une époque où le typhus avait fait des ravages parmi les colonisés les plus mal nourris. C’est une maladie de la sous-alimentation. Au fil d’un vécu dur à supporter, le jeune homme obtient le certificat d’études qui lui a ouvert les portes de l’espoir : poursuivre des études payantes par correspondance qu’il s’est payées en accomplissant de menus travaux. Puis, il rencontre ceux de la politique anticoloniale : les gens du MTLD. Et pour sortir de la misère, une seule issue pour lui : faire carrière dans la police française. C’est une place de privilégiée qui lui a permis de venir en aide aux siens en les aidant à mieux résister quand ils sont faits prisonniers pour activités nationalistes ou sur le théâtre d’opérations. Puis vient le jour où, pour des raisons légitimes, l’idée de prendre le chemin du maquis lui effleure l’esprit. Il prend contact avec des intermédiaires qui lui conseillent de rester au poste qu’il occupe pour être plus utile. Le djihad que l’on peut faire en étant membre du côté adverse qu’en se trouvant aux côtés des combattants de l’ALN. De 1954 à 1962 Le policier qui incarne la vie durant la guerre en exerçant une double fonction, du côté français et du côté algérien, doit désormais apprendre à bien se comporter pour ne pas éveiller le moindre soupçon. Pour les Algériens, il était plus que souhaitable qu’il se maintienne dans ses fonctions. Que de situations difficiles il a eu à gérer pour ne pas être déchu : être irréprochable comme policier aux yeux des chefs militaires, exercer son rôle vis-à-vis des chefs de l’ALN. A Khenchela, après sa prise de fonction en tant que brigadier, le héros du livre se fait installer comme chef. Cela à la page 98 ; en bas, on parle de 9e RCA, de mess des officiers. Puis, à la page 99, on dit que «Khenchela est une petite ville chef-lieu de sous-préfecture depuis pas longtemps. Avant, c’était une commune mixte. Le déclenchement de la révolution du 1er Novembre 1954, qui était parti d’ici, lui avait valu durant près de deux ans une répression féroce». C’est dur d’être dans la police, pendant la guerre de libération et d’avoir des relations avec les siens, y compris avec les moudjahidine. Une fois, quelqu’un d’inconnu était venu le chercher sans que personne n’eut pu comprendre pourquoi. Finalement, c’était une vieille connaissance d’école coranique, venu du maquis pour lui demander de l’aide : «Un colonel te demande de lui envoyer d’urgence de la pénicilline et tous les produits pour soigner les blessures. Il y a de moudjahidine qui souffrent de blessures, l’un te connaît bien, c’est Zouaoui El-Ksentini», lui dit-il. Mission délicate auquel il a été confronté à laquelle il fallait associer médecins et pharmaciens contrôlés pendant la guerre. Un livre sur un personnage atypique qui prend à témoin les lecteurs sur son itinéraire que le destin a voulu qu’il soit lié à celui d’un combat libérateur au cours duquel une trahison, une rencontre malencontreuse, une maladresse peuvent être fatales. A lire avec beaucoup d’intérêt tant il apporte des informations qui méritent d’être retenues pour l’avenir. Kamel Berkane, Dans l’antre du colonialisme – Chroniques algériennes 1938-1962, Edité à compte d’auteur. 151 pages, 2011.

BOUMEDIENE ABED

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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