RSS

ÉCONOMIE ALGÉRIENNE – ÉCLAIRAGES DE ABDELMADJID BOUZIDI Pour la «bonne lecture» du fait économique

11 janvier 2012

1.LECTURE


Mercredi 11 Janvier 2012

Par Kaddour M’HAMSADJI

Pour la «bonne lecture» du fait économique

l’économie prend toute sa valeur, lorsque le débat ne regarde pas à son économie.

Le titre Économie algérienne- Éclairages (*) est, évidemment, celui de l’ouvrage de Abdelmadjid Bouzidi, et le sous-titre «Pour une ´´bonne lecture´´ du fait économique» – que j’y ai joint – je l’ai tiré du judicieux préambule de ce travail accompli avec la disposition d’esprit d’un savant et d’un pédagogue tout à la fois. Car il s’agit là de clarifier un concept dont la définition n’est pas consensuelle; et c’est celui d’«économie». L’auteur entend le clarifier dans «la nature du système économique algérien, si tant est que celui-ci existe dans sa forme aboutie» et l’éclairer pour ses lecteurs non spécialistes, mais spécialement intéressés, par «quelques repères dans… l’imbroglio algérien». Ainsi formée la réflexion de Bouzidi et ainsi conduit son propos, l’explication de l’économie proposée – et mieux sa répétition – éveille l’intérêt, donne la réalité aux choses et facilite la compréhension générale. L’idée de recueillir dans un volume ses chroniques, autant d’articles d’actualité publiés pendant, respectivement, deux et quatre ans, dans deux quotidiens nationaux (Le Quotidien d’Oran puis Le Soir d’Algérie) sur l’économie algérienne, est lumineuse dans la mesure où elle met à la disposition d’une large frange du public un débat libre et ouvert déjà engagé et qui mériterait une plus grande diffusion. Cela deviendrait un débat d’idées de conscience et de progrès, même si les diverses conclusions de la discipline «économie» courent le risque d’un dérapage… peut-être salutaire, après tout, pour avancer dans la précision des contours rationnels de l’économie à l’algérienne, et donc pourquoi pas la redéfinir.
Il est, en effet, tant de définitions à débattre pour comprendre et savoir ce que «science économique» veut dire et ce que la nature du système économique algérien exige d’intelligences qualifiées et volontaires pour «évaluer le processus de transition en cours». Les thèmes à débattre, ayant fait l’objet des chroniques citées, sont nombreux: Quelle place accorder au keynésianisme? / Les politiques d’emploi et de lutte contre le chômage / La compétitivité des entreprises, etc. Le présent volume est un essai de réponses méthodiques à la demande incessante des premiers et nombreux lecteurs des chroniques au fur et à mesure de leurs toutes premières publications. On retrouvera ces chroniques présentées par dossiers afin d’en faciliter une lecture pratique et immédiatement accessible pour apprécier une certaine unité sauvegardée dans chaque sujet abordé. C’est un travail d’analyse assez pointue tout de même, mais qui s’évertue aussi à rendre «lisibles les faits économiques algériens et les décisions qui les ont produites. Ces textes ont été choisis sur la base des réactions qu’ils ont pu susciter et du besoin d’approfondissement de la réflexion qu’ils ont pu créer chez le lecteur».
Le développement de la pensée économique ne doit pas être isolé de l’ensemble de l’évolution de la société et de la politique, et spécialement de la nôtre, – disons par le temps qui court. À la limite de la délicatesse de la bonne gouvernance, la raison sociale s’estime à la mesure de la raison administrative de l’économie et à la mesure de l’impérieux et sincère bon sens paysan, car le peuple veut discuter, veut estimer, veut que l’on croie en lui. Dans le domaine de l’économie, un peuple de bon sens est, en effet, imbattable, quand mûrit en lui – et à sa façon – cet aphorisme universel formé par Samuel Butler, un écrivain anglais du siècle dernier: «Il est moins coûteux d’acheter son lait que d’avoir une vache.» En vérité, dans la vie sociale courante, le problème est plus complexe; et, prosaïquement, la question est «comment gérer la maison?» C’est l’objet de l’économie. Sachant qu’il n’y a pas de définition définitive dans ce domaine de haute science et que même l’enseignement universitaire, malheureusement n’y prépare pas assez, Abdelmadjid Bouzidi, professeur des universités, et économiste, n’est pas avare d’informations et de précisions pour aborder ce concept si essentiel à la politique de notre pays qui doit établir les plans de développement des productions, d’accroissement des échanges et, le cas échéant, de modération des exigences. En somme, l’économiste émérite, fort instruit des nécessités induites par la vie économique moderne et des valeurs indispensables de notre société qui est imprégnée d’islâm, cherchera quels sont exactement les équilibres fondamentaux au niveau macroéconomique. De même, il doit innover, tous azimuts sans négliger la dimension écologique, dans la mise en place des stratégies capables d’accroître la production, d’en assurer la distribution et la répartition et de réguler la consommation des richesses du pays. Bien entendu encore, il est de sa responsabilité de prévenir ou de résorber, par des plans spécifiques, le chômage face en ces temps durs du capitalisme couronné de préceptes économiques au service d’une mondialisation paroxysmique.
Il est enfin sûr que tout projet de société appelle une économie spéciale, locale, régionale ou internationale; et c’est pourquoi, le concept autorise le débat. Abdelmadjid Bouzidi y va justement à plein vent, d’autant qu’il s’appuie sur cette évidente citation: «L’économie est une longue discussion»; elle est, dit-il, «d’un historien de l’économie anglais connu». On pourrait ajouter, car elle convient au sujet traité, celle-ci: «L’organisation d’un État libre et bien administré doit être regardée à certains égards comme un élément important de la richesse nationale (Alfred Marshall, Principes d’économie politique, Livre II, chap.2, 1890).»
Par son sérieux et sa pertinence, ses observations et ses sources, son caractère ouvert et sa méthodologie pratique (il faudrait peut-être ajouter un index), l’ouvrage Économie algérienne: Éclairages de Abdelmadjid Bouzidi est d’une lecture indéniablement revivifiante. Comment remettre la machine en place? Quels plans de relance imaginer? C’est le Débat des débats pour tous ceux que préoccupe l’économie algérienne et qui ont ainsi à coeur de repenser ensemble une politique économique propre à construire l’avenir que mérite notre société, c’est-à-dire un avenir où les valeurs de droit et de devoir, de justice et de liberté seront sacrées.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

Voir tous les articles de Artisan de l'ombre

S'abonner

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les mises à jour par e-mail.

Les commentaires sont fermés.

Académie Renée Vivien |
faffoo |
little voice |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | alacroiseedesarts
| Sud
| éditer livre, agent littéra...