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La chronique de Abdelhakim Meziani La fureur de vivre dans les derniers paradis sur terre Par : Abdelhakim Meziani

31 décembre 2011

Contributions

Culture Samedi, 24 Décembre 2011 
Très sage, j’avoue que je le suis devenu. Surtout depuis qu’un vieil et attachant ami m’a appris que j’ai plutôt tendance à m’oublier dans les six mètres des arcanes du pouvoir. Est-il devenu à ce point amnésique jusqu’à oublier que je ne joue plus au football ? Du moins depuis que j’ai été appelé à quitter mon club de toujours, je veux parler du Mouloudia d’Alger. Je vois d’ici la tête de mon pire pote de l’USMA, et non moins fidèle compagnon au sein de la Fondation Casbah. Il râle chaque fois que je fais allusion au doyen des clubs algériens qui a été pourtant à l’origine de la création du club de Soustara comme de la JSK d’ailleurs, n’en déplaise aussi au sympathique Moh Hannachi…Est-ce à la suite de cette amicale mise en garde que je fais, depuis, régulièrement Attention à la marche !  Je ne sais pas si c’est cas de Chérif Rahmani, notre ministre de l’Environnement, qui entend se donner Des racines et des ailes pour mettre fin aux effets polluants de l’énergie traditionnelle sur l’environnement et imposer une taxe aux hôpitaux. De jeunes reporters pour l’environnement ont même été réclamés à cor et à cri à l’effet de faire reculer la menace des délestages surtout que le facteur, promis par Moussa Benhamadi, sonne toujours deux fois. À la porte, notamment du ministre délégué aux Affaires maghrébines et africaines qui, de l’avis même de Ma sorcière bien-aimée de Fès, pousse le bouchon un peu trop loin lorsqu’il déclare que la femme algérienne a un temps d’avance sur ses sœurs arabes, marocaines et tunisiennes comprises. Je t’aime quand même me dit-elle, cependant qu’elle n’arrive pas à digérer cette sentence ministérielle qui risquerait, à vrai dire, de faire croire à la gent féminine que l’Algérie serait l’un Des derniers paradis sur terre alors que la femme de ce pays serait battue et enfermée À double tour. J’ai beau expliquer, à celle dont les passions sont loin d’être cicatrisées, que ce ne sont là que les élucubrations du cinéaste français Claude Chabrol mais rien n’y fit. Encore moins les références à de récentes propositions d’amendement de quelques articles du Code de la famille et de lois susceptibles d’ouvrir à nos sœurs les sésames de la pratique politique tant partisane qu’au sein de l’APN comme du Sénat. Des explications que ne sauraient nullement désavouer la cinéaste tunisienne d’origine algérienne Moufida Tlatli qui soutenait, malgré des lois particulièrement courageuses édictées au temps de Habib Bourguiba, que la femme tunisienne était loin d’être émancipée…dans une société d’hommes où les lois étaient faites par les hommes…Au fait, quelles sont les raisons qui ont amené les organisateurs du Festival du film arabe à confier la présidence du jury à une actrice égyptienne de seconde zone, anti-algérienne de surcroît? Sommes-nous à ce point tous devenus chrétiens pour être amenés à tendre l’autre joue ? Me revoilà subrepticement dans les fatidiques six mètres… et je m’en excuse…La fureur de vivre qui caractérise Ma sorcière bien-aimée de Fès me fait toujours penser à Nathalie Wood donnant la réplique à James Dean dans le magnifique film de Nicholas Ray. Ou encore à Isabelle Adjani dont le Divorce  avec Michel Jarre n’est plus un secret pour personne. Une bague en moins à son doigt vaut mieux qu’Une virée en enfer. L’idée n’est pas de moi, elle est à inscrire à l’actif de Jane Fonda dont le personnage de La Curée confectionné par Roger Vadim est tout simplement époustouflant. Ça se discute, me diriez-vous ! Mais Sommes-nous tous menacés par la folie, par le seul fait d’avoir Les yeux dans l’écran et d’accorder une attention toute particulière à celle dont l’art d’éblouir lui vient de l’amour qu’elle éprouve et surtout de celui qu’elle donne? Même en temps de Croisière d’enfer à la libyenne promise par BHL, ce fer de lance du sionisme en Afrique du Nord, et une superproduction hollywoodienne de l’Oncle Sam concoctée spécialement pour l’Algérie avec en prime un président de CNT originaire de…Djelfa…Encore un !!! Heureusement que la mise au point du Président de la République dialna, faite à l’occasion de  l’ouverture de la nouvelle année judiciaire, a, tout en brisant le silence sur les réformes mis l’accent sur le fait avéré que l’Algérie n’est pas l’Égypte encore moins la Libye…
A. M.
zianide2@gmail.com

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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