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La soupape et le piston par Remmas Baghdad *

29 décembre 2011

Contributions

L’improductif accapare la scène et, est devenu règle de règne. La culture est devenue source d’agrément et de vernissage sur ukase dans les occas.. Elle hiberne longtemps dans les dédales du calendrier puis ressuscite de nouveau avec les premiers bourgeons du printemps pour s’insérer dans l’air du temps.
 

A l’école, on s’immole et on ne prend même plus «le risque» de construire une conscience citoyenne et penser la société à travers le savoir. Plaisir et jeu s’effacent dans ces arcanes de la connaissance à la vue des yeux hagards et innocents de ces chérubins qui se dérobent sous la charge de leur cartable. Et on se dit qu’il y a quelque part une souffrance profonde qui est colportée par ces mômes qui n’ont plus, ni le temps, ni le plaisir de s’amuser. Les vérités sont tronquées à coups de chiffres plaqués comme quoi l’occasion fait le larron. On se pavane avec des bolides acquis à coups de liquides de la banque de la banqueroute. On bâtit des temples pour gîter le temps d’une nuitée et passer les autres dans d’autres contrées 

La ristourne a fait du chemin, elle a grandi et s’est épanouie dans les gros «lots » de terrain ou les chambres froides des conteneurs. Nos trottoirs carrelés les quatre saisons passent à la casse pour servir d’asphaltes argentés à la plénitude des poches de nos soucieux artisans. On se trompe de siècle en se construisant des préalables au miracle de l’oracle. On débat sur les exégèses et les anges et on s’abstient devant le paysage de fange qui jonche les pavés de nos quartiers. Dans le mensonge, on baigne puis pensant se faire pardonner on se prosterne. On s’éjecte du cercle et on égrène ses déceptions et ses malheurs le temps d’un trajet, chez le boucher, l’épicier ou le boulanger. On s’enlise dans des exercices de voltige pécuniaire juste pour faire envier son voisinage et soigner son prestige. On s’ingénie son propre code de conduite pour alimenter la cadence macabre des fauchés du volant. 

Dés que le tubercule caracole on s’affole. On achète à tout bout de champs sans délai ni raison. On se plaint sur la cherté de son existence et on consomme à outrance. On prend son temps, on le macère et on le croque à pleines dents sans nulle fécondation. On s’éternise dans la grogne sans changer la donne. La compétence se mesure à sa force d’inertie et à son centre de calamité. On reporte nos projets et nos fantasmes en les congelant dans son inconscient à une date de fiction. Toute doléance citoyenne demande et recommande d’immenses paperasses qui s’entassent et noient l’institution dans ses contradictions. La soupape et le piston servent de mécanique à la dynamique des résultats et des quotas. L’esthétique de la magouille rouille les méninges de nos alchimistes bureaucrates. On feutre, on rafistole, on maquille pour se calfeutrer plus tard dans son exécrable récompense. Toute transaction est soumise sous la table à taxation, en monnaie sonnante et trébuchante. La vraie parole est sous caution et la flatterie fait session. Sentimentalisme vicieux qui consiste à réparer l’impensable dans l’abîme et la cime. L’art de parfaire l’injustice en gangrenant les normes relationnelles, les lois divines et l’éthique. On se nargue, on se targue à l’extrême en s’affublant de son ego. Comme il est souscrit, c’est dans l’arrogance de la valetaille qu’il faut chercher le secret de certaines haines. 

On se méfie, on s’épie sans répit, on esquisse ses ennemis futurs, on échafaude ses répliques et ses pics. On se jette la pierre et on s’insère dans le cercle de la frénésie altière. On n’oublie juste que la vie est un ajustement permanent. On obnubile le désir de ceux qui ne veulent plus s’adosser perpétuellement aux murs de leurs lamentations, ni couler au large des îles Canaris en inondant leurs rêves dans une luge ou un rafiot comme dernier refuge. On brouille les registres et les dénotations sont sujettes à connotations. On scrute le jour de paie pour s’assurer quelques jours de paix en attendant la prochaine entrée. On renfloue la rente qui nous mène droit vers la pente de la faillite   

Ces dérives contradictoires nous poussent à s’interroger sur nos lendemains de survie. Ces comportements font légion à voir notre persistance dans cette gymnastique de l’antinomie Si nous désirons profiter longtemps et pleinement de ce que la vie nous offre et offrira à nos enfants, il faudrait se défaire de ces réflexes désastreux qui riment avec préjugés égoïsme et archaïsme. Car nous sommes contraints de modifier nos attitudes pour entrer de plain-pied dans une toute autre phase de prééminence morale. Le contexte d’aujourd’hui l’exige, une phase ou tout doit être réinventé à nouveau : les solidarités, les vraies valeurs et les repères qui nous imprègnent sans détour, ni fausse dévotion, ni palabres. N’érigeons plus de prétextes à nos malheurs car ce genre de pratique participe à l’érosion de nos actes et de nos ambitions Un vrai problème de confiance qui contribue aujourd’hui à nous rendre incapable d’envisager l’avenir ensemble. Un manquement dont nous payons le prix 

* Universitaire – Nàama 

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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