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Reflet culturel La régularisation de l’illicite invite au rire Par : Abdennour Abdesselam

19 décembre 2011

Contributions

Mardi, 22 Novembre 2011

Voici deux termes diamétralement et canoniquement opposées par leurs sens respectifs mais qui, paradoxalement, se côtoient paisiblement aux abords des lois de la République. 
Pour le sujet qui nous intéresse ici, il s’agit de la 08/15 du 20 juillet 2008 relative à la régularisation et la mise en conformité des constructions dites illicites. Une véritable culture du paradoxe. Illicite va plus loin que l’illégal, et la violation en sens et en portée. Sa définition stricte ne suggère aucune possibilité de recours ou toute autre excuse. Il est une infraction punie par la loi. 
Une construction illicite est un édifice réalisé sans permis de construire, souvent sur un terrain classé “inconstructible” et donc interdite de réalisation. Autant dire une construction hors normes urbanistiques et simplement hors-la-loi. Mais, pour qu’une habitation se bâtisse, il faut du temps. Il faut beaucoup de temps. 
Une construction ne peut que s’élever au vu et au su de tous. 
Nous nous posons, et d’une manière ferme et systématique, la question de savoir où étaient, où campaient et que faisaient les services de contrôle de l’urbanisme pendant tout ce temps, un temps qui se compte en années. Il y a quand même un défaut là-dessus ! Non mais oh ! il y a certainement quelque chose qui ne va pas et qui ne va pas du tout dans tout cela ! 
Pendant des années on laisse faire, on fait semblant de ne rien voir, et quand cela devient flagrant par défaut, on procède alors à l’application de la fameuse régularisation enjolivée de la formulation “mise en conformité” que l’on croit lubrifiante. Comme si l’implantation de la bâtisse, le béton et autres murs de briques ou de pierres sont malléables à souhait et aux gré des aspects et contours à harmoniser avec la règle urbanistique et architecturale. 
On peut conformer tout au plus le traitement d’une façade, le tracé de l’assainissement, la réfection d’une clôture, l’ouverture ou la fermeture d’ouvertures mais pas la structure d’une construction achevée et habitée. L’État, au lieu d’anticiper sur les événements par une culture efficace de la gestion de la cité, se retrouve mis devant le fait accompli. Soucieux et redoutant les risques et les conséquences d’effervescence populaire s’il procédait à la destruction, il n’a plus d’autre alternative que de légaliser l’illicite. Cette astuce administrative n’est rien d’autre que l’expression d’un aveu d’échec et d’impuissance des services publics à imposer et à contrôler l’application des normes et des règles de construction pendant que, subséquemment, la population finit par imposer ses propres lois à l’État.
A. A. 
kocilnour@yahoo.fr

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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