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MALIKA ARABI PRÉSENTE “ÉCLATS DE VIE” AU CAFÉ LITTÉRAIRE DE BÉJAÏA “J’ai laissé parler la petite fille que j’étais” Par : Mustapha BENSADI

19 décembre 2011

1.LECTURE

Mardi, 29 Novembre 2011 

MALIKA ARABI PRÉSENTE “ÉCLATS DE VIE” AU CAFÉ LITTÉRAIRE DE BÉJAÏA  “J’ai laissé parler la petite fille que j’étais”  Par : Mustapha BENSADI dans 1.LECTURE 15_200_150

Cette auteure a, le temps d’un débat avec le public béjaoui, évoqué son roman autobiographique poignant. Elle a par ailleurs expliqué son rapport à la langue française, tout en exprimant son point de vue quant à la situation des femmes en Algérie.

Malika Arabi était l’invitée, samedi dernier, du café littéraire de la Maison de la culture de Béjaïa. Elle y a présenté son roman autobiographique, Éclats de vies (éditions Tiwizi production). 
Par cette œuvre bouleversante, Malika Arabi relate une longue tranche de sa vie, durant la guerre de Libération nationale. Une vie faite de traumatismes surtout, avec un frère tombé au champ d’honneur, un père jeté en prison, une mère emprisonnée également, puis torturée. Que de blessures ! C’est en tout cas l’enfance de Malika Arabi dans le très beau village de Tarsift, pas loin de Tghzirt-sur-mer, en Kabylie maritime. Des interrogations, des remarques et des commentaires fusaient des quatre coins de la salle qui a abrité cette rencontre. Difficile de rester indifférent face à un parcours tel que celui de Malika Arabi. “Dans ce livre, j’ai simplement laissé parler spontanément la petite fille que j’étais, sans me soucier de vérifier par exemple les dates”, a-t-elle confié. En effet, l’écrivaine a opté pour une écriture littéraire, romanesque, et non de précision historique. Son souci n’était pas de relater avec exactitude ce qui s’est passé durant la guerre de Libération, mais de raconter le drame d’une petite fille, au cœur de cette guerre. Au fil de la discussion, et sur un autre registre, Malika Arabi a avoué n’avoir lu qu’une seule écrivaine algérienne, à savoir Malika Mokeddem. 
Abordant la question de la langue française, elle a signalé, sans ambages qu’elle faisait “la différence entre le Français tortionnaire (de 1830 à 1962) et celui qui m’a permis d’aller à l’école, et par conséquent de m’émanciper”. Malika Arabi estimera plus loin, en reprenant le célèbre aphorisme de Kateb Yacine relatif à la langue française : “C’est tellement vrai ce qu’il a dit, la langue française est un très beau butin de guerre”. Durant le débat, la romancière est revenue sur la situation des femmes en Algérie qui, selon elle, ne fait que régresser. Elle a martelé à ce propos : “Non ! La femme ne fait que reculer, éternelle soumise, je ne suis pas du tout optimiste quant à l’amélioration de la condition de la femme dans notre société”. 
Par ailleurs, l’hôte du café littéraire a été relayée par Zoulikha Idres, poétesse, qui a déclamé de fort jolis poèmes en kabyle, gorgés de tendresse et de fierté féminine, notamment Edhnetsèth ididjène irgazen ! (c’est la femme qui donne naissance aux hommes). Ce poème a plongé l’assistance dans une douce émotion, et rappelle le propos célèbre de Louis Aragon, selon lequel “la femme est l’avenir de l’homme”. Mokrane Tighremt a accompagné Zoulikha Idres avec son luth mélancolique, ce qui a mis davantage en valeur les vers de la poétesse. 
Mustapha Bensadi

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À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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