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La chronique de Abdelhakim Meziani Des zones d’ombre savamment tissées par la culture de l’oubli Par : Abdelhakim Meziani

19 décembre 2011

Contributions

Samedi, 05 Novembre 2011 

Mon argumentaire autour du passé et de son remodelage en fonction du présent n’aura pas laissé indifférent. Des lecteurs attachés à un éclairage nouveau sur un passé certes glorieux mais qui continue à nous imposer certaines zones d’ombre savamment tissées par la culture de l’oubli se sont, en effet, manifestés.La chronique de Abdelhakim Meziani  Des zones d’ombre savamment tissées par la culture de l’oubli  Par : Abdelhakim Meziani dans Contributions transDes contributions certes importantes et en porte à faux avec la conception dominante de l’écriture de l’Histoire ont vu le jour. Mais force est de constater que l’ensemble des écrits sur le mouvement national ne repose pas sur une base théorique quand les différentes mouvances et tendances politiques ne sont pas identifiées théoriquement, catégorisées. Alors que les qualificatifs usités ne rendent pas nécessairement compte de la réalité qu’ils sont supposés décrire. On assiste même, depuis un certain temps, à un mouvement convergent qui consiste à fondre les différentes tendances du mouvement national en une seule entité. Les différences entre les oulémas, les udmistes et les partisans de Messali tendent à s’estomper. Au moment même où il devient impérieux de rétablir ces différentes organisations avec leurs spécificités historiques pour rendre justice à la tendance qui s’est cristallisée dans le courant ENA-PPA-MTLD. Lui donner sa véritable dimension et insister sur le concept de nationalisme séparatiste qui reflète mieux que d’autres qualificatifs la nature véritable de ce mouvement, la rupture radicale de tout lien institutionnel avec la France. Surtout lorsque les revendications et les luttes des partisans de Messali se sont principalement cristallisées autour du mot d’ordre “l’Indépendance nationale, espoir suprême et suprême salut !” L’universitaire Kamel Bouguessa avait raison d’insister sur cet aspect du problème en suggérant que la clé de l’analyse sociologique, politique et économique de la société algérienne actuelle réside, en grande partie, dans l’étude de la période coloniale. Qu’en est-il exactement ? Accéder à l’intelligence de cette société issue du procès de libération nationale nécessite une analyse de l’ensemble de la formation économique et sociale algérienne d’avant l’indépendance : “En ignorant consciemment ou non l’importance des déterminations passées sur le présent, les recherches ayant pour objet l’étude de cette formation sociale, l’examen de ses forces politiques et sociales ou l’analyse de ses appareils idéologiques et politiques ont prouvé, une fois de plus, qu’elles n’avaient pas dépassé le stade de l’approximation.” La thèse en question n’a pas manqué de mettre l’accent sur le silence à tout le moins significatif de Messali Hadj sur la création de l’Étoile nord-africaine. S’il est vrai que les mémoires restent quelques peu évasives à ce sujet, sur quoi s’est fondé Kamel Bouguessa pour porter son jugement? A fortiori lorsque le silence du tribun nous interpelle tous à partir de la lecture de ses mémoires, et des archives communistes en matière coloniale. Si Messali Hadj reste évasif dans ses mémoires, des archives attestent cependant qu’il était présent à la réunion de la Commission coloniale du PCF en date du 9 septembre 1926, commission qui avait en charge la mise en place du programme et des structures de l’ENA. Sauf que, malgré sa présence, il ne dit mot. Il est utile de rappeler au lecteur qu’il était présent à l’assemblée générale constitutive de l’ENA au 162 Bd de l’Hôpital à Paris le 12 juin 1926. Ce silence n’était donc pas fortuit. Il est même jugé déconcertant, pour les uns et annonciateur de sa volonté d’indépendance vis-à-vis du PCF, pour bien d’autres. À la question de savoir en quoi justement, la résolution des mystères de la création de l’ENA et la genèse du nationalisme séparatiste, revendiquant pour la première fois l’indépendance nationale, sont-elles à mettre à l’actif d’une école de l’historiographie et de la sociologie algérienne, la même source estime que de nombreux chercheurs ont essayé d’en percer le mystère, mais en vain.
Le silence sur la genèse du nationalisme séparatiste aura duré plus de 30 ans. 
A. M.
zianide2@gmail.com

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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