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3..Extrait Sous les cieux d’Allah De Belfedhal Benyaâgoub

11 novembre 2011

1.Extraits, Belfedhal BENYAAGOUB

Le temps égrenait agréablement les jours de Sarrazin, entre le lycée et le village. Des discussions familiales, toujours en plein repas et, à côté de la cheminée, sa mère opérait sur lui involontairement des réajustements continuels,

pour améliorer sa scolarité sur laquelle elle avait cet art d’être vigilante sans être encombrante. Depuis peu de temps, il avait mis sous séquestre, sans doute par sentiment de culpabilité, le souvenir de cette femme de plaisir et essayait de retourner à la chasteté de l’adolescence, comme la vivait la flopée de cousins avec qui il grandissait. Ce souvenir ne dura guère enfermé ; il fut ravivé par la nouvelle de la mort de cette femme dont les circonstances atroces se répandirent dans l’heure qui suivit même, comme une trainée de poudre : son chien, pris d’une rage soudaine, lui avait tranché la gorge ! Saisi d’une profonde affliction, Sarrazin baignait dans le souvenir de sa voix tendre et de ses éclats de rire. Son aventure avec elle prenait l’inconsistance d’un rêve. « Je ne pouvais plus la revoir.. », pensa-t-il amèrement. Depuis qu’il l’avait connue, Sarrazin vivait un état de tension aigue ; cette femme incarnait les délices de la vie amoureuse et portait en elle, en même temps, l’horripilante image de la mère incestueuse. Aussitôt, il atteignit la rue qu’il avait arpentée, de longues heures durant, à guetter son arrivée. Un frisson intense lui parcourut le dos quand il retrouva ces lieux familiers. La gorge nouée par la douleur, Sarrazin s’approcha d’un groupe de jeunes gens, adossés au mur d’enceinte de la maison de la défunte, dont l’un d’eux déballait vertement, à la limite du cynisme, que le chien avait pris le pli de faire l’amour à sa maitresse. Pris d’un profond dégoût, à l’impudence de ces paroles, Sarrazin rebroussa chemin les yeux larmoyants. En rentrant chez lui, il usa de toutes les fourberies pour cacher sa douleur devant sa mère. Rien n’y fit. Suspectant chez son fils, à son âge, un quelconque chagrin d’amour, elle compatit secrètement avec lui et lui rappela que seule la prière pouvait le conforter. Retranché dans sa chambre, baignant dans le noir, Sarrazin se remémora le cauchemar qu’il avait fait, dans tous ses détails, quinze jours auparavant ; il était seul à bronzer sur cette plage déserte, inondée d’un soleil éclatant, quand il fut réveillé par un chant singulier. Une sirène, à la longue chevelure noire, lui apparut dans l’eau et lui faisait signe de la rejoindre. Sous l’envoûtement de son charme, il ne tarda pas à le faire. Elle le prit joyeusement par la main et ils disparurent dans le fonds marin, fière de lui montrer son royaume. Elle jouait à lui faire traverser, sur la surface de la mer, une série d’arches naturelles, creusées dans la falaise. Soudain, d’innommables monstres marins, effrayants, les surprirent dans leur plaisance marine. Ils s’enfuirent, fortement enlacés, dans les remous agités des fonds marins. La sirène riait, à gorge déployée, d’avoir semé leurs poursuivants. Elle déposa délicatement Sarrazin sur le bord de la plage et retourna à l’eau, le saluant de la main. Tout à coup, sous les yeux horrifiés de Sarrazin, la sirène se transforma, elle-même, en un de ces monstres menaçants et s’engouffra dans l’eau.

Sarrazin apprit avec horreur, dans un journal local, les conditions tragiques de la mort de la femme. L’homme aux cheveux gris, son concubin, la surprit nue dans son lit, au grand jour, en plein coït avec son chien. Devant cette arrivée inattendue, la femme essaya de se libérer rapidement de l’emprise du chien en se débâtant et en criant de toutes ses forces. Le chien, pour la maintenir au lit, lui serra le cou dans ses mâchoires d’acier. Surexcité, grognant de rage, il lui déchira le cou en lambeaux et resta collé à son corps inanimé. L’homme vint à bout de l’animal à coups de chaise. La femme était déjà sans vie, le cou décharné, sanguinolent, ses entrailles débordant horriblement de son bas ventre. Le chien tendu, devant son ancien maitre, dans un coin de la chambre, semblait inconscient du sinistre forfait accompli. Alertés par les cris hystériques de la femme et des aboiements, les voisins appelèrent la police qui, après avoir abattu le chien, à la gueule bavant de sang, fit le constat d’une autre découverte macabre. Le concubin  gisait dans la salle de bain, dans une mare de sang, une boite de comprimés neuroleptiques vidée, appartenant à sa maitresse, un couteau de boucher à la main, son sexe à moitié coupé, la bouche béante, les yeux révulsés. La mort atroce de cette femme poussa Sarrazin à un éclectique spiritualisme qui lui ouvrirait la voie à projeter ses conflits intrapsychiques dans la prière, comme unique salut. Et, comme pour s’apitoyer sur l’étrange comportement de la femme avec son chien, il se disait : « Pour chasser le Diable qui existe en nous tous !… ».

« Seule la prière te protégera contre les tentations du Diable  », ces incessantes exhortations de la mère alimentèrent la vie spirituelle et religieuse de Sarrazin, déjà, entamée, qui consisterait à tout remettre aux mains de Dieu et conforterait sa pathologie mentale. A l’aube, sa mère lui endossa un burnous blanc, ayant appartenu, par le passé, à son père.  « Puisse Allah éloigner de toi les mauvais esprits ! »lui dit-elle. Il garda longtemps en mémoire ce geste, comme le symbole d’une intronisation salvatrice.

L’air froid de la montagne plongeait le village dans une léthargie bercée par des piaillements, confus, d’oisillons qui se réveillaient, parmi les végétations arborescentes et buissonnières de la montagne.

 

Sarrazin entra dans la mosquée. Quelques fidèles occupaient la salle de prière, isolément, psalmodiant le Coran dans une prosodie mélodieuse, silencieuse. Sarrazin se dirigea vers un coffret en bois, cadenassé, attaché au pilier de la salle et y fourra discrètement par la fente, un volumineux paquet de billets de banque. « Je sais que je n’ai aucune rétribution d’Allah, dans ce geste, mais cet argent pourrait alléger les souffrances de gens orphelins ou nécessiteux… » Pensa-t-il. Il se sentit soulagé d’une pesante charge. De cet argent, longtemps dissimulé dans sa chambre, il n’en dépensa pas un piètre centime, par crainte d’une imminente imprécation de sa mère qui s’en apercevrait, forcément, s’il entamait sa consommation.

 La prière de l’aube se tint sous la conduite de l’imam, comme d’usage. Dans les deux rangées de fidèles, étroitement serrés, on entendit quelqu’un retenir ses sanglots…

La pratique religieuse assidue et, le plus souvent en groupe, avait circonscrit, progressivement le comportement de Sarrazin, le plongeait dans un mutisme, abandonnant ainsi précocement les linéaments de l’adolescence, faits de rêveries, d’incertitudes et de désinvolture. Devenu plus réservé et discret, Sarrazin essuyait des regards haineux de jeunes filles qu’il courtisait jadis, dans la cour du lycée, dans des parades de gaieté et d’humour. Devant ce retour au puritanisme religieux et ses discours accusant le Diable, il n’arriva jamais à convaincre une jeune fille, issue d’une puissante famille bourgeoise, ayant les mêmes yeux verts et cheveux châtains que lui, se donnant l’air d’être sa courtisane régulière. Il s’entretenait avec elle, dans un discours moralisateur, plus par compassion que par remords. Elle simula à maintes reprises ostensiblement, des évanouissements, ce qui valut à Sarrazin de sévères remontrances, allant jusqu’à la menace, par le proviseur du lycée en personne, agissant sous la houlette des parents de la jeune fille. Devant l’inébranlable refus du retour de Sarrazin à la vie passée, la jeune fille sombra dans une déchéance mentale, circonstanciée par des absences répétées de sa scolarité, en classe d’examen  du baccalauréat. Le jour des résultats et, eu égard au taux important de réussite parmi la population, le village se préparait à la fête pour le soir. Les villageois faisaient flèche de tout bois pour immortaliser l’évènement. On y installa sur la place publique, une  immense estrade rotonde surélevée, des bancs de fortune tout autour et des feux pour les énormes couscoussiers. Quelques tambourinaires battant leur grosse caisse et un joueur de zourna, inattentifs aux danseuses enveloppées de longues robes de soie, aux hanches qui trémulaient voluptueusement à projeter hors de soi-même le spectateur. De jeunes gens exprimaient leur joie dans les manières les plus exaltées, presque délirantes, devant ces danseuses aux bassins serrés avec un foulard, accompagnées de fillettes aux formes graciles qui les imitaient dans leurs gestes rapides, fins et gracieux.

L’été soufflait une fraicheur nocturne qui semblait répandre cette harmonie dans toute la chaine de montagnes. Sarrazin, accompagné de sa mère qui l’avait enfumé avec son encensoir à leur sortie de la maison, affichait sa réjouissance dans une profonde humilité, alors qu’il était admis premier, dans toute la région. Cette distinction lui permettait de bénéficier d’une bourse d’études à l’étranger, de surcroît en Amérique. « Un couronnement, une récompense d’Allah ! »pensa-t-il  «Je vais étudier l’agronomie dans ce pays où on y enseigne les grandes lois de  la science, sans jamais y prononcer le nom de Dieu ! »

Le jour de son départ pour l’étranger, Sarrazin apprit, avec une profonde consternation, le suicide de la jeune lycéenne. Dans le paroxysme de sa souffrance et dans un ultime geste de désespoir, elle avala une grande quantité de tranquillisants. «Que Dieu ait pitié de son âme, le Diable a encore frappé ! » murmura-t-il, en silence. A son départ, Sarrazin fut inondé d’une averse de bénédictions par sa mère et retint ses dernières paroles « Prends soin de toi !» comme un repère auditif résonnant, tel un son de clairon dans son esprit. Tout au long du voyage, en compagnie d’une dizaine d’autres lauréats, tous apparemment mal à l’aise dans leur costume flambant neuf, Sarrazin était saisi d’une forte sensation négative. Sa mère pourrait-elle résister à son absence, lui qui ne l‘avait jamais quittée sauf durant ces nuits de la colonie de vacances ? Il y avait longtemps déjà !

Quoique vivant parmi ses frères et sœurs, Sarrazin savait que sa mère ne manquerait matériellement de rien, avec sa pension de veuve. Moult questions se posèrent à lui. Croyant à ses habitudes, fortement implantées en lui, il prit quand même peur d’affronter les altérités culturelles de ce pays. Un changement naturel, qu’il devait apprivoiser avec détermination, pour son évolution personnelle et pour éloigner de lui le spectre du diable qui pourrait gâter ses convictions dans ce pays à folles tentations. Il pensait à mobiliser ses compétences  pour que tout converge  dans le sens de son objectif : devenir un docteur en agronomie et se rendre  ainsi utile à son pays, à vocation essentiellement agricole. Il allait étudier à la renommée TEXAS A&M UNIVERSITY. Enfant déjà, le film western le tenait en haleine, avec ses chevauchées et ses fusillades, des diligences trainées à fond de train par d’infatigables coursiers. Il allait enfin découvrir ce pays, avec ses époustouflants paysages de canyons, de hautes plaines et de chaines de montagnes…

Après la période de l’apprentissage de la langue, Sarrazin et ses collègues intégrèrent le College of Agriculture and life Science, dans College Station, une jolie ville tout en arbres et en fleurs, et devinrent ainsi des aggies ; des étudiants de la célèbre université. Ils furent frappés d’admiration et de surprise devant les moyens mis à la disposition des étudiants, pour leur faciliter la prise en charge de leurs études, leurs  besoins et leur détente, dans l’immensité d’un campus s’étalant sur une superficie de vingt-deux kilomètres-carrés ! Des centaines d’organisations estudiantines œuvraient, bénévolement, d’arrache-pied, chacune dans son domaine; accueil, intégration, activités sportives… dans le but de perpétuer  le  centenaire prestige de leur université. Un jour, en visitant le Memorial  Student Center Complex, il entendit leur guide américain parler à son compatriote, heureux de lui annoncer que son nouvel appartement lui avait permis de gagner trois minutes pour rejoindre son travail, par rapport à son ancienne habitation. Cette parole donna matière à réfléchir à Sarrazin, sur les convenances du temps.

Quelque temps après, le groupuscule auquel appartenait Sarrazin culbuta dans le mode de vie de cette nouvelle société, en balayant ses préjugés et ses appréhensions. Les retrouvailles cycliques, dans la bonne humeur,  s’espacèrent de plus en plus, laissant place à chacun d’eux le choix de se fondre et de s’épanouir dans de nouvelles compagnies. Sarrazin, inaltérable, se maintint dans son comportement et s’attela à son fiacre en joignant l’utile à l’agréable. Il s’inscrivit même dans des cours de natation et de plongée sous-marine, à Baytown, à une soixantaine de kilomètres au sud de College Station. Voila une occasion pour lui de réaliser un rêve qui lui taraudait l’esprit, depuis l’enfance ! Il avait fallu à Sarrazin  beaucoup d’abnégation pour arriver à bout de la première année, par d’excellents résultats ; satisfait d’avoir été efficient, dans la modestie ; à telle enseigne que des entreprises américaines lui proposèrent, déjà, de souscrire un engagement de fidélité, moyennant une alléchante bourse d’études, en sus de celle accordée par son pays. Il déclina ces pernicieuses tentatives, comme étant une trahison de son idéal, lancinantes, jusqu’au jour de la soutenance de sa thèse d’ingénieur d’Etat en Ecophysiologie Végétale : « les cultures hors-sol». Des années passèrent, Sarrazin était sur le point de combler toutes ses aspirations, ses objectifs étant presque atteints avec la même immutabilité comportementale et dans les échéanciers prévus. Il lui restait une année pour terminer ses études doctorales, qui avaient été, à ce jour, un obstacle dirimant à la réalisation de son projet de mariage. Il prit la résolution de s’y engager et de vivre, en  cette année finissante, une vie de couple, dans le lien sacré du mariage. Ainsi, sa mère cesserait de le tarabuster en paroles sur le sujet. Elle s’était résignée, devant le farouche entêtement de son fils, à la priorité qu’il accordât à ses études.

Par le truchement d’une cousine du village, la mère de Sarrazin s’arrangea avec elle à aller s’entretenir avec la jeune femme qui appartenait à une lignée lointaine de sa famille, dans son bureau , à l’université où elle  assurait le module de Techniques de Communication et d’Expression, pour lui parler mariage,  avec son fils, habituellement, rentrant habituellement au pays, chaque été. Elle lui montra les photos de son prétendant qui, apparemment, intéressait beaucoup la jeune femme en question. Les femmes passèrent de longues heures à communier sur la nécessité du mariage, sur les vertus de fonder une famille et, par là, se conformer à un idéal où le mariage représenterait la moitié de la morale religieuse. A aucun moment, la jeune femme ne s’est, décoiffée, devant elles, fussent-elles, des femmes. Elle portait en permanence la tenue d’une musulmane pratiquante. La mère de Sarrazin ressentit une profonde répercussion de  beauté, de charme, de sensibilité et de délicatesse chez la jeune femme qui avait annoncé, d’ores et déjà, son consentement, inconditionnel. Les villageoises quittèrent la jeune femme dans une ambiance pleine de compliments, avec la promesse de venir aussitôt Sarrazin arrivé, suivre les règles d’usage auprès de sa famille. De retour chez elles par bus, les vieilles femmes guettèrent, dans le ciel, un banc jacassant de moineaux, comme un signe providentiel de bénédiction, au motif de leur déplacement dans cette grande ville. Sarrazin retrouva sa mère, pleine d’insistance sur le serment qu’il lui avait fait ; se marier, à coup sûr, la dernière année de ses études et honorer, ainsi, son engagement envers elle. Elle lui tint un si impressionnant  discours élogieux sur la jeune femme, qu’elle considérait, désormais, comme sa belle-fille, si belle et si pétillante d’esprit, que Sarrazin l’interrompît par des répliques ; « d’accord, maman ! >>, << Je vais l’épouser ! » répétées plus d’une fois. Sa mère fondit en larmes de joie, en lui criant au visage : « Je veux te voir heureux avec cette femme, avoir des enfants avec elle, j’ai hâte, moi aussi de voir mes petits enfants. Je prends de l’âge… »Sarrazin la rassura, dans ses bras en la prenant dans ses bras. Elle lui rappela qu’il n’avait pas assez de temps pour tout organiser et qu’il devait, vite, se démener pour écarter une éventuelle ombre de mollesse coupable. Il était de coutume, à tout un chacun, d’informer la smala d’événement de toute nature concernant la vie au village. Dès qu’il lui parut possible, la mère de Sarrazin constitua son cortège composé de deux voitures, des hommes et des femmes à bord, sous les youyous stridents de la communauté. Ils furent accueillis par la famille de la jeune femme, la gent féminine en aparté, dans leur villa à l’apparence d’un château, décorée de l’intérieur de dorures clinquantes .Dans une surprenante indiscrétion, son père, un chapelet à la main, entama un discours d’infatué, étalant les mérites de ses efforts pour avoir amassé, en si peu de temps, une richesse. Il continua ses bagouts, mêlés de religiosité, feignant d’ignorer l’objet de la visite de Sarrazin, visiblement excédé par un si oiseux monologue, imposa une attention particulière, avec un solennel Bismi Ellahi Errahmani Errahimi (Au Nom d’ALLAH Clément et Miséricordieux) et enchaina : « Comme vous devez savoir, je viens en oncle vous demander, par la grâce d’Allah, de consentir à la demande de mariage de mon neveu avec votre fille ! » Un silence s’ensuivit. « Excusez-moi un instant, je consulte ma fille et je reviens ! » répondit le père, dans une gêne apparente. Les invités, des deux côtés, entendirent des éclats de voix, entre le père et son épouse ; un autre échange de paroles virulentes, annonçant une dispute, en clair, entre père et fille. Le ton devint plus fort, le père hurla à sa fille, dans l’insouciance, sans honte de désappointer les invités, faisant fi de toute règle de bienséance:« Je vais te déshériter ! »Et rejoignit sa place, en toute hâte, en proférant : « Ma fille n’est pas prête à se marier avec quelqu’un, pas encore constitué, il est encore étudiant, soit-il en Amérique même ! Il ne possède ni logement ni voiture. Ma fille ne va pas vivre dans la montagne… » L’oncle de Sarrazin apostropha le père en lui rappelant que si la fête avait lieu, les nouveaux mariés iraient vivre en Amérique. Dans un accent atténué, le père de la jeune femme usa d’un vieux subterfuge, pour rompre le dialogue : « Dans très peu de jours, on vous rendra une réponse définitive ! » Dit-il à l’oncle de Sarrazin qui, exacerbé par le comportement indigne de cet homme, lui lança à la face : « Appelle nos femmes à nous rejoindre, nous rentrons ! »La mère de Sarrazin plongea dans un profond mutisme. Elle fut terriblement déçue par les commérages volubiles des tantes de la jeune femme, venues renforcer les sots amalgames faits entre gens riches et pauvres. Elle n’eut même pas l’opportunité de dévoiler les admirables photographies de son fils, souriant devant l’emblème de l’université, ou, dans sa combinaison de plongeur de fonds. Elle compatit avec la jeune femme, dans son impuissance, battant en retraite, face à cette horde de criardes. Elle se sentit brusquement vidée de cette véhémence d’espoir, qu’elle avait nourri, avec force, juste peu de temps avant. Profondément choqué par la surprenante tournure de l’événement, Sarrazin consola sa mère, accablée d’une forte amertume ; « Nous ignorons tout de ce que nous prescrit Allah, L’Omniprésent ! »lui dit-elle. « Avec Son aide, tu verras tes petits enfants, Inchallah ! »

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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2 Réponses à “3..Extrait Sous les cieux d’Allah De Belfedhal Benyaâgoub”

  1. tahar Belfedhal Dit :

    Salut,
    je me demande, est ce que le livre est-t-il publié ?????????????

  2. tahar belfedhal Dit :

    cher frère Benyaagoub !!
    les français eux memes,ils n’ont pas pu vous juger!!
    selon monsieur Claude, tu maitrises le français mieux que certains ecrivains français…….bravo! a votre Roman, qui va etre publié en france….c’est un honneur pour les sougris.

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