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VIENT DE PARAÎTRE CHEZ ARCANES EDITIONS Lettres de province de Boubakeur Hamidechi

31 octobre 2011

1.LECTURE

Culture :

Ses confrères, comme ses lecteurs d’ailleurs, l’attendaient depuis long- temps déjà. Pas parce qu’il devait, comme c’est à la mode, recueillir ses chroniques dans un même volume.
C’est que sa prestigieuse plume, depuis ses débuts de journaliste sous la houlette de Malek Haddad, le prédestinait à une carrière d’écrivain, lui qui se refuse jusqu’ici à tout exercice littéraire. Il a néanmoins accepté de publier

une compilation de ses «Lettres de province». Boubakeur Hamidechi, c’est de lui qu’il s’agit, propose dans ce «pavé», un 430 pages, paru en ce mois d’octobre chez Arcanes Editions, les meilleures de ses chroniques. Des textes que Le Soir d’Algérie publie tous les samedis en page 24 sous l’intitulé «Lettre de province». Une lettre des plus agréables à lire qui, contrairement à son intitulé «un peu vieillot», ne correspond ni à une «missive exotique, encore moins à un courrier traitant d’un ailleurs lointain». Plutôt écrite dans une langue sublime, elle est le décryptage à distance des «querelles du sérail». Le chroniqueur, «en redoutable observateur de la scène politique grandeur nature, estime Zoubir Souissi dans la préface de cette compilation, y traque la médiocrité et les médiocres, l’incompétence et les incompétents, et également les menteurs et les courtisans qui sont légion…». Et bien qu’elle se veuille «le regard distancé sur les turpitudes de la métropole politique», elle est d’une valeur littéraire incontestable. Les chroniques sont classées par ordre chronologique, ainsi la compilation restitue le climat politique depuis 2004, année durant laquelle elles ont commencé à paraître dans Le Soir d’Algérie, Car elles ont commencé à paraître d’abord dans les colonnes du journal Le Matin avant de s’installer définitivement dans Le Soir d’Algérie. Le chroniqueur, érigeant la modestie plutôt en dogme, explique ce «nomadisme» en ces mots : «Avoir fait voyager une chronique d’un journal à l’autre n’est certainement pas la marque d’une grande innovation. Elle serait même, dit-on, celle de la paresse intellectuelle. Cette ‘‘lettre…’’ qui déménage du quotidien Le Matin pour se réinstaller dans Le Soir d’Algérie-porte en elle, il est vrai, une patine mais qui n’est guère le grand lustrage du temps. Celui qui bonifie. Car rien n’est plus éphémère qu’un délit d’écriture trop daté pour qu’il prétende à la durée. En vérité, cette lettre n’est rien d’autre qu’un procédé de presse. Un tour de passe-passe afin de poursuivre un travail d’éclairage journalistique avec les limites qui sont les nôtres (nous journalistes, ndlr).» Prétendant, entre autres, «accorder une attention particulière aux textes portant les inquiétudes du vivre ensemble», c’est-à-dire la place des individus ou des collectivités dans le partage et la hiérarchie des pouvoirs, c’est le premier «texte» qu’édite donc la jeune maison d’édition de Constantine «Arcanes Editions». Soit. Un geste symbolique que de publier cette compilation signée par un témoin si présent dans la vie politique du pays à travers ses textes immortels. A 68 ans, Boubakeur Hamidechi ou «Bob» comme préfèrent l’appeler ses amis, totalise 45 années de journalisme. La moitié de cette carrière passée sous le régime de la pensée unique et son corollaire le confort de la langue de bois, notre chroniqueur l’avait entamée dans la rubrique culturelle d’ An-Nasr où il avait à côtoyer Malek Haddad. Et après un passage dans les rédactions d’ El Moudjahid et l’APS, il intègre le célèbre hebdomadaire sportif El-Hadef où il y passera de longues années. A l’ouverture, il fonde en collaboration avec d’autres confrères Les Nouvelles de l’Est. Après la cessation de parution en 1992 de cet hebdomadaire, il rejoint El Watanet y restera 5 années. Il continue, à nos jours, d’exprimer son talent à travers l’espace que réserve Le Soir d’Algérie à sa «Lettre de province». «Gare à celui qui tombe entre ses griffes. Ministres, hauts responsables militaires et civils, le Premier ministre et également ceux qui se trouvent dans les cimes de la hiérarchie du pouvoir ont à redouter ses farouches caudines. Tant pis pour eux et tant mieux pour la probité et la morale», ose-t-on paraphraser l’auteur de la préface. Les étudiants en journalisme trouvent, par contre, le modèle du plus difficile des procédés de presse. A lire et à relire…
Lyas Hallas

Source de cet article :
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2011/10/31/article.php?sid=125228&cid=16

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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